La planète
(et ses petits problèmes...)



La planète et ses petits problèmes...

Voir aussi Israël et ses crimes divers

Et si l'on parlait de la Chine ?
Wal-Mart est-il le symbole du mal ?

… et si l’on parlait de la Chine... pour faire CHANGEMENT !!!....


Eh ben ! Nous y voilà ! Imaginez-vous donc que les Jeux Olympiques sont déjà commencés (juste au cas où vous ne l’auriez pas remarqué..) !... Et justement, en guise de contribution à la cérémonie d’ouverture, pourquoi ne pas faire mon original et vous parler quelque peu de… la Chine !... Non, mais il fallait quand même y penser, avouez ?!...

J’ai l’humble impression que l’on aimerait tous changer la Chine. En fait, on aimerait tous changer le monde, et il se trouve que la Chine en fait partie. Or dans ce cas, comme pour tout changement, on en vient cependant bien vite à se heurter à l’ultime question existentielle : oui, mais comment ?!... Et c’est une bonne chose, puisque se poser cette question pour de vrai me semble être en fait tout ce que nous avons réellement à faire pour faire avancer ce dossier, ou n’importe quel autre, en réalité ; du moins, ça me semble assez dur à battre comme point de départ, alors, pour dire comme on dit, c’est toujours bien ça !...

Bon, alors où en sommes-nous ? Ah oui, j’oubliais, voici ce dont je veux parler : la Chine est un État d’au dessus d’un milliard d’habitants, et gouverné par un parti corrompu, dictatorial, totalitaire, répressif et anti-humanitaire. Oui, alors tout ça c’est bien beau, mais la question qui nous intéresse, c’est plutôt celle-ci, n’est-ce pas : « oui, mais et nous, dans tout ça » ?!... Ou autrement dit : qu’est-ce qu’on voudrait vraiment qui se passe, par rapport à ça ?... Ou simplement, dans le fond, qu’est-ce qu’on veut ? À quoi est-ce qu’on s’attend ? Une révolution ? Et si c’est le cas, cela veut dire quoi ? Un coup d’état ? De la violence ? Est-ce là ce qu’on espère vraiment ? Pensons-nous vraiment aussi que c’est là la meilleure façon de changer un pays ? Ou est-ce qu’un pays ainsi changé ne devra-t-il pas ensuite avant toute chose vivre avec l’héritage de cette violence, puisque le groupe au pouvoir lui devra justement d’être au pouvoir, et devra justement la maintenir et la renforcer afin de se maintenir au pouvoir ?... N’est-ce pas là ce que nous a de toute façon enseigné l’histoire ? Ne serait-il pas facile de trouver des exemples parfaits de cette réalité, à commencer par, oh, mais tiens donc, la Chine elle-même, qui est justement prise dans un cycle de violence et d’oppression depuis l’arrivée au pouvoir du PCC, par la violence, en je ne sais plus quelle année ?!... Donc, est-ce là vraiment ce qu’on peut espérer de mieux pour nos amis Chinois, ou pour qui que ce soit, à commencer par nous, tant qu’à ça ?...

Bon, alors si la violence n’est pas la solution, mais que donc pouvons-nous faire ?... Eh bien en fait, d’une façon ou d’une autre, force nous est de constater qu’en fait, nous ne pouvons rien faire !!...  Oui, puisqu’en fait, il semble que seuls les Chinois détiennent en fait le destin de la Chine, comme plusieurs d’entre vous avaient sans doute déjà pu le réaliser… En somme, tout ce que pouvons faire en réalité se résume autrement dit à les encourager et les appuyer sur la voie qu’eux-mêmes auront choisi en direction du changement, et bien sûr en espérant que celle-ci soit non-violente… Et, force est encore une fois de le constater, il semble en fait que la voie qu’ont choisi en ce sens les Chinois en soit une qui, oh surprise, s’avère éminemment chinoise : à savoir que tout semble devoir se passer dans le respect de l’autorité, et en s’assurant que justement les autorités gardent un contrôle ferme sur la collectivité. Il semble donc que ce soit là la Chine, et surtout le choix que les Chinois ont fait ; et en fait, dans la mesure où c’est en un sens un choix non-violent, il se peut que nous ayons surtout à les en féliciter. Mais par-dessus tout, si tel est leur choix (et puisqu’en plus il s'agit sans doute du meilleur qu’ils puissent faire ne serait-ce qu’en fonction du contexte dans lequel ils sont), il semble surtout que c’est cela qu’il nous faudrait respecter, et que ce soit en ce sens qu’il nous faille vraiment les encourager et les appuyer, si vraiment nous sommes à la recherche d’un changement réel, et qui vienne réellement d’eux-mêmes. Parce qu’après tout, nous cherchons d’abord et avant tout à respecter leur propre identité ainsi que leur droit à l’autodétermination, n’est-ce pas, de sorte que la dernière chose qu’on voudrait serait quand même bien de leur imposer de solutions et encore moins de les forcer à faire quoique ce soit, quoiqu’il a pu nous arriver de le faire, ne serait-ce que par le passé… Et de toute façon, la Chine semble d’ailleurs avoir eu plus que son quota d’expériences en ce qui concerne ce qui est imposé d’ailleurs, et elle semble même être la première à se faire un plaisir de nous le rappeler, alors, aussi bien ne pas s’essayer !...

Donc, il semble que seuls les Chinois peuvent changer la Chine, et qu’en ce sens, il ne nous reste plus qu’à savoir comment on peut réagir à leurs propres démarches vers le changement. Déjà là, il semble que nous ayons ici une piste fort intéressante : en effet, bien que nous sachions à quel point le PCC est toujours corrompu, dictatorial et répressif, nous savons aussi que, pour la première fois sans doute, il semble avoir à sa tête un individu qui se montre un tant soit peu ouvert à l’idée d’ouvrir la porte sur le dossier des droits et libertés fondamentales, entre autres… Alors, que pouvons-nous faire ? Les critiquer quand même quoiqu’ils fassent, ou, pour une fois qu’il se fait quelques petits pas, et ne serait-ce qu’à tâtons, d’encourager et de soutenir ces petits derniers ?... Ne voit-on pas qu’on assiste en fait aux premiers balbutiements d’un enfant, n’est-ce pas excitant !... Et en fait, je crois qu’il serait un peu léger de noter part que de croire qu’il ne se passe réellement rien en Chine ; en effet, à n’en juger que par l’hésitation et l’incohérence extrême dont fait preuve le PCC en tentant de présenter un minimum de légitimité à l’approche des Jeux Olympiques, on voit bien qu’en fait il ne sait carrément pas comment s’y prendre, et donc, par le fait même, qu’il est en train de se poser des questions, ou autrement dit, qu’il est DÉJÀ en processus de changement… Autrement dit, en fait, ce n’est peut-être pas parce qu’un changement ne se voit pas, ou plutôt qu’il ne se voit pas tout de suite, qu’il n’y a en fait pas de changement, ou que celui-ci n’est pas en route… Wow ! Quelle révélation incroyable ! Surtout qu’on sait que les vrais changements, après tout, c’est quand même sensé prendre du temps et des efforts, non ? Quoiqu’il en soit, le fait est que pour une fois qu’il semble se faire quelque chose en Chine, il me semble qu’on serait quand même fous de ne pas en profiter pour les encourager pour ça, n’est-il pas ?...

Mais surtout, ce que l’approche des Jeux Olympiques a pu montrer de plus intéressant, du moins selon moi, ce fut surtout de démontrer le pouvoir foudroyant que peut avoir la presse, ou plutôt la presse internationale, sur les attitudes et les décisions des dirigeants chinois… En fait, on a pu assister à une comique mise en scène complètement improvisée du PCC pour justement tenter de présenter ne serait-ce qu’une bonne image à la communauté internationale, le tout accompagnée de déclarations choc et de crises de nerfs directement reliées aux manchettes de la veille dans les plus importants journaux d’Occident !... Remarque, il faut avouer que c’est là un bien beau show, mais surtout, un qu’on aurait jamais pu se payer s’il n’avait été de nos journaux, et de notre propre petite boîte à propagande préférée, à savoir la télé !... Ça n’est peut-être qu’un show, mais justement, cela ne montre-t-il  pas à quel point ils tiennent à nous plaire, ces gentils petits amis, du moins quand ça fait leur affaire !... Vous imaginez ? Ils font tout ça rien que pour nous, et en fait rien qu’à cause de nos médias, toi !... Parce que c’est justement ça la meilleure blague dans cette histoire : c’est qu’un événement comme les Jeux Olympiques les force non seulement à se dépasser (parce que pour une fois ils tiennent à être gentils), mais surtout, cela les force à s’exposer, parce qu’il se trouve que la presse internationale en est une qui, par définition, se trouve justement à être libre du contrôle de l’État chinois et donc de ses petites tendance à la censure, la manipulation de l’information et en un mot la propagande… Eille, non mais c’est-y pas plate un peu pour eux autres, toi ?! Pour une fois, ils sont forcés de rendre compte de leurs actions à du monde, tu parles d’une affaire !... Remarque, ils ne le font peut-être pas pour leur monde à eux, mais en fait pour la planète entière ; au fond, c’est peut-être même mieux !... En tout cas, force est de constater qu’il se bougent pas mal plus le derrière de cette façon, pour une fois !...

Et c’est justement ce qui m’amène à affirmer solennellement, en ce jourd’hui, que le chemin pour changer la Chine passe en fait par… leur intégration au monde Occidental !... Et je ne dis quand même pas cela dans le but de sembler plus ultra-capitaliste qu’il ne le faut (je vais laisser ce soin aux Chinois eux-mêmes, de ce côté-là…), mais simplement en vue du petit exemple anecdotal dont je viens de parler, à savoir des Jeux Olympiques… De toute façon, s’il-vous-plaît, restez encore un peu, le temps que j’explique mon idée…

Non, mais il faut bien admettre que la Chine, pour peu qu’elle bouge, semble bien plus se bouger maintenant qu’elle doive prouver qu’elle puisse faire partie de la « cour des grands », que lorsqu’on la critique, voire qu’on menace de la boycotter !... En fait, c’est bien intéressant, ce qu’on est ainsi amené à découvrir, avec la Chine, tout particulièrement : du moment que l’on ose ouvrir la bouche pour proférer ne serait-ce qu’un commentaire à son égard, on la perd, sans parler d’un éventuel boycott, qui est carrément perçu, et dans un sens non sans raison, comme un acte de guerre… Alors que du moment que l’on lui ouvre nos portes, elle ne fait que se dépasser à n’en plus finir afin de nous plaire, de nous satisfaire de toutes les façons et avec toutes les gogosses, et en fait à dépasser tout ce qu’on a jamais pu voir en la matière !... Il me semble donc que, et ne serait-ce que dans le cas de la Chine, il nous faille admettre que pour qu’on voit quelque changement se faire, la paix soit peut-être plus forte que la guerre…

Bon, oui, tout ça c’est bien beau, mais en fait, je pense qu’on s’entend cependant sur les points suivants : oui, intégrer la Chine à notre monde semble  porter ses fruits, mais en fait, ce qui semble surtout clair, dans tout cela, c’est que quand la Chine veut VRAIMENT, elle est capable de changement, et que pour l’aider à vouloir vraiment, il peut aider qu’il soit appliqué une certaine dose de pression, à un moment donné. Dans le cas des Jeux Olympiques, la pression, c’est manifestement le contexte des Jeux eux-mêmes qui l’a fourni, et notamment en impliquant de devoir donner une bonne image à la communauté internationale… Mais surtout, en premier lieu, toute forme d’ajustement n’a été rendu possible que pour une chose : c’est que la Chine, pour toutes sortes de raisons, est en fait carrément maniaque de tenir ces maudits Jeux et d’en profiter pour épater la galerie. Bon, alors tout ça, justement, c’est bien beau, mais, comme certains petits génies l’ont déjà évoqué, que se passera-t-il une fois que les Jeux seront finis ? Ou autrement dit : que peut-on vraiment trouver d’autre qui MOTIVE la Chine, et qui peut donc être utilisé comme moteur de changement ? En fin de compte : que veut la Chine, au juste ?...

Je crois que cette question, on pourrait pas mal tous y répondre assez facilement, puisqu’en fait, il semble que la Chine soit en fait à la recherche de la même chose que pas mal tout le monde sur la planète : l’argent, pourrait-bon bien sûr dire, ou de façon sans doute plus juste et générale : le besoin de développement, de l’atteinte d’un niveau de vie acceptable, ainsi que d’un sens de fierté et d’identification au niveau personnel et collectif. Rien de si malsain, dans le fond, quand tu y penses, hein ?!... Si ce n’est peut-être de l’extrême détermination, voire de la férocité avec laquelle elle peut s’y prendre, mais s’y on avait vécu toute notre histoire dans la privation, tout en ayant pourtant une aussi grande faculté de remplir les plus hautes aspirations, je crois bien que nous aussi, on voudrait bien exploser, à un moment donné !... Bon, alors je m’égare encore une fois, mais tout ça pour dire, donc, que dans le fond, les Chinois veulent de l’argent, ils veulent réussir, et pas seulement ça : puisqu’ils veulent en fait réussir plus que quiconque sur la planète et que qui que ce soit l’ait jamais fait. Beau contrat !... Et c’est aussi, pour nous, une base assez solide sur laquelle nous fonder pour exiger ne serait-ce qu’un minimum de changement, tant qu’à ça !... D’autant plus qu’en fait, il semble que la liste soit déjà fort longue, de comptes qu’il serait apparemment grand temps de demander à la Chine de rendre, et cela ne serait-ce que de façon à s’assurer qu’au tout départ elle joue le jeu capitaliste de façon « fair-play », et non en étirant et dépassant, comme elle a pu le faire jusqu’ici, à cent mille à l’heure le bout de corde qu’on a pu lui donner… Comme dans toute forme de relation et de jeu, en fait, il ne serait donc que temps, une fois de plus, que nous nous assoyions ensemble autour d’une table autour d’une table afin de « régler les comptes », à commencer par le « plus grand » (genre l’argent…) et éventuellement de façon à se rendre au « plus petit » (genre, les minorités, les humains et ces histoires là…) , comme de toute façon on se doit toujours de le faire, entre bons amis…

Mais cela, on s’entendra que ça exige en premier lieu que le monde parle d’une seule voix, et ensuite que plusieurs personnes (genre les chefs d’État) mettent leur culottes, pour une fois, ce qui, comme vous aurez totalement raison de me le faire observer, ne semble pas prêt non plus d’arriver… Mais cela ne demeure pas moins, du moins selon moi, le chemin que nous devons emprunter, si nous voulons vraiment que la Chine, ou en fait qui que ce soit, en arrive à un réel changement, ou si nous tenons simplement à ne pas répéter les erreurs du passé, et donner ainsi des chances illimitées à une puissance émergente sans jamais oser la confronter, et surtout sans d’abord s’assurer de sa capacité à coopérer, pour enfin se retrouver tout le monde en conflit et en voie d’être tous conquis par une puissance qui finalement n’est pas du tout notre amie (pour ceux qui ne voient pas le parallèle, voici quelques indices : Allemagne, reste du monde, et Deuxième Guerre Mondiale…) …

Tout ça pour dire que, comme dans toute relation, « les bons comptes font les bons amis », mais surtout, et plus que tout dans tout cela, du moins selon moi, « les bons amis font les bons contes » !!!.... En effet, il semble que tout passe avant tout par le développement d’une saine relation avec la Chine, puisqu’en fait, qu’on l’aime ou non, elle est là, et n’a en fait pas fini d’être là, alors, pour dire comme on dit, autant l’avoir comme amie que comme ennemie ! Et surtout : tant qu’à avoir un ami déloyal, autant ne pas avoir d’ami du tout, et que si un prétendu ami ne comprend pas cela, alors autant lui parler assez rapidement pour lui expliquer ce que cela signifie… Car si on n’apprend pas tout de suite à se parler et à tout régler, et ne serait-ce que pour les besoins les plus élémentaires d’une amitié, comment pouvons-nous ensuite aller jusqu’à espérer d’aller régler les problèmes qu’on puisse y trouver dans la cour de l’autre, quand la nôtre est en fait déjà en train de déborder ?!...

Donc, autrement dit, la solution pour changer la Chine ? Il n’y en pas. Pas que je voie, en tout cas ! Aucune, si ce n’est le développement d’une véritable amitié, avec tout ce que cela implique, en vérité, à savoir : être capable de prendre, et être capable de donner. Donner, dans le cas de la Chine, comme dans toute amitié, c’est s’ouvrir, créer des liens, ne serait-ce que de façon à avoir d’autant plus de capital de sympathie qui ne fera que peser davantage en notre faveur lorsque viendra le temps de lui demander quoique ce soit, et surtout de changer quoi que ce soit… Quant à prendre c’est être capable de dire ses quatre vérité en pleine face quand vient le temps de parler, et non pas de le dire en vaines paroles, mais plutôt en action, ce qui veut surtout dire en étant capable de se sacrifier… Oui, et cela ne saurait être plus vrai que dans le cas de la Chine, puisque lui appliquer une sanction revient en fait à se l’appliquer avant tout à soi-même, puisqu’on a en fait affaire à un géant qui, comme on le sait, de plus en plus s’approprie la base même de notre économie, et donc de notre vie… Autrement dit, si on veut vraiment changer la Chine, il faut aussi et surtout prêt à se boucler un peu la ceinture le temps venu… Sommes-nous prêt à aller jusque là pour ça ? Il le faudra pourtant tôt ou tard, ne serait-ce qu’afin de s’assurer d’avoir un partenaire de qualité, et qui aura appris à nous respecter de sorte qu’il devienne capable de le même une fois qu’il sera assez grand pour tous nous bouffer…

Tout ça pour dire que notre solution à la Chine semble devoir s’avérer typiquement… chinoise ! Et donc bien s’ancrer dans la tradition millénaire du yin et du yang, puisqu’il nous semble nous falloir être prêt autant à donner d’une main que de prendre de l’autre… Mais tout cela ne peut se faire, du moins selon moi, que si l’on a d’abord tendu la bonne main, ou autrement dit « que l’on a déjà donné », ne serait-ce que pour montrer qu’on est avant tout de bons amis, si ce n’est, comme dans le cas des Jeux Olympiques, pour se donner des occasions de collaborer, sinon de changer…

Et quels seraient les ennemis du changement, en ce qui concerne la Chine, tout au moins ? Et bien, du moins selon moi, les voici : les solutions toutes faites, et surtout celle qui sont peintes en blanc ou en noir, du genre « il ne faut surtout pas brusquer la Chine parce qu’on ne voudrait surtout pas perdre de l’argent », puisque de toute façon c’est ce qu’on a fait jusqu’ici sans que ça aie apparemment rien apporté, ou encore « il faut, à la première occasion venue, les critiquer et les envoyer promener, ainsi que boycotter tout geste d’amitié et de collaboration avec eux », puisque, comme la Chine a tôt fait de nous rappeler, ça n’avance à rien de créer plus de barrières dans un monde déjà aussi divisé, et surtout dans le cas d’un pays qui est en fait lui-même passé maître d’en l’art de s’isoler et de n’en faire qu’à sa tête !...

Que pouvons-nous donc retirer de tout cela ? Pas grand-chose, en fait, surtout que, quand tu regardes bien ça, y a-t-il vraiment quoique ce soit que vous et moi puissions vraiment faire dans tout cela ! Non ! Hahaha! À part bien sûr en tirer de saines leçons, et ainsi nous en remettre au Tao, en espérant que les politiciens finissent par écouter cette voie (HAHAHA !! Non, mais ça, c’est vraiment la meilleure !...), et surtout en apprenant à balancer le yin et le yang dans nos existences, de façon créer et maintenir de véritables et saines relations avec notre prochain (…), et ceci tout en faisant bien sûr toujours passer l’amitié, ou en fait l’amour avant toute chose, tout en essayant de régler les problèmes dans notre propre cour avant de parler de celle des autres, bien entendu… Sinon, envoyons-en donc, de l’amour, envoyons-en à tout le monde, tant qu’à faire, et aussi bien s’y mettre tout de suite, tant qu’à ça, parce que mettons que de l’amour et de l’amitié, ce n’est pas non plus ce qu’il y a de trop, dans ce monde là ! On s’entend quand même au moins pas mal tous là-dessus, en tout cas, du moins je l’espère, et c’est toujours bien ça qui est ça !...


Charles-Olivier Tremblay



L'ULTIME CRÉDO DE LA CONSOMMATION RESPONSABLE

OU

WAL-MART EST-T-IL OUI OU NON LE SYMBOLE DU MAL ?...

Fort intéressant, ton petit texte, mon cher ami. En fait, je trouve ça d’autant plus intéressant que tu as réussi à me faire voir Wal-Marde en bien, ne serait-ce que sur un point, ce qui en soi mérite certainement le titre d’exploit, pour le moins qu’on puisse dire, en tout cas !... C’est vrai que, quand tu y penses, le fait en soi d’acheter en grosses quantités permet naturellement de faire baisser les prix, et cela en tant que tel, je crois qu’il serait un peu fou de s’y opposer, en tout cas… Au fond, je pense qu’on s’entend pour dire que notre chère compagnie, comme toute compagnie digne de ce nom, est en fait passée maîtresse dans l’art de faire baisser les prix, la question n’est pas de s’obstiner avec cela… Le problème, en fait, se trouve peut-être davantage dans les moyens que cette compagnie, plus que tout autre, peut utiliser pour arriver à cette ultime fin… C’est une chose que de faire des profits et pour cela de baisser ses prix, mais c’en est une autre que de chercher à y arriver « à tout prix », et donc que pour se faire on soit prêt à employer à peu près tous les moyens possibles et inimaginables, quitte à devoir pour cela s’appuyer systématiquement sur la violation pure et simple des droits humains et environnementaux les plus élémentaires. Selon moi, c’est surtout et plutôt là que « le bât blesse », et là où Wal-Mart va justement mériter plus spécifiquement son surnom de « Wal-Marde »…

Mais qu’est-ce qui me permet au juste d’ainsi oser prononcer un verdict négatif envers un des sacros-saints géants de l’industrie ?... Bonne question, en vérité. En fait, je pourrais y répondre par des faits. Je pourrais ainsi mentionner qu’il semble bien qu’une grande partie des profits faramineux réalisés par Wal-Mart provient en fait du fait que cette odieuse compagnie a  systématiquement déplacé sa production à des endroits, comme le Myanmar, qui sont tout à fait dépourvus de réglementation (et qui sont donc, comme l’expression le dit si bien, « sans foi ni loi »…), et où il est donc plus qu’acceptable de baser son profit sur l’exploitation outrageuse des enfants, et sur des conditions de travail tout simplement outrancières pour tous, telles que la chaleur et les dangers physiques extrêmes, sans parler bien sûr de la sous-rémunération…

Ah ! Mais c’est vrai !... De toute façon, j’imagine que tout cela ne doit certainement pas être vrai !... Oui, ce doivent être en fait plutôt mes sources qui sont fausses, et ainsi je pourrai aller dormir en paix, et sur mon oreiller « Made in China », de surcroît !... Oui, d’autant plus que Wal-Mart elle-même a toujours dénié ces faits, ça prouve qu’ils ne sont pas vrais !... Il n’y en a pas, de problème !... Elle ne dirait pas ça simplement parce que c’est dans son intérêt, quand même !... Non, parce qu’elle a quand même plus de conscience que cela !... Je voudrais bien le croire, en tout cas !...

Non, mais sans blague, tout cela est bien intéressant, mais il se trouve que ça ne me tente pas vraiment d’aller dans cette direction. Trop facile. Non, en fait il me semble qu’il serait plus palpitant de se livrer à une soigneuse étude philosophique de la question. Du moins, ça serait ainsi sûrement plus long, et donc certainement plus intéressant, n’est-ce pas (dans mon livre à moi, tout au moins…)?... Voyons donc ce qu’on peut faire, si vous le voulez bien… Et quoi qu’il en soit, eh bien, nous y voilà !...

Donc, vraiment, est-il possible que Wal-Mart soit une compagnie si méchante que ça ?

Eh bien, quand on y pense, il se peut qu’une grande partie de cette question réside en fait dans la super logique même qui est devenue la marque de commerce d’entreprises du genre Wal-Mart, à savoir que « le prix le plus bas fait loi » : si c’est le prix qui fait la loi, peut-on me dire ce que l’humain ou la planète peuvent bien venir faire, dans tout cela ?... Autrement dit, si sa vocation ultime, dans la vie, est de baisser les prix, eh bien justement, il se trouve que c’est ça qui est le but, et pas autre chose ; dès lors, il ne faudrait quand même pas s’étonner si on réalise que les autres facteurs prennent le bord, « les hommes et la planète d’abord ! ». Parce qu’après tout, quand on y pense, du moment que ce qu’on veut est de faire baisser les prix, que deviennent en fait l’homme et la planète, sinon les premières contraintes à éliminer ? Dès lors, faudrait-il vraiment s’étonner qu’il s’agisse des toutes premières dépenses dans lesquelles une entreprise risque de chercher à couper ?... Et au fond, ce serait quand même dur de lui reprocher, car en coupant partout où elle peut couper, ne fait-elle pas exactement ce qu’elle a toujours dit, à savoir réduire les prix, et ce de la façon toute désignée ?... Tout est parfait : on a des bons prix !... Peut-on vraiment demander mieux, en vérité ?...

En cela, on le voit bien, Wal-Mart, vraiment, n’a rien inventé : la quête d’un profit constitue après tout la raison d’être de toute entreprise, et donc, en cherchant à offrir les plus bas prix, Wal-Mart ne fait en fait que suivre à la lettre la loi du marché. Mais simplement parce qu’une entreprise cherche à faire des profits, cela veut-il nécessairement dire qu’elle se doit de forcément piétiner tout ce qu’il y a d’humain et de naturel pour arriver ?... Non, certainement, et mon cher interlocuteur est d’ailleurs le premier à mentionner un des moyens plus intelligents qu’elle peut à la base utiliser : acheter en gros volumes, ce qui permet aussi de vendre à meilleur prix. Que voilà une belle astuce, en vérité !!... Mais en fait, ce n’est pas bien compliqué : je crois que du moment qu’il existe un moyen de réduire les prix, alors toute entreprise est susceptible de l’utiliser, et cela qu’il soit « méchant » ou « gentil ». La question est plutôt celle-ci : si VRAIMENT une entreprise veut faire du profit, pourquoi alors se limiterait-elle simplement aux moyens qui se trouvent à être « gentils » ?... Si un moyen peut nous amener à réduire nos prix, alors pourquoi s’en priver ?... Et qu’est-ce qu’on en a à foutre, que ce soit supposément « pas gentil » ?... Après tout, ce qu’on veut, c’est pas des amis, c’est des profits !... Et Dieu sait que, du moment qu’on sait ce que l’on veut, il n’y en a pas de problèmes, dans la vie !...

Non, mais là, je pense qu’on s’entend que je simplifie, et que la réalité se doit d’être quand même un peu plus compliqué que ça… Après tout, il n’y a quand même pas que les profits, dans la vie, n’est-ce pas ?!... Oui, en effet, il y a aussi cela : gagner la partie. Parce qu’on s’entend surtout que toutes les entreprises jouent en fait le jeu des bas prix : la question n’est donc pas tant de savoir si on peut offrir à un bon prix que de trouver un moyen d’offrir à prix plus bas que son voisin. La question qui se pose, pour chaque entreprise qui veut vraiment jouer le jeu, est donc en fait la suivante : jusqu’où es-tu prête à aller ?... Ou plus spécifiquement : « te contenteras-tu de jouer « fair play », et donc de perdre d’emblée, ou seras-tu plutôt prête à jouer la « vraie partie », ou, autrement dit, celle ou tous les coups sont permis ?... Si les entreprises cherchent avant tout le profit, et si elles semblent pour cela être prête à n’importe quoi, et bien à quoi donc peut-on s’attendre de leur part quand, à plus forte raison, il leur faut en faire plus que n’importe qui ?!... Et si justement une entreprise réussit à gagner à ce joli petit jeu, comment donc pourrait-elle s’y être pris ?... En étant encore plus gentil qu’elle le fait normalement, ou en s’en foutant encore plus complètement ?... Et dans le cas de Wal-Mart, qui justement arrive au sommet du palmarès capitaliste, comment peut-on supposer qu’elle ait fait pour justement en arriver là ?... En utilisant seulement les techniques dites « gentilles », ou, fidèle à sa noble devise « le prix le plus bas fait loi », en utilisant absolument tous les moyens qui ont possiblement pu lui profiter, et ce, plus que quiconque l’ait jamais osé ?... Personnellement, je n’en sais rien, mais je vous laisse en juger !...

Donc, en bout de ligne, est-ce que toutes les grosses compagnies qui connaissent moindrement de succès sont forcément mauvaises ? Mais non, bien sûr… mais je dirais qu’il y a de fortes chances !... Bon d’accord, je veux bien croire qu’il existe bien mille autres façons de faire de l’argent que de tout simplement bafouer tout ce qu’il y de droit ici-bas. Mais il faut avouer une chose, c’est qu’il s’agit là d’une fâcheuse tendance que plusieurs compagnies, sinon la plupart ou la totalité, semblent avoir adopté. Et pour cause, puisque, comme on peut le constater, c’est ce à quoi leur nature fondamentale semble en fait les pousser ; pauvres petites, on ne peut quand même pas leur reprocher de ne pas savoir s’arrêter !... Le fait est que, si une compagnie se soucie tant soit peu de l’humanité ou de quoique ce soit, ce ne sera pas en vertu de la logique du marché, mais plutôt d’une illumination mystérieuse, qui lui aurait subitement fait voir qu’au fond, le profit à long terme passe par le développement durable et équitable, et aussi, que, dans la vie, il y a bien plus que l’argent : il y a aussi la conscience et l’harmonie ! N’est-ce pas merveilleux ?... Oui, certainement, mais il se trouve qu’il n’est pas donné à tout le monde de découvrir les subtilités de la vie, ou même de saisir ainsi la vraie nature de la loi du marché, de façon à dépasser la logique primaire du profit strictement personnel et immédiat. Et comme de toute façon, il semble que jusqu’ici le marché ait en fait surtout récompensé ceux qui se foutent royalement de toute considération autre que le profit, alors il y naturellement fort à parier que ceux qui s’en tirent bien sont plus que susceptibles de n’avoir pas toujours été des enfants de chœur tout au long dans leur brillante et glorieuse carrière, ou même de ne pas nécessairement l’être en ce moment… J’espère en disant cela ne pas gâcher le rêve de qui que ce soit, quand même !...

D’accord, oui bon, les compagnies ne sont pas toujours des anges. Et en fait, qui au juste pourrait leur reprocher ? Parce que justement, si le marché n’a jamais demandé autre chose que des bas prix, alors pourquoi s’étonner que ce soit là tout ce dont se préoccupent les compagnies, et qu’elles se foutent en fait royalement du reste ? Pourquoi s’étonner, en vérité, que ce soit le « prix le plus bas », qui fasse loi, et non l’humanité ou je ne sais quoi, si c’est ce que dicte le marché ? Mais en fait, le marché, c’est qui, au juste ? De qui donc vient cette voix sacro-sainte qui semble guider tous ses sales monstres sacrés par le bout du nez ?... D’après vous ?... Eh oui ! Vous avez deviné ! Le marché, eh bien il se trouve que c’est nous ! Youhou !... Mais oui, car qui, en vérité, achète les produits des compagnies, et ne le fait d’ailleurs qu’en fonction d’une et d’une seule considération : le plus bas prix ?... Qui, en effet, en achetant strictement et systématiquement en fonction du plus bas prix, donne jour après jour le message que ce qui compte, dans la vie, ce sont les bas prix, et rien d’autre, et au diable si pour y arriver, il aura fallu passer par l’esclavage de l’homme et des enfants, et la destruction pure et simple de l’environnement ?... Qui, en fait va ainsi chaque jour au marché pour mettre ainsi « dans son petit panier » des gogosses achetées chez Wal-Mart ou ailleurs, et qui sont en réalité fabriquées dans quelque obscure contrée, telle le Myanmar, où la population vit dans la terreur d’un des pires régimes de la planète, ce qu’on contribue d’ailleurs ainsi à encourager ?

Ainsi donc, qui, dans tout ça, ne se soucie que des bas prix ? Est-ce vraiment les pauvres petites compagnies, qui au fond ne font que faire ce qu’on leur dit ?... Ou est-ce plutôt vous et moi, à chaque fois que nous achetons un produit strictement en fonction de son prix ? Et faut-il vraiment s’étonner si, pour y arriver, la compagnie doit faire preuve de cruauté et de totale insensibilité envers les enfants du monde entier, sinon des générations futures, et donc de nos propres enfants à nous par-dessus le marché !... Après tout, a-t-on jamais demandé quoique ce soit à cet effet ? En paroles, ah oui, mais du portefeuille, que répond-on, quand vient le temps de payer, ou autrement dit d’agir ? À ce moment, nos croyances s’inversent subitement, et ainsi prodigieusement se révèle d’elle-même notre véritable façon de penser : ce dont nous nous soucions, c’est en fait de l’argent, et de rien d’autre. Comment se fait-il donc que l’on vive dans un monde « sans foi ni loi », si ce n’est celle du plus bas prix ? C’est bien simple : c’est que nous l’avons ainsi décidé.

Et c’est d’ailleurs là qu’est toute la beauté. Oui, car il semble que, qu’on le veuille ou non, ce soit nous qui, dans cette histoire, tenons le gros bout du bâton. Donc, oui, il se trouve que, jusqu’ici, c’est le plus bas prix qui s’est trouvé à faire loi, puisque c’est en fait notre choix ; mais si par miracle nous décidions qu’il en était autrement ? Si, du jour au lendemain, nous décidions que, bizarrement, ce qui nous intéresse n’est pas tant notre propre profit immédiat que le caractère positif des conditions dans lequel fut produit ce que nous consommons ? On a parlé plus haut, vous et moi, des entreprises visionnaires qui songent au développement durable et équitable ; et si subitement nous décidions d’encourager celles-là plutôt que celles basées sur les pires crimes qui oppressent en ce moment toutes formes de vie sur cette planète ?... Et si vraiment nous nous unissions moindrement pour aller dans cette direction, comment cela ne pourrait-il pas faire une différence ?... Comment cela pourrait-il, en fait, ne pas causer une petite révolution, du genre qui changerait du tout au tout ce qui se passe sur la planète ?...

Dans le fond, je ne crois pas vraiment apprendre ici quoi que ce soit à qui que ce soit, en tout cas. Et pourtant, il me semble qu’il est intéressant de se rappeler, une fois pour toutes, quelle est la réponse toute simple à ces questions : qui fait que le monde manque- de vision à long terme ? Qui fait preuve de cruauté ? Qui est le mal ? Wal-marde ? En fait, la réponse, en nous ramenant toujours vers nous, peut aussi faire un peu mal, mais surtout, elle peut nous redonner le pouvoir. Parce que si nous avons pu mettre ainsi le monde dans un tel état, qu’est-ce qui pourrait bien nous empêcher de changer ça ? Si on a pu faire foirer le monde, alors pourquoi ne le ferait-on pas bien tourner, tant qu’à ça ?... Il est où, dès lors, le problème, dans tout ça ? À part peut-être nous, je n’en vois pas !... Je vous laisse donc sur ces mots de sagesse incroyable, tirés du fertile imaginaire américain : « you can do it ! », à quoi je ne vois pas trop ce que je pourrais ajouter, sinon : « ensemble, tout est possible ! »… Il me semble donc qu’on pourrait bien faire un bon bout avec ça, en tout cas !...

Alors ciao à tous, jouissez bien, et prenez soin de vous, c’est bien l’essentiel dans tout ça ! Et merci de m’avoir enduré jusque là ! (si toutefois c’est le cas, sinon, je vous comprends tout-à-fait, en tout cas !...) Que la force de l’amour soit toujours avec vous, et avec votre esprit ! Paix et Joie ! Bon, je pense que c’est assez pour tout de suite, là !... À la revoyure, en tout cas ! Ciao là, pis aweye par là, toi ! Yihaa !!...

P.S. Tout ça est bien beau, mais en fait, a-t-on répondu à la question ? Autrement dit, et si on veut parler d’un potentiel « boycott », quelles serait donc la liste des méchants à mettre à l’index ? Tous les « gros méchants », du type Wal-Marde, devraient-ils nécessairement y figurer ? Est-ce qu’en fait, une entreprise, parce qu’elle est grosse, est nécessairement méchante ?... Ou n’est-ce pas en fait quelque peu stéréotypique et discriminatoire de penser ainsi, disons ?...

Je crois que c’est là une fort intéressante question, qui, de façon encore plus intéressante, semble en fait nous ramener au point de départ… Mais ceci dit, mis à part que la meilleure option me semble bien sûr de savoir exactement ce que nous achetons, et donc idéalement de connaître sur mesure le pourquoi du comment de chaque compagnie de laquelle nous pourrions possiblement acheter (beau contrat, en vérité…), il me semble donc qu’à moins de justement bien connaître une quelconque compagnie (et donc de la savoir « gentille » ou « méchante ») nous nous retrouvons sommes toutes sans trop d’options pour prendre une décision, sinon de se fier au raisonnement un peu primaire dont nous avons plus tôt parlé : à savoir que si une compagnie est moindrement grosse, il y a fort à parier qu’elle a bien du exploiter quelqu’un à un moment donné de façon à en arriver là… Ou sinon, il y a certainement fort à parier qu’à partir du moment où elle devient grosse, il devient définitivement plus que tentant pour une compagnie de se mettre à exploiter tout le monde, et ce d’autant plus si en fait elle est arrivé là en se mettant en situation de monopole, et donc, en échappant ainsi à la loi de la concurrence, beauté première et unique du capitalisme, qu’elle se trouve à ne devoir plus rien à personne, sinon à elle-même. Je ne suis sans doute quand même pas le seul à avoir eu le sentiment de devoir toujours se faire niaiser par les grosses compagnies, ne serait-ce qu’en terme de l’impossibilité ou du moins de l’éternité à laquelle il faut faire face pour  quiconque se lance dans la folle aventure de les contacter… Je ne devrais sans doute même pas avoir, pour que vous me compreniez, à nommer des Vidéotron, PC ou Norton ou quoique ce soit, et ainsi risquer une fâcheuse poursuite pour diffamation…

Tout ça pour dire que, de façon à « jouer safe », ou tout au moins à ne pas se faire niaiser plus qu’il faut, il me semble donc plus simple de faire affaire avant tout avec les petits joueurs de l’économie, quitte à essuyer un plus gros prix, et cela ne serait-ce que parce qu’ils n’ont pas nécessairement la capacité d’acheter à plus gros volume. Au moins, comme ça, on encourage le local, et donc du bon monde de chez nous, toi !... Bon, remarque, rendu-là, j’imagine qu’il s’agit surtout de mon opinion, et je crois que je vais tout de même tenter d’investiguer davantage la question… Ce qui me semble vraiment clair, dans tout cela, en tout cas, c’est que, c’est assez pour aujourd’hui, alors, à la prochaine fois ! Ou plus spécifiquement, bon débarras, comme vous dites-vous sans doute, ce que je comprendrai tout-à-fait, ne serait-ce que pour une fois !... Bon, c’est assez !... Alors, merci infiniment, du fond du cœur, à part de ça, et à la prochaine, en tout cas !... Ciao là !... Yihaa !!....

Oli