Politique fédérale
LA PRESSE & COMPAGNIE AUTRES MÉDIAS

Contrast Between Photo-Op Justin And Policy Trudeau Is Night And Day

En Alberta, « l’avènement d’une humanité... inhumaine »

Le consensus au coeur du système politique des Territoires du Nord-Ouest
Consensus democracy

Consociationalism

Consensus government in Canada

What is Consensus Government?

Differences from Provincial Governments

What is consensus government?

Some Thoughts on Consensus Government in Nunavut - Kevin O'Brien

What is consensus government?

Consensus government not working in the N.W.T.


Justin Trudeau triomphe
Le NPD s'effondre


Vote Together, Move Canada Forward
2015 Canadian federal election riding projections
Intentions de vote : un sondage place les conservateurs en tête pour la première fois
Solide avance du NPD dans les intentions de vote
Vacances à Ottawa: le NPD en tête des intentions de vote


Votons pour l’environnement : un outil pour comparer
Harpers top 10 most destructive actions in 2014

Avril 2014
Sénat: Harper «déçu» de la décision de la Cour suprême
Ottawa s'en remet aux provinces pour réformer le Sénat

La Cour suprême rejette la réforme du Sénat


Le gouvernement Harper va de l'avant avec son projet de réforme du Sénat

Réforme du Sénat : la Cour suprême tranchera ce matin


Élections fédérales 2011
Tom le conquérant
NPD: les paris sont ouverts
Le NPD choisit dès ce soir le successeur de Jack Layton

NDP membership makes big gains in Quebec


Les Conservateurs démontreraient-ils donc une certaine préoccupation à ce que leur législation paraisse tout simplement ridicule ?
Conservative flag-protection bill won’t apply to MPs
Lettres - Des prisons qui ne manqueront pas de clients

Without Layton, ‘Orange Wave’ receding in Quebec

Trois courses, un candidat
Brian Qui? Thomas Who?

L’homme de l’ombre
Brian qui?
Tories denounce NDP frontrunner Brian Topp as power-hungry union stooge

The NDP, its big-labour past, and its future
NDP solidarity cracks over role of unions in picking leader

Point chaud - «Je ne parle pas la langue de bois»
Dr. JEKYLL ET Mr. HYDE

Un premier test réussi

Mulcair se lance dans la course

Course à la chefferie du NPD - Mulcair cible l'inexpérience de Topp
Is Mulcair over the NDP's Topp?

Julian bows out – but Mulcair ‘will be running’ for NDP helm
Le NPD enmeilleure position avec Mulcair
Course à la direction du NPD - La particularité québécoise
Brian Qui? Thomas Who?

Course à la direction du NPD - Thomas Mulcair hésite toujours à se lancer
Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Mulcair aura fort à faire au Canada
The NDP can polish its brand – and Mulcair must refurbish his

Mulcair se prépare à sauter dans l’arène

Firebrand Mulcair is the best bet to take on Harper
Choisir un chef
Le prochain chef du NPD sera élu le 24 mars
NDP firebrand toots his own horn

Course à la chefferie du NPD - Mulcair sonde ses appuis
NDP’s Quebec wing urges delayed leadership convention

Potential NDP leadership contender Thomas Mulcair to break his silence

Que sera le NPD sans Jack?
La vie après Jack

Et maintenant...
Des prétendants potentiels
Les successeurs possibles
« On ne remplacera pas Jack Layton »


Jack Layton’s legacy and our yearning for political civility - MARGARET WENTE

Le politicien du peuple

« Je m’excuse pour ce qui arrive »
Jack et John

VAGUE DE SYMPATHIE
L’espoir, jusqu’à la fin

« IL ÉTAIT OBSÉDÉ PAR LE QUÉBEC »

Recalling final House exchange, Harper hails Layton’s optimism

Déferlement d'amour et de respect sur les réseaux sociaux
Le parcours d'un combattant aux convictions profondes
Des députés néodémocrates tristes, mais inspirés
Jack Layton ennobled politics - Globe Editorial

There’s a little bit of Jack Layton in all of us - Tim Powers

Perdre un ami
Jack ( 1950- 2011)

Jack Layton - L'homme de l'espoir - Bernard Descôteaux
Jusqu'à la fin, un homme de convictions - Manon Cornellier
Un géant est mort
What the mourning for Jack Layton teaches us

Your Views: Jack Layton’s impact and legacy

Letter of the Day: Jack Layton: A role model for young people

Layton’s death a devastating blow to the left - LAWRENCE MARTIN

Canada is weaker without Layton’s passion, conviction and smile - John Ibbitson

Jack Layton's final message

Grieving Quebeckers bid farewell to ‘bon Jack’

Le chef du NPD et chef de l'opposition officielle Jack Layton est décédé
Jack Layton eschewed attacks in pursuit of greater good
Jack Layton, dead at 61, never lost focus on NDP’s future

Jack Layton dies after battle with cancer

Le premier ministre Harper ferait-il donc la honte du Canada ?
Incident diplomatique à Brasilia?

Se pourrait-il donc qu'au Canada, l'on vienne d'entrer dans une ère du conservatisme, mais dans tout ce que ce dernier peut en fait avoir de plus régressif ?...
Harper spins a new brand of patriotism

Marine et aviation royales - Rétrograde Harper
L’ère du conformisme

Chasse aux sorcières
The media’s game of ‘gotcha’ can teach the NDP some lessons - Gerald Caplan
Nycole Turmel discrédite l’engagement politique, selon Bernard Landry
Nycole Turmel - L'opposition fragilisée
NDP's Turmel owes Canadians an explanation
Nycole Turmel and the NDP have some explaining to do - Globe Editorial


Jack Layton et le NPD - Partir sans partir

Layton's resolve will be great, his battle difficult - Jeffrey Simpson
Un chef proche du peuple


La tendance des Conservateurs à tout garder secret serait-elle donc en train de menacer la santé et la sécurité de la population ?
Le ministre des Transports reste coi
Faut- il avoir peur de Denis Lebel?
Le ministre Lebel durement critiqué

Les ponts pour les nuls

Rapports sur le pont Champlain: secret d'État
Ottawa refuse de rendre publics les rapports d’analyse structurelle


Le NPD s'accrocherait-il donc à la défense de causes dépassées ?
Le NPD touche de l'argent des syndicats
The cleavage with labour - Norman Spector
Le NPD, un parti socialiste?
This is what a real Parliament looks like - BRIAN TOPP

Bras de fer historique à Ottawa
MPs waging marathon debate over Canada Post
Canada Post debate drags on – and could for days more

Cachez ce mot...

Layton tient aux liens syndicaux du NPD

Et si le Canada ne pouvait être sauvé que par l'union des forces progressistes ?...

Publisher and author Douglas Gibson on NDP-Liberal merger talk

Lefties, a little progressive merger wouldn’t hurt
Liberal-NDP merger ‘will come very quickly,’ Chrétien predicts
Fusion, mathématiques et politique
Des avis divergents au sein du PLC
Après les funérailles, un mariage?
A counterintuitive alternative to a Liberal-NDP merger
Stephen Harper continues to outstrip rival party leaders in popular support
Le NPD n’écarte pas une fusion avec les libéraux
Congrès du NPD - La porte reste ouverte aux libéraux
Some day, the opposition will thank Mr. Harper - Tom Flanagan
Sans chef, le PLC évoque déjà l'union des forces progressistes
Liberals cool to idea of merger with NDP

A progressive mix of orange, red and Quebec

How vote-splitting gave the Tories Ontario – and a majority


À moins qu'une telle fusion ne soit pas non plus pour demain ?...
En bref - Les Canadiens peu emballés par une fusion NPD-PLC
Fusion: Rae trouve trop divergente la position économique du NPD
Some political mergers have more appeal than others
La rumeur
The Liberals do not need the NDP - Globe editorial
Talk all you want – but Liberal and NDP pieces just won't fit - John Ibbitson

NPD, PLC - Inutile fusion
Le mirage
« Ce n’est pas à l’ordre du jour »
Les libéraux fédéraux rejettent l’idée d’une fusion avec les néo-démocrates
NDP the 'true alternative' to Tories, not interested in merger: Layton
L'unification des libéraux et des néodémocrates reste en veilleuse

La majorité conservatrice nous permettrait-elle donc de découvrir un nouveau visage de Stephen Harper, soit l'arrogance dans la victoire ?

Un pays bleu?
Stephen Harper has reached the pinnacle – now what?


In a world without ‘socialism’ - Margaret Wente
The election of our discontent - Preston Manning



Coming soon: harmonious times for Harper - John Ibbitson
It’s Conservatives who changed to fit Canada- Jeffrey Simpson
Stephen Harper successfully quarterbacks the status quo
Maintenant qu’ils sont majoritaires

Américanisation du Canada: la nouvelle majorité conservatrice relance le débat

L'heure serait-elle donc au changement ?
Bilan de fin d'année politique - Le nouveau combat pour la citoyenneté

History doesn’t bear out Harper’s hopes for brief NDP honeymoon in Quebec
Débats politiques - La tête ailleurs
Réforme du Sénat - En pièces détachées
Sondage - Les Canadiens sont prêts à rouvrir la Constitution
Lack of buyer’s remorse over Tories and NDP bodes ill for Liberals and Bloc
Why New Democrats won’t stop

Why did all the West’s big centrist parties go down the drain?

La vague orange s’explique par le goût du changement
From an angry Quebec electorate, an unmistakable message

La grande évasion

« En politique, il n’y a plus d’allégeances, plus de certitudes »
L’exutoire

An abundance of teachable moments - Jeffrey Simpson

Things fall apart, Liberals cannot hold – the NDP is loosed upon the world - Ibbitson's Points of Order

Profound change comes to the electoral scene
La suite pour...
Médias - La soirée de toutes les surprises
La nouvelle géographie politique du Canada
Un pays transformé
Un séisme
Big names in Canadian politics who lost their election races
Election 2011: Viewpoints
L'électrochoc!

Se pourrait-il donc que la pays n'ait tout simplement jamais été aussi polarisé ?...
Politically polarized but rarely so unified

We don’t need a centre party to prevent political polarization
L’AUTRE CANADA
GAUCHE ET DROITE FACE À FACE

Évolution du NPD
NDP loses its edge – or purposely softens it
The NDP’s message: We’re not a fluke
Nouveau Parti démocratique - La quête du pouvoir
NDP faces barriers to evolution

L'espoir serait-il donc redevenu possible pour les Québécois, et notamment en ce qui concerne leur place dans le Canada ?
«Québec autonome et Canada fort»
Sondage - Les Canadiens sont prêts à rouvrir la Constitution
LA DÉCLARATION DE SHERBROOKE DU NPD


Jusqu'à quel point Jack Layton saura-t-il véritabement défendre les intérêts du Québec ?...
Jack Layton et Thomas Mulcair livrent des discours à saveur nationaliste
It’s official: Layton backs 50%-plus-one rule for Quebec secession Clarity Act
Layton clears air on sovereignty issue
Layton unanimement critiqué à Québec

For Smiling Jack Layton, the hard work begins
Un contrat difficile
Loi sur la clarté - Layton prend ses distances du 50 % + 1
« Vous pouvez compter sur moi pour défendre vos intérêts »
Jack Layton et le malaise québécois

The new NDP constituency : Far more francophone, far less multicultural

Travailler avec Harper pour le Québec

The NDP in Quebec: ‘What do we do now?’

Le piège

Des devoirs pour le NPD
Jack’s Quebec challenge: how to keep smilin’ - Jeffrey Simpson

‘Conditions gagnantes’ – the NDP dilemma

Mulcair promet de «livrer la marchandise»

NDP expected to be more sensitive to Quebec issues

Jack Layton’s delicate Quebec dance - Globe Editorial

Quebec’s flirtation with the NDP is just a test


Serions-nous donc en train d'assister à la fin du Parti Libéral, du moins tel qu'on le connaît ?...
The self-immolation of the Liberal Party

In Peter C. Newman’s book, Ignatieff was ‘the catalyst on the road to ruin
The new Liberal constituency: less wealthy, less diverse, very East Coast
Is the government party over?

The two-day NDP surge that sank the Liberals

Les libéraux déconnectés

Liberal insiders say party must take long look in mirror

Le Parti libéral est anéanti
Michael Ignatieff démissionne
Ignatieff resigns after Liberal defeat
For Ignatieff, ‘the hatchet job is complete’
Ignatieff stepping down 'with my head held high'
Future of Liberals, Bloc uncertain after Tory majority win
Ignatieff offre de rester

... Et pour la suite des choses ?...
Le chant du cygne de Bob Rae? - Chantal Hébert
Liberal Party executive at last proposes substantive change
Et maintenant?
Bob the rebuilder surveys the wreckage
‘Bob the Rebuilder’ forfeits run at permanent Liberal leadership
L’avenir des libéraux
By focusing on leadership, Liberals put cart before horse - Jeffrey Simpson
Les libéraux pansent leurs plaies

La colère gronde au PLC
Wanted: a Liberal leader who can grow with the party
Leaderless Liberals face new era of caucus turmoil

Why Liberals should think big
Chrétien promoting Rae as interim Liberal leader
D’abord reconstruire la base au Québec


Peut-on encore espérer un renouveau du Parti Libéral du Canada ?
Grits: Be bold, or get lost
Un parti à réinventer

A Liberal primary might prevent a Liberal demise
A month later, Liberals seek fresh start free of ‘middle-aged white guys’
Changing everything can’t look the same for Liberals - Robert Silver
Moribund Liberals should get beyond their grief  – and their grassroots - John Ibbitson


La fin du Bloc ?...
Lettres - Daniel Paillé se trompe de ville
Duceppe monte, le Bloc descend
Maria Mourani garde le cap

Duceppe K.- O., le Bloc en sursis
Bloc : Paillé appelle à la réflexion
Tout est sur la table

Je vous ai sacrifié

Trop tôt pour chercher un chef
Duceppe resigns as Bloc leader after losing riding
Future of Liberals, Bloc uncertain after Tory majority win
Bloc leader Gilles Duceppe resigns after losing seat
DUCEPPE QUITTE SON POSTE APRÈS LA DÉBÂCLE
Le Bloc québécois encaisse un dur coup

Gouvernement conservateur - Harper et le Québec

Carte blanche
Éditorial - Rêves réalisés
Stephen Harper’s double victory - Globe Editorial
Harper aura les coudées franches
Percée majeure des conservateurs


Recount gives NDP Quebec seat by nine votes
La douce revanche de Jack-le-tenace
Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Layton jugé le mieux placé pour bloquer Harper
Her Majesty’s Loyal (orange and pink) Opposition - Gerald Caplan

NPD: l’effet « Tout le monde en parle »
La «vague orange» balaie le Québec
Le NPD chasse le Bloc
Région de Montréal - Même des châteaux forts cèdent à la vague néodémocrate
Région de Québec - L'orange domine
Il était une fois Outremont et Thomas Mulcair...
Seul Lebel résiste à la vague orange
Montréal est orange

Tout Québec vire à l’orange

Harper gagne son pari, le Québec parie sur Layton

Le NPD arrive deuxième mais crie victoire


Managing Tom Mulcair - Jeffrey Simpson

Charge of the parliamentary youth brigade

Sur les nouveaux députés du NPD

In the Commons, the kids are alright - Globe Editorial

Ceci n’est pas un poteau

Pas si mal, les « poteaux » !

Le NPD n’imitera pas l’ADQ, dit Mulcair
Une députée « bouillante » dans Gatineau
« Un gars éminemment honnête »

Le plus jeune député jamais élu à Ottawa
Students, ex-Communist, a Cree leader and more join NDP’s swollen Quebec ranks
With 100 rookie MPs, Parliament faces ‘the proverbial herding cats’

La fièvre populiste

Que veut l'électeur québécois?



Elizabeth May: Blue skies smiling at me




Révolution politique aux portes des Communes?
Projection de sièges - Harper minoritaire, Layton chef de l'opposition
Boîte à surprise électorale

Retrouver sa liberté de choix

Une attaque envers la notion même de coalition ne revient-il pas à ni plus ni moins qu'une attaque envers la démocratie en tant que telle ?..
Paddling the damn coalition canoe

Coalitions: A way of the world Canadians don't embrace
Une coalition dans l’Ouest
La bourde diplomatique
Coalitions, arrangements, agreements – just not here - Jeffrey Simpson

Stephen Harper’s curious attack on majority rule - Globe Editorial

Les mensonges de Harper seraient-ils donc en train d'éclater au grand jour ?...
Harper digs a coalition hole
Coalition talk was about uniting right not seizing power, Harper says

Coalition: Harper justifie sa lettre de 2004
Harper aurait pu prendre le pouvoir sans élections en 2004

Le spectre d'une coalition se retourne contre Harper

Stephen Harper ne chercherait-il donc à gouverner que par la peur ?...
Harper's coalition fearmongering
Smoke, mirrors and a Harper majority - Lawrence Martin

Mais surtout, se pourrait-il donc que rien ne puisse vraiment égratigner le Parti conservateur ?...
Monsieur Téflon
Fuites et campagnes

Peut-on vraiment espérer quoi que ce soit des prochaines élections ?...
The two-day NDP surge that sank the Liberals

Boîte à surprise électorale
QUE NOUS ONT-ILS PROMIS?
How this ‘unnecessary election’ has changed Canada for the better
Why this campaign has been a boon to democracy
NDP makes hay of Ignatieff truancy as ‘serene’ Liberals lash out
The election ain’t over till the voters sing - Jeffrey Simpson
Le livre rouge du Parti libéral - Reste le chef
Radwanski: Ignatieff’s sparkle brightens Liberal hopes
À l’affût d’une gaffe
Ignatieff's got a ground game, Harper's got a problem

Tory strategy ensures there is no national election

Pile ou face
Cette foutue coalition
Tory support stays high, ethics falling flat: Poll
La campagne broche à foin

Un outil politique redoutable
One adroit budget, one more Conservative government - Jeffrey Simpson
UN SCRUTIN INÉVITABLE
Layton plonge, Harper tombe



La population canadienne se rendrait-elle donc responsable, de par sa propre indifférence, de maintenir au pouvoir ce qui s'avère peut-être le pire gouvernment de l'histoire du pays ?...

Reader reaction to The Globe’s endorsement of Stephen Harper
Projections Le Devoir-ThreeHundredEight.com- Qui sera chef de l'opposition officielle lundi soir?
À LA PORTE!
Pas encore de changement dans les sièges du NPD au Québec
Projections de sièges - Le PLC et le NPD font des gains
With Ignatieff ‘in the mud,’ Harper sheds support in Quebec and B.C.

Projections de sièges - Les conservateurs sous la barre des 150 sièges
Projections de sièges - Les conservateurs perdent un siège
Projections de sièges - Harper de retour en territoire minoritaire
Projections de sièges - Les conservateurs en territoire majoritaire
Projections de sièges (2e semaine)
Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Forte avance de Harper au Canada
Stephen Harper government will win a majority May 2 - Gerald Caplan
Aux urnes, citoyens?
Harper Conservatives closing in on majority support: poll
Étude - Individualistes et matérialistes, les jeunes Canadiens
Tories need to refocus after political shocks of 2010
ANNUS HORRIBILIS
Une année facile pour Harper
Revue de presse - Fin d'année

Mais les Canadiens s'avèrent-ils pour autant prêts à accorder à Stephen Harper une majorité ?...
Projections de sièges
Most Canadians would support Liberal-NDP coalition, rather than Harper majority: Poll


Polls go up, polls go down – election probably still on the way

Car après tout, n'y aurait-il pas de réels dangers à ce que le parti Conservateur devienne majoritaire au Parlement ?...
The Supreme Court: How a Harper majority could really change Canada


Qu'est-ce que les Canadiens trouvent donc de si impressionnant dans la supposée "gouvernance" de Stephen Harper, au fait ?...

Un ministre nous est né

AVANTAGE HARPER


It was the year of grinding mediocrity

Conservatives are pedalling furiously but going nowhere - Jeffrey Simpson

Though on rock-solid ground, Tories face fearsome odds for majority

Political deep freeze endures – even in hypothetical fantasyland

The 1993 election changed everything
Never have so many fought so hard for such barren political terrain

Et si le Canada ne pouvait être sauvé que par une coalition ?...
Une tête vaut mieux que deux
Want a coalition scenario? Try Duceppe as PM - Neil Reynolds
Un plan « pour la classe moyenne »
A Tory minority seems as inevitable as its demise
A surplus of parties means a deficit of democracy
Le NPD ouvert à une alliance
L'épreuve des faits - Les coalitions sont-elles légitimes?
Les Québécois appuieraient une coalition
Le Bloc relance l’idée d’une coalition
The rules of the multi-party parliamentary game
Don’t tempt fate with your coalition talk, Mr. Harper
Unite the centre-left – without a coalition
Political deep freeze endures – even in hypothetical fantasyland
Liberals need a political game changer
Are Ignatieff and Layton getting itchy trigger fingers?
Le Bloc, partenaire
The coalition of 2010 is Stephen Harper’s fantasy
Une option nécessaire
Australie: la première ministre promet la stabilité
British coalitions and Canadian lessons - Norman Spector
The phantom Canadian left
Why a Liberal-NDP merger makes sense- Norman Spector
The pluses and minuses of Liberal-NDP merger
Fusion PLC-NPD: Chrétien ne veut pas forcer la main à Ignatieff
Ignatieff, Layton squelch ‘ridiculous’ merger rumours
Néo-démocrates et libéraux favorables à une coalition
Suddenly, a coalition government seems almost respectable - Norman Spector

Harper suggests Israel’s government is illegitimate. Oops.
Ignatieff entrouvre la porte à une coalition, mais du bout des lèvres
La coalition, dernier des scénarios pour Ignatieff
Bringing clarity to coalitions
Une coalition, c'est sérieux? - Vincent Marissal
Coalition: la leçon britannique
Is a Liberal-NDP merger in the cards?
Liberals pour cold water on 'Stop Harper' coalition idea
Une coalition PLC-NPD dirigée par Layton déferait Harper
Prime Minister Layton? - Norman Spector

Bob Rae shrugs off 'hysteria from the dark side' on coalition governments
Bob Rae hints at Liberal-NDP accord
Stephen Harper's lock on lead raises coalition stakes

Jack Layton still has no dance partner
A coalition of conscience won't work
La leçon britannique
The Tories risk all on narrow appeal and wedge issues - Lawrence Martin
Guiding principles for a coalition
Learning from the Mother Parliament
Five reasons David Cameron's coalition government is not a harbinger for Canada
La coalition en Grande-Bretagne rappelle des souvenirs sur la colline
Why coalition, Cameron?
What Harper should say about the British coalition - Norman Spector
La politique canadienne sous la loupe d'experts britanniques
As in Britain, hopes stir for Canada’s third party

Récession: la coalition a tout changé
Climat: l'opposition s'unit contre les conservateurs
If he'd taken the coalition, Ignatieff coulda been a contender
Bye-bye coalitions?
Ignatieff trouvait la «coalition de 2008» illégitime

Dans les coulisses de la coalition - Norman Spector

Et les critiques à ce niveau peuvent-elles vraiment s'avérer pertinentes ?...
Political deep freeze endures – even in hypothetical fantasyland

A missionary view on why a Liberal-NDP merger would fail
Lessons from across the pond and down under
Chrétien se range derrière la position d'Ignatieff sur la coalition
Desperate measures don’t have to be stupid measuress - Jeffrey Simpson
A proposal for a different kind of Canadian coalition
NDP and Liberals should go their own ways
Oh, what a crock was the merger talk
Encore la coalition! - Lysiane Gagnon

Coalition: une grave erreur
Don’t sacrifice the Liberal Party for a coalition of the centre-left

Car ne faut-il pas avouer que, dans le présent ordre des choses, l'idée qu'un parti puisse à lui seul détrôner Harper ne se trouve ni plus ni moins qu'à relever de la fantaisie ?...
Liberals can hope, but Harper is the granite man


Et si les partis de l'opposition avaient enfin réalisés qu'ils détiennent ensemble la balance du pouvoir ?...
AVANTAGE HARPER

Bilan de session à Ottawa - Entre l'outrage et la méfiance
La gifle de Milliken
Compromis nécessaire
Outrage au Parlement - Loin d'être terminé

Détenus afghans - Harper perd sa bataille
There was a middle ground – and the Speaker found it
Why Milliken’s ruling isn’t good for accountability

Speaker gives Stephen Harper a great opportunity

Outrage au Parlement: Peter Milliken donne le feu vert à l’opposition

Les Libéraux nous auraient-ils donc trahis ?...

Plus de 1 million dépensé afin d’examiner des documents
Revue de presse - Le choix afghan
The detainees file appears lost in the fog of committee

Détenus afghans: ultimes tentatives d'en arriver à une entente

Détenus afghans - Laisser traîner
Opposition balks at Tory loophole in detainee record deal
Afghan detainee deal a pioneering compromise on national security
Détenus afghans: l'opposition aura accès aux documents classés
Documents afghans: une entente a été conclue

Documents sur les détenus afghans: les partis ne s'entendent plus

Parties closing in on deal to release Afghan records

Détenus afghans - Blocage à quelques heures de l'ultimatum
Documents sur les détenus afghans: les partis près d'une entente
Détenus afghans : Une entente semble improbable

Détenus afghans - Milliken accorde un sursis de trois jours

Documents afghans: le gouvernement espère une entente d'ici vendredi

Documents afghans: l'heure est au compromis
Documents afghans: pourparlers «constructifs»


Que faudra-t-il donc à la population canadienne pour qu'elle cesse enfin d'endurer un tel gouvernement ?...

If Stephen Harper’s an economist, I’m the Queen of Sheba - Gerald Caplan


Le gouvernement conservateur ne s'avérerait-il donc au plus qu'une pâle copie des gouvernements libéraux précédents ?...

La dérive de Stephen Harper - Chantal Hébert

Se pourrait-il donc que l'on se retrouve présentement avec le pire gouvernement que le Canada ait jamais connu ?...

À LA PORTE!

Le gouvernement coupable d’outrage au Parlement
L'opposition conclut que le gouvernement a commis un outrage au Parlement
Le gouvernement tente d’éviter l’outrage
MPs weigh contempt charges against Harper government
On the road to the Harper government's tipping point
Bilans de session à Ottawa - Le gouvernement critiqué de toute part
« Un gouvernement dangereux »

Et le Canada peut-il rester uni ne serait-ce que lorsqu'il est question de défendre ses valeurs les plus fondamentales ?...
Gun registry lives, but Harper vows to keep up the fight

Moins de crimes violents
Unis pour sauver le registre
Registre des armes à feu: Jacques Dupuis part en mission à Ottawa
The gun registry has taken on a moral hue that refuses to fade - Jeffrey Simpson
Tir groupé en faveur du registre fédéral des armes à feu
Tout dépend de vous, Jack

Jack Layton interpellé par un survivant de Dawson

Voir aussi À moins qu'il n'en soit justement pas capable ?...

Et si, en attendant, les gouvernements minoritaires ne pouvaient qu'accélérer la déliquescence de notre cher Parlement ?...
Fair Britannia, splashing around in coalition waters

Our inability to elect a majority government imperils democracy
Une campagne à la carte

Jack Layton pourra-t-il un jour être reconnu comme un véritable leader ?...
Stephen Harper dit s'ennuyer de Jack Layton
Jack Layton secures his place in NDP – and Canadian – pantheon
Défendre le Québec, mais pas à tout prix
NDP gains on Bloc turf add tension to Duceppe-Layton rivalry
And now a word from our NDP conscience
Layton is the right guy, making the right decision
Sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette - Layton rattrape Ignatieff au Québec
Registre des armes à feu: Layton dans une course contre la montre
Layton manoeuvre pour sauver le registre des armes à feu sans forcer ses élus qui s'y opposent
Budget - Layton dit non au projet de loi des conservateurs
Une coalition PLC-NPD dirigée par Layton déferait Harper
Prime Minister Layton? - Norman Spector

Le NPD veut limiter le pouvoir de prorogation de Harper
Layton devance Ignatieff
Getting it right on peace and war
Les chefs vus par les Canadiens
Le bon, l'intello et le sérieux - Vincent Marissal

Dans l'isoloir, c'est Harper

Louis Riel: le NPD demande la correction d'une erreur historique

... mais ceci dit...
NDP platform betrays its centralizing instincts



À moins qu'il n'en soit justement pas capable ?...
Registre des armes à feu - Layton a «perdu une certaine crédibilité», dit une ex-candidate vedette
Le NPD perd des appuis à gauche... et à droite
The politics of the long gun - Gerald Caplan
Registre des armes à feu: Layton dans une course contre la montre
M. Layton, comportez-vous en homme d'État!
Menotté
Registre des armes à feu - Le test de M. Layton
Registre des armes à feu: Layton recherche un compromis
How the long-gun registry shot a wedge into the NDP - Jeffrey Simpson

Jack Layton’s potential legacy includes slaying a gun registry he supports

Registre des armes à feu: Layton est prêt à endosser les habits du fossoyeur

Liberals blast NDP on gun registry as Tories pour salt in wound
Le sort du registre des armes à feu dépend du NPD

Et son parti saura-t-il un jour se faire reconnaître comme une alternative crédible ?...
Révolution politique aux portes des Communes?

Projection de sièges - Harper minoritaire, Layton chef de l'opposition
Projection de sièges - La progression du NPD continue
Le Québec voit orange
On ne peut empêcher un coeur d’aimer

LE VENT ORANGE SOUFFLE ÀQUÉBEC
Des souverainistes passent dans le camp du NPD

UN VENT D’ESPOIR

Layton grimpe, le Bloc s’enfonce
Le NPD bon deuxième
Projection du nombre de sièges - Le NPD continue de progresser
Les Québécois pourraient donner jusqu'à 20 circonscriptions au NPD
C’est maintenant Harper contre Layton
Why Layton’s fit for office

La théorie du « bon Jack »
Projections de sièges: des gains majeurs pour le NPD
Raz-de-marée orange en vue au Québec ?

Retrouver sa liberté de choix
Le NPD chamboulera- t- il l’échiquier politique ?
The New Democrats rise up
LE NPD PREND LA TÊTE AU QUÉBEC

Sérieux, ce bon Jack!

NDP surges ahead of the Liberals and into second place: Poll

NDP on track to win 60 seats, poll projects

Le NPD sur une lancée
Le NPD prend du galon
Un « ami » encombrant


La réalité du terrain rattrape le NPD au Québec
En quête d’une renaissance


Le gouvernement Harper ne gouvernerait-il donc que par la division ?...
(Le gouvernement Harper ne rechercherait-il donc que la division ?...)
Ontario PCs conjure images of chain gangs

Liberals accuse Harper of U.S.-style tactics in long-gun registry battle
Conservatives exploit urban/rural divide over long-gun registry - John Ibbitson
In his quest for a majority, the PM has fallen off the best path - Jeffrey Simpson
Comment la droite s'organise

Voir aussi Les Conservateurs seraient-ils d'ailleurs à la botte des extrémistes religieux ?...

Se pourrait-il donc que l'on aie tout simplement le gouvernement que l'on mérite ?...
We're Canadians, not Vulcans

Et se pourrait-il donc que les Conservateurs s'avèrent en fait les mieux placés pour assurer leur propre perte ?...

Des citations controversées de Harper recueillies par... son parti
How Tory rush to kill per-vote subsidy could backfire
Le monde est fixe
Harper shoots majority ‘from implausible to unimaginable’
That bang? It could’ve been Stephen Harper shooting himself in the foot - Jeffrey Simpson
Stephen Harper tries to break new ground again

Conservative math doesn't add up on gun registry
Harper flunks political math
His heavy-handedness makes Harper look bad

In his quest for a majority, the PM has fallen off the best path - Jeffrey Simpson
The incredible shrinking Tory tent
Sure, there’s a leadership death watch – but for which leader?- Jeffrey Simpson
Harper sur YouTube: «Il a un peu manqué son coup»
Harper sur YouTube: une première expérience difficile
Au sujet de l’utilité de la presse parlementaire… - Chantal Hébert
Core support keeps the PM in thrall - John Ibbitson
Harper bombardé de critiques sur YouTube
Grit plan: Let Harper be Harper
How many times can the Prime Minister tempt fate?

En fait, y a-t-il même un sens quelconque à ce que peut faire le gouvernement Harper (lorsqu'il se trouve à faire quelque chose...) ?...
Harper could be the real gun-registry loser

Why does the Harper government do what it does? Beats us


Le moment du changement serait-il enfin arrivé ?...

Menaces d'élections automnales à Ottawa
Layton devance Ignatieff
Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Le PLC en remontée au Québec
Harper dans une mauvaise passe - Lysiane Gagnon
L'avance des conservateurs a fondu
Liberals see 'structural shift' in their favour
Les libéraux font des gains stratégiques selon un sondage

Les Conservateurs se enfreigneraient-ils carrément de la loi ?...

Le respect de la loi


Le gouvernement Harper prendrait-il ses propres citoyens pour des imbéciles ?.
..
Les ponts pour les nuls

Économies de 50millions - PIERRE DUHAIME
Allô, Sheila Fraser? - Vincent Marissal
Immeubles fédéraux: menus travaux gros prix

Immeubles fédéraux: des factures «exagérées», dit Rona Ambrose

Contrat de 6 milliards de Profac: «rien d'irrégulier»

Public Works Minister orders review of ‘over the top' invoices
Traitement clément de Jaffer: les conservateurs peu bavards
Droits des gais retirés d'un guide: Kenney nie tout

Et la prétendue lutte au déficit des Conservateurs ne serait-elle encore que de la poudre aux yeux ?...
L'art de la diversion

The kindest cuts of all
Ottawa cuts already vacant positions
Ottawa va supprimer 245 postes dans la fonction publique


... et d'ailleurs, la discrimination des Conservateurs à l'endroit des homosexuels ne revient-elle pas carrément à ni plus ni moins qu'une violation des droits de l'homme dans tout ce que ceux-ci peuvent avoir de plus fondamental ?...

Un grand déshonneur - JEAN-RENÉ ROY


En plus de ne sembler avoir plus d'ambition que de se faire le valet de Washington, se pourrait-il que le gouvernement Conservateur ne s'avère plus que l'ambassade d'Israël en Amérique du Nord ?...

I Shall Not Hate: A small book that should change Harper’s foreign policy - Gerard Caplan

Le messager de Nétanyahou
Harper, la voix d'Israël à Deauville?
Harper blocks mention of 1967 border in G8 Mideast statement
On Israel, Harper stands alone at G8 summit
À l’ombre d’Israël
La carpe et le lapin
Stephen Harper earns biblical praise for pro-Israeli stand
George Galloway prêche une foule de convertis
Le Canada est les yeux et les oreilles d’Israël au Venezuela
A Mideast reading list for Tories willing to learn - Gerald Caplan
Ottawa a refusé de financer une conférence d'Alternatives
Ottawa appuie une enquête, mais défend Israël
Une amitié aveugle
Israël - Le fiasco

Le Canada, l'allié le plus fidèle d'Israël
Un «incident» regrettable - Vincent Marissal
La tournée de l'amour
La Semaine contre l'apartheid israélien divise les Communes
Le Canada augmente sa présence en Cisjordanie
Communautés culturelles - Le financement d'Ottawa n'a pas profité également à tous
And this is our foreign policy …

What every office needs to succeed in Harper's Canada
Attack on Israel is an attack on Canada, Kent says
What a tangled web PM weaves in promoting democracy abroad - Jeffrey Simpson
Tories' hard line on criticism of Israel could spark backlash, MP says

Quand le Proche-Orient crée une crise politique au Canada
Et d'ailleurs, les Conservateurs pousseraient-ils leur effronterie jusqu'à afficher béatement un soutient inconditionnel et unilatéral envers Israël ?...

Se pourrait-il donc que cette fois, les Conservateurs soient peut-être allés un peu trop loin dans le mépris qu'ils peuvent témoigner envers la démocratie, et donc envers leur propre électorat ?...

(Ou autrement dit : se pourrait-il que cette fois la population ne l'ait pas laissé s'en sortir si facilement, pour faire changement ?...
Une coalition s'érige contre la «menace» Harper
Civic reinvolvement
Les raisons de la méfiance
Un moment charnière?
Lettres - Les champions de la prorogation
Le loup
Des milliers de Canadiens dénoncent la prorogation du Parlement
Sondage: Harper perd des plumes

Le gouvernement Harper irait-il donc jusqu'à se servir d'un Sénat non-élu comme d'un vulgaire outil pour faire obstruction à la démocratie ?...
How can Conservative senators look at themselves in the mirror? - Gerald Caplan

The House that Stephen Harper built
Majorité conservatrice
Bilinguisme des juges - Les conservateurs font de l'obstruction
Explaining Stephen Harper’s ‘end run’ on Senate form
Hypocrisie et démocratie

Le gouvernement conservateur se moquerait-ils carrément de la démocratie, et donc de la volonté de sa propre population ?...

Le mandat - Manon Cornellier
Retour au recensement obligatoire - Harper fait fi de la motion adoptée
Registre des armes à feu: Duceppe presse Harper d'accepter la défaite
Recensement - Les automates
Omnibus bills subvert our legislative process
The federal government is senseless on the census - Globe editorial
This budget bill is overstuffed - Globe editorial
Sénat: Harper protège son budget
Harper veut abolir la subvention aux partis
Committee issues subpoenas for PM staffer, others
A shabby way to gut parliamentary debate
Le monarque d'Ottawa
Jouer avec le feu
Is Stephen Harper hampering democracy?
Dépenses électorales: les conservateurs sont fautifs, selon Élections Canada

Et pourtant, ne peut-on pas toujours compter sur Harper pour une nouvelle petite surprise ?...
Lesson learned

Pas de relâche en mars et avril à Ottawa

Harper sets a trap for the opposition
Mr. Harper continues to surprise  - Norman Spector


Stephen Harper mépriserait-il donc de ses propres ministres ?
Le ministre Mackay tenu dans l’ignorance


Le gouvernement Harper n'aurait-il donc pas la moindre considération pour la vie privée des Canadiens, cette même vie privée qu'il se targue pourtant de vouloir protéger ?...
Close those prying eyes at Veterans Affairs
Anciens Combattants - Ottawa a bafoué le droit à la vie privée

Les Conservateurs ne peuvent-ils agir que lorsqu'ils sont forcés de le faire ?...

Flaherty sets stricter mortgage rules


Les Conservateurs ne semblent-ils pas être passés maître dans l'art de repousser toujours plus loin les limites de l'inacceptable ?...
Jean Chrétien chides Stephen Harper for attack on top bank executive


Le gouvernement Harper aurait-il quelque chose à cacher ?...

Public interest goes private - Globe editorial
Ottawa accusé de régenter les publications scientifiques
Colère à Environnement Canada

Voir aussi Pourquoi Harper semble-t-il tant vouloir soutenir la torture ?...
After falsehoods, skepticism needed - Globe editorial
Censure à Ottawa: trois ministres soupçonnés
Is this the answer to access requests? Stop keeping records? - Lawrence Martin
Canadian democracy is oxygen-starved
Accès à l'information - Un cas après l'autre
Loi d'accès à l'information - Harper rappelle ses ministres à l'ordre

Accusations d'ingérence: Paradis jure qu'il ne savait rien
Voir aussi Les Conservateurs seraient-ils tout simplement incompétents ?...
Censure: Paradis au coeur d'une enquête
Ottawa aurait empêché la diffusion d'un rapport controversé
Voir aussi Pourquoi Harper semble-t-il tant vouloir soutenir la torture ?...

Stéphen Harper jouerait-il à manipuler l'information ?...

Registre des armes à feu - Ottawa a gardé secret un important rapport


En fait, le gouvernement Harper ne se trouve-t-il pas à rappeler les pires régimes totalitaires de par son total mépris du libre accès à l'information ?...
On access to information, Canada is a developing country - Globe Editorial
La GRC enquêtera sur un ex- conseiller de Christian Paradis
Access-to-information woes grow ever more absurd
Can Access to Information be fixed?
Le Canada en dernière place
Another day, another government report redacted beyond recognition
Le « prix de la noirceur » remis à Harper
Big Brother, sors de ce corps!
La grogne s’accentue envers Paradis
Une page Wikipedia modifiée par la Défense nationale?
Le sommet des exclus
En bref - Responsabilité ministérielle ou pas, les comités sont rois
Témoignages: le bras de fer pourrait provoquer des élections
The price we pay for a government of fear - Jeffrey Simpson
Soudas, l'homme le plus recherché d'Ottawa
Empoignades aux Communes
Registre des armes à feu - Ottawa a gardé secret un important rapport
Le monarque d'Ottawa
Le politburo de M. Harper - Vincent Marissal
Accès à l'information: le Canada de moins en moins transparent
Dure journée pour le gouvernement Harper

Voir aussi Se pourrait-il que les Conservateurs méprisent carrément le journalisme, tout comme les médias en général ?...

En fait, ce gouvernement ne commence-t-il pas à s'apparenter de plus en plus à celui d'un état totalitaire, de par sa façon de gouverner en général ?...
Dans un pays près de chez vous
Majority! Who cares?

En fait, ne pourrait-on pas commencer à parler carrément d'une certaine culture du secret ?...
Ottawa keeps tight lid on even most basic U.S.-border-deal files

Des F- 35 deux fois plus chers que prévu
Vic Toews dodges demands government attach price tag to crime bills
Dépenses publiques - Le Parlement en voie de perdre le contrôle, dit Kevin Page
Harper keeps Canada in dark at his own peril
Excès de secret


Et d'ailleurs, Harper aurait-il une petite tendance à vouloir jouer au dictateur ?...
Is Stephen Harper the Dear Leader in disguise? - MARGARET WENTE

Visite royale - Notre vrai roi
Stephen Harper’s worst enemy
The dismantling of Canadian democracy promotion, brick by brick
La controverse se poursuit
Ottawa a refusé de financer une conférence d'Alternatives
Droits et démocratie: 92 000$ pour des détectives privés
En bref - Des groupes communautaires évitent de parler
Senate girds for sparks as Tory budget hits the floor with a boom
Le projet de loi fédéral sur le budget est adopté grâce à l'absence de libéraux
La survie d'une autre ONG menacée?
Le gouvernement Harper accusé de couper les vivres à ceux qui le critiquent
Droits et Démocratie doit suivre la politique du Canada, estime son président
Droits et Démocratie: la veuve de l'ex-président réclame une enquête publique
Muselés, des employés décrivent un climat «malsain» à Droits et Démocratie
Droits et Démocratie sur la corde raide
Droits et Démocratie - Les employés se vident le coeur devant un comité parlementaire
Droits et Démocratie: que veut Ottawa? - Agnès Gruda
Droits et Démocratie: deux témoins s'esquivent
Droits et Démocratie - Cirque au comité
Droits et Démocratie - Cannon est prié de rendre des comptes
Droits et Démocratie: Ottawa accusé d'ingérence politique
Droits et Démocratie - La FIDH épingle Stephen Harper

L’indépendance menacée
Droits et Démocratie - Cannon s'entête
Droits et Démocratie: l'opposition dénonce le choix de Latulippe
Droits et Démocratie: le choix de Latulippe soulève la tempête

Latulippe avait fait le lien entre immigration et terrorisme à la commission Bouchard-Taylor

Gérard Latulippe: un homme et ses zigzags

Droits et Démocratie: trois cadres supérieurs congédiés
Le mémoire controversé du candidat à la présidence de Droits et démocratie
The Rights and Democracy twist
La crise à Droits et Démocratie - Quand le politique s'arroge tous les droits
Des ONG sous surveillance 
Sondage: trop de pouvoirs au premier ministre
Ignatieff takes another shot at Harper's 'ideology'
Droits et Démocratie - Ottawa s'apprête à nommer un nouveau président
Rights and Democracy again in the (French) news
Droits et Démocratie - Le conseil a voulu protéger des ministres
Canadian aid groups told to keep quiet on policy issues
What a tangled web PM weaves in promoting democracy abroad - Jeffrey Simpson
Cannon will support embattled rights agency: source

A rights agency's future in peril
La liberté d'expression menacée
Droits et Démocratie - L'inquiétante pratique du lawfare au Canada

Droits et Démocratie dans la tourmente
Ottawa était satisfait de Droits et démocratie

LES COURTIERS QUÉBÉCOIS SONT AUX AGUETS - MARTIN VALLIÈRES
Fini la vente d’assurances sur l’internet  -  Julian Beltram
Voir aussi Et son gouvernement aurait-il même une tendance à se prendre pour Big Brother ?...

Stephen Harper chercherait-il donc à museler ceux qui osent s'élever contre son gouvernement ?...

Le boomerang

Voir aussi Les Conservateurs pratiqueraient-ils donc la censure ?...

Les Conservateurs seraient-ils donc passés maîtres dans l'art de s'ingérer de manière à ne réussir qu'à nuire plutôt qu'à servir à quoi que ce soit ?...
Pakistan - Six ans plus tard, le Canada n'a pas livré les écoles promises


Les Conservateurs se moqueraient-ils carrément de la démocratie ?...
Démocratie bancale - Manon Cornellier
Rigidité dangereuse
Détails, détails...
Respecter les électeurs
On ne joue pas avec la démocratie, prévient l’opposition
Coupable de mépris du Parlement
« Une affaire très grave »
What direction our own democracy?
The dismantling of Canadian democracy promotion, brick by brick
Rentrée parlementaire sans Parlement
Harper mine la démocratie
Harper paie cher pour avoir prorogé le Parlement
Le président Stephen Harper - Vincent Marissal
Prorogation: The Economist acerbe envers Harper
Harper n'exclut pas de proroger le Parlement tous les ans

La prorogation du Parlement inquiétante pour notre démocratie
Les conservateurs n'auront pas carte blanche au Sénat
Stephen Harper: priorité à l'économie

Pause olympique sur la colline
Harper s'apprête-t-il à proroger la session?

Et d'ailleurs, qu'ont à dire les Libéraux, à ce sujet ?... Et surtout, comment comptent-ils au juste réagir ?...
L'opposition attend de pied ferme le gouvernement

It's gonna get ugly as bell rings on prorogation
Les querelles entre les partis recommencent cette semaine
Prorogation: Ignatieff demande à Harper de limiter son pouvoir
Ignatieff sollicite l'aide des députés de la Colombie-Britannique
Redemption and counter-redemption
Opposition presses ahead on detainees despite prorogation
Does Michael Ignatieff really want this constitutional dance? - Norman Spector
Ignatieff défend la nouvelle publicité des libéraux
Campagne de pub libérale contre la prorogation

Prorogation du Parlement: Ignatieff dénonce le cynisme de Harper

En fait, se pourrait-il donc que les Conservateurs ne puissent tout simplement pas supporter d'être contredits ?...
Harper chercherait un successeur à Michaëlle Jean

Let the wild viceregal speculation begin


La démocratie canadienne serait-elle donc en pleine érosion ?...
Let a commission, not broadcasters, call the shots



Le gouvernement Harper lui-même se montrerait-il pourtant capable d'humanité face à un drame tel que celui qui secoue Haïti ?...
Ottawa envoie 80 millions supplémentaires
Le Canada facilitera l'immigration d'Haïtiens
La mobilisation du Canada s'intensifie


... Mais au delà des apparences, le gouvernement conservateur n'est-il pas toujours égal à lui-même, notamment en ce qui concerne son manque d'ouverture envers le reste du monde, pour le moins qu'on puisse dire ?...
Les troupes canadiennes quittent Haïti
Le choix de Thamar
Ottawa refuse d'assouplir les règles d'immigration
Bienvenue chez nous, mais restez chez vous - Rima Elkouri
Ottawa doit faire plus, plus vite
« On a froid, on a faim! »  -  André Duchesne
L'ambassade canadienne prise d'assaut
N'entre pas qui veut au Canada


Et si le gouvernement conservateur fait si peu de cas de la démocratie dans son propre pays, peut-on vraiment s'étonner qu'il n'ait aucun intérêt à promouvoir la démocratie à travers le monde ?...
Ai- je travaillé dans le vide?
Le vote étranger, l’exception canadienne
Odd timing for Feds to bar voting in Tunisian election

Composition de l'Assemblée constituante - Ottawa interdit le vote de Tunisiens sur son territoire
Canada can help Arab autocracies become democracies - Globe Editorial
Canada is missing the democratic moment
Ottawa: hypocrisie ou pragmatisme?
Why did Ottawa drag its feet on Mubarak? - Jeffrey Simpson
The road to democracy promotion's paved with broken vows

Le gouvernement Harper se moquerait-il donc des droits de la personne ?

Le gouvernement Harper ferait-il donc tout simplement peu de cas de la personne humaine ?
Honte au Canada


Les Conservateurs feraient-ils pâlir notre image ?
(Voir aussi : toutes les autres sections de cette page...)
Canada’s message: The world and its climate be damned - JEFFREY SIMPSON
Gouvernement Harper - Incontrôlable
Kyoto et le Canada - Une position qui nous coûte cher
La pâle étoile du Canada
Amnistie écorche Ottawa
En bref - Le Canada est difficile à cerner, selon Amnesty International
Amnistie internationale: «le Canada nous inquiète»
Amnistie n'est pas tendre envers le Canada
Conservatives follow recipe for foreign-policy decay
Le monde selon Stephen Harper - André Pratte

Le gouvernement Harper irait-il donc jusqu'à salir la réputation du Canada dans le seul but de satisfaire ses propres intérêts politiques ?

WikiLeaks - Le NPD critique Bernier

Les Conservateurs ne seraient-ils pas surtout en train de nous isoler, en s'obstinant à ne tenir qu'à bloquer tout avancement dans ce dossier ?...

Le Canada méconnaissable - MARTIN CAUCHON
« Le Canada a perdu sa vision »  -  AGNÈS GRUDA
Jean Chrétien déplore le recul du Canada
Le beigne et le fantasme  -  André Pratte
L’opposition à l’amiante prend de l’ampleur  -  FRANÇOIS CARDINAL
Je veux voter !  -  Jean-Serge Baribeau
Manque d’éthique  -  André Melançon
Cuba: une belle occasion manquée - VINCENT MARISSAL
Stephen Harper brandit l’étendard du libre-échange

Et se pourrait-il donc que l'environnement et les droits de la personne ne soient même plus les seuls dossiers dans laquelle le Canada semble perdre toujours plus du peu de crédibilité qu'il pouvait lui rester ?...

Des écueils olympiques

Mort d'un lugeur aux JO: qui blâmer?

Les Canadiens seraient-il en train de confirmer leur support à Harper comme les Américains l'avaient auparavant fait pour Bush ?...
Sondage: les conservateurs creusent l'écart
Le PC a récolté plus de dons en 2010 que ses rivaux réunis
Le gouvernement Harper - Inspiré par George W. Bush - Bernard Descôteaux
Dans l'isoloir, c'est Harper
Obama patine, Harper plane - Vincent Marissal
Sondage: Harper se maintient, Ignatieff perd des plumes
Bilan 2009: Harper en équilibre, Ignatieff en chute libre
En 2009, Harper a repris les rênes du Parlement
Les conservateurs maintiennent leur avance devant les libéraux
Le Canada méconnaissable - MARTIN CAUCHON
Les nouvelles - Pierre Foglia
Vers la majorité au Sénat pour les conservateurs
Une victoire significative - Lysiane Gagnon
Duceppe amoché, Harper requinqué - Vincent Marissal
Rivière-du-Loup: le PC détrône le Bloc
Ignatieff ne tient plus à des élections
Harper flirte avec la majorité  -  Joël-Denis Bellavance
Le Québec ratatiné?  -  VINCENT MARISSAL

Le Canada serait-il en train de traverser une période plutôt noire de son histoire ?...

M. Harper, il est moche, votre Canada

La politique du désabusement
A country of Dryden’s values shifts to Cherry’s - Lawrence Martin
Jack Layton’s Canada and the other Canada - GERALD CAPLAN
Canada’s G8/G20 weekend shames all but peaceful protesters - Gerald Caplan
It's time for Canada to take on the world - Globe editorial
Conserving Canada or a Conservative Canada?
ANNUS HORRIBILIS
Is there an old-style Tory in the House? - Lawrence Martin
La société civile perd du terrain au Canada
Deciphering sides in Canada's ‘culture wars’
Canada’s reputation for low infant mortality takes stunning decline
For relevant politics, look to the provinces and municipalities - Jeffrey Simpson
La Grande Noirceur canadienne - Alain Dubuc
Des sujets sensibles abordés à la conférence libérale
Après le podium - André Pratte
Relation distante, bilan mitigé - Vincent Marissal
L'Ontario officiellement pauvre - Vincent Marissal
Le portrait de la péréquation a changé
Les Jeux invisibles de Vancouver - Vincent Marissal

Et peut-on toujours dire que les Américains aient quoi que ce soit à nous envier de nos jours, et du moins sur le plan politique ?...
Imagine Stephen Harper visiting the Liberal caucus


Se pourrait-il qu'après tout, les Canadiens ne soient pas nécessairement aussi progressistes qu'on aurait pu le croire ?...

40 years later: Security and the FLQ
Les valeurs d'Ignatieff, les manoeuvres de Harper
Immigration - Ô ironie
L'immigration est néfaste pour le pays, estime un Canadien sur deux
Sondage Angus Reid - Les Canadiens sont contre le registre des armes à feu
Revue de presse - Les portes closes
Les Tamouls ne sont pas les bienvenus aux yeux des Canadiens
In the matter of Omar Khadr, shame on us - Lawrence Martin
Détenus afghans: la population est divisée
The blueing and greening of the political centre - Preston Manning
This take on crime is irrational - Lysiane Gagnon
L'obsession sécuritaire - Lysiane Gagnon
Lettres - Le Québec comme le Canada
62 % des Canadiens diraient oui à la peine de mort

Et si l'on ne pouvait peut-être pas nécessairement dire non plus que les Canadiens s'avèrent tous des ultra-conservateurs, après tout ?...
(Et si les Canadiens ne devaient pas non plus s'avérer tous des ultra-conservateurs , après tout ?..)
Are Canadians more conservative? No - Jeffrey Simpson
Santé maternelle: la majorité des Canadiens s'opposent au plan Harper

Et s'il y avait toujours de l'espoir pour le Canada, malgré tout ?...
Robbie Robertson praises Canada’s spirit

There's plenty of room for growth in Canada’s electoral soil

Et pourtant, des élections seraient-elles vraiment si inutiles ?...
Inévitables, les élections?

Je veux voter !  -  Jean-Serge Baribeau
Manque d’éthique  -  André Melançon
J’ai honte  -  ALAIN DUBUC
L’enjeu  -  ANDRÉ PRATTE

Et nous resterait-il une quelconque chance de nous sortir de ce bourbier ?...
Michaëlle Jean bien en selle


Le vent tournerait-il enfin en faveur du changement ?...
Spring election likely as all three opposition parties reject Tory budget

Jamais deux sans trois?
Sondage: libéraux et conservateurs à égalité
'Revenge of propeller-heads' leaves Tories even with Liberals
Sondage: libéraux et conservateurs à égalité
Changements climatiques: Jack Layton est impatient
Le PLC dépose sa motion pour renverser le gouvernement
Une motion de censure brève et sans artifice  -  Joël-Denis Bellavance
Les libéraux veulent forcer la cadence  -  Joël-Denis Bellavance
Une rentrée parlementaire qui s’annonce courte  -  Joël-Denis Bellavance

Le gouvernement Harper pourrait tomber dès vendredi  -  Joël-Denis Bellavance
Ignatieff exclut de nouveau tout gouvernement de coalition 

Les sondages n’ont pas refroidi les libéraux  -  Joël-Denis Bellavance
Trois discours en une semaine  -  Joël-Denis Bellavance
Le PLC n’augmentera pas les impôts  -  Hugo de GrandPré
Québec veut des gestes concrets d’Ottawa  -  Tommy Chouinard
Le cirque  -  VINCENT MARISSAL

Voir aussi Et la bataille ultime serait-elle enfin lancée ?...

... ou pas encore ?...
Reality check: Edge to the Tories
And in this corner, the great Grit slayer
Paltry war chest 'says a lot about Ignatieff’s leadership'

Sondage: libéraux et conservateurs à égalité
Les libéraux adoptent le budget, les conservateurs survivent
Le piège à ours - Vincent Marissal
Le gouvernement conservateur survivra au budget

Michael Ignatieff n'entend pas faire tomber les conservateurs
Michael Ignatieff promet: pas d'élections fédérales en 2010
La priorité : reconstruire le parti   -  Joël-Denis Bellavance
Ignatieff ne tient plus à des élections
Remontée conservatrice  -  LYSIANNE GAGNON
La descente aux enfers  -  ALAIN DUBUC
Qu’est-ce qui fait donc chanter M. Harper?  -  VINCENT MARISSAL

Le gouvernement Harper survit à un nouveau vote  -  Malorie Beauchemin
Jack Layton : L’homme qui a « sauvé » le gouvernement Harper !... 
Le gouvernement Harper reste en vie  -  Hugo de GrandPré
Goodbye, la majorité!  -  LYSIANE GAGNON
La majorité à portée de main  -  VINCENT MARISSAL
Le NPD appuiera Harper  -  Joël-Denis Bellavance
Harper le «socialiste» sauvé par les séparatistes  -  VINCENT MARISSAL
LA FIÈVRE EST TOMBÉE  -  Joël-Denis Bellavance

UN SURSIS POUR HARPER
Ottawa veut bonifier l’assurance emploi  -  Malorie Beauchemin

Assurance emploi : Harper serait prêt à des concessions
Le pari d’Ignatieff  -  VINCENT MARISSAL
LE PARI RISQUÉ DE MICHAEL IGNATIEFF  -  Joël-Denis Bellavance

...et en fait, pourrait-on même dire : pas avant longtemps ?...
Michael Ignatieff promet: pas d'élections fédérales en 2010


Cette campagne saura-t-elle au moins montrer du nouveau ?...
Les Canadiens font davantage confiance à Harper qu’à Ignatieff  à

Ignatieff et Harper : même « regard »  -  Denis Lessard

Harper verra-t-il dans ces élections une dernière chance pour se ressausir... ou n'en profitera-t-il que pour se caller davantage ?...
L’enfer est à gauche  -  VINCENT MARISSAL
Le « vrai visage » de Stephen Harper  -  Malorie Beauchemin & Tristan Péloquin


Michael Ignatieff présenterait-il vraiment une nouvelle vision pour le Canada ?...
Ignatieff ne ferme pas la porte à l'ajout de sièges au Québec
Food policy may give what we eat a shorter commute - Globe editorial
Executives say it's time to raise taxes
Invest in women, Liberals told
On Mideast, Ignatieff sounds prime ministerial -  Norman Spector 
Conflit israélo-palestinien - Ignatieff accuse Harper d'être trop proche d'Israël
Ignatieff, «premier ministre l'an prochain» selon Foreign Policy
Harper rate le virage vert, selon Ignatieff
De «grands penseurs» pour redéfinir l'image du parti libéral
Un lieutenant au pouvoir allégé sera nommé  -  Hugo de GrandPré
TGV: très grande vision?  -  VINCENT MARISSAL
Les libéraux fédéraux promettront un TGV  -  Joël-Denis Bellavance
LE CANADA EST-IL POSSIBLE ?
Le Canada de M. Ignatieff - André Pratte
Un écrivain authentique
Voir aussi Et pourrions-nous finir un jour par nous doter d'un TGV ?...

...ou se pourrait-il en fait que ce ne soit tout simplement pas le cas, justement ?...
What are the chances of a federal election in 2011?

Michael Ignatieff plays politics with AIDS
Liberals offer thin gruel on deficit reduction
Changements climatiques - Les libéraux jonglent avec le projet de loi C-311
Ignatieff essuie les critiques
Ignatieff mis en garde par des économistes
Nothing new or bold about bashing business

Gel des impôts des entreprises - Les conservateurs ne font qu'une bouchée de la proposition d'Ignatieff

Les libéraux n'entendent pas hausser les impôts

la recherche de l'âme libérale - André Pratte
Robert Fowler critique fortement le Parti libéral
Smart people talked, but were the Liberals listening? - Jeffrey Simpson
Liberals look to catch next wave - before their party sinks

Liberals' hunt for ideas a welcome project

Invest in women, Liberals told

Les libéraux fédéraux en mode réflexion

Thinkers conference or 'academic fantasyland'?
Place à l’audace - ROBERT ASSELIN
Les conservateurs accusent les libéraux d’élitisme   -  Hugo de GrandPré

Ignatieff ne compte pas rouvrir le débat constitutionnel

Mais en réalité, les libéraux ne sont-il pas paralysés par leurs propres dogmes, autant sinon davantage que par l'électorat lui-même, par ailleurs ?...
La loi, c'est la loi? - Alain Dubuc

Ignatieff s'oppose au ticket modérateur du Québec en santé
Incredible shrinking Ignatieff
Le bilan libéral - Chantal Hébert 
Canada can't afford a corporate tax cut, Ignatieff urges party
How would the Liberals pay for their ‘national strategies'?
- Jeffrey Simpson
Ignatieff a un remède pour soulager les maux du pays


Et par dessus tout, M. Ignatieff saura-t-il vraiment gagner notre confiance ?...
Sondage: les libéraux avancent, mais pas Ignatieff

La tournée libérale est le plus grand défi d'Ignatieff
Réfléchir vite
L'effet Ignatieff s'évapore
Les libéraux creuseraient encore davantage le déficit
Sondage: Harper se maintient, Ignatieff perd des plumes
Bilan 2009: Harper en équilibre, Ignatieff en chute libre
Ignatieff nie les rumeurs de révolte
De «grands penseurs» pour redéfinir l'image du parti libéral
Les indiscrétions de Mme Dion
Épouse en colère - Lysiane Gagnon

Une nouvelle équipe pour relancer Ignatieff
Ignatieff ou le désastre - Lysiane Gagnon
Les Canadiens ne voient pas Ignatieff en premier ministre
Michael Ignatieff perd deux autres conseillers
Ignatieff en panne  -  Denis Lessard
PLC: un quatrième chef en quatre ans?  -  VINCENT MARISSAL
D’abord communiquer avec le chef  -  Malorie Beauchemin
Ignatieff prêt à parler de hausses d’impôts
La descente aux enfers  -  ALAIN DUBUC
Un autre rendez-vous manqué  -  VINCENT MARISSAL
Ignatieff promet d’éliminer le boulet du déficit  -  Joël-Denis Bellavance

... ou ne semble-t-il pas plutôt démontrer une surprenante faculté à produire carrément l'effet contraire ?...
(ou plus précisément : le chef libéral n'aurait-il pas plutôt tendance à surtout faire des erreurs ?...)
Is this Michael Ignatieff’s Kim Campbell moment?

Quand la pâte ne lève pas
Ignatieff hoisted on his own petard in Quebec
Exit la coalition
Les libéraux en route pour l’abattoir
Le PLC à son plus bas au Québec

With Harper 16 points up in poll, do Liberals need ‘a head transplant’?
Ignatieff changes his mind on EI bill
Michael Ignatieff’s highly overrated summer vacation - Gerald Caplan
The humbling of Michael Ignatieff
Who leads the Liberals?
Échec de la motion libérale sur la contraception - Gueule de bois chez les libéraux
Planification familiale: le PLC perd le vote sur sa propre motion

La descente aux enfers  -  ALAIN DUBUC
Rendez-vous manqué   -  Danny Lepage
Des élections, mais sur quoi?  -  VINCENT MARISSAL
Un peu de sagesse  -  ANDRÉ PRATTE

Réforme de l’assurance emploi  Les demandes libérales jugées « fantaisistes »
Quelques notes avant de décrocher  -  VINCENT MARISSAL
Attention, M. Ignatieff: terrains glissants !  -  VINCENT MARISSAL
Première erreur de M. Ignatieff -  ANDRÉ PRATTE
Allez plus loin, M. Ignatieff  -  Gilles Duceppe

Les chômeurs trouvent la position d'Ignatieff courageuse...
Harper dénonce la proposition « irréaliste » des libéraux
Un système à réformer -  Michael  Ignatieff
Voir aussi  Et que dire du chômage ?...
La hausse de l'appui au PLC stoppée par les taxes d’Ignatieff

Et pourtant, serait-il aussi capable d'apprendre de ces dernières ?...
Le PLC n’augmentera pas les impôts  -  Hugo de GrandPré


À propos, voir aussi... Et que dire du chômage ?...

En fait, Ignatieff aurait-il carrément tendance à manquer de jugement ?...
Manque de leadership  -  Heidi Rathjen

Un vote inquiétant - André Pratte

Et que lui reproche-t-on, au juste ?...
Ignatieff: qu'est-ce qui cloche?

Ignatieff faces taxing Tory line as blackmail threat hits Guergis
OTTAWA  La volonté de centralisation des libéraux décriée
Simple flirt ou amour durable?  -   LYSIANNE GAGNON
Harper dépeint Ignatieff comme un ardent centralisateur
Le Bloc prend Ignatieff pour cible

Et qu'a-t-il à répondre, d'ailleurs ?...
Ignatieff : « S’ils m’attaquent, ils attaquent aussi tous ceux qui ont vécu à l’étranger, tous ceux qui sont venus de l’étranger »

Les libéraux seraient-ils sur le point de revenir à la vie ?
(Ou : les libéraux incarneraient-ils donc le changement ?...)
Michael Ignatieff sauvé des eaux?
Registre des armes à feu: Ignatieff met le feu aux poudres
Vote sur le registre des armes: les libéraux soumis à la ligne de parti
Libéraux et conservateurs toujours à égalité
Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Le PLC en remontée au Québec
Lucienne Robillard prêtera main-forte au PLC
Martin Cauchon: du temps pour la reconstruction du PLC
Un parti bien vivant
L’effet Ignatieff attire les Québécois au PLC, estime Jean-Marc Fournier
Les libéraux veulent provoquer des élections  -  Joël-Denis Bellavance
SONDAGE NANOS/ LA PRESSE  Les libéraux ont une imagemoins négative que les conservateurs
L’Alberta préfère Ignatieff à Harper pour défendre les sables bitumineux
Ignatieff augmente son avance
L’effet Ignatieff -  ALAIN DUBUC
La cote des conservateurs au plus bas au Québec

Le PLC souhaite limiter les cadeaux auxministres et hauts fonctionnaires

Un programme électoral dès juin - Michael Ignatieff rêve d’une « société du savoir »
Bilan de congrès -  VINCENT MARISSAL
Le PLC plus populaire que le Bloc
La récession, meilleure amie d’Ignatieff - VINCENT MARISSAL
Ignatieff appelle à la mobilisation - Élu par 97% 
Ignatieff n’a plus droit à l’erreur -  VINCENT MARISSAL
Les libéraux rêvent de reprendre le pouvoir
Beau temps pour rêver -  VINCENT MARISSAL
Les libéraux à la veille d’éponger leurs dettes

...ou peut-être pas encore ?...
(ou peut-être pas vraiment ?...)
D’abord, le déficit de crédibilité
Les rouges sont dans le rouge
Liberals poised for gains, but not government, in make-or-break battle

Liberal brand takes 10-year beating
Because every day is What’s Wrong With the Liberals Day
Michael Ignatieff faces daunting 'enthusiasm gap'
A new narrative in search of an author
'Grave doubts rising in Liberal land' as support hits new low
Des libéraux en quête d'appuis, des bloquistes bien en selle
Sondage: Ignatieff ne s'impose pas plus que Dion
Liberals are failing to fan the winds of change - Jeffrey Simpson
Sondage: Michael Ignatieff est le chef le moins populaire

Les libéraux tentent de faire oublier leur échec   -  Hugo de GrandPré
Planification familiale: le PLC perd le vote sur sa propre motion
Quelle solution de rechange? - André Pratte
For Liberals, there’s good polling news and bad
L'effet Ignatieff s'évapore
Sondage: Harper se maintient, Ignatieff perd des plumes
Bilan 2009: Harper en équilibre, Ignatieff en chute libre
Martin Cauchon: du temps pour la reconstruction du PLC
Propos de Janine Krieber: les libéraux tentent de limiter les dégâts
Stéphane Dion réaffirme son soutien à Michael Ignatieff

Les indiscrétions de Mme Dion
Épouse en colère - Lysiane Gagnon
Le déclin du Parti libéral du Canada
Ignatieff ou le désastre - Lysiane Gagnon
Les Canadiens ne voient pas Ignatieff en premier ministre
McKenna dit que les libéraux devront s'armer de patience
Michael Ignatieff perd deux autres conseillers
Ignatieff en panne  -  Denis Lessard
L'indécence  -  VINCENT MARISSAL
PLC: un quatrième chef en quatre ans?  -  VINCENT MARISSAL
La descente aux enfers  -  ALAIN DUBUC
Ignatieff à peine mieux que Dion  -  VINCENT MARISSAL
LE PLC PERD DES PLUMES AU QUÉBEC  -  Joël-Denis Bellavance

Un grand vide  -  ANDRÉ PRATTE
Le Parti libéral du Canada perd des appuis au Québec  -  Hugo de GrandPré
Un mois crucial pour Ignatieff  -  VINCENT MARISSAL
L’enjeu  -  ANDRÉ PRATTE
Des élections, mais sur quoi?  -  VINCENT MARISSAL
Le PC talonne le PLC  -  Martin Croteau
Michael Ignatieff en baisse dans les sondages La lune de miel est terminée
Les libéraux s’essoufflent

LeBloc reprend la tête au Québec
Essor des Libéraux - La peau de l’ours - Lysianne Gagnon
À part Denis Coderre? - ANDRÉ PRATTE
De l’espoir, mais aussi des défis pour le PLC
Ignatieff : un politicien caché dans l’intellectuel?
L’« iggymanie» , ou la  Nostalgie chronique - Lysianne Gagnon

Le parti Libéral pense-t-il vraiment pouvoir n'amadouer les Québécois qu'avec des bagatelles ?...
« Je suis du milieu, je comprends les enjeux »  -  Karim Benassaieh

En fait, le parti Libéral a-t-il jamais démontré qu'il avait su apprendre de ses erreurs ?...
Les commandites continuent de coûter cher aux contribuables  -  Joël-Denis Bellavance

Au tour d'Ignatieff de s'opposer à une enquête publique


Et surtout, sont-ils vraiment venus eux-mêmes à bout de leurs petites rivalités ?...
Who leads the Liberals?

Federal Liberals still squabbling in Quebec
Planification familiale: le PLC perd le vote sur sa propre motion
Denis Coderre veut diriger le Parti libéral
Marc Garneau remplace Denis Coderre  -  Malorie Beauchemin
Voir aussi D’abord communiquer avec le chef  -  Malorie Beauchemin et Un lieutenant au pouvoir allégé sera nommé  -  Hugo de GrandPré
Chronique d’une catastrophe annoncée  -  VINCENT MARISSAL
Coderre sous haute surveillance 

Un gâchis  -  ANDRÉ PRATTE
Mariage raté, divorce houleux  -  VINCENT MARISSAL
CODERRE CLAQUE LA PORTE -  Joël-Denis Bellavance  &  Hugo de GrandPré

Les «vedettes» de M. Coderre - LYSIANE GAGNON 
Processus de sélection des candidats au Parti libéral du Canada  / Deux jeunes militants dénoncent des relents de « duplessisme »  -  Hugo de GrandPré

La « coderrisation » du PLC-Québec  -  André Pratte
Coderre gagne, le PLC perd   -  VINCENT MARISSAL
Ignatieff bloque Cauchon  -  Joël-Denis Bellavance

Cauchon veut se présenter dans Outremont  -  Joël-Denis Bellavance
Un aspirant libéral sort du rang  -   Tristan Péloquin
Denis Coderre tente de rétablir l’ordre 
Des militants demandent à Ignatieff d’intervenir

Serions-nous donc en train d'assister à la fin du Parti Libéral du Canada ?...
The ‘strange death’ of Liberal Canada- Jeffrey Simpson 
Pauvres libéraux

Is this Michael Ignatieff’s Kim Campbell moment?

Quand la pâte ne lève pas
Liberals scramble to save own seats in election’s dying days


Les Conservateurs seraient-ils en chute libre, du moins au Québec ?

Aucun effort à faire
Harper embauche des Québécois
Layton est prêt à couler Harper  -  Joël-Denis Bellavance
Les lacunes des conservateurs émergent plus que leurs forces
Les conservateurs et Stephen Harper s’enfoncent encore davantage
Harper en récession, Iggy stagne  -  VINCENT MARISSAL


Harper contreviendrait-il à sa propre loi ?...

Le déclenchement du scrutin 2008 était-il légal ? -  Sue Bailey


Les Conservateurs essayeraient-ils de nous rouler ?...

La « grande passe de 2001 » -  VINCENT MARISSAL
Voir aussi... Allocations de transition pour... retraités -  VINCENT MARISSAL

Harper laisserait-il tomber ses propres ressortissants, et donc ses propres citoyens, du moment que ceux-ci se risquent à poser le pied à l'étranger ?...
Une «no-fly list» arbitraire ?
Canadian blasts embassy’s evacuation plan for tsunami-struck Japan
Les ressortissants canadiens ne sont toujours pas évacués

LA POLITIQUE ÉTRANGÈRE MONTRÉE DUDOIGT
Emprisonnement prolongé au Soudan - Abdelrazik obtient le feu vert pour poursuivre Ottawa et Cannon
Please don’t abandon a Canadian in need
Peine de mort à l'étranger: Ottawa entretient la confusion
Abdelrazik launches constitutional challenge
Québécoise retenue en Arabie Saoudite: l'opposition réclame de l'action
Un homme soupçonné de terrorisme poursuit le gouvernement
The never-ending ordeal of Abousfian Abdelrazik
Pas de mesures spéciales pour les ressortissants canadiens
Abdelrazik est en prison virtuelle
Abousfian Abdelrazik lives in a prison without walls
Mexique: deux Canadiens libérés, mais le mystère reste entier
Canadiens à l'étranger: les libéraux dénoncent l'attitude d'Ottawa
Un rapport prône une révision de la liste d’interdiction de vol
Canadiens détenus au Mexique: au mauvais endroit au mauvais moment
La Cour fédérale déclare invalide un autre certificat de sécurité 
Julius Grey à la rescousse de l'imam Jaziri
L'immunité des tortionnaires - Yves Boisvert
Stephan Hashemi contre l'Iran... et le Canada
Prisonniers canadiens à l'étranger: Ottawa se garde un droit de regard «absolu»
Le prix de la liberté  -  AGNÈS GRUDA
Un millier de Canadiens dans les prisons étrangères  -  Joël-Denis Bellavance
Harper savait dès le 1er juillet, clame l’opposition  -  Agnès Gruda

Les prétentions d’Adil Charkaoui  -  Yves Boisvert
Charkaoui n’exclut pas de poursuivre Ottawa - Malorie Beauchemin
Adil Charkaoui est un homme libre  -  Laura-Julie Perrault
Que vaut notre citoyenneté?  -  DENIS ST-MARTIN
Une série noire  -  AGNÈS GRUDA
Notre Guantánamo ANDRÉ PRATTE
Une famille séparée par l’Immigration  -   Laura-Julie Perrault
IRAN Jack Layton presse Ottawa de faire libérer un journaliste
Abdelrazik réclame justice

Jeune Montréalais condamné à mort en Arabie Saoudite Les proches déçus par les efforts d’Ottawa
Ottawa sommé par la cour de rapatrier un Canadien
Des excuses réclamées pour trois Canadiens
Un Montréalais écrit au premier ministre Harper
Harper refuse de rapatrier unMontréalais retenu au Soudan

Ottawa ramènera Abdelrazik au pays 
Abousfian Abdelrazik rentre au bercail
Abousfian Abdelrazik veut blanchir son nom

Montréalais condamné à mort : Stockwell Day dit poursuivre les efforts
Preuve « insuffisante » contre Charkaoui  -  Laura-Julie Perrault


Voir aussi Les Conservateurs seraient-ils tout simplement racistes ?...

Voir aussi Pourquoi Harper semble-t-il tant vouloir soutenir la torture ?...

Et le cas d'Omar Khadr ne fait-il pas ressortir, à lui seul, tout ce qu'il peut y avoir de plus pourri dans la "gestion" qu'en font les Conservateurs, ou plutôt dans le fait qu'ils ne semblent justement d'aucune façon un cas comme celui-là ?...

Omar Khadr
« UN PACTE AVEC LE DIABLE »
In the case of Khadr v. Harper, seeing is believing - Gerald Caplan
Honteuse et accablante mesquinerie
Will U.K. payouts set precedent for Khadr?
Le cas Khadr est différent, dit Ottawa
Roméo Dallaire rages against Canada
Le bouc émissaire
Omar Khadr - La capitulation
Un interrogateur avait fait planer la menace d'un viol à Omar Khadr
Le scandale canadien
Testimony on Khadr informed by psychologist with anti-Muslim views

L’aveu du désespoir
Did Omar Khadr perjure himself?

Omar Khadr pleads guilty to all terrorism charges
Omar Khadr - Triste histoire
La machine à rumeurs s’emballe
L’intenable position canadienne

On Omar Khadr, even Bushies are biting Obama
'No evidence' Khadr's confessions were obtained through torture: Judge
Procès d'Omar Khadr: honte au Canada!
Le procès Khadr suspendu pour au moins 30 jours
Khadr a admis être un terroriste, selon le procureur
Procès Khadr: la défense savoure une «petite victoire»
And then there were 7: The jury who will decide Omar Khadr’s fate

Procès Khadr: l'ONU condamne le tribunal militaire
Le procès Khadr commence avec le choix des jurys
Procès Khadr: les déclarations sous torture seront retenues
Omar Khadr: le procès dont personne ne veut
Le tribunal militaire d'exception s'apprête à juger Omar Khadr
En bref - Khadr: un crédit triple pour le temps passé en détention?
This Khadr is not welcome back - Globe Editorial

Le frère d'Omar Khadr, Abdullah, est libre
L'avocat d'Omar Khadr demande à la Cour suprême de mettre fin au procès
En bref - Omar Khadr accepte d'être défendu par Jon Jackson
In the matter of Omar Khadr, shame on us - Lawrence Martin
Khadr abandonné
Defiant Khadr denounces U.S. military commission
Affaire Khadr: Ottawa ira en appel de la décision de la Cour fédérale
Ottawa persiste, Khadr résiste
Omar Khadr fires U.S. lawyers in protest
Omar Khadr - Heure de tombée
A week to make amends with Omar Khadr
Omar Khadr’s defender sees ‘no way’ for fair trial
États-Unis: demande d'abandon des accusations contre Khadr
Obama prié par trois organisations d'abandonner le procès d'Omar Khadr
L’opposition juge « honteuse » la décision du gouvernement
Omar Khadr - L'effronterie
Les avocats d'Omar Khadr critiquent la décision d'Ottawa
Affaire Khadr: Nicholson réagit au jugement de la Cour suprême
Khadr restera aux mains des Américains
Ottawa ne demandera pas le rapatriement d'Omar Khadr
La Cour est sage. Et M. Harper ? - André Pratte
An unsatisfactory end to the Omar Khadr case
Omar Khadr - Assez d'indifférence!
Omar Khadr - La Cour suprême coupe la poire en deux
A chance to do the right thing

A moral victory
Khadr ruling sees top court clash with Tories

C'est le temps d'agir, monsieur Harper - Yves Boisvert
Omar Khadr: le gouvernement appelé à l'action

La Cour suprême n'ordonne pas le rapatriement d'Omar Khadr -
Khadr: un jugement critique
Obama n'arrive pas à fermer Guantánamo

Le gouvernement conservateur irait-il donc jusqu'à se moquer de nos militaires ?...

Anciens combattants: Ottawa délie les cordons de sa bourse

La bombe à retardement afghane
New Veterans Charter shortchanges our disabled soldiers
Anciens combattants: des citoyens de seconde classe?
Canada’s top soldier backs ombudsman’s campaign for veterans
Un ombudsman s'en va-t-en guerre
Le boomerang
L'ombudsman des vétérans part en guerre contre Ottawa
Anciens combattants: l'ombudsman vilipende le Ministère
Veterans advocate won’t go quietly


Harper irait-il jusqu'à laisser tomber les retraités ?...
Régimes de retraite: l'heure est à l'action, clame l'opposition
Quit heel-dragging on pensions, Jack Layton tells Tories
Les régimes de retraite laissés à eux-mêmes
Le PLC propose des façons de mieux protéger les retraités
Jim Flaherty tente d’amadouer les critiques  -  Joël-Denis Bellavance
Pension gelée ou en baisse pour des milliers de retraités québécois  -  Karim Benassaieh


Voir aussi Et si l'on revoyait quelque peu le traitement que l'on peut réserver à nos aînés, en commençant notamment par peut-être revoir un peu notre système de pension à cet effet ?...


Harper laisserait-il même tomber la santé de ses propres citoyens ?...
La morale contre la santé

Un billion de calories en moins aux États-Unis
Ottawa refuse de remplacer le réacteur nucléaire de Chalk River
Sur le marché sans l'approbation de Santé Canada
Site d'injection supervisée: Ottawa veut aller en Cour suprême
La lutte contre la drogue qui tue - Yves Boisvert
La surveillance des aliments déficiente au Canada

Going the wrong way on isotopes, reactors

Isotopes médicaux - Chalk River redémarre, mais les dégâts sont irréversibles
La production d'isotopes reprend à Chalk River

D'autres jours sombres à venir en médecine nucléaire au Canada
Isotopes médicaux: un retard serait extrêmement grave
 PUBLICITÉ FÉDÉRALE  La grippe avant les Jeux
Sel: Santé Canada fera confiance à l’industrie  -  Stéphanie Bérubé
Arrêt du réacteur de Chalk River: les coûts s'élèvent à 70 millions $
Fermeture de Chalk River L’opposition passe à l’attaque 
Isotopes: Ottawa ne ferme pas à la porte à un dédommagement
Isotopes : Ottawa est appelé à l’aide
CRISE DES ISOTOPES Une facture possible de 10 millions au Québec
Isotopes médicaux La pénurie s’accentue - Pascale Breton
La crise des isotopes est imminente -  Ariane Lacoursière
Fermeture du réacteur de Chalk RiverLa situation pourrait tourner à la catastrophe
« Un casse-tête inouï »
Une solution miracle? -  André Pratte
Mes amis sont-ils condamnés? Nos premiers ministres doivent agir en chef d’État et régler rapidement la crise des radio-isotopes
La pénurie touche les hôpitaux québécois -  Agnès Gruda
Réacteur nucléaire de Chalk River Ottawa fait pression sur les responsables

Voir aussi  Harper veut arrêter la production d’isotopes
Ne nous passez pas le sel  -  Ariane Krol
Et surtout, voir aussi
Les Conservateurs auraient-ils tout simplement tendance à ne rien faire ?...

... et ce même lorsque ceux-ci font face à une pandémie ?...
Ottawa promet l'arrivée de nouvelles doses

L'absence de plan d'urgence critiquée
Voir aussi Le vaccin offrirait-il surtout un témoignage ultime de l'incompétence de nos gouvernements ?...
Et voir aussi Vaccin trouble  et Grippe A (H1NI) La lenteur d’Ottawa critiquée

... Et si Harper se moque de la santé des Canadiens, alors que dire de celle des non-Canadiens ?...
Amiante : Les droits de la personne sont bafoués, selon un expert  -  FRANÇOIS CARDINAL
AMIANTE : CESSONS LE MENSONGE
L’opposition à l’amiante prend de l’ampleur  -  FRANÇOIS CARDINAL
Des pressions pour mettre fin à l’exportation  -  FRANÇOIS CARDINAL


... tout comme des Premières Nations ?...
Mohawks de Kahnawake - D'un autre temps

A (H1N1)  OTTAWA ENVOIE DES SACS À CADAVRES À DES RÉSERVES DU MANITOBA
Deux mauvais choix de Harper  -  LYSIANNE GAGNON
Harper en Arctique : Des pépins sur le chemin d’Harper  -  Murray Brewster
Bonne fête quand même, Canada  -  VINCENT MARISSAL
Voir aussi Grippe A (H1N1) :  Le Canada préoccupé par les autochtones
Et plus généralement, voir Premières Nations...

Et plutôt que pratiquer un prétendu fédéralisme d'ouverture, Harper n'aurait-il pas surtout réussi qu'à lancer une nouvelle ère de conflits entre Ottawa et les provinces ?...

Stephen Harper se moquerait-il donc totalement et ouvertement du Québec ?...

Angelo et les francos
Nomination controversée chez Harper - Le Québec? Bof...
Ottawa défend l'achat des F-35
En bref - Le PLC accuse Harper de négliger le Québec
Liberals accuse Stephen Harper of 'completely shunning' Quebec
Recensement: le Québec grand perdant
Gouverneur général: Ignatieff et Layton consultés, pas Duceppe
Financement des festivals : près de 12 millions inutilisés à Ottawa
L'appui du ministre Moore aux Canucks dérange des députés
Harper embauche des Québécois
Que reste-t-il du discours de Québec? - Vincent Marissal
Shawn Graham menace de poursuivre Ottawa
Québec veut des gestes concrets d’Ottawa  -  Tommy Chouinard

Voir aussi
Se pourrait-il que les Conservateurs ne se sentent aucunement concernés par la promotion du bilinguisme au Canada ?... Ou autrement dit, se pourrait-il que les Conservateurs ne voient pas vraiment la nécessité de réellement considérer le Québec en tant que peuple fondateur ?...

Et en fait, à force de ne réussir qu'à diviser toujours davantage le pays en tentant apparemment de faire en sorte que celui-ci ne soit plus qu'une réplique des États-Unis, et en s'évertuant même à imiter ces derniers dans leurs pires travers, les Conservateurs ne risquent-ils pas surtout de menacer notre pays d'éclatement pur et simple, dans la mesure où leur cirque ridicule ne pourra ultimement que réveiller et attiser l'attrait pour la souveraineté pour un peuple québécois chez lequel une telle option était jusque là considérée comme appartenant au passé ?
Lettres - Aux armes, citoyens!
Vers la séparation ?



Pourquoi Harper semble-t-il tant vouloir soutenir la torture ?...
La vérité toute nue

Détenus afghans - Sous la torture
Torture systématique à Kandahar

Ottawa a sommé Colvin de rendre ses documents
Canadian officials knew of Afghan torture claims: Documents
Vetting of Afghan detainee files left unfinished, panel says

4000 pages mais toujours pas de réponse, dit l’opposition

Détenus afghans: toujours pas de documents
Ottawa met la hache dans le comité spécial sur l'Afghanistan
Le Canada reconnaît avoir arrêté et transféré des mineurs en Afghanistan
Le gouvernement Harper dans l’embarras

LeCanada a fait ce qu’il fallait, dit MacKay
Les allégations de Richard Colvin se confirment, dit l'opposition
Le Canada a transféré 283 prisonniers afghans
Le SCRS utiliserait des renseignements obtenus grâce à la torture
En bref - Torture: un Afghan se vante
Détenus afghans - Le SCRS examinera sa participation aux interrogatoires
Publication de documents sur les détenus afghans - Ottawa nomme un «comité des sages»
Le SCRS pourrait avoir reçu des informations acquises par la torture
Scoring points with detainees
Outrage au Parlement: Peter Milliken donne le feu vert à l’opposition
Exit le dossier des détenus afghans?
The government seems to be inviting suspicion - Globe editorial
Détenus afghans - L'opposition peste contre l'obstruction d'Ottaw
Détenus afghans: le fédéral accusé de choisir les documents qu'il remet
Plus d'insurgés, plus de prisonniers, observe Peter MacKay
Torture: les détenus du Canada étaient épargnés

Le Canada transfère plus de détenus afghans que ses alliés
Afghanistan: Who are the heroes here?
De nouvelles allégations explosives
Preventing Afghan torture not our job, military policeman says
Détenus afghans: le gouverneur de Kandahar montré du doigt
Les risques de torture étaient connus, réitère Colvin
The case of the incurious investigator - Globe editorial

House of pain: Canada’s connection with Kandahar's ruthless palace guard
Public interest goes private - Globe editorial
Les journalistes doivent-ils être intégrés dans l'armée? - Michèle Ouimet
Détenus afghans: d'autres documents déposés
Prisonniers afghans: l'opposition doit se contenter de documents censurés
Torture des prisonniers et guerre en Afghanistan - Le temps de rendre des comptes
Détenus afghans: de nouvelles allégations inquiétantes, selon l'opposition
«Les Afghans torturent leurs femmes»
Détenus afghans - Ottawa jette de l'huile sur le feu
Opposition fumes as Tories release reams of redacted detainee files

Détenus afghans: Ottawa dépose des documents censurés

Mourir en secret : la question de la torture
Détenus afghans - L'opposition enclenche le processus d'outrage au Parlement
Détenus afghans: un comité pourrait dénouer la crise

Détenus afghans: le bras de fer s'intensifie
Détenus afghans: l'analyse des documents pourrait durer deux ans

Voir aussi
Et le cas d'Omar Khadr ne fait-il pas ressortir, à lui seul, tout ce qu'il peut y avoir de plus pourri dans la "gouvernance" des Conservateurs, ou plutôt dans leur absence de gouvernance, justement ?...

Détenus afghans - Ottawa défend le protocole de visite des prisons

All quiet on the Afghan-detainee front

Esquiver le Parlement
Un rapport américain confirme des cas de torture dans les prisons afghanes
Détenus afghans: Ottawa aurait été prévenu dès 2005
Détenus afghans: l'opposition exige une enquête publique
Documents sur les détenus afghans: un juge tranchera
Prisonniers afghans: Harper refuse de fournir des documents non censurés
Harper defiant in face of renewed detainee attacks
Détenus afghans: un député défie le gouvernement Harper
Comité sur l'Afghanistan - L'opposition aiguise ses armes
Détenus afghans: l'opposition réclame toujours les documents
Opposition presses ahead on detainees despite prorogation
Prisonnier afghan battu: l'armée canadienne exige une enquête
Les frais juridiques de Richard Colvin seront payés par Ottawa
Vers une abolition du comité des Communes sur la mission en Afghanistan?
Omar Khadr toujours en attente de son procès
Le Canada en Afghanistan
Le protocole critiqué

Torture: les Canadiens croient l'armée
La torture, un problème afghan

Torture: des audiences sans les députés conservateurs
Des cas d'Afghans agressés par des Canadiens?
La torture, spirale de violence
Un Algérien expulsé par le Canada aurait été interrogé sous la contrainte
McChrystal prône la tolérance zéro face à la torture  -  Hugo de GrandPré
Détenus torturés: Colvin réplique
Les conservateurs boudent le comité sur l'Afghanistan
Torture: les conservateurs boycottent le comité parlementaire
McKay réfute le rapport sur le gouverneur afghan
Soutenu par Ottawa, aujourd'hui accusé de torture
Détenus torturés: le gouvernement fait la sourde oreille
Démocratie ou barbarie -  Michel Lebel
Insultes, cynisme et satisfaction - Vincent Marissal
Torture des détenus: Harper ment selon l'opposition
Harper torture la vérité - Vincent Marissal
Un détenu transféré par le Canada a été torturé
Tous les partis de l'opposition demandent la démission de MacKay
Prisonniers afghans: le NPD réclame la tête de MacKay
L'immunité des tortionnaires - Yves Boisvert
Prisonniers afghans: les perceptions au détriment de la protection
Le ministre MacKay accusé de cacher la vérité
Canadiens torturés: les efforts de médiation avec Ottawa échouent
L'Afghanistan aurait refusé le transfert de prisonniers
Torture: l'opposition mise sur d'autres dénonciateurs
Détenus torturés: l'alerte a bel et bien été lancée dès 2006

Stephan Hashemi contre l'Iran... et le Canada
Obama, allié de Stephen W. Harper - Vincent Marissal
Des documents censurés déposés au comité

Risques de torture: la Croix-Rouge avait prévenu Ottawa
Prisonniers afghans: Harper dit non à une enquête publique

L'opposition en faveur d'une enquête sur le sort des détenus afghans
Détenus afghans: les libéraux se défendent d'avoir critiqué les militaires
Torture: l'opposition réclame les documents
Détenus torturés: Ottawa était préoccupé dès 2006
Torture en Afghanistan: le Canada savait dès 2006
Faute d'immunité, Colvin ne déposera pas ses rapports au comité
Prisonniers afghans: l'opposition veut voir les documents
Ottawa a suspendu trois fois les transferts de prisonniers

Hillier conteste la version de Colvin
La torture existe, M. Harper - Michèle Ouimet
Prisonniers: les partis se renvoient la balle
TORTURE DES PRISONNIERS  Une agence afghane dresse un sombre portrait
Le pire Harper - André Pratte
Torture: de nouveaux rapports mis de l'avant par l'opposition
Détenus torturés: l'opposition réclame une enquête publique
« LES DÉTENUS ONT ÉTÉ TORTURÉS »  -  Malorie Beauchemin
Le courage d'un jeune diplomate  -  MICHÈLE OUIMET
Omar Khadr sera jugé en sol américain
Omar Khadr serait-il finalement non-coupable ?...
Afghans torturés: l'opposition talonne le gouvernement
Pas besoin de devenir un monstre  -  PATRICK LAGACÉ
Omar Khadr : La Cour suprême tranchera  -  Malorie Beauchemin
Journée cruciale pour Omar Khadr  -  AGNÈS GRUDA
J’ai honte  -  ALAIN DUBUC
Réactions à la décision d’Ottawa  -  Hugo de GrandPré
Un jeune détenu de Guantánamo renvoyé en Afghanistan
Omar Khadr : Le gouvernement portera la cause en Cour suprême
LE GOUVERNEMENT HARPER  ENCORE GIFLÉ    -  Louise Leduc
Un jugement crucial  -  AGNÈS GRUDA
Notre Guantánamo ANDRÉ PRATTE
L’ombre de George W. Bush -  Alain Dubuc
Les repères perdus - ANDRÉ PRATTE
Les services secrets canadiens blâmés dans l’affaire Khadr
Au diable Khadr... et la Charte- VINCENT MARISSAL CHRONIQUE
OMAR KHADR - Ottawa porte en appel la décision de la Cour fédérale
Le barbarisme de Stephen Harper - Stéphane Giroux, Montréal
La Cour fédérale ordonne à Ottawa de rapatrier Omar Khadr
GUANTÁNAMO  Omar Khadr veut se séparer de ses avocats militaires

Torture : de nouvelles règles... qui ne semblent pas changer grand chose...
La cour diplomate  -  André Pratte

Voir aussi Comment dénoncer la torture tout en l'excusant chez soi...

Devant les accusations, le gouvernement Harper ne saurait-il donc faire autre chose que de tirer sur le messager ?...

Torture: Peter MacKay réfute les propos d'un interprète


Et comment s'obstiner à ne rien dévoiler sans ne faire ainsi  que prouver d'autant plus qu'on a justement quelque chose à cacher ?...

Parliament must be trusted with state secrets

Accès à l'information: le PCC obtient la note «F»
La culture du secret - Lysiane Gagnon
Canada’s access axis
So much for promises of open government
Brouillard persistant
The Guergis and Afghan message: Loose lips still sink ships - Jeffrey Simpson
Transparence à Ottawa - L'idéal perdu
Détenus afghans - Faire la lumière
La culture du secret
Guergis: les rumeurs n'arrêteront pas tant que les allégations seront secrètes
Les allégations s'accumulent au sujet d'Helena Guergis


Le Canada aurait-il donc tout simplement mis de côté sa tradition de respect envers les droits de la personne, dans son empressement à suivre Washington et sa lutte au terrorisme ?...

(Les Conservateurs se moqueraient-ils des droits de la personne ?...)
Révélations gênantes pour l’ancien patron du SCRS

Les fuites de WikiLeaks - Espionnage de diplomates à Ottawa: Cannon n'est pas inquiet
« Le Canada a perdu sa vision »  -  AGNÈS GRUDA

Et comment pouvons-nous faire la morale aux autre pays si on ne commence pas d'abord par s'occuper des problèmes que l'on crée nous même à travers le monde ?...
Harper parle de droits humains à Shanghai

Le marathon chinois de Stephen Harper
Mauvais timing pour le voyage de Harper en Chine

Voir aussi Les Conservateurs feraient-ils pâlir notre image ?

Les Conservateurs seraient-ils prêts à soutenir les régimes les moins recommandables, dans le seul but de s'enrichir ?...
Harper dit oui aux demandes de censure chinoise
Nucléaire: Ottawa incité à la prudence
Harper complète son séjour en Inde


Se pourrait-il donc que le gouvernement Harper n'éprouve pas trop de scrupules à soutenir des dictatures, après tout ?...

Gel des avoirs par Ottawa - Deux poids, deux mesures pour Ben Ali et Kadhafi?

Les Conservateurs s'accrocheraient-ils encore à la logique de la Guerre Froide ?...
DES DÉPENSES INUTILES?
UNE CAUSE NATIONALISTE PARFAITE

Canada, take note: Here’s how to resolve maritime disputes
Souveraineté dans l'Arctique: évitons la guerre froide
Ignatieff: «Harper joue à la guerre froide»
It’s time to resolve our Arctic differences
Arctique: Cannon accuse les Russes de «jouer des jeux politiques»
Cannon critique un plan russe au Pôle Nord
Arctique: une autre épreuve de force entre le Canada et la Russie
With Colombian free-trade deal, Ottawa pushes the 'right side' of Latin America
Stephen Harper critique le régime de Pyongyang
Pas de guerre diplomatique avec la Russie, mais...
Une expulsion qui ravive les tensions
Cuba: une belle occasion manquée - VINCENT MARISSAL

Se pourrait-il donc que le gouvernement Harper soit en train de faire perdre au Canada toute la crédibilité que ce pays a pu susciter à l'échelle internationale ?
Now that Canada's Tory blue, Stephen Harper's rekindling old alliances

The Harper Doctrine: Conservative foreign policy in black and white

Et se pourrait-il que les maladresses de Harper doive coûter au Canada ce qui ne peut que devenir une de ses plus importante relation commerciale, soit celle avec la Chine ?...
Êtes-vous fier de votre PM? - Alain Dubuc

Harper critiqué: il a récolté ce qu'il a semé, dit Bob Rae
Petite révolution touristique
Harper rabroué en Chine

Harper essuie les critiques de dirigeants chinois
Chine: Harper dit que les droits humains restent une inquiétude
Mauvais timing pour le voyage de Harper en Chine
Harper doit «payer les pots cassés»

L'«espion» qui vit dans une église
Harper et Ignatieff en route vers la Chine

Les Conservateurs pensent-ils vraiment faire avancer quoi que ce soit en ne faisant que bouder les autres nations ?...

Ottawa a refusé de rencontrer des dignitaires nord-coréens

Commonwealth: le Canada n'appuie pas la candidature du Sri Lanka

Les Conservateurs s'accrocheraient-ils à des modèles dépassés ?... (Ou autrement dit : ce pourrait-il donc que le gouvernement conservateur manque cruellement de vision ?... ou encore : les Conservateurs se seraient-ils tout simplement campés du mauvais côté de l'histoire ?...)
Merkel leads pro-bank-tax forces against Harper
Duceppe: «Le Canada ne mérite pas un siège au Conseil de sécurité»
Bottom line: Canadian banks should pay their fair share
Ottawa s'opposera à une taxe mondiale sur les banques
Taxe mondiale sur les banques - Le Canada encore plus isolé
Harper mettra l'accent sur l'environnement à Davos
Le G8 passe avant le G20
Le « club des riches » a-t-il fait son temps ?  -  Marc Thibodeau
Stephen Harper brandit l’étendard du libre-échange

En fait, ce pourrait-il que les Conservateurs ne comprennent rien à la diplomatie ?...
Lettres - Mise à l'écart du Canada
The visa for visiting Mexicans has run its course - Globe Editorial
Visas: le Mexique devra être patient
Calderón déplore le visa exigé aux Mexicains
Visa obligatoire: deux fois moins de touristes mexicains au Canada
Un ancien PM haïtien dans les limbes juridiques canadiens
Canada-Mexique: la querelle des visas a assez duré, dit le Bloc
Une ancienne ministre refoulée au Mexique
Ottawa songerait à imposer un visa aux Slovaques
Conservatives follow recipe for foreign-policy decay
While Mexicans fume, Canada's reputation and revenues take a hit - Jeffrey Simpson
L'UE menace de réintroduire des visas pour les diplomates canadiens
Jean Chrétien déplore le recul du Canada
Le beigne et le fantasme  -  André Pratte
Ottawa veut désamorcer le protectionnisme américain
Le Canada persiste et signe  -  Agnès Gruda
Visas aux Mexicains : Une pression inutile  -  Michael Rathier
Une décision irréfléchie  -  Raymond Tousignant
Le Mexique impose des visas aux officiels et aux diplomates canadiens
Des visas pour les Canadiens dans toute l’Europe ?
Obligation d’obtenir un visa pour entrer au pays  Tchèques et Mexicains sont ulcérés

Les Conservateurs démontrerait-ils une attitude de fermeture par rapport à pratiquement tout le reste de la planète ?...

La politique de la porte fermée
Réforme sur les réfugiés: l'ONU met le Canada en garde
Un rapport prône une révision de la liste d’interdiction de vol

Voir aussi Les Conservateurs seraient-ils tout simplement racistes ?...

Les Conservateurs pousseraient-ils leur effronterie jusqu'à afficher béatement un soutient inconditionnel et unilatéral envers Israël ?...

Et d'ailleurs, à force de n'offrir au monde d'autre impression que celle d'un pays qui ne cherche qu'à se replier sur lui-même, les
Conservateurs ne sont-il pas en train de ne réussi qu'à pratiquement isoler le Canada du reste du monde ?...
Summit musical chairs: Canada's seat is at risk
Harper's bank-tax victory has left some scars

Le gouvernement conservateur se moquerait-il donc tout simplement d'à peu près tout ce qui peut se passer sur la planète, ou plus précisément de tout ce qui peut se passer en dehors de nos frontières ?...

The dismantling of Canadian democracy promotion, brick by brick

La politique étrangère du gouvernement Harper ne se résume-t-elle donc qu'à aller chez les autres pour se vanter ?... Et qui plus est, de quoi au juste les Conservateurs peuvent-ils bien se vanter, si ce n'est d'avoir offert une performance médiocre là ou celle des autres s'est tout simplement avérée catastrophique ?...

Why Canada shouldn’t strut on the global stage

L'économie canadienne vantée sur trois continents

Voir aussi Harper n'est-il donc capable de se trouver lui-même d'autre mérite que celui d'être supposément moins pire qu'un autre ?...

La super campagne des Conservateurs pour un siège au Conseil de sécurité de l'ONU n'aura-t-elle donc servi qu'à illustrer un désaveu pur et simple de la politique étrangère du Canada, et ce, de la part de rien de moins que la planète en entier ?...

Conservative voters: rock-solid by reflex

Canada said things, but just wasn’t there
The Economist on Canada’s UN rejection

Un siège au Tim Horton
Les faiblesses d'un plan de match
Défaite du Canada à l'ONU - Confusion autour de l'appui américain
Le Canada a été abandonné, croit un expert
Esprit de Lester B., es-tu là?

Quand on sème du chiendent

Humiliation diplomatique

Canada-ONU - La honte !
HUMILIANTE DÉFAITE

« C’est un recul important », dit un ancien ambassadeur

La gifle

Le Canada reçoit une gifle à l'ONU
Canada must rebuild its diplomatic resources
Le déclin du Canada
Conseil de sécurité: le Canada jette l’éponge
Canada abandons UN bid in embarrassing turn for Harper

Canada quits race for UN Security Council seat
Chérie, j’ai réduit le pays…

Une campagne tous azimuts

Le Devoir aux Nations unies - Conseil de sécurité: le Canada a fait le plein d'alliés
Why Canada shouldn’t strut on the global stage

Se pourrait-il donc qu'il n'y ait pas seulement à l'économie que les Conservateurs appliquent la "logique" du laisser-faire économique ?...
Stephen Harper's worrying drift

Ce gouvernement prendrait-il plaisir à s'empêcher lui-même de gouverner ?...

Un autre Canada
Gouvernement Harper - Sous haute surveillance
Le Parlement de la stagnation
Une année perdue à Ottawa
Projets de loi sur la justice - Les conservateurs ont boudé l'aide des libéraux

Se pourrait-il donc que les Conservateurs n'aient tout simplement pas compris qu'il faut quand même savoir démontrer un peu plus qu'une capacité à "laisser faire" afin de favoriser la croissance économique ?...
Canada in danger of missing the boat in the Arctic - Globe editorial


Se pourrait-il donc que les Conservateurs ne sachent tout simplement pas gérer l'économie ?...

Le déficit éliminé, la dette aura bondi de 40% 
Ottawa's GST cut a mistake
Le contribuable, vache à lait d'Ottawa
L’économie à la sauce électorale
It could be worse, Stephen Harper could really be an economist - Gerald Caplan
If Stephen Harper’s an economist, I’m the Queen of Sheba

Ottawa should just show spending restraint

Se pourrait-il donc que les Conservateurs ne se soient tout simplement pas montrés assez responsables pour mériter qu'on leur confie la gestion du budget fédéral ?...

Manque de prudence
The feds are spending billions without looking at the bill

Les Conservateurs seraient-ils encore dans la logique du laisser-faire économique, même en pleine récession ?... Ou autrement dit, les Conservateurs entretiendraient-ils, vis-à-vis de l'économie, la même négligence qui a justement mené à la récession, et qui pourtant avait jadis causé la Grande Dépression ?...
L’énoncé maudit de Jim Flaherty
La crainte des banques - Le déni de Flaherty
Pas de second plan de relance de la part d'Ottawa, dit Flaherty
Dispute concernant les projets d’infrastructures
Industrie Canada reste passif devant la possibilité d'une récupération canadienne de Nortel
Visas aux Mexicains : Une pression inutile  -  Michael Rathier
Financement fédéral des infrastructures provinciales  Ottawa tarde à payer, accuse le NPD
Forêt : Ottawa se tire dans le pied
Hubert Lacroix s’en prend à l’« inaction » des gouvernements
Les associations de consommateurs restent sur leur faim

Le jovialisme économique des Conservateurs ne serait-il pas en bout de ligne que de la pure irresponsabilité ?...

Un déficit temporaire, dit Harper

Mais surtout, le gouvernement Harper ne se moque-t-il pas tout simplement de nous lorsqu'il prétend pouvoir retrouver l'équilibre budgétaire sans même se donner la peine de donner une raison de croire que cela pourrait en fait être réalisé ?...
Hope keeps Flaherty's balanced budget afloat
Spending now, restraint later – after the next election - Jeffrey Simpson
Peut-on croire Jim Flaherty? - Alain Dubuc
Crédible... sur papier - Claude Picher

Budget fédéral - Pourvu qu'il fasse beau !

Flaherty is cracking the whip but can he really tame the deficit?
La crédibilité de Jim Flaherty - Claude Picher
Lunettes roses à Ottawa - Alain Dubuc
Christian Paradis: «il va falloir rétablir l'équilibre budgétaire»
La croissance économique n'effacera pas le déficit fédéral
La foire aux illusions  -  CLAUDE PICHER
Où est le plan de M. Flaherty?  -  ALAIN DUBUC

Et peut-on vraiment penser rétablir l'équilibre budgétaire en n'ayant recours qu'à des coupes, en partant ?...
Can Ottawa tame its deficit beast?

Et pourtant, le Canada n'a-t-il pas déjà été un leader mondial en matière de lutte au déficit ?...
British politicians hang hopes on comparisons to Canada


Les Conservateurs ne commenceraient-ils pas un peu trop tard à se soucier de l'économie ?... Et surtout, les "mesures" qu'ils proposent à cet effet ne seraient-ils encore que des écrans de fumée destinés à mieux camoufler leur inaction, comme cela semble d'ailleurs être le cas pour à peu près tous les autres dossiers ?...

Le talon d'Achille de M. Harper - Alain Dubuc

Le gouvernement s'attaque à la situation alarmante de l'emploi

La "gestion" que les Conservateurs "font" de l'économie ne se réduirait-elle qu'à suivre à la lettre leur petit crédo idéologique ?...

Five years later, Harper has made Canada more conservative

Taxing the über-rich would reduce the deficit and social resentment

Se pourrait-il donc que ce gouvernement ne gouverne en fonction de nul autre objectif que ses propres intérêts électoraux ?...

This was not a conservative budget - Globe editorial

UN BUDGET INUSITÉ

La sharka du prunier

Programme électoral

This is not a conservative budget

Les Conservateurs ne légifèreraient-ils donc qu'en fonction de considérations bassement éléctoralistes ?

La loi comme un drapeau


"L'agenda" conservateur ne serait-il donc qu'une liste de caprices partisans ?

Canada’s big problems need more than small thinking


Se pourrait-il que le gouvernement Harper ne se préoccupe que de ce qui peut lui-même l'avantager à court terme, et même lorsque ce n'est rien de moins que l'avenir économique du  pays qui est pourtant en jeu ?...
Discours du Trône: «de la regurgitation», dit Ignatieff

Tout ça pour ça?
Balanced budgets are lifesavers in turbulent times - Jeffrey Simpson
Le déficit structurel du Canada inquiète 

Les Conservateurs iraient-ils même jusqu'à renier le jeu de la concurrence et du libre-marché, dont ils sont pourtant les premiers à se prêcher les mérites ?...

Why this aversion to tendering contracts?

Un milliard de plus en contrats sans appel d’offres
Un jeu dangereux
Potash investment: friends with net benefit - Globe Editorial

Economic chauvinism in 2010? Barking mad!
La vente de PotashCorp bloquée

Se pourrait-il donc que le gouvernement Harper n'éprouve en fait aucun scrupule à gaspiller les impôts des Canadiens ?....

Retombées économiques du F-35 - Le Pentagone est moins optimiste que le gouvernement Harper
F-35: les conservateurs ont négligé la concurrence

Le gouvernement Harper se moquerait-il tout simplement de l'économie canadienne, surtout du moment qu'il peut faire lui-même des économies ?...

Des épinglettes de la mauvaise couleur
Un symbole canadien made in China

Les politiques économiques des Conservateurs n'auraient-elles donc pour effet que de profiter aux plus riches, et donc d'accroître l'inégalité, en bout de ligne ?...

Turning elitist proposals into populist ones

Harper, champion de la classe moyenne?
Tories’ income splitting another nail in tax coffin - Jeffrey Simpson

Le temps d’y penser


Harper irait-il jusqu'à se moquer des citoyens lessivés par des fraudeurs qui savent que rien ne sera jamais fait pour les arrêter ?...
Fraude : Le bon tournevis?  -  ARIANE KROL

Les Conservateurs auraient-ils tout simplement tendance à ne rien faire ?...

Inévitables, les élections?

G8/G20: un ordre du jour vide, dit Ignatieff
Le train manqué  -   François Rebello
Voir aussi Harper laisserait-il même tomber la santé des Canadiens ?...

Se pourrait-il donc que ce gouvernement n'aie tout simplement pas plus d'agenda que de vision ? (... Si ce n'est en fait un agenda secret pour une vision de division ?... )
In search of lost Conservative substance

Northern tour symbolic, but not much more

Le gouvernement conservateur ferait-il donc le contraire de ce qu'il prêche, et notamment au niveau de l'économie ?

Stephen Harper’s Conservatives to pony up $190,000 for doughnuts




Harper n'est-il donc capable de se trouver lui-même d'autre mérite que celui d'être supposément moins pire qu'un autre ?...

For Harper, no news is good news for his legacy

Se pourrait-il donc que ce gouvernement n'ait d'autre agenda que l'aveuglement idéologique pure et simple ?...

Pardon: le taux de récidive ne justifie pas les restrictions
Harper contre la machine
Politique canadienne - Obsessions conservatrices
The Tories are running on empty, so don’t expect much progress

Stephen Harper se servirait-il donc de la lutte au déficit comme prétexte pour donner libre cours au mépris qu'il semble systématiquement témoigner envers toute forme de mission sociale du gouvernement ?

Coupes conservatrices - Ce qui dérange
Ressources humaines - Ottawa coupe en catimini

Quelles sont donc les priorités de ce gouvernement ?...

Fund pathways to education, not to prison

Le sens des priorités du gouvernement Harper

Dépenses fédérales - Ottawa donne aux prisons et coupe en environnement

Et surtout, voir aussi...
Les Conservateurs se moqueraient-ils touts simplement de l'environnement ?
Les Conservateurs ne seraient-ils pas surtout en train de nous isoler, en s'obstinant à ne tenir qu'à bloquer tout avancement dans ce dossier ?...
et
Les "politiques" des Conservateurs ne seraient-elles en fait que des "écrans de fumée" n'ayant d'autre but que de dissimuler leur propre inaction ?...

Le gouvernement conservateur ne saurait-il donc faire autre chose que de conserver le pouvoir ?...

Cinq ans de pouvoir minoritaire - Le survivant

En fait, à travers la "gestion" qu'ils font de l'environnement, et surtout à travers l'absence de cette dernière, les Conservateurs ne sont-il pas en train de dépouiller le Canada de sa propre souveraineté ?...

Espace aérien - Les béni-oui-oui
Le Tea Party par la bande
Ottawa assujetti à Washington
Le marché du carbone va attendre
Le 51e État
Émissions de GES - Une politique made in USA

La vraie sottise - Alain Dubuc

Et en fait, le Canada prendrait-il donc plaisir à se défaire lui-même de sa souveraineté, du moins depuis qu'il se trouve sous la gouverne des Conservateurs ?...

The United States of Canada
Monarchie britannique et gouvernement Harper - La refonte des bases symboliques du Canada
Les lubies de Monsieur Harper
Trading away from the USA (again)
Here’s a royal suggestion - JEFFREY SIMPSON
Lettres - Notre patrie, le Canada
Lettres - Quand le Canada s'émancipera-t-il de l'Angleterre?
Marine et aviation royales - Rétrograde Harper
Un pays colonisé

Le colonial
Portrait de la reine - Leçon politique
Affaires étrangères et Défense - Une alliance poussée à l'extrême

et par ailleurs...

Les Conservateurs bloqueraient-ils en fait le progrès non seulement pour le dossier de l'environnement, mais en fait pour pratiquement tous les dossiers d'importance ?... Ou autrement dit, pour les Conservateurs, être "conservateur" ne veut-il pas surtout dire être "contre le progrès" ?...
Le billet vert en chute libre


Les Conservateurs nous enfonceraient-ils dans une guerre aussi absurde que sans issue ?...

Afghanistan–Canada, même fouillis? Un succès remarquable ?

Les Conservateurs ont-ils une quelquonque crédibilité lorsque vient le moment de critiquer les autres ?...
Promesses non tenues en matière d’aide au développement  Harper sermonne les autres pays du G8

Harper aurait-il par ailleurs une petite tendance à vouloir jouer au dictateur ?...


Et son gouvernement aurait-il même une tendance à se prendre pour Big Brother ?...

Deux programmes préoccupent la commissaire à la vie privée


Les Conservateurs auraient-ils aussi une petite tendance à se mêler de ce qui ne les regarde pas ?...
Les droits des femmes doivent primer, dit Verner  -  Tommy Chouinard

Les Conservateurs savent-ils seulement ce qu'ils font ?
Le Wapikoni mobile, fleuron du Canada !
Composition de l'Assemblée constituante - Ottawa interdit le vote de Tunisiens sur son territoire
Cinéma - Ottawa porte un coup aux jeunes créateurs autochtones
Vic Toews, un vrai dur
MacKay défend le travail de l’armée

L’honorable et les terroristes
F-35: la note risque d'être trop salée
Le Canada tourne le dos aux Roms
Stephen Harper does the UN - but shouldn't - Gerard Caplan
Des députés s'étonnent que Harper dise ne pas suivre l'actualité
OTTAWA  La nomination de Pharès Pierre de nouveau contestée
Le ministère de l’Immigration savait  -  Hugo de GrandPré
Ministre congédiée après une subvention... à la fierté gaie !...
Ottawa bloquera les réfugiés haïtiens qui transitent par les É.-U.
Une impression d’arbitraire  -  Marc Cassivi

Le fédéral refuse de financer Divers/Cité
Un organisme voué à l’éducation pourrait disparaître

Les Conservateurs se rendaient-ils maintenant coupables de mesures discriminatoires ?...
Dans un pays près de chez vous
«C'est mieux de refuser des gens que d'avoir de la difficulté à en attirer»
De plus en plus d’exclus des rassemblements conservateurs

Le gouvernement conservateur serait-il tout simplement inhumain ?...

Jail is no place for the mentally ill


Les Conservateurs chercheraient-ils donc à faire d'eux-mêmes des champions de l'intolérance ?...

When guilt by association wasn’t the Canadian way

Les Conservateurs seraient-ils nos Républicains ?
La réforme est inéquitable, dit l’opposition - HUGO DE GRANDPRÉ

Harper à l'écoute de la droite religieuse
Le gouvernement Harper - Inspiré par George W. Bush - Bernard Descôteaux
Droits des gais retirés d'un guide: Kenney nie tout
Triste sort réservé aux gais
Les droits des gais retirés d'un guide remis aux immigrants

La lutte contre la drogue qui tue - Yves Boisvert
Prêts et loi islamique: Ottawa mis dans l'embarras
Harper savait dès le 1er juillet, clame l’opposition  -  Agnès Gruda
Punition plutôt que réinsertion  -  Mathieu Perrault
Ministre congédiée après une subvention... à la fierté gaie !...
Une impression d’arbitraire  -  Marc Cassivi
Le nombre de crimes et leur gravité en baisse
Un double discours - Le gouvernement Harper veut renforcer la sécurité publique, mais cherche à abolir une partie du registre des armes à feu
Pot - Un projet de loi sur le inquiète l’opposition

Les Conservateurs seraient-ils d'ailleurs à la botte des extrémistes religieux ?...
Hidden in plain sight: the evangelical factor

Promoting pluralism abroad must be a foreign policy pillar

Des fous de Dieu chez les conservateurs
Conservateurs et Opus Dei à la même table
Opus Dei: Ottawa se fait rassurant
The real cultural warrior arrives on the battlefield

Voir aussi Le gouvernement Harper menacerait-il le droit des femmes à l'avortement ?...

Les Conservateurs seraient-ils tout simplement racistes ?...
Les conservateurs veulent éliminer la discrimination positive dans l'embauche
La politique de la porte fermée
Réforme sur les réfugiés: l'ONU met le Canada en garde
Un rapport prône une révision de la liste d’interdiction de vol
Ottawa bloquera les réfugiés haïtiens qui transitent par les É.-U.

Voir aussi Les Conservateurs démontrerait-ils une attitude de fermeture par rapport à pratiquement tout le reste de la planète ?...

Les Conservateurs ne gouverneraient-ils donc que par la peur, même non fondée ?...

M. Harper, il est moche, votre Canada

Harper government misguided in its tough-on-crime approach
La justice après C- 10
La soif de vengeance
There is no crime epidemic - Jeffrey Simpson
Ottawa's new war on crime, waste and other bad things – like facts
Scary are the Tory measures to combat crime - JEFFREY SIMPSON

The ideology and the reality of law and order
JUSTICE À L’AVEUGLE

En retard d’une révolution
The Conservatives’ crime obsession is not magnificent - Globe Editorial
Même dureté, mêmes critiques
Putting politics before public safety
Ottawa’s drug problem: The penalty doesn’t fit the crime
Lutte contre le crime - Anachronique Harper
Pardon: le taux de récidive ne justifie pas les restrictions
Tories judge evidence of falling rates inadmissible - Jeffrey Simpson
Moins de crimes, mais plus de prisons
Nouvelle baisse de la criminalité
Le populisme sécuritaire
What are Canadians really afraid of when it comes to crime?
Tories twist crime stats to build more prisons
Playing the politics of slogans and fear - Jeffrey Simpson
Y a- t- il plus de crimes?


Essentielle, la répression

Lettres - C-10 et les chiffres sur la criminalité

Les Conservateurs seraient-ils en train de nous refiler en douce l'imposition d'un système pénal punitif à l'américaine ?...
Projet de loi C-10 - Des normes internationales de protection de l'enfance
Harper machiavélique
Canada’s youth crime plans bewilder international observers
Ontario PCs conjure images of chain gangs
Canada warned not to follow U.S. tough-on-crime ‘mistakes’
Puritanism could be a winner
Sécurité publique: un enjeu électoral?
Stockwell Day's prisonyard of dreams
Stockwell Day cites 'alarming’ rise in unreported crime to justify new prisons
A second chance or a boot in the face
La face cachée du casier judiciaire
With ex-cons, forgiveness should not be by rote
Plants de marijuana: le PCC ressuscite son projet de loi
Les conservateurs veulent faire annuler la «dernière chance»
Making things worse for young offenders
Le respect de la loi
Jeunes contrevenants: Ottawa présente une réforme adoucie
Jeunes contrevenants: Ottawa promet une loi avec plus de mordant
Random breath tests would be too intrusive
La méprise du sénateur Boisvenu - Que gagneront les victimes à la prison que l'on propose ?
Le modèle québécois est menacé, estime le Bloc
Jeunes contrevenants: Harper récidive
Le contrat du «chien de garde» de la GRC n'est pas renouvelé
Code criminel: Duceppe prend le cas Lafleur en exemple
Punition plutôt que réinsertion  -  Mathieu Perrault

Et d'ailleurs, n'est-ce pas surtout nous-mêmes qui semblons devoir en payer le prix ?...

Lawyers group balks at Harper’s get-tough-on-crime agenda
Crime laws and our deteriorating prisons - Globe Editorial
Let’s build opportunity, not prisons
When jails become a jobs program
Harper Tories split with friends abroad on crime policy - Globe editorial
Prisons fédérales 35% plus de prisonniers d'ici trois ans
Condamnés à payer - Ariane Krol
The prison spending boom - Globe editorial

Les Conservateurs seraient-ils donc en train de donner à la violence tous les moyens d'être perpétrée?...
Harper et l’émeute de Montréal-Nord

Libre opinion - Le registre des armes à feu, un gage de sécurité
M. Layton, comportez-vous en homme d'État!
Moins de crimes violents
Tout se peut
Les policiers canadiens veulent garder les armes d'épaule dans le registre
Jack Layton interpellé par un survivant de Dawson
À la défense du registre des armes à feu
Cri du coeur pour le registre des armes à feu
Triste et fâchée - Marie-Claude Lortie
Polytechnique, 20 ans après: «Quatorze fins du monde» ?...
La chasse au registre des armes à feu est ouverte
Anniversaire du 6 décembre: le ton monte aux Communes
Registre des armes à feu: la bataille se prolonge
Manque de leadership  -  Heidi Rathjen
Un vote inquiétant - André Pratte
Registre des armes à feu: le projet de loi fait son chemin
Registre des armes à feu : les Conservateurs sortent l'artillerie lourde

Voir aussi Violence

Et si ce cher registre ne s'avérait peut-être pas si indispensable ?...
MAUVAISE CIBLE

This registry doesn’t register - Globe Editorial
Getting beyond emotion on long-gun registry
Your Views: In defence of the gun registry

Gun control: Crime and the registry

Un registre inutile

Et si ce débat était tout simplement mal posé ?...
Gun-list debate way off target


Le Parti conservateur serait-il donc devenu le parti de la régression ?...

Policy-pinched Liberals eye home-care plan

Les Conservateurs savent-ils remonter leur image autrement qu'en attaquant celle des autres ?...
What if Stephen Harper’s previous views were used against him? - Jeffrey Simpson

Tory attack ads pack a punch that leaves Liberals reeling
Harper s’excuse auprès d’Ignatieff
Chacun son torchon  -  André Pratte
Triste dérapage du PC  -  Olivier Lemieux

PUBLICITÉS CONSERVATRICES  Des libéraux défendent le Bloc
Les pubs contre Ignatieff n’ont pas fait mouche
Les gaufrettes d’Iggy, les enveloppes de Mulroney -  VINCENT MARISSAL
Les conservateurs lancent une offensive publicitaire contre Michael Ignatieff
Le bilan du PC parle de lui-même, selon Ignatieff

Le début de la salle campagne

Les Conservateurs sont-ils vraiment guidés par quoi que ce soit d'autre que la partisannerie, si ce n'est par l'électoralisme en tant que tel, comme un tel comportement tend d'ailleurs à le suggérer ?...
Would Tories use an Ignatieff clip out of context? ‘Yes! Yes! Yes!’
Attack the policies, not the person - Jeffrey Simpson
Ça promet!
It’s a risky time for attack ads
Majorité conservatrice
Harper’s senators: Conservative, diverse and obedient

Sénat - Contrôle total
Le refus de l'intelligence
Ottawa exige une recension des affiches du plan de relance
Les libéraux dénoncent les nominations partisanes des conservateurs
Sénat: Harper protège son budget
Harper nomme un partisan conservateur au Sénat
Just stop doing this
L'opposition critique une nomination «partisane»
Les politiques s’invitent aux olympiques
Les conservateurs contrôleront les deux chambres du Parlement
Les cinq nouveaux sénateurs renforcent la position des conservateurs

Crise majeure à Droits et démocratie
Stratège d'abord, premier ministre ensuite - Vincent Marissal
Les conservateurs n'auront pas carte blanche au Sénat
Ottawa a dépensé 400 millions en publicité en cinq ans
 PUBLICITÉ FÉDÉRALE  La grippe avant les Jeux
Ignatieff veut limiter la propagande politique
Bisbille autour d'envois postaux conservateurs
Les libéraux accusent Harper de multiplier les nominations partisanes
Des bouteilles à l'effigie du Parti conservateur
L'opposition critique le guide pour les immigrants
Flamme olympique: le PC accusé de partisanerie
L'indécence  -  VINCENT MARISSAL
Une enquête sur les chèques des conservateurs
Les libéraux dénoncent la «propagande» des conservateurs
Publicités gouvernementales à des fins partisanes : Les conservateurs violent la loi, accusent les libéraux - Malorie Beauchemin
Jeux Olympiques : Un logo jugé trop partisan - Malorie Beauchemin
Dispute concernant les projets d’infrastructures
Le sénateur Demers à la rescousse  -  Vincent Marissal

Deux mauvais choix de Harper  -  LYSIANNE GAGNON
Vague de nominations partisanes à Ottawa
Orgie bleue au Sénat  -  VINCENT MARISSAL
L’orignal dans le Sénat  -  YVES BOISVERT

Harper fait au moins six nominations partisanes à des postes clés
9 millions de fonds publics -  VINCENT MARISSAL


Les Conservateurs verseraient-ils même dans la manipulation de l'information, sinon l'art de la propagande ?...

Harper s'intéresse à Sun TV News

Les Conservateurs iraient-ils jusqu'à s'en prendre directement à quiconque ose les critiquer ?... Ou autrement dit, se pourrait-il que, sur les questions idéologiques tout au moins, le gouvernement Harper ne se comporte pas mieux que la plus basse des dictatures, tout simplement ?...
Le contrat du «chien de garde» de la GRC n'est pas renouvelé


Les Conservateurs ne se soucieraient-ils donc que des perceptions populaires, même aux dépens de la raison et des faits ?...

Pas d’excuses pour Helena Guergis
Le monde selon Harper

Les Conservateurs iraient-ils donc jusqu'à déformer sciemment la réalité, et ce de sucroît sur une base apparemment systématique ?

Financement international - Du toupet!
Stealth jets, brought to you by a spin machine on steroids - Jeffrey Simpson

Les Conservateurs n'hésiteraient-ils donc pas à déformer la réalité afin de mieux servir leurs propres intérêts ?...
Not exactly an economic gold medal

Les Conservateurs seraient-ils donc de mauvaise foi ?...

Stockwell Day stands his ground on crime stats
Hallucinations - André Pratte
Sound the alarm on Stockwell Day’s statistics - Globe Editorial

Stockwell Day scrapes the bottom of the barrel

A voice in the wilderness: Bob Rae weighs in on census

Stockwell Day cites 'alarming’ rise in unreported crime to justify new prisons

Les Conservateurs ne seraient-ils donc que des menteurs ?...

« C’est un abus du Parlement »
Oda and accountability
Financement de Kairos - Outrage aux électeurs
La pression s’accroît sur Bev Oda
Bev Oda’s serious transgression - Globe Editorial
Opposition steps up pressure for Oda resignation over altered document

Abus de mensonges
Financement de Kairos: l’opposition demande la tête de Bev Oda
Believe me, you can’t trust anyone- Gerard Caplan

Se pourrait-il donc que les Conservateurs ne se satisfassent pas de ne pas remplir leurs propres promesses, et iraient-ils en fait jusqu'à faire précisément le contraire ?...
Waiting for smaller government? Don’t hold your breath - Jeffrey Simpson

Ce gouvernement serait-il carrément en train d'essayer de contrôler l'information ?...

Médias: l'influence conservatrice s'accroît

Les Conservateurs seraient-ils donc cependant à des réseaux pratiquant rien de moins que la désinformation ?...
Médias - Bouette et désinformation


Se pourrait-il que les Conservateurs méprisent carrément le journalisme, tout comme les médias en général ?... Ou autrement dit, mépriseraient-ils donc le droit du public d'avoir accès à l'information ?...
Stephen Harper’s five-question limit

Le sommet des exclus
G comme dans Gaspillage - Stéphane Laporte
Les neuf vies de Dimitri Soudas
Un ministre conservateur s'attaque à des journalistes
Dimitri Soudas, le fidèle soldat
Des députés s'étonnent que Harper dise ne pas suivre l'actualité

Voir aussi En fait, le gouvernement Harper ne se trouve-t-il pas à rappeler les pires régimes totalitaires de par son total mépris du libre accès à l'information ?...

Les Conservateurs chercheraient-ils donc à empêcher toute procédure officielle par laquelle leurs agissements pourraient en venir à être examinés et évalués de quelque façon que ce soit ?

How can our lawmakers stand such harsh scrutiny?

 
Les Conservateurs oseraient-ils donc aller jusqu'à pratiquer la censure ?...
L’apparence de censure dénoncée par les libéraux

UNE ARTISTE QUI DÉRANGE
Ignorance mensongère
Le gouvernement Harper: une culture d'intimidation
Registre des armes à feu : le directeur viré
Removal of firearms watchdog has critics screaming 'censorship'

Is Stephen Harper set to move against the CRTC?

Le boomerang
L'ombudsman des vétérans part en guerre contre Ottawa
Anciens combattants: l'ombudsman vilipende le Ministère
Veterans advocate won’t go quietly

Moderators skipped question on Gulf oil spill at Harper forum
Why Conservatives are attacking CBC
A land of bias from sea to shining sea - Lawrence Martin
Beating up the CBC is like beating up a sick puppy
La baisse de budget affectera la programmation - FANNIE OLIVIER
Encore une tuile pour Radio-Canada
Ann Coulter: le NPD accuse Ottawa d'hypocrisie
Ottawa accusé de régenter les publications scientifiques
Colère à Environnement Canada
JamesMoore peine à convaincre l’opposition  - Profession de foi en faveur de Radio-Canada
Le ministre du Patrimoine rejette l’idée de privatiser Radio-Canada


Les Conservateurs seraient-ils par ailleurs incultes ?...
Compressions en culture - Autopsie du pire
L’image du Canada ternie
On n’est pas surpris

'Fair' can be foolish in doling out grants
Manifestations touristiques de renom: le ministre a choisi les projets financés
Le ministre (de Montréal) est-il fou des Francos? - Nathalie Petrowski
Financement des festivals : près de 12 millions inutilisés à Ottawa
Financement des festivals : crise totale aux Francos
Obama 10, Harper 0 - Nathalie Petrowski
Une impression d’arbitraire  -  Marc Cassivi
Plusieurs festivals ignorent si Industrie Canada leur versera l’argent attendu  -   Louise Leduc
La vitalité de la culture en péril
Clémence DesRochers critique Stephen Harper

Les ministres Conservateurs savent-ils seulement ce qui se passe dans leur propre ministère ?...

Kenney se dit responsable du guide sur la citoyenneté

Loi d'accès à l'information - Harper rappelle ses ministres à l'ordre
Accusations d'ingérence: Paradis jure qu'il ne savait rien

Les Conservateurs mépriseraient-ils donc leur propre fonction publique ?...
Three hand-written 'nots' don’t make a right


Les Conservateurs iraient-ils donc jusqu'à mépriser la magistrature ?
L’indépendance judiciaire en question



Les Conservateurs seraient-ils tout simplement incompétents ?...
It should have been Stephen Harper's shining hour - Jeffrey Simpson

«Aucun lien» entre le registre des armes et Polytechnique
Avortement: un «fermez-la» qui embarrasse les conservateurs
Une sénatrice conservatrice se fait vulgaire
Le ministre Prentice affirme avoir été approché par Jaffer
Parution d'un communiqué acerbe: un député conservateur s'excuse
L'ex-député Jaffer peine à s'expliquer
'Guergisized' Tories fall back into tie with Liberals
In Ottawa, secrecy is the issue that keeps on giving - Lawrence Martin

Affaire Guergis - Les cachettes

Sense of entitlement led to Guergis's downfall

Helena Guergis démissionne
Incident à l'aéroport: le ministre Blackburn s'explique
Une bouteille de tequila confisquée au ministre Blackburn
Thou dost in us bewilder - Globe editorial
Climat: «Bernier agit sur commande», croit Duceppe
Un député conservateur rabroué par son parti
Dimitri qui? - Lysiane Gagnon
Un député conservateur traite les chômeurs de «bâtards»
Afghanistan–Canada, même fouillis? Un succès remarquable ?
Harper s’excuse auprès d’Ignatieff
Harper retarde encore une photo officielle  -  Marc Thibodeau
Étiquetage des aliments « Le gouvernement doit corriger le tir »
RÈGLES D’ÉTIQUETAGE ASSOUPLIES  « C’est une très bonne nouvelle »

Le Canada refuse un visa à une légende du soccer algérien
Une ministre cul-de-jatte -  VINCENT MARISSAL
En larmes, la ministre Lisa Raitt présente des excuses
Des documents oubliés mettent le gouvernement dans l’embarras
Un enregistrement qui met la ministre Raitt dans l’embarras

Raitt critique un autre ministre pour sa propre incapacité de gérer le dossier des sables bitumineux

La démission de la ministre exigée


Se pourrait-il donc que les Conservateurs se trouvent finalement à ne faire qu'à peu près n'importe quoi ?...

G comme dans Gaspillage - Stéphane Laporte

Les Conservateurs ne seraient-ils capables, au mieux, que de médiocrité ?...
Nouvelle politique fédérale d’expulsion des demandeurs d’asile Inquiétude chez les Rwandais, les Burundais et les Libériens deMontréal
Voir aussi  Ottawa bloquera les réfugiés haïtiens qui transitent par les É.-U.

Les Conservateurs s'adonneraient-ils au patronage dans tout ce que celui-ci peut avoir de plus grossier ?

Caucus présessionnel - Le NPD accuse Ottawa d'avoir abandonné les Québécois
Pont Champlain - Un NPD pragmatique ?
Tories misled Parliament on G8 spending: Auditor-General
Le gouvernement conservateur a trompé le Parlement selon la vérificatrice
Harper, objet d’une enquête du SCRS ?
Smith's funding comments 'stupid': Duceppe
‘It’s normal’ for Tory ridings to get more federal cash, Larry Smith says
Travaux routiers - Mieux vaut voter du bon bord!
Deux circonscriptions conservatrices ont été choyées au Québec
G comme dans Gaspillage - Stéphane Laporte
Sommets du G8 et du G20 - L'opposition dénonce des dépenses «bidon» pour acheter des votes


Les Conservateurs seraient-ils donc carrément corrompus ?...
Troublant
Les marionnettistes
Scandales - Les vrais patrons
The senator, the port authority and the 'big boss' in Quebec - DANIEL LEBLANC
Sexe, pouvoir et lobbying
The construction magnate, the Hill reno deal and a minister’s $5,000 coat
La version de Rahim Jaffer taillée en pièces
Une entreprise liée au PCC reçoit un contrat de 12 M$ sans appel d'offres
ALLÉGATIONS DE CORRUPTION MUNICIPALE  Les rumeurs rattrapent le PCC  -  Hugo de GrandPré
L'indécence  -  VINCENT MARISSAL
L'opposition s'inquiète des activités du sénateur Léo Housakos
Le ministre MacKay dans l’embarras  -  Malorie Beauchemin
Contrat verbal  Le bureau de Stephen Harper rappelé à l’ordre 
Royal LePage et les Conservateurs : « Ce n’est pas transparent »

Les Conservateurs seraient-ils donc des fraudeurs ?...

Aftermath of an 'in and out' election scheme

Les conservateurs ont perdu leur cause, croit un ancien candidat
Revers des conservateurs en appel
Stratégie du «in and out»- Le Parti conservateur perd en cour
Ouf!
Le Parti conservateur accusé de fraude

Les Conservateurs seraient-ils donc des voleurs ?...

S’enfuir comme un voleur


Les Conservateurs seraient-ils des criminels ?... (Ou ne sembleraient-ils pas tout au moins entretenir d'un peu trop bonnes relations avec ces derniers ?...)

Le juge Léger a été l'avocat commercial des Hells Angels

Liberals take another shot at Tory 'Bonnie and Clyde'
Les conservateurs restent muets sur l'amende de l'ancien député Jaffer
Traitement clément de Jaffer: les conservateurs peu bavards

En fait, Harper se moquerait-il carrément de nous ?...

La divulgation d'un rapport «au-dessus de la Sibérie» insulte l'opposition


Le gouvernement Harper insulterait-il l'intelligence des citoyens ?...

On dit que... - Patrick Lagacé


Et au fait, que pensent les "véritables conservateurs" de ce gouvernement ?...
This is not a conservative budget

Is there an old-style Tory in the House? - Lawrence Martin
The Tories risk all on narrow appeal and wedge issues - Lawrence Martin
Preston Manning: Proselytizer of science
Kim Campbell: «Les secrets, ça n'existe plus»
Joe Clark n'a jamais caché ses réserves envers Stephen Harper...
Ottawa : SÉRIE DE DÉPARTS
Harper perd son directeur des communications


Peut-on encore espérer quoi que ce soit de ce gouvernement ?...
Ça ne change pas le monde, sauf que…  -  VINCENT MARISSAL

Pourrait-il parfois arriver à ce gouvernement de faire quelques bons coups ?...

Without any fanfare, Canada has grown up
Les Canadiens doivent apprendre à gérer un budget
Les organismes publics ne pourront plus engager de lobbyistes
 
Et si c'était surtout l'économie qui devait avoir le dernier mot ?...
Are corporate tax cuts a winning issue for Conservatives?

It’s the economy, Scott Brison says, and the Tories are stupid
Opposition leaders who push for better on the economy won't fare better in the polls
L'opposition dénonce le budget de Flaherty
Flaherty vend son budget, l'opposition dénonce le document
Tout ça pour ça?
La crédibilité de Jim Flaherty - Claude Picher
Une ère d'austérité s'annonce à Ottawa
Beaucoup d'encre pour rien - Vincent Marissal

A pivot; not yet a recalibration
Budgets in a dangerous time
If only the Tories had taken a cue from our Olympians - Lawrence Martin

Flaherty réduira les dépenses du gouvernement
Stockwell Day: l'homme de confiance de Stephen Harper

Budget will expose absurdity of 'recalibration' - Jeffrey Simpson
Le vrai test
Les cinq défis de Jim Flaherty - Alain Dubuc
Le déficit passe de50 à 56 milliards  -  Joël-Denis Bellavance
Ottawa pourrait afficher un déficit de 156 milliards d’ici cinq ans
Le déficit sera (beaucoup) plus élevé que prévu
Ottawa a enregistré un déficit de 5 milliards  -  Joël-Denis Bellavance

50 milliards? So what !   -   ALAIN DUBUC
Ampleur du déficit : Les partis devront limiter leurs promesses

Le déficit fédéral sera plus élevé
Des élections fédérales cet été ? Le PLC décidera la semaine prochaine

Insatisfait, le PLC menace de renverser le gouvernement
Ignatieff menace de renverser le gouvernement
L’économie se redresse, soutient Ottawa
Un vote de confiance en vue sur l'économie ?...

Ou même là, pas encore ?...
Un déficit moins élevé que prévu à Ottawa

Un plan de relance de 19 milliards sans récession
Budget fédéral: un plan de relance de 19 milliards

Le gouvernement Harper opte pour la prudence

Élimination du déficit : le plan de match sera respecté

Un budget d'austérité discrète
Les chambres de commerce tièdes

Le Conseil du patronat applaudit

Sans douleur... ou presque - André Pratte

Et la bataille ultime serait-elle enfin lancée ?...
Voir aussi Le vent tournerait-il enfin en faveur du changement ?...
Une rentrée parlementaire qui s’annonce courte  -  Joël-Denis Bellavance

Le gouvernement Harper pourrait tomber dès vendredi  -  Joël-Denis Bellavance
Le cirque  -  VINCENT MARISSAL
Layton tend une perche à Harper  

La perspective d’élections n’inquiète pas les économistes
OTTAWA Une entente peu probable

L’épouvantail  -  ANDRÉ PRATTE
Encore des élections ?  -  ALAIN DUBUC

Ignatieff le guerrier?  -  VINCENT MARISSAL

Ignatieff ouvre les hostilités  -  Hugo de GrandPré

Le dernier espoir de Stephen Harper  -  Malorie Beauchemin


Et pour la suite des choses...
Les élections partielles, un test de popularité pour les partis


Une rentrée parlementaire qui s’annonce courte  -  Joël-Denis Bellavance
Le gouvernement Harper pourrait tomber dès vendredi  -  Joël-Denis Bellavance
Ignatieff exclut de nouveau tout gouvernement de coalition 
Les libéraux font volte-face : Moins pressés de provoquer des élections
« L’instabilité politique nuirait à la reprise » 

Pour un vent de changement à Ottawa
La campagne commencera au Québec le 24 juin
Rendez-vous aux urnes en octobre - VINCENT MARISSAL
OTTAWA : Une bataille reportée
Une belle souris -  André Pratte
Une troisième rencontre Harper-Ignatieff ce matin
Ignatieff lance un ultimatum
Les libéraux devraient encore sauver Harper
Alerte électorale à Ottawa  -  VINCENT MARISSAL

Et se pourrait-il qu'il existe en plus un plan B, de par l'idée d'une coalition ?...
Le retour de la coalition  -  LYSIANNE GAGNON


Et pourquoi pas un petit résumé de la situation ?...
Les Québécois appuient l’idée d’un gouvernement minoritaire 

MAJORITAIRE OU MINORITAIRE?  Le Québec a le dernier mot
LA MUTATION POLITIQUE DE  HARPER SE POURSUIT - Joël-Denis Bellavance

Et qu'en est-il de nos relations avec nos chers voisins ?... Et plus spécifiquement... Harper se bornerait-il à ne considérer les rencontres avec ses homologues américains qu'autant d'occasions pour ne faire que dresser une liste d'épicerie (et surtout de griefs et conflits), plutôt que de chercher à travailler ensemble avec nos voisins sur des projects communs et constructifs ?... Mais Harper sait-il seulement ce que peut être une projet commun et constructif ?...
Pactiser avec l’oncle Sam
Obama est- il vraiment notre ami?
Essais québécois - Quand les Américains mangent du Canadien
La tempête atteint le Canada
Le voile levé sur un Canada complexé...
We can’t return to our special relationship with the United States
Straight talk from Clinton was no smackdown
Manif à Stanstead: «On veut retrouver notre frontière amicale»
Le ton change au 490, Sussex Drive  -  Alexandre Sirois
Harper et Obama : Une rencontre à saveur économique  -  Hugo de GrandPré
Présidents et premiers ministres : Qui se ressemble s’assemble ? 

Harper et Obama : Pas de santé au menu  -  Hugo de GrandPré
AU MENU : DROGUE, GRIPPE ET HONDURAS
Premier sommet nord-américain pour Obama
Une rencontre à trois -  Malorie Beauchemin
Harper invité à Washington le 16 septembre -  Malorie Beauchemin

Quand la division fait enfin place à l'union...
Le NPD relance un débat du Bloc  -  Malorie Beauchemin

Gary Doer, deWinnipeg à Washington -  Joël-Denis Bellavance
PUBLICITÉS CONSERVATRICES  Des libéraux défendent le Bloc
Une motion du Bloc appuyée à l’unanimité

La coalition aurait « profondément divisé » le Canada, dit Ignatieff
Et que dire de notre cher système parlementaire canadien ?...
Grand guignol à Ottawa - ALAIN DUBUC

Goodbye, la majorité!  -  LYSIANE GAGNON
La majorité à portée de main  -  VINCENT MARISSAL
Peut-on seulement rêver d'un Obama canadien?



LE DEVOIR
THE GAZETTE
GLOBE AND MAIL
Where have all the policy-makers gone?
Minority governments are hobbling Canadian foreign policy


Canada violated Khadr's Charter rights, Supreme Court says
Richard Colvin faces 'reprisal' for detainee testimony
Albertans agree: A carbon tax was the best solution - Jeffrey Simpson
Canada and the environment: a fresh start for a fresh decade - Preston Manning


It's not just the Tories – we've spent decades digging our democratic deficit - Lawrence Martin


An expert, ex-Liberal MP speaks out on prorogation - Norman Spector 

Does Michael Ignatieff really want this constitutional dance? - Norman Spector

Why a third Globe prorogation editorial fails - Norman Spector
Silent Parliament, forgotten roots
Why another Globe prorogation editorial fails - Norman Spector

Time to stand up for Parliament
Why the Globe prorogation editorial fails - Norman Spector

Thousands protest prorogued Parliament

A little less muscle, a little more substance

The real Stephen Harper?
Few countries can claim such a pathetic Parliament
With all our problems, we mustn't be silent
Prorogation will not loosen the PM's grip - Jeffrey Simpson
Prorogation: Jean Chrétien did it too - Norman Spector

Michael Ignatieff scoffs at PM's 'ridiculous' rationale for prorogation

Harper tries to change channel  - Norman Spector

Leaders speak, protest swells and senators go rogue
Tactical diminishment


Reform begins at home

Prorogation 'has hit a nerve'
Democracy diminished, accountability avoided
No fear of the opposition
Proroguing Parliament – a travesty, yet clever
Introducing Canada's minority dictatorship

Harper's prorogation retort? 'We need the time'

And what do the Liberals have to say about it ?....
Harper has 'something to hide,' Liberal ads say

What the Liberal prorogation ad is hoping we forget


Fiscal math = tax hikes to balance the budget - Jeffrey Simpson

This country is falling apart (really)


High time for a minister who understands
the role of aid


Ed Broadbent defends rights agency's independence

And if the Senate reform was indeed worth doing ?...
Rejecting Tory proposal, McGuinty presses Harper to abolish Senate

Senate veto is here to stay
Senate to save Supreme Court?
Quatrième tentative des conservateurs pour limiter le mandat des sénateurs
Two reforms for the price of one - Globe Editorial
Senate reform: an altered state of affairs? -
Jeffrey Simpson
Senate reform plan sparks standoff with provinces
Harper to revive Senate reform plan
Fixing the Red Chamber, step by step - Tom Flanagan


... or maybe not all that much ?...
Le conservateur Pierre-Claude Nolin s'oppose à un Sénat élu

Réforme du Sénat: les provinces devront assumer l'essentiel des coûts
End run to an Americanized Senate

When the Senate finally proves its worth
Les libéraux font le ménage dans le budget conservateur


Federal budget will launch spending review, Day says


Yup, still old-style politics

The beginning of the end for Stephen Harper
The two faces of Stephen Harper - Jeffrey Simpson

Could Ignatieff truly offer a new vision for Canada ?...
Ignatieff pledges to give federal watchdogs more bite
There was a time when the Liberals stood for
something - Jeffrey Simpson

Le Canada serait-il tout simplement en panne d'inspiration ?...
The boring gang of four

Three lessons Liberals should learn from Montreal
Get down to basics, Liberals

Ignatieff's new maxim: to thine own self be true
Winning voters' hearts and minds: it's all about managing the message
Two cheers for Mr. Ignatieff - Norman Spector


The Conservatives the Liberals can’t be bothered with


‘The thing' about innovation - Preston Manning

Focus on the big stuff, Mr. Harper


And why does Stephen Harper acts the way he does ?...
Looking for Nixon-like tendencies in Harperland - JEFFREY SIMPSON
Stephen Harper – the last Straussian?

And in this corner, the great Grit slayer
The incredible shrinking Tory tent

Harper has taken the wrong lessons from Chrétien - Lawrence Martin

No more Mr. Nice Guys?

Exploring the politics of emotion
Tory triumph: They know where they're going - Lawrence Martin
Harper may be iron-fisted. And so what if he is? - Bob Plamondon

Wheel of fortune: Canadian politics is all about lady luck

Conservative ferment is fertile soil for Alberta's Wildrose - Jeffrey Simpson


Why PM fights for banks

Offensive d'Ottawa contre la taxe aux banques

Liberals, lay down your arms


***

L'ACTUALITÉ
Le bulletin de l’opposition fédérale - Chantal Hébert



TORONTO STAR
Canada's toxic NEP



ARTICLES SUR LE WEB

The legacy of Pierre Trudeau : the Just Society
Best explanation I could find of the NEP...
The National Energy program (NEP)
National Energy Program

Trudeau's legacy : economic woes and a Charter of Rights

Are people crazy, in this country ?
Trudeau best, Mulroney worst, according to polls...

Rate My Politician

Gerda Munsinger
La «vraie» histoire d'une Mata Hari canadienne
Dévoilement de «l'affaire Munsinger» à la Chambre des communes
Munsinger, affaire


















Harper mine la démocratie
La prorogation du Parlement pour des raisons partisanes risque de créer un dangereux précédent
Ce texte est signé par plus de 150 universitaires, notamment Charles Taylor, professeur émérite à l’Université McGill, Jeremy Webber, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Victoria, et Daniel Weinstock, directeur du Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal. On trouvera le texte dans sa version intégrale et la liste complète des signataires sur le site web http://www. noprorogation-nonprorogation.ca/. La façon normale pour un gouvernement de légitimer un arrêt dans une session parlementaire est par l’ajournement. Une telle mesure permet aux institutions du gouvernement de continuer et aux comités de faire leur travail.
En tant que professeurs d’université canadiens ayant pour mission de faire connaître et comprendre à nos étudiants le sens et le fonctionnement de nos institutions démocratiques, nous sommes profondément troublés par la décision du premier ministre Stephen Harper d’user de son pouvoir afin de proroger le Parlement pour une deuxième année consécutive, dans des circonstances qui lui permettent d’ignorer ses responsabilités démocratiques. Le premier ministre fait non seulement un usage cavalier des pouvoirs discrétionnaires inhérents à ses fonctions dans notre système parlementaire, mais en agissant ainsi, il mine notre système de gouvernement démocratique.
Le premier ministre Stephen Harper a prorogé le Parlement pour la deuxième année consécutive.
Plusieurs observateurs ont noté que le premier ministre n’a techniquement rien fait de mal en demandant la prorogation du Parlement et en fixant la date du discours du trône après les Jeux olympiques de Vancouver. Le premier ministre est la seule personne autorisée à demander la prorogation auprès du Gouverneur général (bien que la coutume soit de faire cette requête en personne, par respect pour le représentant de la Reine, ce qui ne fut pas fait dans ce cas). Mais une telle requête dans les circonstances actuelles est non seulement très exceptionnelle, elle est aussi inappropriée.
Mais alors, en quoi exactement le premier ministre a-t-il agi incorrectement en prorogeant le Parlement? Nos institutions parlementaires et constitutionnelles obéissent non seulement à des règles explicites, mais répondent aussi à l’esprit de ces règles. (...) Nous nous attendons à ce que le premier ministre fasse sa part afin d’assurer le bon fonctionnement du système, et que les députés puissent remplir effectivement le rôle pour lequel ils sont élus. Cela implique notamment qu’il fasse preuve de retenue, et qu’il n’utilise pas les pouvoirs dont il dispose pour se soustraire aux mécanismes d’imputabilité à l’égard du Parlement et des citoyens canadiens.
Il est clair que le recours à la prorogation par le premier ministre ne fait preuve d’aucune retenue de cette sorte. En décembre 2008, le premier ministre y a recouru de manière étroitement partisane pour sauver son gouvernement de la défaite lors d’un vote de confiance. Il s’agit d’un geste clairement partisan encore aujourd’hui, puisqu’il puisque cela court-circuite le travail du comité parlementaire qui se penche sur la question des détenus afghans et permet d’ignorer la requête du Parlement que le gouvernement rende publics les documents qui touchent à cette question.
La façon normale pour un gouvernement de légitimer un arrêt dans une session parlementaire est par l’ajournement. Une telle mesure permet aux institutions du gouvernement de continuer et aux comités de faire leur travail. Le travail législatif peut reprendre une fois la période d’ajournement terminée.
En revanche, une prorogation interrompt toute activité du Parlement. Tous les projets de loi, à l’exception des projets de loi privés, devront être présentés une nouvelle fois, comme s’il s’agissait d’un nouveau processus. L’ordre du jour législatif postélectoral du gouvernement est loin d’avoir été réalisé. Le premier ministre ne peut pas, par conséquent, invoquer de façon crédible la raison d’être du pouvoir de prorogation, qui est de fournir au gouvernement une pause nécessaire, hors de la bataille de tranchée des sessions parlementaires, pour soumettre au parlement un nouvel ordre du jour législatif. (...) Les actions du premier ministre risquent d’établir un précédent qui fragilisera une condition importante d’un gouvernement démocratique, soit la capacité du peuple, agissant par le biais de leurs représentants élus, de tenir le gouvernement imputable de ses actions.



Le Canada méconnaissable - MARTIN CAUCHON
Malheureusement, le premier ministre Harper vient juste de découvrir que la Chine existe.
Je reviens en politique pour défendre les valeurs libérales qui ont façonné notre beau grand pays, valeurs qui sont mises à rude épreuve par le gouvernement Harper. Comme candidat et député, je travaillerai sans relâche pour qu’ensemble, nous puissions redonner un sens au mot « Canada ».
Ancien ministre fédéral, l’auteur a été choisi mardi candidat du Parti libéral du Canada dans la circonscription d’Outremont.
Le Canada s’est bâti une grande réputation internationale grâce à des chefs comme Lester B. Pearson, Pierre Elliott Trudeau, John Turner, Jean Chrétien et Paul Mar tin. Le Canada n’est pas une superpuissance au sens où on l’entend lorsqu’on parle de notre voisin américain. Mais, à sa façon, le Canada était une superpuissance lorsque dans un passé pas si lointain, on parlait d’équité sociale, de multilatéralisme, de mondialisation, d’environnement et j’en passe.
Il « était », parce qu’aujourd’hui le Canada est méconnaissable.
Quand j’ai quitté la vie politique, le magazine The Economist disait que le « Canada was cool ». Le Canada était, à bien des égards, l’étudiant modèle dans le classement de l’OCDE. Où en sommes-nous aujourd’hui? Poser la question, c’est y répondre.
Je reviens parce que je suis indigné et frustré. Indigné et frustré de voir, aux rênes de mon pays, un gouvernement sans transparence, sans vision, sans compassion et sans lucidité.
Indigné et frustré par un gouvernement qui ne comprend pas, ou encore pire, un gouvernement qui nie et refuse d’affronter les grands problèmes qui menacent le pays et la planète.
Frustré d’avoir à répondre à la question que me posent les gens que je rencontre à l’étranger : « Qu’est-il arrivé au Canada? »
Cette question, j ’ai à y répondre chaque fois que je voyage à l’étranger. Prenons la Chine, un pays qui compte 1,3 milliard d’habitants et qui possède l’une des plus fortes économies mondiales. Un pays avec lequel nous avions une relation privilégiée, basée sur le respect mutuel des valeurs de chacun. Malheureusement, le premier ministre Harper vient juste de découvrir que la Chine existe. M. Harper a préféré la confrontation plutôt que la collaboration, avec les résultats que l’on connaît. Je crois que les Canadiens préfèrent une approche basée sur la coopération, le respect mutuel et la fraternité. Par cette approche, nous pouvons mieux connaître, mieux comprendre et ainsi mieux communiquer les valeurs qui nous sont chères.
Je reviens aussi parce que je suis très mécontent de la stratégie de division que le gouvernement Harper affiche et qui cherche à mettre les régions l’une contre l’autre, à semer la querelle entre les provinces, un gouvernement qui donne plus aux circonscriptions des conservateurs qu’à ceux qui ont voté pour l’opposition. Je suis mécontent de voir que le gouvernement se sert des impôts et des taxes pour obtenir le vote des électeurs.


Un grand déshonneur - JEAN-RENÉ ROY
L’auteur est un étudiant en droit à l’Université d’Ottawa. Il adresse cette lettre ouverte au ministre canadien de l’Immigration, de la citoyenneté et du multiculturalisme, Jason Kenney. Les immigrants doivent impérativement savoir qu’ici, les homosexuels ont droit à la liberté et à la sécurité.
  Je me permets aujourd’hui, en tant qu’électeur, citoyen, mais avant tout, en tant qu’humaniste, de vous adresser ces lignes. Il apparaît que le nouveau guide qui devra être étudié par les milliers de nouveaux arrivants au Canada a été épuré de l’historique de l’évolution des droits des gais et lesbiennes du Canada.
Bien entendu, il ne fait aucun doute que votre gouvernement, dirigé par les hautes sphères « blue tory » de votre parti conservateur canadien, ait pris sur lui de s’en prendre aux droits des gais et lesbiennes depuis des années. Votre volonté de «rétablissement de la définition traditionnelle du mariage» n’en est qu’un exemple.
En tant queministre de l’Immigration, de la Citoyenneté et du Multiculturalisme, vous avez apparemment le fardeau d’appliquer cette homophobie par des actions fermes et concrètes dans vos dossiers. Permettez-moi de vous féliciter, c’est chose faite. Je me serais par contre attendu à ce que vous en parliez peut-être plus ouvertement.
N’était-ce pourtant pas vous qui, en 2005, affirmiez: « Les gais ont le droit de marier qui ils veulent – pourvu que ce ne soit pas quelqu’un de même sexe » ? Un message interne envoyé en juin dernier par les fonctionnaires de votre ministère démontre bien que ces passages ont été retirés du livre à la demande de votre cabinet. Pourtant, vous avez expressément et très ouvertement nié votre implication dans ce retrait lors de votre entrée au caucus des députés conservateurs mercredi dernier. Force est de constater que votre homophobie est doublée d’une couardise plus que déplorable.
Votre attaché de presse, M. Velshi, il y aà peine quelques jours, affirmait que ce guide «ne pouvait pas être une encyclopédie». Permettez-moi cette autre remarque. Depuis des siècles, les gais et lesbiennes sont discriminés, marginalisés et pourchassés dans la très large majorité des pays du monde. C’est seulement depuis quelques décennies qu’une minorité de pays ont daigné accorder le droit aux homosexuels de vivre leur vie comme ils l’entendent.
Les immigrants, qu’ils soient originaires de pays où les droits des homosexuels sont encore bafoués ou non, doivent impérativement savoir qu’ici, les homosexuels ont le droit à la liberté, à la sécurité et que cela ne peut, sous aucun prétexte, être remis en cause.
Vos actions, vos omissions et vos paroles apportent un grand déshonneur à votre fonction ainsi qu’au travail acharné de décennies en matière de droits humains.
Cher monsieur, puissiez-vous démissionner pour préserver ce qu’il vous reste de dignité.


L’indépendance menacée
L’aide internationale est-elle tombée sur la tête ? La Presse a discuté de la question avec Ian Smillie, un expert canadien du développement international.
QIl y a un mois, vous avez participé, à Ottawa, à un colloque sur l’avenir de l’aide internationale. Qu’est-ce qui ressort de cette rencontre ?
R Avec l’incertitude qui pèse sur Alternatives, la décision de couper les fonds à Kairos et la crise au centre Droits et Démocratie, il y a beaucoup d’inquiétude. La présence d’une voix canadienne indépendante dans le monde en développement semble menacée.
QD’où vient la menace ?
R Un des problèmes, ce sont les politiques fédérales changeantes. Un jour, on met la priorité sur l’agriculture, un autre jour, c’est la santé ou l’environnement. Les ONG ont de la peine à s’ajuster. Et la bureaucratie paralysante de l’ACDI ralentit le traitement de leurs demandes de financement. Actuellement, plusieurs organismes d’aide internationale doivent puiser dans leurs réserves d’urgence pour survivre. Certains frôlent la faillite.
QEt les pressions politiques d’Ottawa?
R Les gens surveillent ce qu’ils disent depuis qu’ils ont vu ce qui s’est passé avec Kairos. C’est comme dans la mafia: un seul est puni, tous comprennent la leçon…
QMais les organismes d’aide internationale doivent-ils afficher leurs opinions politiques?

R Les organismes d’aide ont toujours pris position sur les dossiers où ils interviennent. Si vous travaillez avec des enfants handicapés et que des politiques publiques ont un impact sur la situation de ces enfants, vous devez prendre position sur ces politiques. Même chose si vous vous préoccupez de la santé des femmes, vous ne pouvez pas ne pas vous soucier de politiques de planning familial.




Économies de 50millions - PIERRE DUHAIME
Lamarge de profit de SNC-Lavalin est inférieure à 4% pour le contrat de gestion des immeubles fédéraux
L’auteur est président et chef de la direction du Groupe SNCLavalin inc. Il réplique au dossier sur le contrat de gestion des immeubles fédéraux qui a été publié mercredi dans La Presse.
Nous avons pris connaissance avec déception de l’article portant sur le contrat de gestion des immeubles fédéraux effectuée par SNC-Lavalin O&M. En effet, plusieurs éléments importants parmi ceux qui avaient été communiqués au signataire de l’article ont été passés sous silence. S’ils avaient été inclus dans l’article, ils auraient démontré sans l’ombre d’un doute que nos frais respectent les normes du marché pour ce genre de services.
Le coût relatif aux deux plantes, explique le président et chef de la direction de SNC-Lavalin – dont faisait état La Presse mercredi –, inclut les deux plantes elles-mêmes, leur livraison, leur pot, leur empotage ainsi que leur entretien et leur arrosage durant une période d’un an.
Nous tenons à apporter des éclaircissements qui, nous l’espérons, permettront une meilleure compréhension de la nature de notre industrie, de nos services ainsi que du contexte dans lequel nous oeuvrons.
Nous sommes fiers d’avoir réussi à réaliser des économies substantielles d’environ 50 millions de dollars annuellement depuis que nous avons remporté l’appel d’offres relatif au contrat de gestion des 320 immeubles fédéraux. Entre autres, nous avons notamment réduit de 2,1 millions les dépenses énergétiques liées à ces immeubles.
Certains des montants mentionnés dans vos pages peuvent apparaître élevés, mais ils ne peuvent en aucun cas être comparés aux tarifs applicables aux particuliers ou aux immeubles résidentiels. En effet, les décrets, conventions et règlements régissant le recours aux nombreux corps de métier pour des travaux réalisés dans les édifices commerciaux imposent des tarifs que nous nous devons de respecter.
Voici des éléments d’information essentiels qui ont été passés sous silence dans vos pages, bien que votre journaliste ait reçu ces informations lors de ses nombreux échanges avec nos équipes:
• Les coûts d’entretien que vous attribuez au nettoyage de deux bureaux sont en réalité attribuables au nettoyage quotidien de deux étages de l’immeuble, comprenant 22 bureaux fermés, des aires ouvertes, deux cuisines et deux salles de bains complètes, qui représentent près de 1500 mètres carrés.
• La nouvelle sonnette: sa pose a nécessité l’installation d’un transformateur de réduction de courant, l’ouverture et la réparation d’une partie de mur afin d’y installer une boîte électrique, le conduit ainsi que le filage nécessaires, à plus de 12 mètres de la sonnette.
• Le coût relatif aux deux plantes inclut les deux plantes elles-mêmes, leur livraison, leur pot, leur empotage ainsi que leur entretien et leur arrosage durant une période d’un an.
SNC-Lavalin O&M est responsable de la gestion complète des installations, ce qui comprend la supervision des travaux confiés aux quelque 6000 entreprises sous-contractantes pré-qualifiées. Ces sous-traitants sont pour la plupart de petites et moyennes entreprises canadiennes, et dans tous les cas, sélectionnés par le biais d’appels d’offres concurrentiels.
Nous privilégions en tout temps la réalisation des travaux d’entretien, de rénovation ou de nettoyage durant les heures normales de travail, afin de limiter les coûts. Cependant, pour ne pas nuire à la poursuite des activités des employés, il peut arriver que les travaux soient effectués en dehors des heures normales d’affaires.
Depuis le début du contrat, les performances de SNC-Lavalin O&M ont fait l’objet de 170 audits satisfaisants, effectués tant par Travaux publics et services gouvernementaux Canada que par la vérificatrice générale du Canada. Nous avons également procédé à 400 audits internes afin de nous assurer d’appliquer les meilleurs pratiques.
Rappelons que, tel qu’indiqué à notre rapport annuel, la marge de profit brute de SNC-Lavalin O&M pour la gestion de tels projets est inférieure à 4%.
Ainsi, nous faisons bénéficier le gouvernement et, par ricochet, l’ensemble des contribuables canadiens, d’importantes économies d’échelle attribuables à l’importance du parc immobilier que nous desservons dans tout le Canada et des tarifs préférentiels que nous négocions avec les fournisseurs.

Informations incomplètes fournies à La Presse
M. Duhaime, j’ai lu votre lettre avec attention et j’aimerais corriger certains faits.
Je note dans un premier temps que vous ne niez pas les montants rapportés dans LaPresse du 10 mars. Vous m’accusez par contre d’avoir passé sous silence des informations essentielles, que j’aurais reçues lors de mes nombreux échanges avec vos équipes. J’ai le regret de vous dire que vous avez été mal informé.
Je n’ai eu d’échanges qu’avec une seule personne dans votre entreprise. Cette responsable des communications a répondu à mes questions principalement par courriel et elle n’a pas mentionné les nombreux éléments nouveaux que vous soulevez ici.
On ne m’a pas dit que les 2000$ pour l’achat de deux plantes incluaient aussi leur livraison et leur arrosage. On ne m’a pas dit que pour poser une sonnette, votre entreprise a aussi ouvert un mur et posé une boîte électrique. Et on ne m’a pas précisé que le «extra cleaning – ministers suite», tel qu’écrit sur votre facture pour le ménage dans le bureau ministériel, faisait référence à 22 bureaux fermés, des aires ouvertes, deux cuisines, etc.
Avoir été mis au courant de ces informations, je me serais fait un devoir de les ajouter dans mon texte, comme j’ai ajouté les autres explications que votre représentante et celle du ministère m’ont transmises.
J’ai par ailleurs remarqué que nulle part dans votre lettre, vous ne mentionnez les frais de gestion que vous facturez au gouvernement pour chaque service rendu. Il s’agit pourtant d’un élément central de ce dossier. Invoquant le secret commercial, votre compagnie a en effet refusé de nous divulguer ces informations, ce qui a poussé le ministère des Travaux publics à les effacer des factures qu’il nous a transmises en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.
Or, sans connaître le pourcentage de ces frais de gestion, il demeurera impossible de savoir si, comme vous l’affirmez, vous faites « bénéficier le gouvernement et, par ricochet, l’ensemble des contribuables canadiens, d’importantes économies d’échelle ».
Hugo de Grandpré, journaliste





Harper flirte avec la majorité  -  Joël-Denis Bellavance
La chute marquée des troupes d’Ignatieff se poursuit
OTTAWA — Les libéraux de Michael Ignatieff n’ont qu’une question en tête par les temps qui courent: quand prendra fin leur chute brutale dans les intentions de vote?
En ce moment. 51% des gens désapprouvent le travail du chef du PLC, Michael Ignatieff.
Un sondage publié hier et réalisé par la firme EKOS démontre que le Parti conservateur de Stephen Harper pourrait former un gouvernement majoritaire si des élections fédérales avaient lieu aujourd’hui. Il s’agit du deuxième coup de sonde en trois jours à laisser entendre que les conservateurs flirtent avec la majorité.
Ce sondage, réalisé auprès de 3333 Canadiens du 30 septembre au 6 octobre derniers, soit au beau milieu de la tourmente provoquée par la démission de Denis Coderre à titre de lieutenant libéral au Québec, accorde 39,7 % des appuis au Parti conservateur.
Le Parti libéral doit se contenter de 25,7% des intentions de vote, le plus faible score depuis que Michael Ignatieff a pris les commandes du parti, en décembre 2008. Le NPD récolte quant à lui 15,2% des appuis tandis que le Parti vert en recueille 9,7%. La marge d’erreur d’un sondage comportant un tel échantillon est très faible, soit 1,8 point, 19 fois sur 20.
Au Québec, où la firme EKOS a interrogé 794 personnes, le Bloc québécois conserve la tête avec 38,7%. Mais le Parti conservateur supplante maintenant le Parti libéral pour la première fois en un an avec 22,2% des appuis, alors que les libéraux doivent se contenter de 21%, un résultat catastrophique. Le NPD arrive quatrième avec 9,7%. La marge d’erreur au Québec s’élève à 3,5 points.
En Ontario, qui compte le tiers des 308 sièges des Communes et qui a longtemps été le bastion des libéraux, le Parti conservateur détient une avance de 11 points de pourcentage sur le Parti libéral (43,8% contre 32,5%), un écart jamais vu depuis 1993. Au total, 1146 personnes ont été interrogées dans la province la plus populeuse du pays (marge d’erreur de 2,9 points).
Selon la firme EKOS, qui a réalisé ce sondage pour RadioCanada, les libéraux ont perdu des appuis parmi des électeurs qui, traditionnellement, leur avaient toujours été fidèles: les femmes, les diplômés universitaires et les immigrés.
« Cela constitue un recul dramatique pour le Parti libéral, qui n’est pas confiné à une seule région ou à un seul groupe d’électeurs. Et tout cela semble être le résultat de la chute de popularité de Michael Ignatieff», commente Frank Graves, le président de la firme EKOS.
Pis encore, à peine 19% des Canadiens interrogés approuvent le travail de M. Ignatieff, et 51 % le désapprouvent. Stephen Harper se tire mieux d’affaire à cet égard : 39 % des répondants approuvent son travail, et 42 % ne l’aiment pas.
Plus tôt cette semaine, un sondage publié dans le quotidien The Globe and Mail accordait 41 % des intentions de vote au Parti conservateur et 28% au Parti libéral.
De passage à London, en Ontario, hier, Michael Ignatieff a reconnu qu’il a beaucoup de pain sur la planche pour renverser cette tendance, d’autant plus que les libéraux ont promis de tout faire pour renverser le gouvernement conservateur cet automne.
Le chef libéral reconnaît que son parti doit redresser la barre, mais il a répété que le Parti libéral demeure la seule véritable option face aux conservateurs.
« J’ai beaucoup de travail à faire. C’est très clair. Je suis un leader qui est à l’écoute des Canadiens. Si les Canadiens veulent que je fasse un meilleur travail, je suis prêt à serrer les coudes et à le faire », a dit M. Ignatieff. Il a aussi reconnu que l’offensive publicitaire des conservateurs depuis des semaines a eu une influence sur l’opinion des Canadiens.

Le Québec ratatiné?  -  VINCENT MARISSAL
La croissance des conservateurs au pays (ou l’écrasement des libéraux, c’est selon), confirmée par un nouveau sondage Ekos, laisse très clairement entrevoir depuis quelques semaines la possibilité d’un gouvernement Harper majoritaire.
Ce scénario, spectaculaire en soi, cache une autre partie de l’histoire: un gouvernement majoritaire conservateur, dans le contexte politique actuel, signifierait un affaiblissement historique du poids du Québec au sein du Canada.
Selon l’humeur actuelle de l’électorat canadien, Stephen Harper pourrait fort bien obtenir les sièges qui lui manquent pour former une majorité sans faire de gain au Québec. Il pourrait même se permettre de perdre certaines de ses 10 circonscriptions québécoises puisqu’il en prendra vraisemblablement plusieurs en Ontario et peut-être même dans les Maritimes.
La grosse histoire politique des derniers mois est là: les Ontariens tournent le dos aux libéraux, même à Toronto, et c’est le Québec qui risque d’en payer le prix.
Un gouvernement majoritaire avec un minimum de députés québécois, c’est le rêve éveillé des conservateurs. Imaginez: pas besoin de se préoccuper du Québec et de ménager ses susceptibilités, pas besoin de nommer un nombre disproportionné de ministres du Québec ou de faire des contorsions pour désigner un responsable de Montréal.
Le Québec se retrouverait donc affaibli à la table du cabinet, lui qui ne pèse déjà pas très lourd.
Il ne s’agirait pas que d’un affaiblissement mathématique ou symbolique. Non seulement il y aurait moins de Québécois autour de la table des décisions, mais l’influence du Québec dans le façonnage des grandes orientations canadiennes se trouverait aussi amoindrie.
Le Québec a joué, de tout temps, un rôle déterminant dans la prise de décision du gouvernement fédéral et dans la priorisation des enjeu x politiques, sociaux et économiques. Pensez seulement au libre-échange, à la décision du Canada de ne pas suivre les États-Unis en Irak, à la légalisation des mariages gais, à la politique étrangère, etc. On trouve les empreintes digitales de l’électorat québécois et celles leurs élus partout sur ces décisions du gouvernement fédéral.
Évidemment, un gouvernement fédéral à faible teneur québécoise deviendrait encore moins intéressant (c’est un cercle vicieux) pour les politiciens québécois. Qui voudrait jouer les Québécois francos de service dans un gouvernement qui se moque du Québec et n’en a pas besoin?
Un tel scénario aurait nécessairement un effet sur le gouvernement du Québec aussi. Celui-ci, ayant perdu de son influence auprès d’Ottawa, deviendrait moins influent autour de la table des provinces. Il aurait plus de mal à défendre ses priorités auprès d’Ottawa et à susciter la formation de fronts communs provinciaux.
Cette situation serait aggravée par la refonte de la carte électorale fédérale, un projet qui passerait sous un gouvernement conservateur majoritaire et qui accorderait une trentaine de sièges à l’Ontario, à la Colombie-Britannique et à l’Alberta. Mathématiquement et politiquement, le Québec perdrait encore un peu de son poids au sein du Canada.
Un tel revirement ne déplairait pas aux conservateurs, qui trouvent les Québécois bien ingrats de leur avoir tourné le dos après avoir obtenu la reconnaissance de la nation québécoise, une représentation à l’UNESCO et le règlement du déséquilibre fiscal.
Pour bien des conservateurs (en fait, pour bien des Canadiens, point), le Québec reste l’insupportable « enfant gâté » de la fédération. Quel bonheur de ne plus avoir à s’en préoccuper!
C’est peut-être un fantasme pour les conservateurs, mais c’est aussi celui de bien des souverainistes, qui pensent que quatre ans de gouvernement Harper majoritaire feront plus pour leur cause que 20 ans de patiente pédagogie auprès des Québécois.
Les conservateurs reprennent un peu de poil de la bête au Québec, mais ils sont toujours loin derrière le Bloc. En fait, le Québec est la seule province (ou région puisque l’on prend les quatre provinces de l’Atlantique ensemble) où les conservateurs ne mènent pas dans les intentions de vote.
Qu’à cela ne tienne, pour peu que vous rafliez la majorité des sièges en Ontario. Si c’était bon pour Jean Chrétien dans les années 90, ça l’est encore pour Stephen Harper aujourd’hui.
Les libéraux peuvent continuer à s’illusionner en se répétant que le pouvoir leur retombera naturellement dans les mains sous peu, ils ne pourront encore très longtemps faire l’économie d’un vrai débat sur la nécessité d’unir les forces politiques de centre gauche (eh oui, avec le NPD).
Si le regroupement de la droite a été bon pour Stephen Harper au début des années 2000, celui du centre gauche est peut-être bien la seule avenue qui reste aux libéraux s’ils veulent éviter un long séjour dans l’opposition. Pour joindre notre chroniqueur :



Je veux voter !  -  Jean-Serge Baribeau
De nombreux Canadiens et Québécois trouvent que nous avons voté trop souvent au cours des dernières années. Moi, je pense qu’il faut des élections fédérales le plus tôt possible. Le gouvernement Harper, minoritaire, est toxique, régressif et réactionnaire. Il y a un enjeu on ne peut plus clair et plus précis : celui de savoir si nous voulons que le Canada, à l’intérieur et à l’extérieur, devienne un pays qui renie des décennies de politique passablement progressiste. Une éventuelle élection serait presque référendaire : voulons-nous qu’un gouvernement régressif et « baveux » continue à tenter d’imposer sa vision idéologique de droite presque extrémiste, sinon clairement extrémiste ? Le drame, c’est que le Parti libéral semble rester un parti plutôt décomposé, dirigé par un chef passablement ambigu. Sans construire une coalition tricotée serrée, il faudrait que les libéraux, les bloquistes et les néo-démocrates s’entendent pour mettre un terme aux agissements de ces conservateurs, éminemment rétrogrades.

Manque d’éthique  -  André Melançon
Le premier ministre Harper a réussi, en quelques brèves années de pouvoir, à détruire et à massacrer toute l’action internationale qu’avaient patiemment élaborée Lester B. Pearson (premier ministre du Canada et Prix Nobel de la paix) et ses successeurs. Cette ouverture au monde et ces initiatives du Canada qui ont marqué les années 60 et 70, il aura suffi de quelques mois d’ineptie et d’un manque total d’éthique pour les rayer de l a carte du monde. Un monde qui se questionne de plus en plus sur ce douteux changement de cap et sur cette absence de moralité politique.



Le PLC dépose sa motion pour renverser le gouvernement
OTTAWA — Les libéraux fédéraux sont allés de l’avant avec leur souhait de renverser le gouvernement minoritaire de Stephen Harper et ont présenté hier après-midi une motion de censure au Parlement. Mais leur projet pourrait être rapidement court-circuité par les néo-démocrates, dont l’appui aux conservateurs semble de plus en plus assuré.
À sa sortie des Communes, le leader du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, a refusé de se prononcer sur les intentions de son parti tant que ses troupes n’auront pas évalué la motion des libéraux. Mais le chef a réitéré que son parti préférait faire adopter de nouvelles mesures d’aide aux chômeurs plutôt que de déclencher des élections.
« Si on peut aider des milliers de gens avec un milliard de dollars, d’après moi, on doit le faire, parce que nous l’avons demandé. (...) Nous allons travailler très fort pour atteindre cet objectif », a dit M. Layton.
Les troupes néo-démocrates tiennent cependant à faire planer le mystère et maintiennent que plusieurs options demeurent sur la table. Une décision pourrait être annoncée dès aujourd’hui, selon l’attaché de presse du parti, Marc-André Viau. Mais on concède malgré tout qu’un scrutin automnal demeure fort peu probable.
Même si l’appui des néodémocrates au gouvernement sembla it presque ga ra nti , les libéraux ont néanmoins décidé de se lancer dans un processus qui pou rra it se solder par la chute du gouvernement, le jour même où le premier ministre Stephen Harper déposait son troisième rapport d’étape du plan de relance économique.
C es bi la n s t r i mest r iels étaient une condition imposée en j uin par les libéraux en échange de la survie du gouvernement conservateur. Mais le document n’a pas semblé satisfaire le leader libéral. Michael Ignatieff a cité au passage l’explosion du déficit fédéral depuis le dernier budget, en j anvier – qui atteint maintenant 56 milliards –, et la hausse du taux de chômage, notamment chez les jeunes.
«Nous sommes fatigués de ce genre de jeux politiques. Nous voulions une réelle imputabilité, un gouvernement qui dit la vérité aux Canadiens. Nous en avons assez, et donc nous allons déposer aujourd’hui (lundi) une motion de censure très simple qui dit que ce parti, le Parti libéral du Canada, ne peut pas continuer d’avoir confiance dans le gouvernement», a expliqué M. Ignatieff après la période des questions.
L e prem ier m i n ist re a cependa nt regretté que le Parti libéral s’oppose au bilan économique avant même de l’avoir consulté et a du même souffle traité le leader libéral d’irresponsable.
« C’est dommage, j e crois que les Canadiens s’attendent à mieux, à ce qu’en temps de difficultés économiques les membres du Parlement de tous les partis travaillent fort en matière d’économie, et non à ce qu’ils jouent à ce genre de jeux politiques », a dit M. Harper.
Le Bloc québécois devrait voter en faveur de la motion puisque Gilles Duceppe clame qu’il n’a aucune confiance dans le gouvernement de M. Harper. L’appui d’un seul parti suffit au gouvernement pour assurer sa survie. La motion sera débattue jeudi et le vote pourrait se tenir le jour même ou lundi prochain.

Le plan de relance est engagé à 90 %
OTTAWA — Le gouvernement Harper affirme avoir engagé 90 % des 29 milliards de dollars en fonds consacrés aux mesures de stimulation économique pour les années 2009 et 2010.
Stephen Harper et le ministre des Finances Jim Flaherty étaient de passage hier midi à Saint-Jean, au NouveauBrunswick. Selon le premier ministre, l’économie canadienne montre des signes encourageants, mais beaucoup de travail reste à faire.
Dans le troisième rapport d’étape présenté par le premier ministre Stephen Harper hier midi à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, Ottawa a indiqué que l’économie c a nad ien ne mont ra it des signes encourageants, mais que beaucoup de travail restait à faire.
Par ailleurs, contrairement à ce qu’ont affirmé les libéraux la semaine dernière, le gouvernement soutient que 84 % des 9,6 milliards alloués aux projets d’infrastructures ont été engagés.
Les libéraux ont en effet rendu publique une enquête i nter ne da ns laquel le ils affirment que seuls 12 % des fonds destinés aux projets d’infrastructures ont réellement été dépensés. Ils ont aussi dénoncé le fait que les circonscriptions conservatrices recevaient plus que leur part du pactole.
Mais le gouvernement avait une autre version, hier. « Le gouvernement a conclu presque toutes les ententes requises visant à permettre aux provinces, aux territoires, aux municipalités et aux autres partenaires de les mettre en oeuvre», peuton lire dans le document d’environ 150 pages.
« Le moment où se déroulera le gros de la mise en oeuvre dépend de la vitesse à laquelle les provinces, les territoires et les municipalités réaliseront des progrès. »
Le ministre des Transports, Joh n Ba i rd , a tenté d’expliquer ainsi la distinction entre dépenses « engagées » et dépenses « réelles ». « Je vais vous donner un exemple », a-til dit, en prenant celui du crédit d’impôt pour la rénovation résidentielle.
« Est-ce que l’argent a été payé ? Non, mais les gens partout au pays gardent leurs reç us pou r le te mps des impôts. Donc, même si l’argent n’est pas sorti des coffres, les Canadiens ont eu le feu vert pour dépenser sur les projets d’infrastructures. Nous payons nos factures dans les 30 jours. »
Rapport critiqué
Tous les partis de l’opposition ont critiqué le rapport du gouvernement. « Assez de jeux. Nous allons déposer une motion de censure très simple plus tard dans la journée », a déclaré le chef libéral, Michael Ignatieff.
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a une fois de plus déclaré que le plan d’action économique du gouvernement ne défendait pas les intérêts du Québec.
« Je vou s don ne pou r exemple la page 142, a-t-il dit. Pour l’automobile, il y a eu 9 milliards, 718 millions de dollars d’engagés, donc 100 % de ce qui avait été prévu. Pour la forêt, 70 millions, dont 57 [millions] d’engagés . Vous voyez la disproportion. »


Une motion de censure brève et sans artifice  -  Joël-Denis Bellavance
OTTAWA — Les libéraux de Michael Ignatieff maintiennent le cap pour renverser le gouvernement Harper cet automne, même si le NPD ne semble pas prêt à appuyer cette démarche pour le moment.
Les stratèges libéraux ont d’ailleurs arrêté leur décision quant au libellé de la motion de censure qu’ils déposeront la semaine prochaine envers le gouvernement minoritaire conservateur. Cette motion sera toute simple, très brève et sans artifice, afin de faire pression sur les néo-démocrates de Jack Layton pour qu’ils l’appuient.
Selon des informations obtenues par La Presse, hier, la motion se lira comme suit: « Que la Chambre des communes n’a plus confiance dans ce gouvernement. »
« La motion de censure sera une phrase très simple. Nous ne voulons pas donner un seul prétexte à Jack Layton et au NPD de ne pas l’appuyer », a confié hier un stratège libéral sous le couvert de l’anonymat.
Le Parti libéral compte déposer cette motion de censure durant la journée de l’opposition qui lui sera attribuée deux jours après le dépôt du troisième rapport du ministre des Finances, Jim Flaherty, sur l’état de l’économie. En principe, M. Flaherty doit déposer ce rapport aux Communes le 28 septembre.
Pour se maintenir au pouvoir, les conservateurs ont besoin de l’appui d’un des trois partis de l’opposition. Le Parti conservateur détient 143 des 308 sièges, soit 12 de moins que la majorité requise pour gouverner sans devoir faire des compromis.
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a déjà indiqué que ses troupes voteront en faveur de la motion des libéraux si celle-ci exprime clairement que le gouvernement Harper ne jouit plus de la confiance de la Chambre. Les libéraux doivent donc s’assurer de l’appui du NPD afin de mettre fin au règne des conservateurs à Ottawa.
Mais le NPD a annoncé la semaine dernière qu’il ne provoquerait pas d’élections tant que les nouvelles mesures proposées par le gouvernement Harper pour améliorer le programme d’assurance emploi n’auront pas été adoptées. Concrètement, cela veut dire que les troupes de Jack Layton, qui ont toujours voté contre les propositions des conservateurs depuis leur arrivée au pouvoir en 2006, pourraient soit s’abstenir de voter sur la motion de censure ou carrément appuyer le gouvernement minoritaire de Stephen Harper.
Lasemainedernière, laministre des Ressources humaines, Diane Finley, a déposé le projet de loi C-50 afin d’injecter 935 millions dans le programme d’assurance emploi et permettre à certains travailleurs d’obtenir entre cinq et 20 semaines de prestations de plus. Cette mesure temporaire toucherait environ 190 000 chômeurs et serait rétroactive de neuf mois à partir de son entrée en vigueur. Le projet de loi est à l’étape de la deuxième lecture.
Vendredi dernier, le gouvernement Harper a aisément survécu à son premier vote de confiance de la session parlementaire après que le Bloc québécois et le NPD eurent voté en faveur de la motion de voies et moyens visant à mettre en oeuvre certains éléments du dernier budget, dont le crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire, très populaire au pays. Tous les députés libéraux présents aux Communes ont voté contre.
Toutefois, le Bloc québécois n’a pas l’intention d’appuyer le gouvernement Harper lors des autres votes de confiance. Au cours des prochaines semaines, l’avenir du gouvernement conservateur reposera donc entre les mains du NPD.

Les libéraux veulent forcer la cadence  -  Joël-Denis Bellavance
OTTAWA — Les libéraux de Michael Ignatieff redoublent d’efforts afin d’éliminer, une à une, les raisons qu’invoque le NPD pour soutenir le gouvernement minoritaire de Stephen Harper à la Chambre des communes.
Toujours aussi déterminés à provoquer des élections fédérales cet automne, les libéraux ont ainsi proposé d’accélérer l’adoption du projet de loi C-50 permettant d’accorder jusqu’à 20 semaines de plus de prestations pour les travailleurs de longue date ayant perdu leur emploi.
L e chef du N P D, Jack Layton, a fait savoir mercredi que son parti ne participera à aucun effort des autres formations politiques visant à forcer la tenue d’un quatrième scrutin en cinq ans tant que ce projet de loi ne sera pas adopté.
L e s con ser vateu r s , qu i détiennent 143 des 308 sièges, ont besoin de l’appui d’un parti de l’opposition pour se maintenir au pouvoir. Les libéraux, de leur côté, comptent déposer une motion de censure contre le gouvernement Harper, au début du mois d’octobre, et le Bloc québécois entend appuyer cette démarche.
« Nous ne voulons pas donner à M. Layton quelque alibi que ce soit », a lancé en matinée hier Michael Ignatieff.
Du même souffle, le chef libéral a réitéré sa ferme intention de déposer une motion de censure à la première occasion. «Oui, il y aura un vote de défiance dans quelques semaines parce que nous avons clairement dit que nous n’avons plus confiance dans ce gouvernement.»
Su r l’heu re du midi, le leader parlementaire du gouvernement à la Chambre, le ministre Jay Hill, a convoqué ses homologues des autres partis afin de proposer d’adopter à toute vitesse le projet de loi C-50. Le NPD et le Parti libéral ont donné leur accord, mais le Bloc québécois, qui juge les mesures proposées nettement insuffisantes, s’y est finalement opposé.
M. Hill était prêt à ce que les Communes adoptent ce projet de loi en deuxième lecture dès hier et qu’un comité parlementaire le passe au peigne fin la semaine prochaine, même si les Communes ne siègent pas, mais cette proposition n’a pu faire l’unanimité. Tous les partis doivent accepter que les procédures normales soient modifiées pour accélérer l’adoption d’un projet de loi.
La ministre des Ressources humaines, Diane Finley, a déposé mercredi le projet de loi en question qui permettrait à Ottawa d’injecter 935 millions de dollars afin d’accorder à certains travailleurs entre cinq et vingt semaines de prestations de plus. Cette mesure temporaire toucherait environ 190 000 chômeurs et serait rétroactive de neuf mois à partir de son entrée en vigueur.
Avant d’entrer en vigueur, un projet de loi doit franchir trois lectures à la Chambre des communes et ensuite être approuvé par le Sénat après trois lectures également.
Les libéraux ne baissent donc pas les bras même si le NPD a indiqué vouloir éviter des élections générales tant que le projet de loi C-50 n’a pas été sanctionné.
En privé, les libéraux affirment vouloir profiter de cette volte-face du NPD, lui qui a toujours voté contre toutes les mesures proposées par les conservateurs depuis leur arrivée au pouvoir en 2006, pour discréditer les troupes de Jack Layton.
Les stratèges libéraux n’ont d’ailleurs toujours pas digéré la décision de M. Layton de s’a llier avec les conservateurs et le Bloc québécois en novembre 2005 pour renverser le gouvernement minoritaire libéral de Paul Martin.
Cette décision a non seulement mis fin au règne libéral, selon eux, mais a eu de graves répercussions sociales puisque le gouvernement Harper a mis la hache dans le programme national de garderies, mis sur pied par le gouvernement Martin et les provinces, et refusé de donner suite à l’accord de Kelowna. Cet accord, signé à la toute veille de la campagne électorale de 2005-2006, visait à investir cinq milliards de dollars sur 10 ans pour extirper les peuples autochtones de la pauvreté. En outre, la défaite des libéraux a relégué aux oubliettes les efforts entrepris par Ottawa pour lutter contre les changements climatiques, selon les stratèges libéraux.
« Nous avons une grosse crotte sur le coeur. Jack Layton n’aura pas de cadeau de notre part», a affirmé un stratège sous le couvert de l’anonymat.


Une rentrée parlementaire qui s’annonce courte  -  Joël-Denis Bellavance
OTTAWA — Les députés reviennent à la Chambre des communes aujourd’hui pour reprendre le boulot après deux mois et demi de congé. Mais tous savent que leur séjour à Ottawa sera de courte durée. Des élections sont inévitables. Le gouvernement minoritaire de Stephen Harper pourrait tomber dès vendredi.
Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jack Layton, souhaite faire fonctionner le Parlement, mais ne se fait pas d’illusions sur sa survie au-delà de vendredi.
Le chef du NPD, Jack Layton, qui presse le premier ministre Stephen Harper de mettre de l’eau dans son vin depuis plusieurs jours afin d’éviter un quatrième scrutin fédéral en cinq ans, s’est rendu à l’évidence au cours de la fin de semaine. L’impasse entre le gouvernement minoritaire conservateur et les trois partis de l’opposition est totale. Les électeurs devront trancher.
M. Layton doit prononcer un discours ce matin devant son caucus pour expliquer les priorités de son parti en cette journée de rentrée parlementaire. Mais même s’il souhaite faire fonctionner le Parlement, «il ne faut pas se bercer d’illusions. Nous sommes à la veille d’élections, même si nous n’en sommes pas encore tout à fait là», doit affirmer M. Layton à ses troupes, selon ce qu’a appris La Presse.
Une source néo-démocrate a indiqué hier soir qu’aucune discussion ou pourparlers n’a eu lieu entre des émissaires du gouvernement Harper et les dirigeants du NPD pour trouver un terrain d’entente. «Cela nous laisse croire qu’ils veulent aussi des élections», a indiqué cette source.
Le Parti libéral, le Bloc québécois et le NPD auront d’ailleurs l’occasion de mettre fin au règne du gouvernement Harper dès vendredi. Les conservateurs comptent mettre aux voix une «motion de voies et moyens». Il s’agit d’un vote de confiance puisqu’il vise à mettre en oeuvre des mesures budgétaires, dont notamment le crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire. Si le gouvernement perd ce vote, des élections auront lieu le lundi 26 octobre.
Selon des informations qui circulaient hier soir, le ministre des Finances, Jim Flaherty, pourrait aussi déposer son troisième rapport trimestriel sur l’état de l’économie vendredi. Ce rapport serait aussi incorporé dans la motion de voies et moyens pour être adopté.
Les libéraux de Michael Ignatieff, qui ont provoqué il y a deux semaines cette valse rapide vers un autre scrutin, ont continué leur offensive charme auprès des électeurs en fin de semaine.
Ils ont lancé une nouvelle série de publicités hier sur le site du Parti libéral et la page Facebook de Michael Ignatieff. L’une des publicités traite de l’économie. Le chef libéral y affirme que près d’un demimillion de Canadiens ont perdu leur emploi depuis le début de la récession. Il souligne aussi l’importance de conquérir de nouveaux marchés.
M. Ignatieff doit poursuivre aujourd’hui sa croisade en faveur d’une campagne électorale; il prononcera un discours devant le Canadian Club expliquant sa vision sur l’économie.
De leur côté, les conservateurs chercheront cette semaine à projeter l’image d’un gouvernement qui s’attelle à la tâche de gérer les affaires de l’État en présentant de nouvelles mesures relatives à l’assurance emploi et un projet de loi pour sévir contre les bandits à cravate.




Les sondages n’ont pas refroidi les libéraux  -  Joël-Denis Bellavance
Michael Ignatieff a toujours l’intention de provoquer des élections fédérales
OTTAWA — Les libéraux de Michael Ignatieff demeurent fermes dans leur volonté de provoquer la chute du gouvernement Harper à la Chambre des communes – et de forcer des élections fédérales cet automne – même si une série de sondages démontrent qu’ils traînent derrière les conservateurs dans les intentions de vote.
Un sondage Nanos-La Presse n’a pas refroidi l’ardeur des stratèges libéraux hier, même s’il révèle que les appuis au Parti conservateur ont bondi de six points depuis que le chef libéral Michael Ignatieff a brandi la menace de renverser le gouvernement Harper à la première occasion aux Communes.
Ce sondage accorde 37,5% des appuis aux troupes de Stephen Harper contre 33,4% au Parti libéral et 14,8% au NPD. Au Québec, le Bloc québécois domine toujours avec 37,3% contre 32,5% au Parti libéral, 19,3% au Parti conservateur et 8,9% au NPD.
« Nous sommes toujours aussi déterminés à renverser ce gouvernement. Nous avons hâte de faire mentir tous ces sondages. Michael Ignatieff a lui-même très hâte d’en découdre avec les conservateurs. Le chef est mentalement prêt à y aller et à livrer une bataille féroce », a affirmé hier à La Presse un stratège libéral sous le couvert de l’anonymat.
Le Parti libéral compte utiliser la journée de l’opposition qui lui sera accordée deux jours après le dépôt du troisième rapport du ministre des Finances Jim Flaherty sur l’état de santé de l’économie, le 28 septembre, pour déposer une motion de censure contre le gouvernement minoritaire de Stephen Harper. Le Parti libéral a besoin de l’appui du NPD et du Bloc québécois pour arriver à ses fins et tout indique qu’il l’obtiendra. Le cas échéant, les élections auraient lieu le 9 ou le 16 novembre.
Toutefois, le gouvernement Harper pourrait forcer la tenue d’un vote de confiance dès la semaine prochaine, quand les Communes reprendront leurs travaux, en déposant une motion pour adopter les crédits budgétaires. Si tel est le cas, les élections auraient lieu le 26 octobre. Mais des stratèges conservateurs semblent avoir maintenant écarté cette option après l’avoir évoquée la semaine dernière.
Reprise
Pour le moment, la stratégie des conservateurs, qui ne veulent pas d’élections fédérales cet automne, est de démontrer aux Canadiens qu’ils s’attellent à la tâche qui leur incombe de gouverner le pays. « Les Canadiens ne veulent pas d’élections qui pourraient fragiliser la reprise économique. Nous maintenons le cap sur notre programme », a affirmé à La Presse le ministre du Revenu, Jean-Pierre Blackburn.
Selon des sources, le gouvernement Harper compte donc déposer des modifications au programme de l’assurance emploi et des mesures pour durcir les peines imposées aux « criminels à cravate » dès la semaine prochaine.
Pour sa part, le Bloc québécois intensifie sa campagne visant à attaquer Michael Ignatieff. Des députés bloquistes ont expédié des dépliants de la Chambre des communes dans plusieurs foyers du Québec, aux frais des contribuables, dans lesquels ils affirment que Michael Ignatieff et Stephen Harper sont des « complices » pour dépouiller le Québec de ses pouvoirs.
« Force est de constater que Michael Ignatieff suit les sillons creusés par les Trudeau, Chrétien, Martin et Dion pour ce qui est de dépouiller le Québec de ses pouvoirs », affirme-t-on dans ce dépliant. On y souligne que les libéraux, comme les conservateurs, sont favorables à la création d’une commission nationale des valeurs mobilières. Le dépliant a été envoyé dans certains foyers de Gatineau par la députée bloquiste de VaudreuilSoulanges, Meili Faille.



Trois discours en une semaine  -  Joël-Denis Bellavance
Ignatieff entend marteler le thème de l’économie
OTTAWA — Le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, veut donner rapidement le ton à la prochaine bataille électorale en prononçant trois discours en moins d’une semaine à Ottawa, à Montréal et à Toronto, à partir du 14 septembre. Le thème de ces discours : l’économie, l’économie et encore l’économie.
Le chef libéral Michael Ignatieff espère donner le ton à la prochaine campagne électorale à l’occasion de trois discours à saveur économique à Ottawa, à Montréal et à Toronto, à partir de la mi-septembre.
M. Ignatieff, qui a annoncé mardi que ses troupes avaient la ferme intention de mettre fin au règne du gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Ha r per à la pre - mière occasion, prononcera son premier discours devant le Canadian Club d’Ottawa au prestigieux hôtel Château L au r ier, le 14 septembre, jour de la reprise des travaux parlementaires.
Il doit aussi prononcer un discours à saveur économique le 21 septembre devant le Canadian Club de Toronto. Les stratèges libéraux planchent sur un troisième discours qui sera prononcé à Montréal, selon des informations obtenues par La Presse.
« Ces discours donneront le ton à la prochaine campagne électora le. M ichael Ignatieff présentera sa vision économique et rappellera le bila n i mpression na nt des libéraux en matière de gestion des finances publiques, en particulier l’élimination du déficit », a expliqué hier un stratège libéral sous le couvert de l’anonymat.
Dans les années 90, le gouvernement libéral de Jean Chrétien a éliminé un déficit de 42 milliards en quatre ans en réduisant les dépenses, notamment les paiements de transfert aux provinces. Cette semaine, les libéraux ont promis de venir à bout de ce boulet financier sans augmenter les impôts des contribuables et sans sabrer dans les transferts aux provinces.
LesconservateursdeStephen deau fiscal des Canadiens.
De passage à Vancouver, hier, le chef libéral a d’ailleurs donné toutes les indications que l’état de santé de l’économie serait l’un des principaux thèmes de sa campagne. « Nous allons sortir de cette récession. Mais la question est de savoir qui est le mieux placé pour diriger le Canada durant la reprise. » Harper ont aussi affirmé qu’ils comptent venir à bout du déficit en tablant essentiellement sur une reprise de l’économie, sans réduire les paiements aux provinces ou augmenter le far-
« L’é c o n o m ie souffre encore. Un million et demi de Canadiens se cherchent du travail. Les faillites sont en hausse de 50 %. Nous accusons un déficit de 50 milliards. Et l’OCDE affirme que nous aurons la reprise la plus longue et la plus pénible des pays membres. Nous sommes d’avis que ce n’est pas suffisant et nous pouvons faire mieux », a soutenu M. Ignatieff durant un point de presse.
« Nous allons sortir de cette récession. Mais la question est de savoir qui est le mieux placé pour diriger le Canada durant la reprise. En matière de lutte contre le déficit, nous avons de la crédibilité. Nous avons hérité d’un déficit de 42 milliards de Brian Mulroney et du dernier gouvernement conservateur, et nous l’avons éliminé sans augmenter les impôts. Nous allons hériter d’un déficit dépassant les 50 milliards de M. Harper et nous allons l’éliminer. Nous l’avons fait dans le passé et nous allons le refaire », a-t-il ajouté.
Des partis aux aguets
Même si le signal du départ n’a pas encore été officiellement donné, tous les partis politiques se préparent à se lancer en campagne à la mi-septembre. Le Parti conservateur, le Parti libéral et le NPD ont nolisé des avions, des autocars et mis sur pied leur cellule de guerre pour répondre aux attaques des uns et des autres. Le Bloc québécois a aussi nolisé des autocars et la nomination des candidats va bon train.
Les libéraux ont promis de déposer une motion de censure envers le gouvernement Harper au début d’octobre. Mais les conservateurs pourraient forcer un vote de confiance plus tôt, le 17 septembre, en déposant une motion de voies et moyens pour adopter les crédits budgétaires et mettre en oeuvre certains éléments du dernier budget.
Le cas échéant, le prochain scrutin fédéral (le quatrième en cinq ans) aurait lieu le 26 octobre. D’ores et déjà, la lutte s’a nnonce serrée entre les conservateurs et les libéraux, que plusieurs sondages placent au coude à coude dans les intentions de vote à l’échelle du pays
Au Québec, un coup de sonde réalisé par la firme Léger Marketing et publié dans Le Devoir accorde 35 % au Bloc québécois, 30% au Parti libéral, 16% au NPD et 16% au Parti conservateur.
Au chapitre de la confiance des Québécois envers les chefs, le bloquiste Gilles Duceppe arrive en tête avec 32%, suivi du néo-démocrate Jack Layton avec 23%. Michael Ignatieff inspire confiance à 14% des personnes interrogées, et Stephen Harper arrive dernier avec 12%.



Le PLC n’augmentera pas les impôts  -  Hugo de GrandPré
Michael Ignatieff promet tout de même de « nettoyer » le déficit
SUDBURY, Ontario — Le chef libéral, Michael Ignatieff, promet de payer le déficit laissé par le gouvernement Harper sans augmenter les impôts.
À la fin du caucus libéral hier à Sudbury, Michael Ignatieff a embrassé un poupon de sept semaines que lui a présenté sa femme, Zsuzsanna Zsohar.
À peine une journée après avoir annoncé qu’il tenterait de défaire le gouvernement au Parlement à la première occasion, M. Ignatieff a ainsi pris ses distances d’une position controversée qu’il avait adoptée plus tôt cette année.
En avril, le chef libéral avait évoqué la possibilité de devoir augmenter les impôts pour rembourser le déficit de quelque 50 milliards de dollars prévu par le gouvernement. Ses adversaires politiques, en particulier les conservateurs, avaient sauté sur l’occasion pour l’attaquer dans les médias.
Or, en point de presse à Sudbury au terme d’une réunion du caucus de son parti, Michael Ignatieff a tenu à mettre les pendules à l’heure – et à clarifier d’emblée une question susceptible de revenir le hanter dans une campagne électorale.
«Nous avons déjà été dans la même position, a-t-il dit. Nous avons hérité d’un déficit de 42 milliards de dollars de M. Mulroney et nous avons dû le nettoyer, et nous l’avons fait sans augmenter les impôts. Nous avons hérité d’un trou de 50 milliards de dollars de M. Harper et nous allons le nettoyer sans augmenter les impôts.» Le chef libéral n’a cependant pas précisé comment il comptait rembourser ce grand déficit, résultat de la crise économique et du besoin d’augmenter les dépenses gouvernementales pour stimuler l’économie.
«Attendez pour voir», a-t-il seulement lancé.
Les conservateurs ont réagi en fin de journée en affirmant que la dernière fois que les libéraux ont voulu rembourser la dette, dans les années 90, ils l’ont fait en réduisant les transferts aux provinces en matière de santé et d’éducation.
Pas de déclic soudain
M. Ignatieff a partagé pour la première fois hier midi ses réflexions après avoir causé une commotion, mardi, en annonçant qu’il n’appuierait plus le gouvernement Harper et tenterait de le défaire à la première occasion.
« Il n’y a pas eu de déclic soudain », a-t-il expliqué en parlant du moment où il a pris sa décision, qu’il a décrite comme étant irréversible. Il dit avoir consulté plusieurs de ses collègues durant l’été et réfléchi longtemps et calmement, en plus de parler aux Canadiens durant sa tournée estivale.
Cette décision l’a néanmoins forcé à annuler le voyage qu’il prévoyait faire en Chine avec une délégation de députés entre le 6 et le 9 septembre. «Nous voulons voir comment la situation politique se développe. M. Harper a des cartes à jouer, M. Duceppe a des cartes à jouer, M. Layton a des cartes à jouer et il me paraît responsable d’être ici pendant que ces questions se clarifient», a-t-il dit.
Le NPD a évoqué mardi la possibilité de collaborer avec le gouvernement pour empêcher des élections. «Ça leur appartient de décider. Je ne peux pas décider pour les autres partis », a réagi Michael Ignatieff, peu bavard sur le sujet.
Outre la question du déficit, M. Ignatieff a donné un autre aperçu de sa plateforme électorale, cette fois-ci sur la question de l’environnement. Prenant clairement ses distances face aux politiques de son prédécesseur, il a précisé sa préférence pour un système de quotas et d’échanges ( cap and trade) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. « Le geste qui doit être fait est d’établir un système continental de quotas et d’échanges », a-t-il insisté.
Il a aussi prêché en faveur d’un plan d’action pour nettoyer les plans d’eau canadiens le plus rapidement possible. « Vous verrez un plan environnemental très robuste dans notre plateforme quand les élections viendront», a-t-il promis.
« Unis » derrière le chef
L a décision de M ichael Ignatieff de provoquer des élections n’a pas plu à tous les membres de son parti. Certains députés et sénateurs, particulièrement en Ontario, lui avaient clairement fait savoir qu’ils auraient préféré attendre encore un peu. Néanmoins, les libéraux ont tenté de projeter une image d’unité et d’harmonie, hier, au terme de ce caucus mouvementé.
Le sénateur David Smith est l’un d’eux. L’organisateur avait déclaré qu’il serait irresponsable de tenter de déclencher des élections de manière continuelle, s’est dit serein de la décision du chef. « Je pense que la décision est de première classe ! » s’est-il exclamé.

Québec veut des gestes concrets d’Ottawa  -  Tommy Chouinard
— Le gouvernement Charest profite de la fièvre électorale à Ottawa pour mettre de la pression sur les partis fédéraux, les conservateurs de Stephen Harper en particulier.
QUÉBEC
Ottawa doit accepter de verser à Québec une compensation financière de 2,6 milliards de dollars pour l’harmonisation de la TPS et de la TVQ avant le déclenchement probable des élections cet automne, a affirmé hier le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Claude Béchard.
D’ici à ce que les machines électorales démarrent, d’autres dossiers, qui traînent en longueur, doivent être « réglés » selon lui. Il veut que le gouvernement Harper donne le feu vert à certains travaux d’infrastructures et lui cède la propriété des terrains devant le parlement, à Québec.
À l’entrée d’une réunion du Conseil des ministres, M. Béchard a voulu lancer un appel à l’ensemble des partis fédéraux. Mais cet appel visait surtout les troupes de Stephen Harper.
« On a une période préélectorale où tous les partis politiques à Ottawa ont une belle occasion de faire ce qu’on appellerait du fédéralisme de crédibilité. Avant de venir nous promettre quoi que ce soit en campagne électorale, il y a peut-être un certain nombre de gestes à faire avant pour donner de la crédibilité à leurs promesses qu’ils vont faire en campagne », a-t-il affirmé.
Puis, Claude Béchard a énuméré des dossiers qui doivent être « réglés » avant un éventuel scrutin, ce qui interpelle seulement le gouvernement conservateur. « On pense à l’harmonisation de la TVQ et de la TPS. Ça fait longtemps qu’on en parle. Qu’on le règle donc avant au lieu de nous promettre en campagne électorale qu’on va le régler », a-t-il expliqué. Québec réclame une compensation de 2,6 milliards de dollars pour avoir harmonisé sa taxe de vente provinciale à la TPS dans les années 90.
Claude Béchard veut aussi clore les discussions sur la cessation des terrains deva nt le pa rlement qui appartiennent toujours à Ottawa. Des annonces en infrastructures doivent aussi être faites avant les élections, a-t-il ajouté, interpellant là encore le gouvernement Harper. « Ce qu’on souhaite, c’est qu’on se donne tout le monde la possibilité de régler des choses pour que, quand on va arriver en campagne électorale et qu’on va nous promettre ci et ça, on va se baser sur un bilan. »
Claude Béchard demande à tous les partis politiques fédéraux de se prononcer sur certains enjeux comme la création d’une commission pancanadienne des valeurs mobilières, un projet cher aux conservateurs mais auquel s’oppose Québec.




La priorité : reconstruire le parti   -  Joël-Denis Bellavance

Michael Ignatieff écarte maintenant l’idée d’élections à brève échéance
OTTAWA — Après avoir vainement tenté de renverser le gouvernement conservateur minoritaire de Stephen Harper, en octobre, les libéraux de Michael Ignatieff écartent maintenant l’idée d’élections à brève échéance. I ls ont décidé d’accorder la priorité à la reconstruction de leur parti afin de mieux reconquérir le pouvoir, après avoir vu leurs appuis chuter de manière spectaculaire dans les sondages depuis quelques mois.
La tenue d’une conférence de grands penseurs, initialement prévue à la mi-janvier et maintenant remise à la fin de mars à Montréal, sera la pierre angulaire de ces efforts de reconstruction.
Dans un courriel envoyé à tous les militants libéraux du pays, le chef libéral Michael Ignatieff a confirmé hier la tenue de cette conférence, du 26 au 28 mars dans la métropole, qui aura comme thème « Les 150 ans du Canada: relever le défi ».
Ce faisant , M. Ignatieff s’inspire des Jean Chrétien et Lester B. Pearson pour remettre le PLC sur les rails. En 1991, Jean Chrétien, alors dans l’opposition, avait organisé une conférence d’experts à Aylmer qui a donné naissance au fameux Livre rouge du Parti libéral, une arme redoutable que les libéraux ont utilisée durant la campagne électorale de 1993. Le Livre rouge a connu un tel succès que les libéraux en ont rédigé un deuxième en vue des élections de 1997 et un troisième en 2000. Et les libéraux de Jean Chrétien ont remporté trois victoires majoritaires de suite.
En 1960, Lester B. Pearson, également dans l’opposition, avait aussi réuni de grands penseurs à l’occasion de la « conférence de Kingston ». Élu à la tête d’un gouvernement minoritaire en 1963 et en 1965, M. Pearson a lancé des réformes sociales avantgardistes, notamment l’accès universel aux soins de santé; les prêts aux jeunes désireux de faire des études postsecondaires ; le bilinguisme ; le régime de pensions du Canada. Son gouvernement a aussi adopté le drapeau canadien.
« La conférence de trois jours, qui s’inscrit dans la tradition de la conférence de Kingston de 1960 et de la conférence d’Aylmer de 1991, invitera des penseurs progressistes et des militants représentant une large part de la société canadienne pour discuter des défis fondamentaux auxquels le Canada fait face dans une nouvelle ère d’incertitude et de bouleversements économiques mondiaux. La conférence sera une étape clé dans l’élaboration de la plateforme du Parti libéral pour la prochaine élection générale », a écrit M. Ignatieff dans son courriel aux militants.
En prévision de cette rencontre, le chef libéral effectuera une tournée du pays en janvier, et rencontrera d’abord les jeunes dans les écoles secondaires, les collèges et les universités. Le Parti libéral mettra sur pied un site internet afin d’encourager les Canadiens à soumettre des idées qui pourraient être abordées durant la conférence.
Les députés libéraux ont pour leur part reçu le mandat d’organiser des tables rondes et des assemblées publiques dans leur communauté afin de prendre le pouls de leurs électeurs.
Selon Michael Ignatieff, ce grand brassage d’idées permettra au Parti libéral de se donner les outils pour gouverner le pays.
« Dans quelques années à peine, nous célébrerons le 150e anniversaire de notre pays. Mais une question fondamentale se pose: quel genre de pays serons-nous ? Et quel genre de pays pouvons-nous être ? (…) Il ne s’agit pas seulement de parler du genre de Canada que nous voudrions être en 2017, mais aussi de ce que nous devons faire aujourd’hui et demain pour y arriver », a soutenu M. Ignatieff.


Remontée conservatrice  -  LYSIANNE GAGNON
Un gouvernement conservateur solidement majoritaire, qui tire sa force de l’Ontario et de l’Ouest, pendant que le Parti libéral s’étiole à l’ouest de l’Ontario sans même parvenir à faire des gains dans un Québec plus que jamais en retrait, toujours dominé par le Bloc…
Tel est le portrait qui aurait résulté d’élections automnales, si les libéraux avaient réussi dans leur tentative masochiste de renverser le gouvernement.
Selon Strategic Council, les conservateurs de Harper ont 13 points d’avance sur les libéraux sur la scène pan-canadienne, le PLC se retrouvant aussi mal pris sous la gouverne d’un Michael Ignatieff dont il attendait pourtant mer et monde, que sous celle de Stéphane Dion. Pendant que le PLC plafonnait, le PC a pris une avance qui lui permettrait de former un gouvernement majoritaire.
Pour ce qui est du Québec, il faut plutôt se fier au sondage de CROP, antérieur de deux semaines à celui du Strategic Council, mais qui a le mérite de reposer sur un échantillon de 1000 personnes. Ce sondage montre lui aussi la dégringolade des libéraux – une dégringolade que les sorties belliqueuses de Denis Coderre et le cafouillage dans Outremont ont certainement accentuée. Malgré ses indéniables qualités, Marc Garneau, le nouveau bras droit de M. Ignatieff au Québec, n’a pas les atouts nécessaires (soit l’expérience politique et la connaissance du terrain) pour faire des miracles.
Logiquement, le vote fédéraliste se déplace vers les Tories, dont la cote a remonté de quatre points en un mois. M. Harper a appris de ses erreurs, l’économie ne va pas aussi mal que prévu, le premier ministre a bonne presse – et il n’a pas renoncé au Québec.
Il a commencé à faire la paix avec Brian Mulroney, qui reste l’incontournable figure de proue pour les «bleus» du Québec. Cameron Charlebois, un acteur important dans le paysage urbanistique, vient d’être nommé à la tête de la Société immobilière du Canada (section Québec), et va s’attaquer aux fameux silos qui longent la rive montréalaise du fleuve. Le Vieux-Port et ses environs sont une responsabilité fédérale. Si l’on réussit à relever ce secteur et à en faire un beau lieu d’activités mixtes comme on l’a fait dans l’île Granville, à Vancouver, le crédit de cette opération très visible en reviendra au gouvernement Harper.
Dans le comté de MontmagnyL’Islet–Kamouraska–Rivière-du-loup, où une élection partielle aura lieu le 9 novembre, les conservateurs ont déniché un candidat intéressant – l’ancien maire de La Pocatière Bernard Généreux, un homme jeune, dynamique et bien vu. La circonscription est bloquiste (l’ancien député Paul Crête, en place depuis 1993, a eu 6500 voix de majorité en 2008), mais face à une nouvelle venue, le PC pourrait afficher une meilleure performance.
L’époque où la politique attirait des vedettes connues partout dans la province est révolue. Le mieux qu’un parti politique puisse espérer, c’est de recruter des gens compétents et bien implantés dans leur milieu. Or, et c’est bon signe, les conservateurs viennent d’attirer un candidat de qualité dans un comté théoriquement «perdu»… alors que les libéraux n’ont pas encore choisi le leur, l’ironie étant que M. Généreux est libéral au provincial.
Le sondage du Strategic Council contient d’autres mauvaises nouvelles pour les libéraux. D’une part, le PLC recule dans l’électorat féminin qui lui était pourtant traditionnellement acquis. D’autre part, l’extrême faiblesse du parti dans l’Ouest, et son recul en Ontario, va profiter au NPD… Si le déclin du PLC se confirme, le NPD pourrait être tenté par l’aventure électorale et cesser de soutenir le gouvernement. M. Harper ne serait que trop heureux de lui en fournir le prétexte.

La descente aux enfers  -  ALAIN DUBUC
Un sondage du Globe and Mail d’hier montre que la lente glissade des libéraux fédéraux s’est transformée en dégringolade. Après avoir devancé les conservateurs de cinq points en mai dernier, ils ont perdu cette avance au cours de l’été pour se retrouver, à la veille de la rentrée des classes, cinq points derrière leurs adversaires. Cet écart s’est maintenant creusé à 13 points.
Il s’est donc passé bien des choses en un mois. Début septembre, des élections générales à l’automne semblaient inévitables. Et Michael Ignatieff pouvait raisonnablement croire qu’en travaillant fort, il pouvait les remporter. Quatre semaines plus tard, Stephen Harper, avec 41% des intentions de vote contre 28% pour les libéraux, peut non seulement compter sur une victoire, mais raisonnablement croire qu’elle serait majoritaire.
Cela en dit long sur la volatilité extrême de l’électorat, sur la difficulté de faire des prévisions, et sur les dangers de croire que le temps présent peut nous dire ce que l’avenir nous réserve. Tout peut donc encore changer. Mais la descente aux enfers de M. Ignatieff est trop brutale et trop marquée pour être portée au compte des phénomènes passagers.
Il y a, dans la chute rapide de popularité des libéraux, un élément conjoncturel : la réaction très négative des électeurs aux tentatives de M. Ignatieff de renverser le gouvernement. Non seulement les Canadiens ne voulaient pas d’élections si rapprochées, ils en sont même au stade où ils souhaitent un gouvernement majoritaire. Rétrospectivement, la stratégie libérale a été désastreuse. Mais c’est le genre de choses que l’on finira par oublier.
Cet incident a par contre révélé deux tendances lourdes, bien plus menaçantes pour les libéraux. D’abord, le profond désir de stabilité des citoyens. Par définition, cela profite au gouvernement en place. Ensuite, le fait qu’il n’est pas vrai, comme l’ont sans doute cru les stratèges libéraux, que la récession affaiblirait le gouvernement. Ici comme ailleurs, c’est le contraire qui semble se produire. On le voit par exemple à la récente victoire d’Angela Merkel en Allemagne.
D’autant plus que le gouvernement Harper s’est bien acquitté de sa tâche. Le Canada s’en est sorti mieux que les autres, sa reprise sera plus vigoureuse, et les organismes internationaux félicitent le gouvernement canadien pour ses politiques de relance. Les déboires des libéraux ne s’expliquent pas seulement par leurs faiblesses, mais aussi par la performance des conservateurs.
Il est vrai que la stratégie de relance des conservateurs a été imposée par les libéraux, et que le gouvernement Harper a dû déposer un budget de type libéral pour éviter d’être renversé. Mais le résultat est là. Et dans un contexte où le principal enjeu politique reste la relance économique, rien ne distingue foncièrement les libéraux des conservateurs.
À ce contexte difficile s’ajoute un problème propre aux libéraux. Le fait que le penseur respecté qu’est Michael Ignatieff ne s’est pas transformé en politicien et en leader. On a vu les carences du politicien dans l’incident Cauchon-Coderre. Elles s’expliquent bien moins par le fait que le chef est entouré de Torontois que parce que celui-ci n’a pas eu l’instinct politique pour déceler un problème, ni la détermination pour le régler avant qu’il ne se transforme en crise.
Mais surtout, M. Ignatieff n’a pas réussi à bien expliquer ce que serait un gouvernement libéral, et en quoi il se distinguerait. C’est peut-être le calcul politique d’un parti qui veut attendre avant de dévoiler son jeu. Bien sûr, il y a les valeurs libérales et les évidentes différences culturelles et idéologiques entre libéraux et conservateurs. Mais ce n’est manifestement pas assez pour convaincre l’électorat.

Qu’est-ce qui fait donc chanter M. Harper?  -  VINCENT MARISSAL
Stephen Harper est à la tête d’un gouvernement minoritaire menacé de renversement. Il traverse la pire crise économique depuis la Grande Dépression, ce qui creusera le pire déficit de l’histoire du Canada.
M. Harper devrait avoir le moral dans les talons et son parti devrait sombrer dans les sondages.
Au contraire, le Parti conservateur ne s’est jamais si bien porté au Canada, et son chef s’est même permis un rare moment de détente en public en chantant une toune des Beatles avec Yo-Yo Ma, samedi soir, au Centre national des arts d’Ottawa.
Qu’est-ce qui fa it donc chanter Stephen Harper (air connu)?
Les sondages, dont le dernier Strategic Counsel publié hier dans The Globe and Mail, qui donne 13 points d’avance aux conservateurs sur les libéraux? Cela contribue certainement à la bonne humeur du premier ministre.
M. Harper n’a pas joué du piano ni chanté en public, hier, pour célébrer ce nouveau sondage dévastateur pour les libéraux, mais il a donné une entrevue à une radio de Toronto pour suggérer aux partis de l’opposition d’oublier leur projet de défaire son gouvernement.
Sont-ce les crises internes chez les libéraux qui rendent M. Harper si guilleret et exubérant? (Enfin, on se comprend: guilleret et exubérant pour le très lymphatique Stephen Harper.)
Ça ne peut pas nuire au bonheur du premier ministre que de voir son principal adversaire se couler lui-même en lavant son linge sale en public.
Est-ce l’appui inusité du NPD qui réjouit à ce point M. Harper ? Ironiquement, l’appui de Jack Layton rend peut-être les conservateurs plus acceptables aux yeux des électeurs qui les trouvent généralement beaucoup trop à droite.
Tout cela peut certainement inciter M. Harper à chantonner de plaisir. Mais il n’est pas soudainement devenu un boute-entrain. Il est d’abord un tacticien. Et pour un tacticien, il n’y a rien de plus satisfaisant que de voir ses morceaux se mettre en place pendant que ceux de l’adversaire explosent dans le plus grand désordre.
Stephen Harper a pris des risques, ces derniers mois, et ceux-ci s’avèrent aujourd’hui très payants.
Il a pris un risque, notamment, en parlant ouvertement d’un gouvernement conservateur majoritaire, une idée qui rebutait profondément l’électorat il y a quelques mois à peine. Résultat: l’idée a fait son chemin, devenant soudainement acceptable.
Fidèles à leur stratégie, les conservateurs ont aussi lancé des publicités négatives contre Michael Ignatieff, rappelant notamment que le chef libéral a vécu hors du pays très longtemps et l’accusant d’être hautain.
Visiblement, les pubs conservatrices ont fait mouche, mais, pis encore, celles qu’ont lancées les libéraux en réplique ont complètement manqué la cible, montrant un Michael Ignatieff figé et mal à l’aise. La meilleure défense, c’est bien connu, c’est l’attaque. Au lieu d’essayer de répliquer aux insinuations des conservateurs, les libéraux auraient mieux fait de s’en prendre au bilan du gouvernement.
Stephen Harper a aussi dû sortir des sentiers traditionnels des conservateurs en adoptant des mesures… libérales pour affronter la récession. Il risquait ainsi de déplaire à la base dure de son parti, les anciens réformistes, mais il se rapprochait aussi du centre, ce qui aura été finalement plus payant que dommageable.
La crise économique a forcé les conservateurs à migrer vers le centre, ce qui les sauvera peut-être dans l’électorat.
M. Harper se trouve maintenant à assouplir l’assurance emploi, notamment en ouvrant la porte aux travailleurs autonomes, tout en insistant lourdement sur des aspects « loi et ordre », comme la traite des enfants et les criminels à cravate, pour apaiser sa base électorale.
Pendant ce temps, la stratégie libérale s’effrite.
Encore le week-end dernier à Québec, Michael Ignatieff a mitraillé le gouvernement à cause du déficit historique qui s’annonce. Le hic, c’est que tout le monde sait que ce déficit a été provoqué par la crise économique, pas par la mauvaise gestion ou le gaspillage du gouvernement conservateur. Par ailleurs, les libéraux peuvent difficilement critiquer l’injection de milliards dans l’économie puisqu’ils auraient fait exactement la même chose.
Les libéraux essayent aussi de dépeindre Stephen Harper comme un horrible monstre que les Canadiens détestent et dont ils veulent se débarrasser au plus vite, au moment où ceux-ci découvrent un pianiste un peu crispé, mais pas bien méchant.
Cette mise en scène fait partie d’une opération charme utilisée jadis pour Mike Harris (le chef de cabinet de Stephen Harper, Guy Giorno, travaillait pour l’ex-premier ministre ontarien) et nommée HOAG, pour Hell of a Guy (un maudit bon gars!). Chose certaine, l’opération Beatles de samedi soir a très bien fonctionné.
Pendant que M. Harper projette l’image d’un leader relax et en plein contrôle, les électeurs voient les libéraux déchirés par les crises.
Les libéraux essayent très fort de faire passer Stephen Harper pour un control freak (ce qu’il est, en effet), mais Michael Ignatieff, lui, semble avoir perdu le contrôle de son parti dans l’affaire Coderre, notamment.
Le pire pour les libéraux, c’est que les choses s’amélioreront vraisemblablement pour les conservateurs au cours des prochains mois. L’économie montre ses premiers signaux positifs et, si le gouvernement survit à l’automne, il pourrait aussi bénéficier de l’effet olympique.
Même au Québec, où on note une légère remontée des conser vateu rs , M. Ha r per pourrait abattre quelques cartes payantes. Il pourrait annoncer, par exemple, une entente (et un chèque de plus de deux milliards de dollars) pour l’ha r monisation des taxes de vente avec Québec.
On dit aussi que l’entente Canada-Québec sur la culture est bien avancée ( pour le transfert de certains pouvoirs en culture à Québec) et pourrait être annoncée au moment jugée opportun.

Le gouvernement Harper survit à un nouveau vote  -  Malorie Beauchemin
OTTAWA — Le gouvernement con ser vateu r de S tephen H a r per a s u r vé c u à u n deuxième vote de blâme en deux semaines, hier, grâce à l’appui des néo-démocrates, qui se disent convaincus que ce geste permettra d’aider les chômeurs.
Comme prévu, le Bloc québécois a appuyé les libéraux de Michael Ignatieff et voté en faveur d’une motion visant à retirer la confiance de la Chambre envers le gouvernement. Les députés du NPD de Jack Layton sont finalement restés assis, et leur abstention a permis aux conservateurs de remporter le vote controversé.
« Notre abstention reflète le désir de supporter les chômeurs plutôt que de supporter le désir des libéraux d’avoir des élections », a dit le député du NPD, Yvon Godin, tout de suite après le vote.
Les néo-démocrates avaient annoncé depuis deux semaines qu’ils ne feraient « rien pou r provoquer des élections », tant que les modifications au régime d’assurance emploi ne seront pas adoptées. Le gouvernement conservateur a promis, à la mi-septembre, d’injecter 900 millions de dollars pour augmenter les prestations d’assurance emploi pour les travailleurs de long ue du rée qu i ont perdu leur emploi. Le projet de loi a été déposé, mais n’est pas encore adopté par le Parlement.
Il y a deux semaines, bloquistes et néo-démocrates avaient assuré la survie du gouvernement minoritaire en appuyant une motion de voies et moyens qui comprenait notamment le crédit d’impôt à la rénovation résidentielle.
Ignatieff cinglant
L a nça nt le débat su r la motion de défiance, le chef de l’opposition officielle, M. Ignatieff, a en matinée fait le procès du gouvernement de Stephen Harper, expliquant pourquoi, selon lui, la Chambre ne devait plus lui faire confiance pour diriger les affaires du pays.
Dans un discours passionné, qui visait à marquer une rupture avec la semaine difficile vécue dans le camp libéral, après la démission fracassante de Denis Coderre lundi, M. Ignatieff a été cinglant à l’égard du gouvernement.
« Ce n’est pas seulement l’idéologie conservatrice, ce n’est pas seulement leurs politiques, c’est la façon dont ils font de la politique, a critiqué le chef libéral. Pour eux, tous les adversaires sont des ennemis. On ne peut pas faire fonctionner le Canada comme ça. On ne peut pas diviser notre pays ainsi. »
M . Ignatieff a vivement c r it iq ué les position s du gouvernement Harper sur les changements climatiques, sur la Chine, sur l’ONU, sur le Québec, sur les Canadiens q u i s e r e t r ouve n t pr i s à l’étranger.
Pou r le chef libéral, les conservateurs « ont perdu le contrôle des finances publiques du pays », ils n’ont « pas de plan pour sortir du déficit » et compromettent, ainsi, la capacité du gouvernement canadien à venir en aide aux aînés et protéger leurs pensions, à assurer un système de santé adéquat et à aider les chômeurs.
« Nous méritons mieu x. Nous méritons un gouvernement de compassion, de créativité, de collaboration, un gouvernement qui unit les Canadiens, qui ne les divise pas », a conclu le chef de l’opposition.

L’homme qui a « sauvé » le gouvernement  -  Joël-Denis Bellavance
Des élections fédérales semblaient inévitables cet automne jusqu’à ce que le chef du NPD, Jack Layton, séduit par la proposition des conservateurs d’accorder jusqu’à 20 semaines de plus de prestations d’assurance emploi à des travailleurs de longue date ayant perdu leur emploi, cause la surprise en offrant de soutenir le gouvernement minoritaire de Stephen Harper. M. Layton a dû se défendre de renier ses principes à la suite de cette décision. L’homme à la cravate orange s’est entretenu avec notre chef de bureau à Ottawa, Joël-Denis Bellavance, à ce sujet.
Q Beaucoup
Après avoir empêché des élections fédérales cet automne en soutenant le gouvernement Harper, le parti de Jack Layton est dans la ligne de mire des libéraux.
d’observateurs vous ont critiqué parce que vous avez décidé de soutenir le gouvernement minoritaire de Stephen Harper. Avez-vous trouvé la rentrée parlementaire difficile ? R Tous les j ours, j’ai pensé aux visages des gens que j’ai rencontrés pendant l’été, même la semaine dernière, qui me disaient, après une réunion : « J’ai perdu mon emploi. J’ai 50 ans et je ne peux pas trouver un autre travail. » J’ai vu des larmes sur les visages. Ils m’ont demandé de faire quelque chose pour les aider. On me pose des questions sur les sondages, ou encore à propos de nos décisions sur les votes passés. Mais moi, je pense à eux. Mercredi soir, j’étais à l’Université Queens. Une jeune fille pensait qu’elle ne pourrait pas aller à l’université parce que son père à Thunder Bay a perdu son emploi. Son père devait choisir entre l’hypothèque ou les frais de scolarité. Quand on pense à la possibilité d’avoir 1 milliard de dollars pour ces familles, pour ces personnes, je n’ai aucun doute au sujet de ce que nous devons faire. On doit venir en aide à ces familles le plus rapidement possible. Q Ces
attaques ne vous dérangent pas ? R J’ai vécu toute ma vie avec des attaques. Il n’y a jamais eu un journal qui a appuyé notre parti. Mais nous avons toujours progressé en tant que parti, nous avons toujours augmenté nos appuis durant les élections. Pourquoi ? Parce que nous tentons de faire ce que les gens veulent de nous. Je n’ai rencontré presque personne qui m’a dit que la première chose que nous devions faire, c’était de provoquer d’autres élections. Mais, d’un autre côté, beaucoup de gens nous ont demandé de les aider. Je pense que le choix était clair. Q Donc,
vous estimez avoir écouté la population, avoir fait passer les intérêts de la population avant les intérêts des partis politiques ? R C’est notre raison d’être. Nous essayons d’être fidèles à ces principes. Sommes-nous parfaits tout le temps ? Probablement pas. Nous sommes des êtres humains. Mais nous faisons de notre mieux. C’est pourquoi le caucus est content de ce qui arrive. Nos militants nous appuient. Et les grands syndicats aussi. Q Que
répondez-vous à ceux qui disent que le NPD a abandonné son rôle de conscience sociale du Parlement en appuyant un gouvernement conservateur qui, selon les observateurs, a mis du temps à réagir à la crise économique et qui, selon les écologistes, a fait peu de choses pour lutter contre les changements climatiques ? R Nous rejetons plusieurs des politiques de M. Harper. Mais ce que nous sommes en train de faire, c’est d’accomplir des résultats concrets pour les gens. C’est toujours de cette façon que le NPD a fonctionné. Pour nous, ce qui compte, ce sont les résultats, pas nécessairement les apparences. Aussi, le NPD a appuyé le premier projet de loi déposé par le gouvernement Harper sur l’imputabilité. Nous avons proposé des amendements. Les conservateurs les ont acceptés pour régler le comportement inacceptable et la corruption des libéraux. Q Est-
ce que les événements de cette semaine vous ont appris une leçon concernant la façon de faire de la politique ? Vous avez souvent reproché aux libéraux de soutenir les conservateurs. Vous avez même préparé un gâteau pour souligner le fait qu’ils avaient voté 79 fois avec les conservateurs. Avec le recul, feriez-vous la même chose? R Nous avons peut-être trop mis l’accent là-dessus. Mais c’était pour démontrer que les libéraux n’obtenaient pas de résultats. Dans le dernier budget, par exemple, les conservateurs attaquaient les femmes, l’environnement, il y avait beaucoup de choses qui nous inquiétaient. C’est pourquoi nous avons souligné qu’il était inacceptable que les libéraux appuient les conservateurs sans rien accomplir, juste pour les maintenir au pouvoir. Q Depuis
votre décision, cette semaine, les libéraux vous attaquent beaucoup. Vous êtes dans leur ligne de mire. R Nous avons eu l’occasion de travailler avec les libéraux en formant une coalition (en décembre dernier). Mais M. Ignatieff a décidé de la rejeter pour ensuite appuyer M. Harper. Il a rejeté l’occasion de travailler ensemble pour mettre au pouvoir un gouvernement progressiste. Et maintenant, il ose m’attaquer pour avoir demandé directement au premier ministre et obtenu 1 milliard de dollars pour les chômeurs qui sont menacés de perdre leur maison ou qui ne peuvent mettre de la nourriture sur la table? Nous avons essayé de faire fonctionner le Parlement avec le Parti libéral en concluant une coalition. C’était une occasion en or. M. Ignatieff a signé le document en disant qu’il acceptait la coalition. Mais il a choisi M. Harper à la place, sans rien obtenir en retour. S’il avait été sincère dans son désir de remplacer M. Harper, il aurait pu le faire sans provoquer d’élections. Q Vous répondez à un voeu de la population en ne provoquant pas d’élections un an après le dernier scrutin. Vous offrez aussi une certaine stabilité à Ottawa. Mais pour combien de temps? R Cela va dépendre du premier ministre Harper. Va-t-il retourner à ses anciennes habitudes en refusant de travailler avec les autres ? Ou va-t-il essayer de répondre aux propositions réalistes et importantes qui sont sur la table en ce qui concerne les pensions, les frais des cartes de crédit, les changements climatiques ? S’il ne le fait pas, cela veut dire qu’il veut des élections et il provoquera des élections. S’il répond à nos propositions, cela indiquera une volonté d’avoir un Parlement qui fonctionne au lieu d’avoir un Parlement toujours en chicane.



Goodbye, la majorité!  - 
LYSIANE GAGNON
Ainsi donc, le NPD et le Bloc auraient « sauvé » le gouvernement Harper? Mais non, ce sont les libéraux qui viennent d’être sauvés!
Le défi d’Ignatieff au gouvernement était bien téméraire, car les libéraux partaient en guerre sur un fort mauvais pied. Par contre, avec plusieurs points d’avance dans les sondages et face au néophyte qu’est Michael Ignatieff, les conservateurs avaient ces temps-ci des chances réelles de former un gouvernement majoritaire.
Le gouvernement Harper, ne l’oublions pas, n’est qu’à 12 sièges du seuil requis pour la majorité. Or, le PLC d’Ignatieff baissait dans les sondages à mesure que se précisait la «menace» d’élections, et les premières salves de la précampagne libérale n’étaient pas de nature à susciter l’enthousiasme dans les chaumières: annonces télévisées anémiques (surtout en anglais), chef mal connu, plan d’affirmation internationale redondant, et aucun argument solide pour justifier le renversement du gouvernement…
Le nouveau chef libéral s’était «peinturé dans le coin» et seule l’intervention miracle d’un tiers parti pouvait le sauver. Le NPD, faut-il dire, avait fort peu d’intérêt à aller au front, lui dont la cote, à en juger par les derniers sondages, se rapproche dangereusement du 10%. Le Bloc, pour sa part, est en position solide au Québec. En revanche, la perspective d’un gouvernement conservateur majoritaire avait de quoi lui refroidir le sang, car avec un gouvernement majoritaire en place pour au moins quatre ans, les tiers partis perdraient beaucoup d’influence et de visibilité.
Le compromis avancé par le gouvernement Harper sur l’assurance emploi, de même que son populaire programme d’aide à la rénovation domiciliaire, constituaient de bons prétextes pour permettre aux tiers partis de justifier leur appui au gouvernement. Ce dernier, par ailleurs, n’aurait sûrement pas détesté être renversé, à un moment où les astres lui sont favorables… mais il devra attendre à l’an prochain, car le NPD vient de lui assurer son appui, en pratique, pour le reste de l’automne.
Ce revirement de la position traditionnelle des néo-démocrates, qui s’étaient fait jusqu’ici un point d’honneur de voter contre le gouvernement (et qui se moquaient du PLC pour sa «collusion» avec le gouvernement), va sûrement être très critiqué au sein du parti, mais permet à Jack Layton de sauver sa peau pendant quelques mois encore.
Pour l’instant, l’opinion publique, au Canada anglais, commence à en avoir assez des gouvernements minoritaires.
L’aventure de la coalition en a fait réfléchir plus d’un, et l’atmosphère constante de chicanes partisanes, inévitable produit des gouvernements minoritaires, a fait le reste. (Il y a eu, à d’autres époques et dans d’autres pays, des gouvernements minoritaires qui fonctionnaient plutôt bien, mais ce n’est pas le cas dans le Canada d’aujourd’hui, où tant les libéraux que le Bloc sont congénitalement incapables de jouer le jeu de bonne foi – les libéraux parce qu’ils se croient destinés par Dieu à former le gouvernement, et le Bloc parce qu’il ne croit pas au Canada.)
Il n’y aura donc pas d’élections cet automne… mais on ne dirait pas, car avec ces gouvernements minoritaires qui se succèdent, nous sommes dans une campagne électorale perpétuelle… Le Parlement nage dans la «politicaillerie», et le gouvernement est incapable de réfléchir et d’agir à long terme, obligé de surveiller ses arrières à chaque tournant. Et tant pis pour les lois nécessaires – celle, par exemple, qui viendrait ramener à la raison notre système d’accueil des demandeurs d’asile – qui ne pourront jamais être adoptées parce qu’elles prêteraient à controverse et que le gouvernement n’a d’yeux et d’oreilles que pour les mesures rentables à court terme. Un gouvernement qui ne fait que survivre, c’est un gouvernement sans vie


La majorité à portée de main  -  VINCENT MARISSAL
«Bon, on va être O.K., il n’y aura pas d’élections tout de suite – pas cette semaine, en tout cas », m’a lancé un collègue mardi soir au téléphone.
« Pas cette semaine. » En entendant la précision, l’absurdité de notre paysage politique m’a fait rire (jaune, à vrai dire).
On en est réduit, en cette ère de gouvernement minoritaire, à évaluer, à la semaine, les risques d’élections. Pas étonnant que nous n’ayons pas eu dans ce pays de véritables débats sur de véritables enjeux depuis des années. Depuis 2004, en fait, année de l’élection du premier gouvernement minoritaire en un quart de siècle.
Pas le temps pou r les vrais enjeux, il faut aller au plus pressant : des élections seront-elles déclenchées cette semaine, dans deux semaines ou le mois prochain?
Qua nd on pense que, dans certains pays plus stables politiquement, comme les États-Unis, par exemple, les présidents élus pour des mandats de quatre ans manquent parfois de temps pour accomplir les principaux engagements de leur programme politique ! Ici, on ne se préoccupe plus des programmes, seul le calendrier compte.
Cela d it , pu isque nous n’aurons pas de campagne pour le moment, Stephen Harper peut souffler un peu. D’autant plus que les planètes semblent s’aligner en sa faveur, ces temps-ci.
Son voyage écla i r à Washington et à New York n’au ra it d’a illeu rs pas pu mieux tomber. Son absence pour cause de fonctions officielles l u i don ne d’abord l’excuse parfaite pour ne pas assister, ce soir à Montréal, à la fête organisée pour souligner l’élection, il y a 25 ans, de Brian Mulroney.
Cette visite chez Ba rack Obama lui aura surtout permis de se poser en champion du libre-échange, la plus grande réalisation des conservateurs dans l’histoire moderne du Canada. La rencontre constructive entre M M . Ha rper et Obama à propos des restrictions du fameux Buy American Act ne peut que servir l’image du premier ministre.
Pendant que Harper était à Washington, hier, le NPD lui a signé un chèque en blanc qui pourrait lui permettre de se maintenir au pouvoir pendant plusieurs mois encore. En s’engageant à ne pas défaire le gouvernement tant que le projet de loi sur l’assurance emploi n’aura pas été adopté, Jack Layton aurait tout aussi bien pu envoyer une carte de Noël à Stephen Harper. Un projet de loi, c’est parfois long à adopter.
En prime pour M. Harper, les partis de l’opposition, au lieu de s’attaquer au gouvernement conservateur, mettent depuis quelques jours le plus gros de leur énergie à s’accuser les uns les autres d’appuyer le gouvernement, de trahir leurs principes ou même les Canadiens, de se contredire ou de manquer de colonne vertébrale.
Hier, le NPD a pris la peine d’envoyer un long communiqué aux médias pour contredire les affirmations de ses adversaires qui affirment qu’il n’est pas prêt à se lancer en campagne. Un peu plus et le NPD ajoutait: «Mon père est plus fort que le tien ! »
Les libéraux, quant à eux, ont poussé la puérilité de ce petit jeu jusqu’à utiliser les textes des chroniqueurs politiques du pays, dans les deux langues, pour en extraire des parties (seulement celles qui font leur affaire, évidemment) négatives à l’égard des conservateurs ou du NPD.
Ces querelles entre les partis de l’opposition font bien l’affaire de Stephen Harper. Elles renforcent son message selon lequel seul un gouvernement majoritaire conservateur peut assurer stabilité et sérieux à Ottawa.
La simple évocation d’une majorité conservatrice pa r Stephen Harper, il y a trois ans, en toute fin de campagne électorale, lui avait probablement fait perdre… la majorité. Les Canadiens avaient eu un mouvement de recul, perceptible dans l’écart entre les derniers sondages et le résultat final.
Les conservateurs ont toujours été extrêmement prudents lorsqu’ils abordaient la question de la majorité.
Cette fois, Stephen Harper ne se prive plus d’en parler ouvertement à chaque entrevue, signe indéniable, comme la fameuse vidéo, qu’il en a marre d’avoir les mains liées par l’opposition et qu’il entend maintenant jouer le tout pour le tout.
Après tout, la prochaine campagne, peu importe quand elle aura lieu, risque d’être la dernière de M. Harper. S’il gagne sa majorité, il reste pour un plein mandat de quatre ans et peut gouverner à sa guise. S’il ne l’obtient pas, il serait étonnant que son parti lui accorde une cinquième chance.
Il semble bien que son message dans cette fameuse vidéo, quoique cru, soit en train de faire son effet auprès de l’électorat. Les premiers sondages publiés depuis la diffusion de la vidéo de Sault-Sainte-Marie indiquent tous une remontée marquée des conservateurs et de son chef contre son adversaire libéral.
La firme Angus Reid, dans un sondage divulgué hier, accorde maintenant sept points d’avance aux conservateurs (36% PCC, 29% PLC, 17% NPD) et une avance écrasante de 41 % à 29 % en Ontario. C’est simple : les conservateurs sont en avance dans toutes les provinces, sauf au Québec (ils sont à égalité avec les libéraux dans les Maritimes).
Au-delà de la préférence des électeurs pour tel ou tel parti, le sondage Angus Reid démontre aussi qu’une majorité de Canadiens souhaitent maintenant un gouvernement majoritaire.
Stephen Harper n’a probablement jamais été si près d’une majorité et il en est privé par... l’appui du NPD. Il faudra voir, au cours des prochaines semaines, si les conservateurs ne forcent pas le jeu pour arriver à se faire renverser.



Le gouvernement Harper reste en vie  -  Hugo de GrandPré
OTTAWA — Le gouvernement Harper a pu survivre à un premier vote de confiance cet automne, hier, grâce à l’appui du Bloc québécois et du NPD. Les élections automnales sont donc évitées, du moins pour l’instant.
Le député néo-démocrate Thomas Mulcair espère l’adoption d’un nouveau projet de loi du gouvernement sur l’assurance emploi.
Les partis de Gilles Duceppe et de Jack Layton ont en effet voté en faveur d’une motion de voies et moyens visant à mettre en oeuvre certains éléments du dernier budget fédéral, dont un crédit d’impôt pour la rénovation domiciliaire et des détails financiers de l’accord de libre-écha nge Ca nadaColombie, accord auquel s’opposent pourtant bloquistes et néo-démocrates.
Le Bloc a expliqué sa décision en disant qu’il était en faveur du crédit d’impôt. Le NPD, de son côté, souhaite permettre l’adoption d’un nouveau projet de loi du gouvernement sur l’assurance emploi.
Ce projet de loi, C-50, vise à accorder jusqu’à 20 semaines de prestations supplémentaires aux travailleurs de longue date qui ont perdu leur emploi.
«Le NPD préfère de loin mettre 1 milliard dans les poches des chômeurs et de leur famille que de dépenser 300 millions sur des élections dont personne ne veut et qui ne changeront probablement pas la donne», a déclaré le député néo-démocrate Thomas Mulcair.
Pas d’élections à l’automne ?
Mais si les Ca nad iens n’auront pas à aller aux urnes le 26 octobre (comme cela aurait été le cas si le gouvernement Harper avait été défait hier), la possibilité d’élections automnales n’est toutefois pas entièrement écartée.
En effet, le chef libéral, Michael Ignatieff, a réitéré hier sa volonté de déposer une motion de défiance vers la fin du mois de septembre, dans l’espoir de remplacer le gouvernement à l’occasion d’un scrutin tenu le 9 ou le 16 novembre. Le chef du Bloc, Gilles Duceppe, a indiqué hier qu’il était fort probable qu’il se range du côté des libéraux et se prononce lui aussi contre le gouvernement au moment du vote sur cette motion.
Le sort des troupes de Stephen Harper en octobre pourrait donc encore être entre les mains du NPD. Jusqu’ici, les néo-démocrates ont laissé planer la possibilité de garder le gouvernement en vie tant que le projet de loi C-50 ne sera pas adopté. Mais un stratège du NPD a confié à La Presse hier qu’il n’était pas encore acquis que Jack Layton et ses députés votent contre la motion libérale.
Pressions du Québec
Dans les prochaines semaines, cependant, le débat portera sans doute davantage sur la réforme de l’assurance emploi. Tous les partis souhaitaient accélérer l’adoption de C-50, mais le Bloc s’y est opposé, au motif qu’il ne répond pas aux intérêts des chômeurs québécois, plus précisément ceux des travailleurs de la foresterie.
Gilles Duceppe veut ainsi étudier le projet de loi en comité pa rlementa i re et sou ha ite obtenir des modifications afin d’augmenter l’accessibilité à l’assurance emploi aux travailleurs saisonniers, aux travailleurs forestiers, aux jeunes et aux travailleurs à statut précaire. Selon lui, le plan d’Ottawa s’adresse surtout aux travailleurs du secteur de l’auto de l’Ontario.
Le gouvernement du Québec a joint sa voix à celle du chef bloquiste, hier après-midi, et dénoncé l’immobilisme du gouvernement fédéral dans la crise qui touche l’industrie forestière. Le ministre du Développement économique, Clément Gignac, a réclamé une aide équivalente à celle accordée au secteur automobile ontarien.
Mais, peu avant la sortie de M. Gignac, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a semblé fermer la porte à la possibilité d’apporter des modifications au projet de loi.



Le NPD appuiera Harper  -  Joël-Denis Bellavance
Fausse alerte à Ottawa : il n’y aura pas d’élections automnales
OTTAWA — Nouveau coup de théâtre hier à Ottawa : le NPD, qui a toujours voté contre les mesures proposées par les conservateurs depuis leur arrivée au pouvoir en 2006, se dit maintenant prêt à assurer la survie du gouvernement minoritaire de Stephen Harper jusqu’à nouvel ordre.
Le Nouveau Parti démocratique et son chef, Jack Layton, attendront que les modifications à l’assurance emploi proposées par les conservateurs soient adoptées avant de songer à défaire le gouvernement. Cela permet d’écarter le scénario d’élections fédérales à l’automne.
Séduit par l’engagement du gouvernement conservateur d’accorder jusqu’à 20 semaines de plus de prestations pour les travailleurs de longue date ayant perdu leur emploi, le NPD veut s’assurer que ces nouvelles mesures soient adoptées avant de songer à précipiter le pays en élections.
Cette décision, annoncée hier par le leader adjoint du N DP, Thomas Mulcair, à l’issue d’une réunion du caucus, permet d’écarter le scénario d’élections générales à l’automne puisque les conservateurs ont besoin de l’appui d’un seul des trois partis de l’opposition pour se maintenir au pouvoir.
Concrètement, cela veut dire que le NPD votera en faveur de la motion de voies et moyens qui sera déposée demain et qui vise à mettre en oeuvre certains éléments du dernier budget, dont le crédit d’impôt pour la rénovation résidentielle. Cette motion engage la confiance de la Chambre des communes. Le Bloc québécois entend aussi voter en faveur de cette motion.
En outre, le NPD n’a pas l’intention d’appuyer la motion de censure enver s le gouver nement H a r per que compte déposer le Parti libéral au début du mois d’octobre si les modifications au régime d’assurance emploi proposées par la ministre des Ressources humaines ne sont pas adoptées d’ici là. L’adoption de ces mesures pourrait prendre quelques semaines.
Les libéraux de Michael Ignatieff sont déterminés à provoquer la chute du gouvernement Harper à la première occasion afin de forcer la tenue d’élections générales.
Prolongation des prestations
La ministre des Ressources humaines, Diane Finley, a indiqué lundi qu’Ottawa comptait injecter 935 millions de dollars afin de permettre à certains travailleurs d’obtenir entre cinq et 20 semaines de prestations d’assurance emploi de plus. Cette mesure temporaire toucherait environ 190 000 chômeurs et serait rétroactive de neuf mois à partir de son entrée en vigueur.
« Notre priorité est de faire fonctionner le Parlement dans l’intérêt des Canadiens. Notre caucus est déterminé à aider le plus possible et le plus rapidement possible les chômeurs qui en ont besoin. Nous devons être conséquents avec nous-mêmes. Nous n’allons pas faire de geste qui pourrait interrompre la possibilité que cet argent-là (935 millions) se retrouve dans les poches des chômeurs », a affirmé Thomas Mulcair.
Cela dit, le gouvernement Harper devra s’abstenir de proposer des mesures controversées uniquement pour provoquer les autres partis, a dit M. Mulcair.
Résultat : la Chambre des communes semble amorcer une certaine période de stabilité grâce à cette décision du NPD alors que d’aucuns s’attendaient au déclenchement rapide d’une campagne électorale, la quatrième en cinq ans.
Dans la foulée de cette décision, les stratèges conservateurs croient maintenant possible que le gouvernement Harper puisse gouverner en toute quiétude jusqu’au prochain budget, prévu en février ou en mars.
Le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, a affirmé que le NPD doit maintenant vivre avec ses propres contradictions, rappelant que les troupes de Jack Layton avaient fréquemment accusé le Parti libéral de n’avoir aucun principe lorsqu’il appuyait le gouvernement Harper durant les votes de confiance, notamment ceux portant sur le budget.
« Je crois que M. Layton devrait expliquer aux travailleurs, aux gens, en quoi c’est cohérent avec ses positions antérieures. Moi, j’ai pris ma décision en tant que chef de l’opposition officielle. Ce gouvernement n’est pas à la hauteur des attentes légitimes des Canadiens. C’est ma décision. C’est aux autres à s’expliquer », a affirmé le chef libéral après avoir pris connaissance de la décision du NPD.
Le député libéral de Beauséjour, Dominic LeBlanc, a été plus cinglant. « Le NPD s’est laissé acheter pour franchement pas beaucoup. Ils avaient des revendications pour l’assurance emploi telles que diminuer à 360 heures le nombre d’heures nécessaires pour avoir accès aux prestations, augmenter les bénéfices à 60 %, enlever les deux semaines d’attente. Ils n’ont rien eu de cela. Si Tommy Douglas était encore en vie, il aurait honte du leadership du NPD de Jack Layton aujourd’hui », a-t-il dit.
Mais M. Layton a fait peu de cas de ces attaques.
« Nous croyons qu’un milliard de dollars pour les chômeurs est une décision plus sage en ce moment qu’un tiers de milliard de dollars pour tenir des élections. Cela, c’est certain. Il y a beaucoup de familles qui ont besoin d’aide et nous sommes ici pour défendre la cause des chômeurs », a dit M. Layton.
Pour sa part, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a réitéré que son parti compte appuyer la motion de censure des libéraux.
« J’ai dit clairement que c’est toujours enjeu par enjeu. Mais il n’est pas question de donner une bénédiction sur l’oeuvre générale de ce gouvernement. Nous n’avons pas confiance en ce gouvernement », a-t-il dit.


Harper le «socialiste» sauvé par les séparatistes  -  VINCENT MARISSAL
Stephen Harper serait-il en train de se transformer, à son corps défendant, en socialiste ?
À le voi r br ic ole r à la sauvette des réformettes du régime d’assurance emploi, on croirait bien qu’il a été contaminé par une bactérie soc ia l isa nte. Cela a commencé, il est v rai, pa r sa récente conversion aux vertus de l’interventionnisme d’État ou aux programmes d’infrastructures, des symptômes associés au x précédents régimes libéraux.
M. Harper sera aujourd’hui en bon ne compagnie à Washington, où il rencontre le président Barack Obama, luimême qualifié d’abominable socialiste par la droite américaine. M. Harper a d’ailleurs copié plusieurs gestes du président Obama, dont l’aide aux géants de l’auto et l’intervention auprès des banques.
Ce n’est pas pour rien que M. Harper s’excusait presque auprès de ses militants, dans la fameuse vidéo tournée à Sault-Sainte-Marie au début du mois , de devoi r fa i re des gestes qui ne sont pas « normalement associés aux conservateurs ». Il voit bien lui-même qu’il est « atteint » de socialisme galopant.
Cette soudaine conversion semble avoir rendu Stephen Harper plus présentable au « socialiste » Jack Layton et au « séparatiste » Gilles Duceppe, qui a indiqué le premier, hier, qu’il votera avec le gouvernement vendredi.
Voici donc Stephen Harper sauvé, ironie du sort, par les socialistes et les séparatistes. Sauvé un peu contre son gré, d’ailleurs, puisque les conservateurs sont probablement en meilleure position que les autres pour se lancer en campagne. Celle-ci attendra toutefois un peu.
Que le Blo c québécois décide d’appuyer le gouvernement vendredi n’est qu’une étape de la joute politique serrée qui s’amorce à Ottawa. C’est la suite qui sera plus délicate. Surtout pour Jack Layton.
Gilles Duceppe n’a pas l’i ntention de don ner u n ticket au gouvernement jusqu’au prochain budget, au printemps prochain.
Q u ’e n e s t-i l d e J a c k Layton ? Combien de temps jouera-t-il le rôle d’allié des conservateurs ? Et en échange de quoi ?
Pou r le moment , Jac k Layton peut bien dire que lui, contrairement aux libéraux de Stéphane Dion, ne donne pas de chèque en blanc à Stephen Harper, la perception largement répandue est qu’il est prêt à accorder son appui contre une poignée de petite monnaie, au mépris de ses principes.
Les libéraux craignaient il y a quelques semaines de voir leur chef se « dioniser » en se montrant trop conciliant envers le gouvernement H a r per. L a menace pèse maintenant sur Jack Layton. S’il appuie le gouvernement au vote de confiance prévu au début du mois d’octobre, le chef du N PD accordera de facto une prolongation de ma ndat de six mois à Stephen Harper, avec tout ce que cela comporte de risque.
Chez Jack Layton, l’instinct de survie pourrait être plus fort que les principes. Regardez les sondages : s’il y a des élections maintenant, le NPD risque une dégelée qui le ramènerait à sa position marginale des années Chrétien. M. Layton pourrait décider d’« acheter du temps ». À crédit. Et les intérêts, qu’il dev r a ve r s e r u n jou r ou l’autre, risquent de lui coûter une bonne partie de son capital politique auprès de sa base ou des indécis.
D éjà , depu is quelques jours, on note un adoucissement du ton du NPD dans ses communiqués. Le député Paul Dewar, par exemple, annoncera aujourd’hui une consultation des Canadiens au sujet de l’attitude d’Ottawa envers les ressor tissa nts ca nadiens coincés à l’étranger.
« L es Ca nadiens sont de plus en plus inquiets à propos du fait que le gouvernement ne reconnaît pas son devoir constitutionnel de protéger nos citoyens à l’étranger », écrit M. Dewar, qui ajoute que « cette campagne citoyenne veut recueillir l ’a p pu i d e s C a n a d ie n s de pa r tout au pays pou r demander au gouvernement de cor r iger le système. » R ien pou r faire peu r au x conservateurs.
Dans l’immédiat, le chef libéral, Michael Ignatieff, n’a pas trop à se plaindre de la tournure des événements.
Le délai accordé au gouvernement lui donne plus de temps pour s’organiser – ce qui n’est pas un luxe pour les libéraux – tout en maintenant la ligne dure envers Stephen Harper.
Et M. Harper, ne risque-t-il pas d’être accusé de pactiser avec le diable ?

Le premier ministre semble s’en remettre à de très hautes i nsta nces pou r le jugement de son bilan. « Pour être honnête avec vous, je suis beaucoup plus préoccupé par le verdict de Dieu concernant ma vie que par celui des historiens », a-t-il répondu dans une entrevue accordée à la revue Prestige, de Québec, et publiée dans le numéro courant. Pour joindre notre chroniqueur:


LA FIÈVRE EST TOMBÉE  -  Joël-Denis Bellavance
FIN DU SUSPENSE: LE BLOC A ANNONCÉ QU’IL ALLAIT APPUYER LE PARTI CONSERVATEUR AU VOTE DE CONFIANCE DE VENDREDI. LE FEUILLETON N’EST TOUTEFOIS PAS TERMINÉ : LES LIBÉRAUX OBTIENDRONT À NOUVEAU L’OCCASION DE DÉFIER LE GOUVERNEMENT HARPER LE 30 SEPTEMBRE.
Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a mis fin de manière définitive au petit suspense qui flottait encore à Ottawa en annonçant que ses troupes allaient se rallier autour de la mise en oeuvre de certaines mesures du budget, dont le crédit d’impôt pour la rénovation résidentielle.
JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA — Tous les regards étaient encore tournés vers le chef du NPD, Jack Layton, hier, pou r savoir s’il prolongera ou non le règne du gouvernement minoritaire de Stephen Harper au vote de confiance prévu vendredi.
Mais en fin de compte, c’est le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui a mis fin de manière définitive au petit suspense qui flottait encore à Ottawa : il a affirmé que ses troupes voteront en faveur de la motion de voies et moyens du gouvernement visant à mettre en oeuvre certaines mesures du budget, dont le crédit d’impôt pour la rénovation résidentielle.
M. Duceppe a confirmé ses intentions en milieu d’aprèsmidi, au moment même où Jack Layton disait vouloir consu lter son cauc us , ce matin, avant de prendre une décision. Tout indique que les néo-démocrates emboîteront le pas aux bloquistes.
Mais quelle que soit la décision du chef du NPD, le résultat sera le même : le gouvernement Harper survivra aisément au vote de confiance et évitera ainsi la tenue d’élections généra les… pou r le moment.
En point de presse, hier, M. Duceppe a indiqué que la motion des conservateurs contient des demandes formulées par son parti depuis quelques mois.
« Ce sont des demandes que l’on faisait en novembre dernier. (…) J’ai toujours dit que c’était complètement imbécile d’avoi r dema ndé quelque chose et, quand on l’obtient, de dire "non, on n’en veut pas" », a dit M. Duceppe.
La fièvre électorale qui avait frappé tous les partis politiques le mois dernier, après que le chef libéral, Michael Ignatieff, eut indiqué qu’il tenterait de renverser le gouvernement conservateur à la première occasion, avait déjà baissé de quelques degrés lundi.
En effet, le gouvernement Harper avait tendu une branche d’olivier au NPD en proposant d’augmenter de 20 semaines la durée des prestations d’assurance emploi pour les travailleurs de longue date licenciés. M. Layton avait alors indiqué que son parti était favorable à cette proposition, mais il disait vouloir examiner le projet de loi avant de prendre une décision.
Les libéraux ont modifié du tout au tout la donne politique à Ottawa depuis qu’ils ont signifié leur intention de provoquer des élections générales cet automne. Depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs, en 2006, le NPD a toujours voté contre le gouvernement Harper – au moins 79 fois –, laissant ainsi d’abord aux bloquistes, puis aux libéraux le fardeau de venir à sa rescousse.
L es st ratèges du N P D avaient même prépa ré un gâteau décoré de 79 bougies pour se moquer des libéraux au printemps. Maintenant, les rôles sont inversés et les libéraux prennent un malin plaisir à tourner en ridicule les principes du NPD.
Selon ce qu’a appris La Presse, la décision éventuelle du NPD d’appuyer pour la première fois le gouvernement Harper provoque un malaise certain chez les députés. La pression a diminué quelque peu hier après que le Bloc québécois eut annoncé ses intentions au sujet du vote de vendredi.
Mais le NPD, qui a vu ses appuis chuter dans les sondages depuis quelques semaines, sera de nouveau placé devant le même dilemme en octobre.
C’est que le Parti libéral a la ferme intention de déposer une motion de censure enver s le gouver ne ment Ha r per du ra nt la jou r née de l’opposition qui lui sera attribuée deux jours après le dépôt du troisième rapport sur l’état de santé de l’économie, prévu le 28 septembre.
Et le Bloc québécois a déjà fa it savoi r qu ’i l appu iera la motion de censu re des l ibérau x si el le ex pr i me clairement et simplement la non-confiance des Communes envers le gouvernement.
Interrogé hier sur la question de savoir si son parti faisait confiance au gouvernement Harper, M. Layton a esquivé la question.
« Pour nous, c’est toujours une question d’essayer d’améliorer le sort des Canadiens », a-t-il dit.
Les Communes ne siègent pas la semaine prochaine en raison du sommet du G20 à Pittsburgh, auquel M. Harper doit participer.



UN SURSIS POUR HARPER  -  Joël-Denis Bellavance &  Malorie Beauchemin
La volonté du gouvernement Harper de bonifier les prestations d’assurance emploi est venue tout chambouler hier à Ottawa. Les élections qui semblaient inévitables seront vraisemblablement reportées parce que les conservateurs ont trouvé, chez les néo-démo
OTTAWA — Le gouvernement minoritaire de Stephen Harper semble avoir obtenu un sursis d’au moins trois semaines après avoir proposé hier d’accorder jusqu’à 20 semaines de plus de prestations aux travailleurs de longue date qui ont perdu leur emploi.

Cette mesure a été bien accueillie par le chef du NPD, Jack Layton, qui a promis de l’étudier plus à fond avant d’arrêter sa décision. Mais tout indique que les troupes néo-démocrates, qui ne souhaitent pas d’élections générales cet automne, sont prêtes à accorder leur appui au gouvernement Harper jusqu’à ce que les modifications proposées au régime d’assurance emploi soient adoptées aux Communes.
Résultat : le gouvernement conservateur devrait aisément survivre au premier vote de confiance de la session parlementaire, qui doit avoir lieu vendredi. Ce vote porte sur une motion de voies et moyens visant à mettre en oeuvre cinq mesures du dernier budget, dont le crédit d’impôt pour la rénovation résidentielle, le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation et l’augmentation de la prestation fiscale pour le revenu de travail.
Les conservateurs, qui détiennent 143 des 308 sièges aux Communes, ont besoin de l’appui d’au moins un parti de l’opposition pour se maintenir au pouvoir. Hier, le NPD et le Bloc québécois se sont dits prêts à voter en faveur de la motion de voies et moyens si elle ne contient pas de cadeau empoisonné.
Les députés et ministres ont passé une bonne partie de la journée hier à spéculer sur les possibilités que le pays soit plongé en élections pour la quatrième fois en cinq ans. Depuis que les libéraux de Michael Ignatieff ont indiqué leur intention, il y a deux semaines, de renverser le gouvernement Harper à la première occasion, tous les partis se préparent à une bataille électorale cet automne.
Mais la fièvre électorale a diminué de quelques degrés, hier, après que le NPD eut salué la décision du gouvernement de bonifier le programme d’assurance emploi. Les stratèges du NPD croient pouvoir obtenir d’autres concessions de Stephen Harper et n’écartent pas l’idée de proposer des amendements au projet de loi qui sera déposé cette semaine.
« Il y a présentement 1,6 mi l l ion de chômeurs au Canada , et des mi l l iers d’autres vont être mis à pied cet hiver, malheureusement. Et la plupart des économistes s’entendent pour dire que les pertes vont continuer au moins j usqu’au pr i ntemps. Ces gens-là ont besoin d’aide », a affirmé hier Jack Layton en point de presse.
« L’annonce d’aujourd’hui semble être un pas dans la bonne direction. Il en reste beaucoup à faire. Notre préférence, c’est de travailler pour aider les chômeurs et les sans-emploi, pas de retourner en élections. Mais il n’est pas question pour nous de suivre la recette de Stéphane Dion et Michael Ignatieff. Il n’y aura
aucun chèque en blanc de la part du NPD », a ajouté M. Layton.
Cette ouverture du NPD au compromis a suscité les moqueries des libéraux. « Je trouve curieux qu’après avoir décrié pendant des semaines l’idée d’une coalition, le premier ministre multiplie les efforts pour en former une avec les gens qu’il qualifiait de socialistes pas plus tard que ce matin », a lancé le chef libéral durant la période de question.
Depuis que les conservateurs sont au pouvoir, le NPD a toujours voté contre le gouvernement Harper, laissant ainsi le fardeau d’abord aux bloquistes, puis aux libéraux de venir à sa rescousse.
Visiblement mal à l’aise dans sa nouvelle position, le chef du NPD s’est contenté de lire une brève déclaration à la sortie de la Chambre, sans répondre à aucune question, contrairement à son habitude.
Stephen Harper a pour sa part tenté de profiter de la vive opposition des Canadiens à la tenue d’un autre scrutin. « C’est clair que la population ne veut pas d’élections. Le pays n’a pas besoin d’élections. Ce n’est pas dans les intérêts supérieurs du pays. La priorité, pour le gouvernement et pour la population, c’est l’économie », a affirmé M. Harper.
Même s’il survit au vote de confiance, vendredi, le gouvernement Harper n’est pas au bout de ses peines. Le Parti libéral compte en effet déposer une motion de censure envers le gouvernement durant la journée de l’opposition qui lui sera accordée au début du mois d’octobre. En principe, cette journée doit lui être attribuée deux jours après la présentation du troisième rapport sur l’état de santé de l’économie, prévue le 28 septembre.
Les Communes ne siègent pas la semaine prochaine en raison de la tenue, pendant deux jours, du sommet du G20 à Pittsburgh, auquel M. Harper doit participer.

Ignatieff fait deux promesses à saveur internationale
Michael Ignatieff a fait deux promesses, à Ottawa hier, dans un discours où il a exposé le volet international de sa plateforme électorale, dont il souhaite faire un point central de la prochaine campagne.
Le chef libéral a déclaré qu’élu, son gouvernement créerait un Secrétariat de la paix, de l’ordre et de la bonne gouvernance. « Notre Canada, nous le voyons comme […] capable d’enseigner le fédéralisme er la bonne entente entre les nations », a-t-il dit devant le Canadian Club d’Ottawa. Son bureau n’a pas donné plus de détails.
M. Ignatieff a aussi promis d’élargir le G8 pour inclure les pays du G20 et d’accueillir et financer un secrétariat permanent du G20 au Canada.
Les libéraux reprochent aux conservateurs de Stephen Ha r per ses posit ions en matière de relations étrangères et estiment qu’il a terni la réputation du pays sur la scène internationale. Cette rhétorique se trouve au centre des arguments évoqués par Michael Ignatieff pour justifier son désir de provoquer des élections et de remplacer le gouvernement dans les plus brefs délais.


Ottawa veut bonifier l’assurance emploi  -  Malorie Beauchemin
OTTAWA — Désireux d’éviter des élections générales anticipées et de démontrer qu’ils travaillent pour soutenir l’économie, les conservateurs de Stephen Harper ont présenté, hier, la première mesure d’un plan plus vaste de réforme de l’assurance emploi.
Le gouvernement propose d’aider les Canadiens plus âgés en prolongeant la durée de leurs prestations.
Ainsi, un travailleur mis à pied qui a cotisé au régime de l’assurance emploi pendant au moins 7 des 10 dernières années et qui n’a pas touché de prestations pendant plus de 35 semaines depuis 5 ans pourrait toucher de 5 à 20 semaines supplémentaires de prestations.
La ministre des Ressources humaines, Diane Finley, et son collègue du Revenu, Jean-Pierre Blackburn, ont présenté hier les grandes lignes de cette mesure. « On s’était engagés devant la population canadienne à présenter un plan à l’automne (pour l’assurance emploi), a souligné le ministre Blackburn. C’est ce que nous faisons. Aujourd’hui, on veut cibler le groupe des travailleurs de longue durée qui ont besoin d’aide. »
Selon M. Blackburn, environ 190 000 travailleurs ayant récemment perdu leur emploi pourraient bénéficier de cette mesure, qui serait temporaire – jusqu’à l’automne 2011. Si le Parlement adopte le projet de loi, la mesure coûtera 935 millions au gouvernement. « Ça n’arrêtera pas là. Il y aura autre chose », a ajouté le ministre du Revenu.
Le premier ministre Harper avait notamment promis lors de la dernière campagne électorale de rendre les travailleurs autonomes admissibles à l’assurance emploi.
« Nous allons remplir cette promesse électorale », a assuré la ministre Finley, sans vouloir dire à quel moment le gouvernement pensait le faire.
« C’est une mesure très i mpor t a nt e , a r enc hér i M. Blackburn. C’est une catégorie de travailleurs qui jamais auparavant n’a eu accès à aucun bénéfice de l’assurance emploi. On est en train d’y travailler de façon sérieuse. Ça prend un certain temps. »
Si le NPD a rapidement affirmé qu’il pourrait appuyer une telle mesure (voir texte ci-dessus), le Parti libéral de Michael Ignatieff, qui avait réclamé en juin dernier la mise sur pied d’un comité bipar t ite sur la quest ion d’une réforme de l’assurance emploi, a préféré fermer la porte une fois de plus à toute collaboration avec le gouvernement conservateur.
« On ne peut pas avoir confiance dans ce gouvernement, a dit la députée libérale qui siégeait à ce comité, Marlene Jennings. Ce gouvernement prend tout pour des outils politiques, comme tactique politique. Et si le gouvernement était sérieux, il aurait pu proposer quelque chose au mois de juin, au mois de juillet, au mois d’août. »
Le projet de loi doit être présenté en Chambre demain.



Assurance emploi
: Harper serait prêt à des concessions
OTTAWA — Le gouvernement Harper semble prêt à prolonger la durée des prestations d’assurance emploi, une décision qui pourrait éviter des élections et qui semble destinée à mortifier les libéraux et courtiser les néo-démocrates.
Mais même si leur leader, Jack Layton, a fait de la réforme de l’assurance emploi une condition sine qua non au soutien de son parti au gouvernement actuel, les néodémocrates continuent de douter que les conservateurs puissent arriver avec une solution qu’ils pourront appuyer.
La ministre des Ressources hu ma i ne s , Dia ne F i n ley, a f fi r me que des mesu res seront présentées peu après la rentrée parlementaire du 14 septembre pour aider les travailleurs sans emploi depuis une longue période de temps et dont les prestations sont sur le point de prendre fin.
« C’est notre priorité, ça ne fait pas de doute », a-t-elle déclaré.
La ministre indique que ces mesures n’impliqueront pas nécessairement de changements législatifs, ce qui assure qu’elles prendront effet qu’il y ait des élections ou non cet automne.
« Il y a plusieurs façons de procéder », a soutenu la ministre.
« Notre objectif est de nous assurer que, quoi qu’en pense M ichael Ignatieff, ces travailleurs obtiennent l’aide dont ils ont besoin pour retourner sur le marché du travail.»
Le ministre du Revenu, Jean-Pierre Blackburn, a dit de son côté que le projet impliquait bien quelques changements législatifs mais aussi des correctifs « qui pourraient être appliqués immédiatement même si nous sommes forcés à une campagne électorale ».
Mme Finley n’a fourni aucun détail mais elle a indiqué que ces améliorations au programme ont été abordées au cours des négociations qui ont duré tout l’été avec les libéraux mais que leur chef, Michael Ignatieff, n’était pas intéressé, ce qui l’a «beaucoup déçue».
De leur côté, les libéraux, qui se sont retirés des négociations la semaine dernière, affirment que la seule allusion à un tel plan consistait en une liste de sujets à discuter, dont une possible prolongation.
« S’ils ont un plan maintenant, pourquoi n’en avaient-ils pas en juin, juillet ou août ? » a questionné le député libéral Mike Savage. Selon lui, les conservateurs ne sont pas vraiment préoccupés par l’assurance emploi mais ne veulent qu’embarrasser les libéraux et courtiser les néo-démocrates.
À ce sujet, Rick Boychuk, porte-parole de Jack Layton, s’est demandé publiquement si les néo-démocrates peuvent faire confiance aux conservateurs quand le gouvernement a passé le printemps et l’été à claironner qu’il ne voulait apporter aucun changement à l’assurance emploi.
Malgré tout, M. Boychuk n’exclut pas totalement la possibilité que le NPD appuie les mesures conservatrices, selon ce qui sera présenté.


Le pari d’Ignatieff  -  VINCENT MARISSAL
En analysant le résultat des sondages nationaux, ces derniers jours, les libéraux de Michael Ignatieff doivent se sentir comme un parachutiste novice regardant le vide.
Trop tard pour reculer («on y va, la machine est en marche», résume un stratège libéral), mais les libéraux peuvent néanmoins se demander si le parachute s’ouvrira après le grand saut.
Les nouvelles sont plutôt inquiétantes pour les libéraux. Depuis la déclaration de guerre de M ichael Ignatieff, tous les sondages indiquent une remontée des conservateurs. Au Québec, on observe une consolidation du vote bloquiste et une légère remontée du Parti conservateur. Ce sont deux mauvaises nouvelles puisque le PC risque ainsi de gruger des votes aux libéraux dans les circonscriptions chaudes, ce qui permettrait au Bloc de se faufiler.
Le constat est désagréable pour les libéraux, qui ont tenté un grand coup en annonçant leur intention de défaire le gouvernement à la première occasion. Stephen Harper remonte au moment où les libéraux contre-attaquent et en dépit d’une vague de nominations partisanes au Sénat.
Il semble que les nouvelles économiques encourageantes et la probabilité d’une reprise jouent en faveur des conservateurs, même s’ils n’y sont pas pour grand-chose. Normal. Les gouvernements souffrent en période de crise économique, même s’ils n’y sont pas pour grand-chose.
Les libéraux craignaient d’ailleurs le phénomène le printemps dernier, sachant que l’économie canadienne reprendrait un peu de vitesse fin 2009, début 2010. La même logique rend le déclenchement des élections encore plus pressant pour les libéraux, malgré les sondages défavorables.
P ol itiquement , M ic hael Ignatieff n’avait pas le choix, mais le saut est périlleux. Non seulement les chiffres des sondages sont insuffisants pour penser au pouvoir, mais en plus, les sondages ne détectent pas de profonde envie de changement dans l’électorat.
Le chef libéral a peu de temps devant lui et il demeure largement méconnu. Le fait que les publicités préélectorales en anglais « présentent » le chef libéral en est un aveu criant.
Michael Ignatieff peut-il renverser la vapeur? Cela s’est déjà vu.
Il n’est pas rare que le chef de l’opposition parte en deuxième place le jour du déclenchement des élections. En 2005-2006, les rôles étaient inversés dans les sondages : les libéraux de Paul Martin récoltaient entre 35 et 40% des intentions de vote, et les conservateurs de l’inconnu Stephen Harper, moins de 30%. Pour les bleus, c’était encore pire au Québec, où ils croupissaient en troisième place.
On connaît la suite: une campagne efficace et disciplinée de Stephen Harper, les libéraux et leur chef qui s’effondrent et, au Québec, le Bloc qui panique...
Il faut toutefois préciser que les libéraux, usés par 13 ans au pouvoir et minés par le scandale des commandites, étaient alors au bout du rouleau.
Les libéraux disent toutefois avoir décelé, dans leurs sondages et groupes de discussion, un certain dédain des Canadiens pour la politique conservatrice en matière d’environnement, d’affaires étrangères, de culture, de recherche et de développement économique, notamment.
La campagne libérale repose sur un double pari: Michael Ignatieff, le novice, connaîtra une excellente campagne et il réussira à s’imposer comme la seule solution de rechange.
Pour les libéraux, c’est le retour aux «valeurs canadiennes », que l’on peut résumer par : compassion, ouverture, égalité des chances et primauté du droit.
Les libéraux font le pari que les Canadiens en ont marre des conservateurs et qu’ils verront dans Ignatieff le gardien de ces valeurs. Il y a deux problèmes avec cette approche: a) la répulsion des électeurs envers Harper ne semble pas aussi élevée dans la population que le souhaiteraient les libéraux; b) Ignatieff représente plus une énigme qu’une solution pour une majorité de Canadiens.
Les libéraux sont si convaincus de leur approche qu’ils ont décidé de s’en prendre uniquement à Stephen Harper dans leurs pubs au Québec, ignorant le Bloc québécois, pourtant premier dans les intentions de vote.
Autrement dit, les libéraux espèrent attirer des électeurs du Bloc en tapant sur… Stephen Harper.
Quant au Bloc, il reprend le thème des intérêts du Québec en associant son principal adversaire, Michael Ignatieff, au conservateur Stephen Harper. Aux dernières élections, le Bloc avait comparé Stephen Harper à George W. Bush avec un certain succès.
Cela dit, le ton des publicités du Bloc est plutôt bon enfant. On voit notamment les visages de MM. Harper et Ignatieff coiffés du slogan «Deux partis, un regard». Pas bien méchant.
En tout cas, on est loin des publicités bloquistes à l’époque du scandale des commandites, dans lesquelles on disait, notamment: Alfonso Gagliano a distribué des millions de l’argent des contribuables à ses amis libéraux ; l’ex-premier ministre Jean Chrétien a dilapidé plus de 250 millions de commandites et Paul Martin n’aurait rien vu passer.



LE PARI RISQUÉ DE MICHAEL IGNATIEFF  -  Joël-Denis Bellavance
ALORS QUE LES PARTIS RODENT LEURS SLOGANS EN PRÉVISION DES ÉLECTIONS QUI SE DESSINENT CET AUTOMNE, LES RÉSULTATS D’UN SONDAGE EXCLUSIF NANOS/ LA PRESSE DÉMONTRENT QUE LA DÉCISION DE MICHAEL IGNATIEFF DE FAIRE TOMBER LE PARTI DE STEPHEN HARPER EST UN PARI RISQUÉ.
OTTAWA — Le Parti conservateur a vu ses appuis bondir dans les intentions de vote au pays depuis que les libéraux de Michael Ignatieff ont brandi la menace de provoquer de nouvelles élections générales cet automne.
Le chef libéral Michael Ignatieff a salué ses partisans dans un rassemblement à Surrey, en Colombie-Britannique, le 4 septembre.
Un sondage exclusif réalisé par la firme Nanos pour le compte de La Presse démontre que les con ser vateu rs de Stephen Harper obtiendraient 37,5 % des suffrages si des élections avaient lieu aujou rd’hui, soit un score presque identique aux résultats du dernier scrutin, tenu le 14 octobre 2008 (37,7 %).
Il s’agit d’un bond de près de six points de pourcentage par rapport au dernier coup de sonde réalisé par Nanos, en août.
Le Parti libéral, pour sa part, obtiendrait 33,4 % des voix, soit environ le même pourcentage que le mois dernier (33,8 %), mais une nette a mélioration compa rativement aux résultats du dernier scrutin (26,3 %) alors que Stéphane Dion était à la barre du parti.
Le NPD, qui ne souhaite pas la tenue d’élections fédérales cet automne, voit quant à lui ses appuis passer de 18,7 % à 14,8 % à l’échelle du pays.
Au Québec, le Bloc québécois continue de dominer avec 37,3 % des intentions de vote. Le Parti libéral arrive bon deuxième avec 32,5 %. Le Parti conservateur est toujours troisième, mais ses appuis ont augmenté de six points de pourcentage et se situent maintenant à 19,3 %. Au dernier scrutin, les conservateurs ont obtenu 22 % des suffrages et remporté 10 des 75 sièges au Québec.
En Ontario, qui compte le tiers des 308 sièges à la Chambre des communes, le Parti conservateur et le Parti libéral sont à égalité, à 38,5 % et 39,6 % des appuis, respectivement. Le NPD doit se contenter de 15,6 % des intentions de vote.
Ce sondage a été réalisé auprès de 1003 Canadiens entre le 28 août et le 2 septembre, au moment même où le chef libéral Michael Ignatieff a annoncé, à une réunion de son caucus à Sudbury, que les libéraux tenteraient de renverser le gouvernement à la première occasion. Les Communes reprennent leurs travaux le 14 septembre.
Pour le président de la firme Nanos, Nik Nanos, les résultats de ce sondage démontrent que la décision du chef libéral de mettre fin au régime des conservateurs cet automne est un pari hautement risqué.
« I l appert que les électeurs réfléchissent actuellement à deux options, celle de Stephen Harper et celle de Michael Ignatieff. Mais un stratège libéral qui examine ces chiffres, qui voit que les tories regagnent du terrain au Québec et que les deux partis sont à égalité en Ontario, comprend rapidement qu’un scrutin fédéral cet automne est très risqué. Mais cela l’est aussi dans une moindre mesure pour les conservateurs », a expliqué M. Nanos.
Un taux d’indécis élevé
Cela d it , le sondeu r a souligné que le nombre de Canadiens qui se disent indécis a augmenté de manière importante au cours du dernier mois. Près d’un Canadien sur quatre (24,6 %) affirme ne pas savoir quel parti il appuierait si des élections avaient lieu aujourd’hui. En août, environ 15 % des personnes interrogées se disaient indécises.
« Le taux d’indécis est plus élevé que la moyenne. Cela est probablement imputable au fait que nous sommes dans une période préélectorale et qu’un nombre important de Canadiens attendent encore avant de porter un jugement sur les partis et leur chef », a affirmé M. Nanos.
La marge d’erreur du sondage Nanos est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Elle est plus élevée dans le cas des échantillons régionaux (plus ou moins 7,1 points dans le cas du Québec).
Les résultats de ce sondage surviennent au moment où tous les partis politiques se préparent à une campagne électorale qui semble inévitable.
Le Parti libéral a lancé les hostilités au cours de la fin de semaine en dévoilant trois messages publicitaires dans lesquels Michael Ignatieff critique le bilan du gouvernement Harper dans le domaine de l’économie et de l’environnement.
Le Bloc québécois a aussi lancé hier une offensive publicitaire visant à convaincre les électeurs du Québec que Michael Ignatieff et Stephen Harper défendent essentiellement les mêmes points de vue.
L e P a r ti conser vateu r n’a rien laissé filtrer, mais Stephen Harper et ses ministres ont affirmé qu’un scrutin moins de 12 mois après le dernier pourrait mettre en péril la fragile reprise économique qui se profile à l’horizon.
De passage à Waterloo, en Onta rio, hier, M ichael Ignatieff a répété que sa décision de mettre fin au régime des conservateurs était fondée sur des principes et non sur les résultats de sondages.


Ignatieff et Harper : même « regard »  -  Denis Lessard
que, après un reportage de La Presse, le Bloc avait décidé de rendre public sur-le-champ le message publicitaire qu’il souhaitait retenir quelques jours encore, histoire de voir la tournure des événements aux Communes. « On s’ajuste », at-il laissé tomber.
La publicité Deux partis, un regard « ne contient aucune attaque personnelle », a souligné M. Duceppe, qui se défend de recourir à de la publicité « négative » pour combattre l’adversaire.
« Vision restrictive de la nation québécoise »
Sous le titre Deux partis, un regard, la publicité destinée aux quotidiens présente deux moitiés des visages de MM. Harper et Ignatieff, qui ont « la même vision restrictive de la nation québécoise. La même façon de voter en Chambre. QU ÉB EC — Tout auta nt que le prem ier m i n ist re Stephen Harper, le chef libéral Michael Ignatieff est devenu l’homme à abattre pour le Bloc québécois.
Dans une publicité électorale agressive, le parti de Gilles Duceppe ma rtèlera que MM. Harper et Ignatieff, bien qu’ils représentent deux partis distincts, ont le même « rega rd » su r les enjeu x québécois.
Hier, à l’issue d’une réunion de ses députés à Québec, Gilles Duceppe a reconnu Les mêmes résultats pour la langue, la culture, les travailleurs, l’environnement. »
Ce message « ne contient aucune attaque personnelle », a souligné M. Duceppe, qui se défend de recourir à de la publicité « négative » pour combattre l’adversaire.
Le PLC vient de rendre publiques des publicités où M . Ignatieff s’en prend à Stephen Harper. « Or, le chef libéral a les mêmes positions que M. Harper sur tout ce qui est essentiel pour le Québec », soutient Gilles Duceppe : les deux sont en faveur de l’exploitation des sables bitumineux, s’opposent à l’application de la loi 101 dans les organismes qui relèvent du Code fédéral du travail et sont favorables à la mise en place d’une commission pancanadienne des valeurs mobilières, insiste le chef bloquiste.
Au lendemain de la publication de sondages qui montrent que le PLC n’est pas très loin derrière le Bloc au Québec, il a particulièrement visé le chef libéral : « Les Québécois doivent savoir que Michael Ignatieff ne propose aucune ouverture au Québec. »
Il élude la question quand on relève que, par le passé, les ca mpag nes bloqu istes ne faisaient pas grand cas du chef de l’opposition aux Communes et que le Bloc n’avait pas la même agressivité à l’endroit de Stéphane Dion. « On était en situation de gouvernement minoritaire. On a actuellement deux adversaires dont l’un tente de se distinguer de l’autre », a servi Gilles Duceppe comme réponse.
Jusqu’ici, dans ses campagnes publicitaires, le Bloc avait toujours mis en relief l’importance de son rôle à Ottawa plutôt que d’attaquer ses adversa i res . H ier, M . Duceppe a rappelé que, en 2004, le Bloc avait mené une campagne préélectorale contre Paul Martin, en fait un « livre noir » sur le gouvernement libéral.
D u côté des con ser va - teurs, le ministre Jean-Pierre Blackburn a soutenu : « Nous, on se distingue des libéraux. On ne veut pas de campagne électorale, on veut travailler sur l’économie. » Il a promis une réponse « législative ou réglementaire » aux attentes des chômeurs. « Par règlement, cela pourra avoir un effet même si le gouvernement est défait », explique-t-il.
« Publicité très négative »
Pou r sa pa rt, M ichael Ignatieff a soutenu qu’il « s’agit d’une publicité très négative », bien différente de celle que le PLC a rendue publique il y a quelques jours, dans laquelle le chef libéral traite pourtant d’« irresponsable » le premier ministre Harper.
Joi nt pa r La Presse , son lieutenant québécois, Denis Coderre, souligne que, par sa publicité, le Bloc a pris acte d’une « réalité Ignatieff » au Québec : « Ils ont décidé d’être agressifs parce qu’ils sentent que Michael Ignatieff gruge du terrain dans toutes les régions au Québec », a lancé M. Coderre.



L’enfer est à gauche  -  VINCENT MARISSAL
«Stephen Harper filmé à son insu », titraient hier RDI et les sites de nouvelles qui ont repris la nouvelle. À son insu? Je ne crois pas ça. I don’t buy that, comme on dit dans l’autre langue officielle.
Malgré l’odeur de controverse qui flottait à Ottawa hier, Stephen Harper a annoncé la nomination du juge autochtone Graydon Nicholas (à gauche) au poste de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick pour un mandat de cinq ans.
Un premier ministre sait fort bien qu’il n’est jamais totalement « off the record », qu’il n’a jamais le luxe d’avoir des conversations privées. Sauf peut-être dans sa chambre à coucher. Ou en tête-à-tête avec un ministre qui sait qu’il risque de perdre son poste s’il s’ouvre la trappe.
Mais cer tainement pas lorsqu’il s’adresse à une salle remplie de militants. Certainement pas dans un climat préélectoral permanent comme celui qui enveloppe le Canada ces jours-ci.
M. Harper, c’est vrai, ne savait pas qu’il était filmé, mais il est assez intelligent (et stratège) pour savoir que si on ne veut pas qu’une information sorte, on la garde pour soi.
Ce message aux militants conservateurs n’était pas improvisé ( pas le genre de M. Harper), cela fait partie de la stratégie de campagne.
Coïncidence troublante, hier à la une du quotidien The Globe and Mail, un article faisait justement référence à cette stratégie électorale consistant à agiter le spectre de la coalition de décembre entre le Parti libéral et les « socialistes-séparatistes ».
Selon les collègues du Globe, les stratèges conservateurs soupèsent deux scénarios électoraux: jouer sur la crainte d’une coalition PLC– NPD– Bloc ou insister sur les risques d’augmentation des impôts avec un gouvernement libéral. Justement, autre coïncidence, ce sont les deux thèmes abordés par Stephen Harper à Sault-Sainte-Marie.
Selon Tom Flanagan, politicologue de Calgary et ancien conseiller de M. Harper, cité dans le Globe, une telle stratégie aurait le mérite de secouer l’apathie des électeurs conservateurs ou indécis opposés à une coalition de centre-gauche et de les inciter à aller voter. Et comme ils sont majoritaires à l’extérieur du Québec, ça représente un beau bassin d’électeurs.
En jargon électoral , on appelle cela la segmentation du vote, une technique ut i l isée en 2004 par les républicains pour assurer la réélection de George W. Bush. Les stratèges républicains, Karl Rove en tête, avaient réussi à mobiliser l’électorat de droite en faisant éclater, en parallèle à la présidentielle, des débats sur les mariages gais ou sur la décriminalisation de la marijuana dans certains États chauds.
Les conservateurs estiment qu’une forte mobilisation de leur base et des indécis les aiderait à arracher une majorité, surtout si le taux de participation général est faible.
Évidemment, M. Harper adoucira un peu son discours en public, mais ce qu’il a dit à Sault-Sainte-Marie correspond exactement à ce qu’il pense.
C’est cru et méprisant , pour les « socialistes et les séparatistes », mais encore davantage pour les « groupes marginaux de gauche » qui utilisaient des fonds publics pour traîner le gouvernement devant les tribunaux grâce au défunt programme de contestation judiciaire.
Des « groupes marginaux de gauche » ( « lef t wing fringe groups », en anglais) ? M. Ha r per pa rle ici des Acadiens, des homosexuels, des francophones horsQuébec, des femmes…
Dans son discours, M. Harper revient aussi sur une autre de ses marottes : la nomination par les libéraux d’« idéologues de gauche » à la magistrature et au Sénat. Pas mal pour un premier ministre qui a nommé hier un ancien ministre conservateur, Pierre Blais, au poste de juge en chef de la Cour d’appel fédérale et plusieurs proches organisateurs au Sénat depuis quelques mois.
Par ailleurs, M. Harper s’excuse presque, dans cette vidéo, d’avoir dû adopter des mesures « pas tellement conservatrices » pour combattre la récession et nous apprend que ce dont il est le plus fier, après presque quatre ans au pouvoir, c’est d’avoir donné de l’équipement neuf aux Forces armées canadiennes.
Voilà qui plante le décor pour la prochaine campagne électorale.

Un décor sans le Québec pour les conservateurs, qui ont décidé de repartir en guerre contre les méchants « sépa r a t i s t es » du Bloc québécois.

Le « vrai visage » de Stephen Harper  -  Malorie Beauchemin & Tristan Péloquin
OTTAWA— Mépris, arrogance, hypocrisie, indignité : c’est le « vrai visage » de Stephen Harper qui est dévoilé dans une vidéo enregistrée lors d’un discours à huis clos, estiment les trois partis de l’opposition à Ottawa.
« Cette vidéo nous démontre à quel point Stephen Harper traite ses adversaires avec mépris », a affirmé hier le chef libéral, Michael Ignatieff.
Dans une allocution prononcée à Sault-Sainte-Marie deva nt des pa r t isans, la semaine dernière, le premier ministre affirme qu’il est impératif que son parti obtienne une majorité au prochain scrutin, sans quoi le Canada sera gouverné par le Parti libéral « avec l’appui de socialistes et de séparatistes ».
Le clip vidéo, tourné par un étudiant dans ce rassemblement à huis clos, mais rendu public par Radio-Canada mercredi soir, montre un Stephen Harper sous un nouveau jour, plus agressif, affirmant même qu’un gouvernement libéral s’empresserait de « nommer des idéologues de gauche dans les tribunaux, les institutions fédérales ainsi qu’au Sénat ».
« Le vrai Harper »
« Le vrai Harper ressort lorsqu’il pense qu’il ne peut pas être entendu, a estimé le chef libéral, Michael Ignatieff, à Montréal. Cette vidéo nous démontre à quel point Stephen Harper traite ses adversaires avec mépris. Il considère ses adversaires comme des ennemis qu’il faut détruire. Cela mine le travail parlementaire et rend le Parlement impossible à faire fonctionner. »
Pour M. Ignatieff, qui avait écarté le projet de coalition avec le Bloc et le NPD en prenant les rênes du Parti libéral, ces déclarations de M. Harper témoignent d’un « mépris pour les institutions » et pour la tradition parlementaire canadienne. « J’ai déjà refusé une coalition, mais je suis prêt à travailler avec des socialistes et des séparatistes », a ajouté le chef libéral.
M. Ignatieff estime que son parti offre une « alternative modérée, pragmatique et de centre » face à « l’arrogance » du gouvernement Harper.
« Les masques sont tombés »
« Les masques sont tombés. On voit le vrai visage de Stephen Harper, le vieux gueulard réformiste, le gars qui ne veut travailler avec personne et qui sape la confiance du public dans nos institutions démocratiques et nos tribunaux, a pour sa part jugé le député néodémocrate Thomas Mulcair. C’est un jeu très dangereux pour quiconque, mais dans la bouche d’un premier ministre, c’est tout simplement indigne. »
Le lieutenant politique de Jack Layton au Québec estime que M. Harper « joue le tout pour le tout », en envoyant un message « sectaire ». « Il sait qu’il est foutu comme chef s’il n’a pas une majorité après la prochaine élection, alors il a décidé de balancer le Québec par-dessus bord et de faire appel aux plus bas instincts de sa base en tapant sur les choix démocratiques desQuébécois », a souligné M. Mulcair, jugeant « hypocrites » les commentaires du premier ministre sur les nominations politiques, alors qu’il vient tout juste de nommer une série de sénateurs et de magistrats.
En privé, en public
« Ce qui est choquant, c’est qu’il a une attitude tout à fait différente en privé et en public », a critiqué le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Le chef bloquiste constate que le premier ministre « parle des deux côtés de la bouche » lorsqu’il dénonce l’idée de travailler avec le Bloc québécois et le NPD, rappelant qu’en 2004, M. Harper, alors chef de l’opposition, était prêt à former une alliance avec les mêmes « séparatistes et socialistes » dans l’éventualité d’un vote de défiance à l’égard du gouvernement libéral de Paul Martin.
Mais l’allocution prononcée à huis clos, devant une foule partisane, pourrait bien donner le ton à la prochaine campagne électorale. Le Parti conservateur semble résolu à brandir la menace de la défunte coalition qui a tenu en haleine la classe politique d’Ottawa pendant quelques jours en décembre dernier, avant de mourir dans l’oeuf.
« On est à l’aise de continuer à gouverner avec le statut minoritaire actuel parce qu’on pense que des élections ne sont pas nécessaires, a dit hier l’attaché de presse du premier ministre, Dimitri Soudas. Mais si des élections ont lieu dans les prochaines semaines, si le Parti conservateur n’obtient pas une majorité, il ne faut pas exclure le risque d’avoir un gouvernement de coalition mené par Michael Ignatieff et appuyé par Jack Layton et Gilles Duceppe. »



Un lieutenant au pouvoir allégé sera nommé  -  Hugo de GrandPré
Réunis hier à Québec, les militants de l’aile québécoise du Parti libéral du Canada ont voulu, après une semaine tourmentée, montrer une image de cohésion et d’unité. Denis Coderre a cependant brillé par son absence, alors que le chef, Michael Ignatieff, a annoncé qu’il nommerait d’ici quelques jours un nouveau lieutenant. Mais le successeur du député de Bourassa aura moins de pouvoir entre ses mains, en plus d’être secondé par un organisateur en chef.
QUÉBEC — L’aile québécoise du Parti libéral du Canada a tout fait pour donner l’impression d’un nouveau départ, hier à Québec, où elle tenait son congrès biennal.
Première étape pour réparer les pots cassés par la démission du lieutenant du Québec, Denis Coderre, lundi dernier : le chef libéral, Michael Ignatieff, a a n noncé qu’il nommera rapidement un nouveau lieutenant québécois.
Cette nomination viendrait toutefois avec un bémol. La personne qui occupera ce poste, vraisemblablement un député, n’aura pas autant de responsabilités que son prédécesseur. Les libéraux veulent ainsi éviter de concentrer trop de pouvoir entre les mains d’une seule personne.
M. Ignatieff a indiqué qu’il nommerait deux personnes : un organisateur en chef pour remplacer Pierre Lajeunesse (un proche de M. Coderre qui a démissionné après lui en signe d’appui) et un représentant du chef au comité exécutif du parti. Dans le passé, sous Denis Coderre et avant lui Céline Hervieux-Payette, entre autres, ces deux responsabilités étaient assumées par le lieutenant.
Pou r le poste de représentant du chef national au comité exécutif québécois, la partie semble se jouer entre les députés Pablo Rodriguez et Marc Garneau. Pour le poste d’organisateur, quelques noms circulent, dont celui de l’actuel directeu r généra l du P L C - Q uébe c , Ph ilippe A ngers, ma is la plupart des militants consultés par La Presse hier étaient d’avis que la responsabilité échouerait à la jeune Brigitte Legault, appuyée par un organisateur de Michael Ignatieff au Québec, Pat Fiore.
M. Garneau n’a pas voulu s’avancer, hier, quant à la possibilité qu’on le nomme ainsi nouveau représentant du chef auprès des instances québécoises du parti. « Le chef ne m’a pas sondé », a-t-il dit. Il a indiqué que certaines personnes lui avaient fait savoir qu’il pourrait être la bonne personne pour le poste et qu’il serait « honoré » de le faire, si Michael Ignatieff le décide.
Coderre absent
Dans son discours d’environ une demi-heure prononcé ad lib, Michael Ignatieff a exhorté les quelque 1000 militants présents au Centre des congrès de Québec à faire preuve de loyauté et de fidélité envers le Parti libéral. « L’équipe du Québec, c’est vous. Et le chef, c’est moi », a-t-il dit au groupe de députés et candidats réunis derrière lui sur la scène.
Ma is « la f idél ité et la loyauté, chez nous, c’est pour une institution, pas pour une person nalité, a-t-il ajouté. Chaque fois que nous mettons notre fidélité, notre loyauté dans cette institution, nous gagnons. »
Le nom de Denis Coderre n’a toutefois pas passé ses lèvres avant que son discours soit terminé, lors du point de presse, lorsqu’une journaliste lui a demandé ce qu’il pensait de l’absence de son ancien lieutenant.
« Ce que M. Coderre fait est son affaire, a-t-il tranché. Il a fait un geste en début de semaine qui porte des conséquences. I l subit ces conséquences. »
Nouveau départ ?
Le député de Bourassa et quelques-uns de ses proches avaient beau être absents et son nom nulle part dans le discours, on sentait néanmoins sa présence, hier, ne serait-ce que dans les discussions de couloir, qui ne manquaient pas d’aborder ce sujet délicat.
Plusieurs n’ont pas caché leur satisfaction de voir les hautes insta nces du pa rti débarrassé de M. Coderre. Ce dernier se faisait reprocher notamment d’être trop autoritaire et axé sur lui-même dans l’exercice de ses fonctions.

D’autres se sont réjouis de la tenue de ce congrès qui marque le renouveau du parti au Québec. « Il y a un nouveau président, un nouveau comité exécutif, une nouvelle dynamique, le conseil de direction est changé, il n’y a pas beaucoup d’anciens membres qui sont là… Les gens sont très heureux et je peux dire que c’est un nouveau départ », s’est réjoui Marc Bélanger, un militant de longue date élu hier à la commission politique du PLC-Québec.

TGV: très grande vision?  -  VINCENT MARISSAL
Ce n’est pas la première fois qu’un projet de TGV se profile dans le paysage politique canadien. En fait, on en débat depuis 30 ans et au moins sept études majeures ont été réalisées sur sa faisabilité durant cette période.
Ce sera la première fois, toutefois, que l’on passe d’une idée plus ou moins bien définie à un engagement électoral dan