Consommation responsable...
...et économie alternative


AUTRES MÉDIAS


COMMENT RÉCUPÉRER
Où recycler ce qui n'est pas recyclable
Qu'est-ce qui est recyclable dans le bac bleu ?

Consignes de récupérations et de mise au chemin

Qu'est-ce qui n'est pas recyclable dans le bac bleu?

Matières acceptées et refusées aux écocentres


Horaire et coordonnées des Écocentres de Chicoutimi
Horaire et coordonnées de l'Écocentre d'Alma


...

Comment récupérer... en bref ! (présentation pour enfants)
Comment récupérer (présentation Powerpoint)

Comment récupérer
Écocentre : mode d'emploi


Récupération des sièges d'auto pour enfant : le mouvement fait des petits

...

Biodegradable and eco-friendly writing utensils
What I Plan to Do About My Disposable Pen Peeve


50 idées reçues sur l'environnement
Idée reçue : Il faut laver les boîtes de conserve

Idée reçue : il vaut mieux faire la vaisselle à la main

Je mange moins de viande

Un rapport effrayant sur la viande

Comment recycler les bouchons en plastique

Les éoliennes tuent-elles les oiseaux ?

Idée reçue : il ne faut pas ouvrir les fenêtres en hiver


Carburer à l'huile végétale
Vegetalcar

 
Essence ordinaire ou super?
Essence ordinaire ou super???

Essence super ou ordinaire

Essence régulière ou super ?

Carburant ordinaire ou super?

SUPER OU ORDINAIRE ?


Le scandale des lampes économiques

Gaspillage alimentaire : un fléau et des idées


Les compagnie bourrent le monde avec les dates de conservation indiquées sur les emballages


BIO
300 fois plus de résidus de pesticides dans le vin que dans l’eau potable
Monvino Show n°5 partie 1. Vin bio, consommateurs, pesticides


Les Johnson : un couple, deux enfants et zéro déchet depuis trois ans

La résistance tranquille de Pierre Rabhi contre la "frénésie" du monde


Simplement nomade

Manger moins de viande pour augmenter la production alimentaire

Un petit semencier en colère

Un premier livre imprimé sur du papier fait de résidus agricoles

Foodies végétaliens

Manger son jardin ou des sauterelles


Sommes- nous prêts à payer pour bien manger?


Le goût des tomates

L’urne funéraire qui fera de vous un arbre


Bio
Le Québec manque de fermes biologiques

Bio ou budget

Alimentation locale
Mais où est donc le poisson québécois?
Un Équiterre pour les poissons?
Libérons nos trésors
PEU D’ALIMENTS QUÉBÉCOIS DANS NOS ASSIETTES

Brutalité envers les animaux
Pitié pour les cochons!

Une pub de Pamela Anderson jugée trop osée par Montréal
Une publicité de Pamela Anderson sème la controverse à Montréal

Et si il devait s'avérer qu'on ne puisse observer de réel changement dans la consommation avant que l'on assiste à l'intervention d'une réglementation à cet effet ?
Pêche et pêche


Habitation
CHÉRI, J’AI RÉDUIT LA MAISON


Des produits toxiques trouvés dans les vêtements de grandes marques

Barbie remballée par Greenpeace
Des frigos moins gourmands pour tout le monde


Noël: l'autre temps des sucres...

LES GÉANTS VERTS

Child labour still key ingredient to chocolate industry, report

À ces prix-là, je loue

QUELLE VIE A EUE LE POULET QUE VOUS MANGEZ ?

La faillite des normes de contrôle
MANGER, UN POISON QUOTIDIEN

Mauvaise chimie


Nouvelle mise en garde contre les antibiotiques donnés aux animaux



Ma poubelle est plus riche que ton frigo

La pêche durable sur les tablettes
La liste rouge dans notre assiette - Marie-Claude Lortie
Most supermarkets get failing grade on sustainable fish


Le système alimentaire du Canada est sûr

Une question d'étiquette - Pas facile de se nourrir « localement » !

Le cri de la poule libre


Une offensive pour l’achat local - MARTINE LETARTE


Les textiles synthétiques: un mal nécessaire dans le choix d'un vêtement
Se vêtir en diminuant son impact écologique

Économie sociale et entreprise privée sous un même toit

Greenpeace appelle au boycottage des Kit-Kat


Le film qui dérange le géant de la boisson gazeuse

Développement durable - « Que nos pratiques et nos comportements contaminent l'ensemble de l'économie »
Pourrions-nous manger mieux et consommer localement?


Une firme québécoise mise à l'amende au Costa Rica


Des barres chocolatées «commerce équitable» provoquent la polémique
Pied de nez à l’économie -  Gilles Pelletier


OGM
Un herbicide de plus en plus controversé

ENCORE PLUS D’OGM

Étude - Les OGM sont encore plus nombreux et variés en 2010
Conférence de Nagoya sur la biodiversité - OGM: un nouveau protocole naît pour la réparation des dommages
Une odeur de poisson
En bref - Sus à la luzerne Monsanto
Les Canadiens craignent les OGM plus que les aliments périmés   -  Stéphanie Bérubé

Sondage Léger Marketing - Le Devoir - Les Québécois veulent savoir où les OGM se cachent dans leurs assiettes
Présence discrète des OGM dans le panier d'épicerie

Une poursuite aux petites créances, ça marche!

Des sushis au thon rouge? Non merci ! -
STÉPHANIE BÉRUBÉ


Après le commerce équitable, la philanthropie alimentaire - Stéphanie Bérubé

Commerce équitable
Francisco van der Hoff - Prendre le parti des pauvres
SUR LES TRACES DU CAFÉ IKEA -  Stéphanie Bérubé
L’achat équitable ne connaît pas la récession -  STÉPHANIE  BÉRUBÉ
Le café équitable est-il aussi pertinent dans un grandmagasin?  -  Stéphanie Bérubé

Acheter sans se faire rouler: la boîte à outils du consommateur


Les champions de la grande mascarade verte
Les achats verts pourraient inciter à la tricherie

 
Un symbole canadien made in China

2012 sera consacrée au mouvement coopératif

Éthiques au travail - L'éthique dans la peau

L’Halloween à l’envers  -  Mathieu Perrault

Voir aussi ENVIRONNEMENT et PAUVRETÉ




Dis-moi qui tu boycottes…

10 légumes qu’on peut faire repousser

b2b2c
Alternatives à bell et vidéotron

Internet moins cher que Vidéotron






Les petites annonces classées (Saguenay-Lac-St-Jean)
Recherche objet a vendre ou a donner au saguenay- lac st-jean


A vendre,donner ou echanger au Saguenay-Lac-St-Jean.
De tout à vendre ou à donner au saguenay/lac-st jean :)


Vendre, donner et recherche divers choses au Saguenay Lac-st-jean

Saguenay Lac St Jean...A Vendre, A Donner,Échange Nouveautés

À vendre au Lac-St-Jean et au Saguenay
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Petites annonces Saguenay 2

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A vendre ou donner au Saguenay
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Collecte de pneu et electro menagers

Mozzarella vegan maison

La face cachée de la viande


Un monde de végétariens ?


La méthode Cultivons

 Gardener feeds family with $100 a month

Lecture  on the book "Seeds of Destruction"


Ouverture de Tesla Montréal
Why can't I buy a $2500 Nano in Canada?
Tata Nano: the car that was just too cheap
U.S. To Get Redesigned Tata Nano
Tata Nano makes North American debut in Detroit, but its future here remains uncertain
Redesigned Tata Nano to arrive in North America wearing price tag under $10k

J.D. Power and Associates Initial Quality Study: Top-Rated Manufacturers
Best car manufacturers 2015

10 of the Highest Quality Car Brands for 2015

Top 10 Most Reliable Car Brands

Leading motor vehicle manufacturers worldwide in 2014, based on global sales (in million units)

Hyundai-Kia tops J.D. Power's Initial Quality Study for 1st time

Manufacturer Ratings






Une offensive pour l’achat local - MARTINE LETARTE
L’agriculture et la transformation agricole sont des secteurs d’activités importants au Centre-du-Québec, mais ce n’est pas une raison pour se reposer sur ses lauriers !
Promotion de l’achat local, développement de nouveaux produits, mise en marché: les défis à relever sont nombreux et avec différents partenaires, la Corporation de développement agroalimentaire-forêt du Centre-du-Québec y travaille.
« Le Centre-du-Québec est la troisième région en importance au Québec en matière d’agriculture et la quatrième en t ransformation agroalimentaire », indique Natacha Desnoyers, directrice générale de la Corporation.
Le lait de vache est la principale production agricole et la région compte plus d’une vingtaine d’usines de transformation laitière. Plusieurs petites fromageries sont aussi présentes sur le territoire. Porcs, bovins, chèvres, moutons, poulet, dindons, gibier : l ’élevage y est également important.
Le Centre-du-Québec se démarque aussi pour ses produits de l’érable et pour sa canneberge.
« Par contre, contrairement au Saguenay-Lac-Saint-Jean par exemple, une région très fière de ses bleuets, les gens connaissent mal les productions locales », explique Mme Desnoyers.
Attaquer différents marchés
Il y a plusieurs moyens de rejoindre les Centricois pour l es a mener à consommer davantage de produits locaux et l a Corporation compte bien attaquer tous les fronts ! L’organisme est en train de mettre sur pied un portail i nternet où l’ensemble du milieu d’affaire de la région pourra commander des produits locaux.
« Que ce soit un hôtel, une cafétéria, ou n’importe quelle entreprise, nous voulons qu’elles puissent facilement s ’a pprovisionner en produits locaux », affirme Mme Desnoyers.
Avec le beau temps qui a r r ive, l a Corporation de développement a g r o a l i - mentaire-forêt du Centredu-Québec s e prépa r e à investir les marchés publics de la région. « On l’a fait l’an passé et on recommence ! On organise des campagnes de promotion communes, des journées thématiques et des concours pour attirer l’attention sur les marchés publics et leur amener plus de clientèle », explique la directrice générale.
Dans le temps des récoltes, ce sont plutôt les activités de ventes à la ferme qui reçoivent un petit coup de main de la Corporation.
L’hiver dernier et pour encore quelques jours, l’organisme est actif dans les supermarchés. « Nous en avons ciblé neuf dans la région et nous avons organisé des événements sous différentes thématiques, comme les fromages et le veau. Là, nous travaillons avec les produits de l’érable. Nous avons des producteurs et des chefs sur place », explique Mme Desnoyers. L’objectif ultime ? « Que les gens changent leurs habitudes de consommation, affirme-t-elle. On a calculé que si chaque Centricois consomme pour 1,44$ de plus chaque semaine en produits locaux, ça représenterait des retombées de presque 23 millions pour nos producteurs et transformateurs. »



Pied de nez à l’économie -  Gilles Pelletier
Québec L’économie s’attend toujours à ce que nous lui « garrochions » notre argent. Eh bien! en 2010, elle va me trouver sur son chemin, la pauvre.
Avez-vous des résolutions pour 2010? Je ne peux pas dire que j’ai fait souvent de gros efforts pour me trouver de bonnes résolutions pour entreprendre une nouvelle année. Tout au moins, je me suis toujours fait un devoir de vivre le plus possible le moment présent et, depuis la retraite, de vivre un jour à la fois.
Les jeunes eux, doivent bien sûr goûter au présent tout en tentant de se projeter dans l’avenir, dans leur avenir parce que cette relève doit pratiquer la « visualisation » dans ce monde d’aujourd’hui qui, avec toutes ses technologies de pointe, n’est pas facile à suivre.
Ceci étant dit, pour ma part, j’ai décidé de mettre les bâtons dans les roues de cette grande princesse que l’on nomme ÉCONOMIE. L’économie s’attend toujours à ce que nous lui « garrochions » notre argent. Eh bien! elle va me trouver sur son chemin, la pauvre. En 2010, je vais d’abord surveiller davantage ma consommation d’électricité, mes dépenses d’automobile et de ce que je vais remettre à nos chères pétrolières. Puis, à chaque fois que je serai tenté d’acheter quelque chose dans un magasin, je vais me poser la question: « Gilles, en as-tu vraiment besoin? » Si oui, tant mieux, mais sinon, on remet le tout sur le comptoir et on se congratule de toute cette belle résistance.
La nourriture est un poste budgétaire qui dévore les goussets; aussi je vais être plus attentif quand j’irai faire mon Metro ou mon Super-C ou mon IGA ou tout autre commerce qui veut me faire manger à bon prix. Je les ai nommés ici intentionnellement, pour leur faire de la pub gratos, et peut-être seront-ils reconnaissants en nous faisant plus de soldes. Ce n’est pas de la prostitution, mais bon, faut trouver des moyens de pas trop vider ses poches.
Il existe des quantités de friperies ou des comptoirs spécialisés, où l’on peut trouver des vêtements, différents articles d’utilité courante, des meubles qui peuvent faire l’affaire et surtout nous faire économiser des dizaines et des dizaines de dollars. Je vais voir si ces lieux ne pourraient pas me faire économiser davantage. Je ne les nommerai pas ici de peur que ces endroits se fassent trop facilement dévaliser et ainsi me faire perdre les économies envisagées.
Pour tous les autres frais afférents à la vie courante, comme les taxes municipales et scolaires, il est bien difficile de faire maigrir ces factures, mais bon, sur toutes celles où l’on peut avoir une influence, pourquoi ne pas recourir à une sorte de système D pour prévenir leur gonflement ?
J’allais oublier le divertissement. Il en faut pour se relaxer et se changer les idées. Alors, on peut toujours y penser à deux fois avant de s’engager dans une dépense reliée à ce sujet. Souvent, il n’est pas nécessaire de prendre l’avion pour se changer les idées. Tout est dans la recherche et l’innovation dans nos comportements et notre mode de vie.
En 2010, je plains à l’avance cette pauvre ÉCONOMIE, moi qui me prépare à lui faire passer une année bien maigre.


Des sushis au thon rouge? Non merci ! -
STÉPHANIE BÉRUBÉ
Maguro. C’est le nomjaponais du thon rouge et c’est un mot qui risque de se retrouver de moins en moins sur les cartes des restaurants de sushis du monde.
Des pêcheurs japonais pêchant le thon rouge à nageoires bleues dans l’Adriatique en 2007.
Mercredi, la France s’est officiellement déclarée en faveur de l’interdiction de la commercialisation du thon rouge.
Elle défendra sa position le mois prochain à Doha, au cours d’une rencontre internationale où l’on décidera s’il faut inscrire le poisson sur la liste de la convention des Nations unies sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Si cela se concrétise, le commerce de ce poisson si prisé des Japonais cessera, pour un temps du moins.
La popularité des sushis est d’ailleurs largement liée à la surpêche du thon rouge, qui vaut maintenant une fortune. «Nous avons toujours pêché le thon. Les Romains le faisaient il y a 2000 ans, explique le biologistemarin BorisWorm. Mais depuis 20 ans, c’est devenu un énorme problème parce qu’on a trop pêché et parce qu’il y a beaucoup de pêche illégale.»
Les stocks de thon ont chuté partout où il est pêché, dont au Canada, dans l’Atlantique Ouest. La situation est particulièrement dramatique en Méditerranée, explique ce spécialiste de l’Université Dalhousie d’Halifax.
L’appui de la France à l’arrêt du commerce du thon est donc très porteur, car elle est l’un des trois pays d’Europe qui pêchent le plus de thon dans la Méditerranée, avec l’Italie, aussi favorable à un moratoire, et l’Espagne, qui semble plutôt contre.
Si le thon rouge obtenait la protection souhaitée, la pêche pourrait continuer, mais non l’exportation. Les pêcheurs français, qui vendent 80% de leurs prises au Japon, ont donc très mal réagi à l’annonce de leur gouvernement, qui a pourtant prévu un délai de 18 mois pour les aider à se réorienter, peut-être vers une autre pêche.
Ce délai déçoit beaucoup les écologistes, qui estiment qu’il n’y a plus de temps à perdre si on veut vraiment sauver le thon. « Les consommateurs devraient dès maintenant cesser de manger du thon rouge», estime Boris Worm.
Des épiceries et des chefs du monde n’ont d’ailleurs pas attendu une décision politique pour bannir ce poisson de leurs cuisines. Les restaurants membres de la chaîne Relais&Châteaux, dont fait partie Toqué! à Montréal, se sont prononcés contre l’utilisation du thon rouge. Une association regroupant plus de 5000 chefs européens vient tout juste d’adopter la même position.
Les restaurants Nobu, propriétés de la star Robert de Niro, ont fait le choix discutable de laisser le thon rouge au menu, tout en indiquant qu’il s’agit d’une espèce menacée.
Les restaurateurs plus consciencieux se tourneront vers d’autres espèces de thon, comme le thon à nageoires jaunes ( yellowfin), dont la chair est aussi rouge mais moins grasse que celle de son cousin. C’est d’ailleurs très souvent ce thon qui est servi dans les restaurants de sushis québécois. On l’appelle aussi ahi. Cette variété de thon est aussi victime de surpêche, mais pas autant que le thon rouge à nageoires bleues ( bluefin).
Comment s’y retrouver? En discutant avec son poissonnier ou son restaurateur!
C’est ce qui est bien avec une annonce comme celle de la France, précise Beth Hunter, responsable du dossier des pêches à Greenpeace Canada. Plus on en parle, plus les consommateurs choisiront de ne pas manger de thon rouge et feront l’effort de le remplacer.
Le Canada est aussi en faveur d’une gestion écologique de la pêche au thon rouge et condamne la surpêche en Méditerranée et en Atlantique Est, mais de là à appuyer l’arrêt du commerce, il y a un pas. Beth Hunter croit que le pays n’est pas prêt à le franchir pour l’instant.



Les Canadiens craignent les OGM plus que les aliments périmés   -  Stéphanie Bérubé
En matière d’alimentation, à quoi vous fiez-vous: à votre nez ou à la date de péremption sur l’emballage ? Si l’aliment est toujours présentable, il est fort probable qu’il se retrouve dans l’assiette, indique un sondage international de la firme Nielsen. Seulement 35% des Canadiens avouent craindre les aliments périmés. La plupart des autres n’hésiteront pas à en cuisiner un s’il a toujours l’air bon.
Par contre, lorsqu’il est question d’OGM, ils sont plus méfiants. Moins d’un Canadien sur cinq estime que les organismes génétiquement modifiés sont complètement sans danger. La majorité des répondants n’étaient toujours pas fixés sur le sujet.
Nielsen a réalisé son enquête sur la salubrité alimentaire et les craintes des consommateurs dans 54 pays.


L’Halloween à l’envers  -  Mathieu Perrault
Ce soir, Amélie Migneault accompagnera sa fille Ophélie, 6 ans, pour sa soirée d’Hall oween d a n s l e qua r t i e r Ahuntsic. Dans une trentaine de maisons, Ophélie remettra un chocolat aux personnes qui lui ouvriront la porte.
De nombreuses campagnes de dons se déroulent dans le cadre de l’Halloween.
Cette Halloween à l’envers est un geste en faveur du chocolat équitable fait pour la première fois en Californie, en 2007. « J’en ai entendu parler parce que je travaille en environnement, dit Mme Migneault. J’ai demandé des i nformations à l’organisme Transfair, à Ottawa, et j ’ai reçu du matériel. Ma fille distribue des chocolats équitables aux 20 enfants de sa classe, et j’ai reçu la permission de mettre une affiche de la campagne dans son école. »
Une quarantaine de parents participeront à la campagne à Montréal. L’an dernier, 243 000 chocolats équitables ont été distribués en Amérique du Nord, dont 33 000 au Canada. Cette année, le total passera à 260 000, selon Adrienne FitchFrankel, de Transfair à San Francisco.
Plus tôt cette année, Cadbury a annoncé qu’elle commencerait à utiliser du chocolat équitable. Transfair en profitera-t-elle pour élargir son programme grâce aux dons de Cadbury ? « Non, nous voulons nous limiter aux entreprises offrant seulement du chocolat équitable », dit Mme Fitch-Frankel.
« Le chocolat équitable est d’autant plus important qu’il permet d’éviter le travail des enfants dans les pays producteurs, dit Mme Fitch-Frankel. C’est une histoire à laquelle les enfants sont sensibles : ils mangent du chocolat, puis ils pensent à l’enfant qui a dû souffrir pour qu’ils aient ce plaisir. »
La petite Ophélie aime-t-elle l’idée de distribuer du chocolat plutôt que de seulement en recevoir ? « C’est la fille d’une maman qui t ravaille en environnement, dit Mme Migneault. Elle a beaucoup d’affiches sur l’environnement dans sa chambre. Dans sa classe, elle est la porte-parole sur ce genre de questions. »
Autres campagnes de dons
Pour l’ Halloween, d’autres enfants seront investis d’une mission : plus de 50 000 élèves québécois, transportant des sacs-tirelires de couleur orange, solliciteront des dons pour l’Association québécoise de la fibrose kystique.
L’an dernier, des jeunes de 208 écoles du Québec ont participé à la campagne des tirelires de l’Halloween, amassant 140 000 $, ce qui totalisait pas moins de cinq tonnes en cents. Pour la 13e année, on souhaite dépasser ce montant. Pour avoir plus d’information sur la campagne, on peut consulter le site www.aqfk.qc.ca .
Du côté d’ Unicef Québec, des jeunes de 250 écoles s’engagent dans divers projets pour venir en aide aux jeunes défavorisés d’Afrique. Cette année, les sommes recueillies par l’entremise d’Unicef iront au Malawi et au Rwanda.
Partout au Canada, plus de 5000 élèves sont engagés en 2009. Cette année, on compte atteindre les 100 millions, si on calcule toutes les sommes recueillies depuis 1954.


Après le commerce équitable, la philanthropie alimentaire - Stéphanie Bérubé
Si vous mangez dans un restaurant Piazzetta, vous pouvez assaisonner votre pizza avec du poivre équitable provenant d’une coopérative indienne. Si vous achetez la Galette du Monde chez Première Moisson, 25 cents seront versés à un organisme humanitaire. Pour chaque boîte de céréales Shredded Wheat vendue, la compagnie Post en donnera une autre à une banque alimentaire.
Les grands de l’alimentation ont-ils trouvé une nouvelle corde sensible ?
« C’est ce qu’on appelle le marketing engagé », note Pascal Thériault, professeur au département d’agroéconomie à l’Université McGill. Permettre au consommateur d’acheter sa bonne conscience en même temps qu’une boîte de soupe. « C’est le nouveau point faible des consommateurs et pour les multinationales de l’alimentation, c’est une occasion de leur dire: regardez, nous ne sommes pas de méchantes grosses compagnies. La preuve? Nous allons faire un don si vous achetez notre produit ! »
Selon le professeur Thériault, le procédé est assez efficace puisque devant deux produits comparables, le consommateur aura effectivement tendance à mettre dans son panier celui qui est orné du ruban rose.
Cette philanthropie alimentaire se multiplie sur les tablettes et la chaîne spécialisée Food Channel l’a même placée dans ses grandes « tendances » pour 2009, rappelle le professeur montréalais.
Plusieurs courants, plus ou moins valables, se retrouvent maintenant sous le parapluie de l’achat responsable. Le commerce équitable était le premier à y être.
« Depuis une quinzaine d’années, les mouvements comme celui du commerce équitable ont donné une valeur ajoutée aux produits », explique Marie-France Turcotte, professeure au département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’UQAM. Ce faisant, ils ont mis en opposition les produits qui sont équitables et les autres qui ne le sont pas, expliquet-elle. Cet engouement que l’on voit pour le marketing engagé est peut-être une réaction normale de la part des multinationales dont les produits étaient exclus du commerce équitable.
Mais ce ne sont que des signaux, précise Marie-France Turcotte. « Un don ou un engagement auprès d’un organisme est un geste ponctuel, mais ça ne dit rien sur la façon dont une compagnie fonctionne. Est-ce qu’elle se questionne sur ses fournisseurs ? On ne le sait pas. »
Selon elle, cet effet pervers était inévitable. Au départ, le commerce équitable veut remettre au producteur une part plus juste des profits de la vente de ses récoltes. Rapidement, de critiques issues du commerce équitable, a pris naissance et le mouvement « éthique » ajoute la dimension communautaire. Il faut aussi un engagement dans le milieu de vie du producteur. Il faut plus qu’un prix plancher.
D’autres mouvements commerciaux de rechange ont aussi ajouté la dimension écologique. Avec de nombreuses prétentions, avec ou sans logo.
« Nous avons observé une multiplication des standards et une multiplication des certifications, explique Marie-France Turcotte. Malheureusement, cela amène aussi un bon lot de confusion chez les consommateurs. Même nous, chercheurs, on a du mal à s’y retrouver ! »
La multiplication et l’élargissement du concept de commerce éthique crée inévitablement de la confusion, admet aussi Andréanne Leclerc-Marceau, du groupe Équiterre. Comme c’est aussi le cas avec les produits verts. C’est ce qu’on appelle le « fair washing », explique-t-elle. Un concept que l’on pourrait (librement) traduire par le « lavage de cerveau de l’équitable » ou l’inévitable reprise par les entreprises privées d’un très bon filon marketing. Parfois, les initiatives sont tout à fait louables. Parfois, elles le sont moins.
Même Équiterre s’avoue dépassé par ce qui est devenu un véritable commerce de la bonne conscience. Le groupe appuie la Quinzaine du commerce équitable qui a débuté la semaine dernière, mais ne soutient qu’une seule certification, Transfair Canada. Le groupe compte passer sous la loupe toutes les certifications qui s’apparentent de près ou de loin au commerce « durable » et qui se retrouvent au Québec. La tâche va être ardue. D’autant que les chercheurs espèrent aussi faire une évaluation de l’impact de ses différents programmes sur les communautés de producteurs, dans le Sud, lorsque cela s’applique.
« Notre défi, maintenant, est de donner de l’information aux citoyens pour qu’ils puissent faire des choix éclairés », explique Andréanne Leclerc-Marceau.
Et ce sera aussi à eux de bien mettre dans leurs paniers ce qu’ils veulent. Si une grande multinationale du café fait grand cas de son arrivée dans le commerce équitable, mais que dans les faits, elle n’achète que 5% de son café de fermes certifiées? « On peut alors se demander d’où viennent les 95% restants, fait remarquer Andréanne Leclerc-Marceau. Peutêtre qu’il vaudrait mieux encourager une entreprise qui a des pratiques plus éthiques. Et même acheter son café dans un commerce éthique. Mais si ce consommateur n’achetait pas du tout de café équitable, alors peut-être que ce café certifié équitable d’une multinationale est une première étape intéressante.
« Comment se situe-t-on face aux multinationales qui veulent profiter de ce marché-là? demande Andréanne Leclerc-Marceau. C’est une question à laquelle on n’a pas de réponse encore. »



SUR LES TRACES DU CAFÉ IKEA -  Stéphanie Bérubé
C’est le bout du monde. Littéralement. Déjà, pour atteindre l’extrémité ouest de l’île de Java, il faut s’armer de patience. Et de temps. Mais la coopérative de café Buah Ketakasi est encore plus recluse. Cachée dans l’arrière-pays indonésien. Là où les routes ne sont plus des routes et où l’électricité n’est toujours pas arrivée dans les chaumières.
Des certifications de type éthique, comme UTZ, demandent aux producteurs de conserver une certaine biodiversité sur leurs plantations.
Pour trouver le lien entre le village de Sidomulyo et la modernité occidentale, il faut chercher ailleurs. Dans la fenêtre de quelques maisons bien entretenues, trois lettres sur une petite pancarte : UTZ, que l’on prononce « outse » et que l’on prononce beaucoup ici.
Le même logo mystérieux se retrouve sur plusieurs produits vendus partout dans le monde, dont les sacs de café d’IKEA, qui a décidé d’opter pour cette certification au caractère éthique, mieux connue en Europe qu’au Canada.
« Les prix sont meilleurs et le café se vend mieux parce que le label est reconnu », explique Pak Suwarno, directeur de la coopérative qui regroupe 70 agriculteurs.
Les producteurs avouent n’avoir rien changé à la qualité de leur café pour adhérer à la certification éthique. Leur plantation est, par ailleurs, déjà fort bien tenue. Des arbres font de l’ombre aux caféiers. Des cocotiers et manguiers assurent la biodiversité de la plantation et des revenus supplémentaires aux maîtres des lieux. Le groupe fait pousser du café robusta, comme 90% des producteurs indonésiens. L’altitude trop basse ne leur permet pas de faire le précieux arabica, recherché pour ses arômes et son goût nettement supérieurs, explique Pak Suwarno. Autour de lui dans son salon, plusieurs producteurs sont venus raconter leur expérience, alors que Mme Suwarno prépare des arachides sucrées pour cette étonnante visite venue de l’autre bout du monde.
Le scénario tient d’un conte oriental, jusqu’à ce que le sujet tombe sur les vraies affaires : combien payez-vous pour une tasse de café en Amérique, demande la trésorière du groupe, Sri Purwati.
Cela peut aller jusqu’à trois dollars. Environ 27 000 rupies indonésiennes.
Le groupe s’esclaffe. Hilarité générale durant de longues minutes.
Préparer un expresso demande environ huit grammes de café vert. Au bout de la chaîne, le fermier aura reçu moins d’un cent.
Les producteurs de café UTZ reçoivent trois cent de plus pour chaque kilo.
C’est très noble, mais pas toujours efficace, croit Alun Evans, petit marchand de café installé en Indonésie. « Les gens qui travaillent pour les certifications, éthiques ou équitables, sont pleins de bonne volonté, explique ce Néo-Zélandais d’origine. Mais ils ne sont pas souvent sur le terrain faire des contrôles. »
Evans fait ce que peu d’entrepreneurs du café font parce que ce n’est pas très payant. Il parcourt le pays et fait affaire directement avec des petits producteurs. En Indonésie, 95% des plantations de café sont des fermes familiales. C’est d’ailleurs ce qui fait que le mouvement équitable y soit si peu répandu. « Les fermiers manquent d’éducation et en plus, chacun n’a qu’un tout petit volume à proposer aux acheteurs étrangers. »
Alun Evans déplore aussi que plusieurs programmes ne veuillent que le café, sans s’intéresser à la communauté qui le produit et qui a de grands besoins, qui vont bien au-delà des quelques sous supplé-
mentaires qu’on leur offre de plus pour leurs grains.
Les consommateurs qui payent davantage pour un café certifié équitable en croyant qu’il est produit par une ferme familiale, comme c’est le cas à la coopérative Buah Ketakasi, se font souvent berner, croit Alun Evans.
Par exemple, la certification UTZ offre un programme de traçabilité qui permet au consommateur de savoir exactement d’où vient son café. Mais encore faut-il avoir assez d’informations pour en juger efficacement. À preuve, cette plantation indonésienne qui fournit du café pour IKEA. On nous la présente comme une plantation écologique située en altitude, dans un environnement paradisiaque et volcanique. C’est vrai. Ce qu’on oublie toutefois de révéler au consommateur, c’est qu’elle appartient… au gouvernement indonésien!
Une très petite proportion des plantations de café d’Indonésie sont des sociétés d’État, mais c’est le cas de celles qui se trouvent (difficilement!) sur le plateau d’Ijen, 2368 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Une visite-surprise effectuée l’automne dernier, visite très peu appréciée de la direction de la plantation, confirme qu’il s’agit d’une très grosse entreprise où les employés sont de véritables fonctionnaires. Certes, leurs conditions de travail et de vie sont nettement au-dessus de la moyenne indonésienne. Mais comment une entreprise étatique peut-elle être considérée éthique ?
« La certification UTZ s’intéresse aux conditions de travail des employés et à leurs accès à des soins de santé », explique Tamara Robbins, porte-parole d’IKEA au Canada, qui réitère sa confiance au programme.
Les employés sont logés sur place, ils reçoivent le salaire minimum établi selon le prix de l’huile à friture, notamment. Les travailleurs rencontrés par hasard affirment obtenir une soixantaine de dollars pour 25 jours de travail dans le mois. Mais ils ne consomment pas leur café arabica. Comme tous les grains de qualité en Indonésie, le café du plateau d’Ijen part en Occident. Où le consommateur est prêt à le payer 3$ la tasse.

Le café équitable est-il aussi pertinent dans un grandmagasin? 
-  Stéphanie Bérubé
Lorsque Wal-Mart s’est lancé dans l’alimentation biologique, il y a quelques années, les producteurs maraîchers ont sonné l’alarme. La présence du géant créait une énorme pression sur les agriculteurs qui devaient produire plus, pour moins cher. L’arrivée des géants dans le commerce équitable et responsable aura-t-elle le même effet?
Pas du tout. Parce que le prix plancher négocié avec les producteurs reste le même, que l’acheteur lui prenne une petite ou une énorme quantité, explique François L’Écuyer, de la maison William Spartivento, qui vend notamment son café dans les magasins Costco. Si, à l’épicerie, le prix des cafés certifiés équitables est plus bas lorsqu’ils proviennent de multinationales ou de plus grosses maisons de torréfaction, c’est parce que ces dernières peuvent faire d’énormes économies sur leurs frais généraux. « Lorsqu’on va livrer chez Costco, on ne va pas livrer quelques sacs, explique François L’Écuyer. On y va avec des gros camions. »
Que la certification sur le sachet de café tienne du concept de l’éthique ou de l’équitable, elle ne dit absolument rien sur la qualité du café qui se trouve à l’intérieur. C’est d’ailleurs ce qui explique que les petites maisons de torréfaction ne se sentent pas menacées par l’arrivée des grands dans le monde du commerce équitable.
« Je suis très contente que les grandes compagnies aient joint le mouvement équitable, c’est extraordinaire! s’exclame Elana Rosenfeld, de Kicking Horse Coffee, maison de torréfaction installée dans les Rocheuses canadiennes depuis 12 ans. Nous avons été les pionniers, mais sous sommes tout petits. Ce sont eux qui peuvent faire la différence. Ils achètent une quantité incroyable de café. »
Pour les consommateurs, explique-t-elle, c’est une option supplémentaire. Ils peuvent encore choisir entre un café instantané ou un café de spécialité, mais à l’intérieur du mouvement équitable. « Nous n’avons pas perdu un seul client (depuis l’arrivée des gros acteurs) puisqu’on peut encore se différencier du point de vue de la qualité. »





L’achat équitable ne connaît pas la récession -  STÉPHANIE  BÉRUBÉ
ALIMENTATION
Malgré la crise, la vogue du commerce équitable ne s’essouffle pas. Un nouveau sondage international révèle que dans certains pays européens, en 2008, l’augmentation des ventes de produits certifiés est carrément phénoménale. Jusqu’à 75% de hausse dans un pays comme la Suède. Aux États-Unis, l’augmentation était de 10% l’année dernière comparativement à 2007. Partout, les résultats sont positifs.
Pourquoi? Dans son analyse, l’Organisation internationale des accréditations équitables, qui a réalisé le sondage, explique que les gens qui sont habitués d’acheter des produits certifiés continuent d’être sensibles à cette valeur malgré la crise. Et peut-être même plus avec la crise. « Avec les effets dévastateurs de la récession et de la crise du crédit, les producteurs ont besoin du commerce équitable plus que jamais », écrit le directeur du groupe, Rob Cameron, dans un communiqué.
« Le choix équitable est plus important que la dimension prix pour ces consommateurs qui sont généralement dans la portion plus instruite de la société », confirme Corinne Gendron, professeur au département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’UQAM, qui vient de faire paraître le livre Quel commerce équitable pour demain ?
Il faut aussi noter que l’offre des produits équitables s’est décuplée ces dernières années. Les vêtements certifiés sont de moins en moins rares. Des multinationales de l’alimentation s’y mettent aussi. Dans certains marchés, le café de McDonald’s est certifié équitable. Cadbury a aussi annoncé en mars dernier qu’il commençait à utiliser du cacao équitable pour faire des tablettes de chocolat Dairy Milk. En Grande-Bretagne d’abord, puis dans tous les marchés ensuite, graduellement. C’est autant de consommateurs qui commencent à acheter des produits certifiés. Et certains, à leur insu.
Cette démocratisation de l’équitable est une bonne nouvelle, estime Corinne Gendron. C’est très bien de voir des grandes entreprises adhérer au mouvement, mais si ensuite le produit se retrouve perdu sur une tablette dans une grande surface, on y perd dans la mission d’éduquer le consommateur que s’est aussi donnée le mouvement.
Alors, le commerce équitable vit-il une crise de croissance?
« Il faudrait prendre un temps d’arrêt, conseille Corinne Gendron. Il faut que le mouvement équitable regarde son succès, y réfléchisse et se lance dans une seconde vague. »
Ce sera certainement un sujet de discussion à la Quinzaine du commerce équitable qui a débuté hier, partout en province. À Montréal, une foire regroupe des commerçants aujourd’hui. Des discussions, conférences et même dégustations sont aussi au menu. Équiterre donne toutes les informations sur son site et a produit un guide d’achat des produits certifiés disponibles au Québec, qu’il s’agisse d’artisanat ou de bouteilles de vin.



Les achats verts pourraient inciter à la tricherie
Cette étude repose sur le principe de la « réglementation morale » voulant que les gens trouvent, consciemment ou non, un équilibre entre les mauvaises actions et les bonnes.
TORONTO — Acheter vert pourrait permettre de venir au secours de la planète, mais une nouvelle étude laisse entendre que cela pourrait aussi inciter les gens à tricher, voler et être égoïste.
Dans un article qui sera publié dans le Psychological Science, deux chercheurs de l’Université de Toronto, Nina Mazar et ChenBo Zhong, se sont penchés sur le comportement d’étudiants ayant eu à choisir entre des produits écologiques, tels du yogourt biologique et du détergent biodégradable, ou des articles conventionnels.
Ils ont constaté que les étudiants qui ont fait le choix de produits verts avaient par la suite moins tendance à agir de façon altruiste que ceux qui étaient tout simplement exposés à des produits écologiques.
Selon Mme Mazar, professeure adjointe de marketing à l’École de gestion Rotman de l’Université de Toronto, cette étude repose sur le principe de la « réglementation morale » voulant que les gens trouvent, consciemment ou non, un équilibre entre les mauvaises actions et les bonnes.
Dans le cadre d’une expérience, des étudiants ont été dirigés vers les sites web de deux magasins proposant essentiellement des articles écologiques ou des produits conventionnels. Certains participants devaient alors penser de façon critique au sujet des produits offerts, les autres ayant eu pour tâche de faire des achats.
Les étudiants disposaient chacun de 6$ et devaient partager cette somme avec une autre personne, mais pouvaient garder pour eux-mêmes l’argent qu’ils n’avaient pas donné.
Ceux qui ont été tout simplement exposés à des articles écologiques ont donné davantage d’argent que ceux qui se sont retrouvés en présence de produits conventionnels. Cependant, l’inverse a été constaté dans le cas des étudiants ayant fait des achats.


Un symbole canadien made in China
Un fournisseur achète en Asie des milliers d’épinglettes commandées par Ottawa
— Le NPD s’indigne de voir le gouvernement fédéral acheter des épinglettes à l’effigie du drapeau du Canada qui sont fabriquées en Chine au moment même où des milliers de Canadiens travaillant dans le secteur manufacturier perdent leur emploi.
La députée néo-démocrate Libby Davies a critiqué hier à la Chambre des communes la décision du ministère des Travaux publics d’accorder un contrat de 225 000 $, à la demande du ministère du Patrimoine canadien, pour acheter des dizaines de milliers d’épinglettes de l’unifolié qui sont fabriquées par l’entreprise chinoise Xiamen Gaoxu Co. Ltd.
Ces épinglettes sont vendues dans une boutique de souvenirs de la colline parlementaire et remises à tous les députés et sénateurs pour qu’ils puissent les distribuer à leurs électeurs dans leur circonscription respective.
Jugeant inacceptable que ces ornements qui représentent le symbole du pays soient fabriqués en Chine, tous les députés néodémocrates ont décidé hier de les renvoyer au ministère des Travaux publics en guise de protestation.
« Ces épinglettes devraient être fabriquées au Canada. Nous sommes en pleine récession et nous avons perdu tellement d’emplois dans le secteur manufacturier. Ce contrat aurait dû être accordé à une entreprise canadienne. Il s’agit du symbole du Canada », a affirmé Mme Davies, en tenant un sac de ces babioles dans ses mains devant les journalistes.
Elle a ajouté que le gouvernement fédéral devrait toujours exiger dans les contrats qu’il accorde que les symboles du Canada soient au moins fabriqués au pays. Le contrat en question a été accordé le 19 février, soit quatre jours après le Jour du drapeau national du Canada. Le contrat a été accordé à la compagnie à numéro 6 768 997 Canada inc. de L’Île-Perrot, près de Montréal, qui a par la suite commandé des dizaines de milliers d’épinglettes de l’entreprise chinoise.
« Tous les Canadiens devraient être offusqués. Nous entendons chaque jour des histoires tristes de travailleurs qui ont perdu leur emploi dans le secteur manufacturier », a déploré Mme Davies.
Dean Del Mastro, secrétaire parlementaire du ministre du Patrimoine James Moore, a affirmé que c’est le bureau de la régie interne de la Chambre des communes qui a pris la décision d’acheter ces épinglettes. Il a ensuite accusé Mme Davies de sombrer dans la confusion, soulignant que le NPD est membre du bureau de la régie interne.
Toutefois, Mme Davies, qui est membre de cet organisme, a soutenu qu’il n’a jamais été question de ce contrat durant les réunions du bureau de la régie interne et que ce contrat a été accordé par le ministère des Travaux publics, à la demande de Patrimoine Canada.
Le déput é l i béra l Pablo Rodriguez a aussi affirmé que les entreprises canadiennes devraient être privilégiées, en particulier lorsqu’il s’agit de confectionner des symboles canadiens.
Quoi qu’il en soit, toute cette affaire a fait sourire le député bloquiste Pierre Paquette. Et il a souligné que ce n’est pas la première fois qu’une telle controverse éclate à la Chambre des communes.
« Je vais vous dire franchement, cela ne m’étonne pas. Au Québec, par exemple, on insiste beaucoup dans le mouvement souverainiste, parmi les nationalistes, pour que nos symboles nationaux soient faits par des fabricants nationaux », a dit M. Paquette.
Il y a quelques années, M. Paquette avait lui-même dénoncé le fait que les timbres du Canada étaient imprimés par une entreprise aux États-Unis. Cette affaire avait d’ailleurs provoqué un tollé dans le reste du Canada. Depuis son intervention, les timbres de Postes Canada sont imprimés au pays.
« C’est de la négligence, particulièrement dans le contexte économique actuel. C’est manquer de respect envers les différentes industries qui ont énormément de difficulté à passer à travers la crise. Et dans le cas du timbre avec le drapeau canadien, ce sont les imprimeurs qui nous avaient demandé d’intervenir », a-t-il affirmé.