Afghanistan...
... ou en d'autres termes...
 la GUERRE !!...


ENCORE DES NOTES SUR L’AFGHANISTAN !...


L'Afghanistan, ou en d'autre termes la guerre...
Un dernier mot sur l'Afghanistan
Et pour en finir avec l'Afghanistan...

L'ultime FAQ sur l'Afghanistan

La démocratie du plus fort

Et vous, QU'EN PENSEZ-VOUS !?!...
Répondez-moi, ou donnez tout simplement votre point de vue à ce sujet sur mon BLOGUE !...

ENCORE DES NOTES SUR L’AFGHANISTAN !...
 

Sauver la face : l'ultime égoïsme

Encore la logique de faire croire au monde que l'on a besoin d'être là-bas, ne serait-ce que pour supposément « finir le travail », et donc sauver la face... Or, du moment qu'on ne parle en fait que de sauver la face, peut-on vraiment prétendre chercher à défendre un quelconque autre intérêt que le nôtre, justement ?...


Mercredi, 29 septembre 2010
Congo vs Holocauste
Autant, sinon plus de morts, mais seulement sur une plus longue période... Cela devient-il  plus intéressant pour autant ?...



Dimanche, le 19 septembre 2010
La première question à se poser
Est-ce que l'on aimerait se faire envahir par une puissance étrangère ? Et sinon, pourquoi faisons-nous donc aux autres ce que nous n'aimerions pas nous faire faire à nous-mêmes ?... Cela n'aurait-il pas pourtant été la première question à se poser, dans tout ça ?...

Lundi, le 23 août 2010
The fallacy of forceful change
It thus appears that whatever gains we might have achieved in Afghanistan, and regardless of whether these gains are actually considered as being big or small, one will still have to admit, in the end, that these gains are currently being maintained by nothing more than mere military force. In other words, what guarantees that there will be any trace left of our passage, once our soldiers leave ?... Absolutely nothing. Now, does this prove that we should stay forever in Afghanistan, only so as to pretend forever that we will have accomplished something there that will have actually stayed in place ?... Or does it not rather prove that it was the most foolish thing to believe that all we had to do in order to forever change the face of a whole countrywas to merely impose that change in the first place ?... In other words, did we ever seriously believe that people, when imposed to do anything or act in any way, will be looking for anything else that the first moment when they can free themselves from what is imposed to them, precisely ?... And actually, isn't this the first thing we should have known, if we truly were the champions of freedom we so badly want the world to believe we are ? And when you think about this, how could one be led to believe one could look like a champion of freedom by actually imposing anything to anyone, in the first place ?...

If violence doesn't work, then why do we keep doing it ?...
Given the apparent difficulty, if not impossibility to get oneself out of an invasion once one has put one has put one's shoe into it, shouldn't it make all the more sense to put all of one's efforts into diplomatic action and concertation among nation, instead of having anything to do with finding oneself caught forever into an endless trap ?...

Mercredi, le 21 juillet 2010
Pourquoi ne pas d'abord s'occuper des causes, plutôt que des effets ?...
À plus ou moins long terme, peut-on vraiment penser qu'il y ait quelque autre moyen que ce soit d'empêcher l'Afghanistan, ou en fait tout autre région, de devenir un foyer de terrorisme, sinon en s'attaquant aux causes qui conduisent justement à l'apparition d'un tel fléau ?... Ou en fait, peut-on vraiment penser sérieusement régler quelque problème que ce soit, sans d'abord s'occuper de ce qui peut le causer en tout premier lieu ?... Ou en d'autres termes, peut-on vraiment penser régler le problème d'un sous-sol inondé, alors que l'eau qui en est responsable continue toujours de couler du robinet ?...

Et pour être plus précis... Peut-on vraiment penser régler un quelconque problème au Moyen-Orient, alors que le peuple palestinien continue de se voir opprimé en Israël, pour ne citer que cette cause, en tout premier lieu ?...


Lundi 24 mai 2010
Why don't we start by looking at the causes of war, and at ourselves, actually ?
Why do we not seek to remove the causes of war before we even think about doing war itself ? And more precisely, why would we not stop maintaining and encouraging these very causes of war before we start accusing anyone else, if not attacking them, actually ?...

Vendredi 14 mai 2010
Et pourquoi ne pas faire de nous mêmes les complices d'un génocide, pendant qu'on y est ?...
N'est-il pas tout simplement révoltant de constater que l'on persiste s'éterniser en Afghanistan, histoire de bien s'assurer de pouvoir continuer à tourner en rond, alors que, d'une façon toute aussi aberrante, on laisse au Congo se dérouler sous nos yeux les pires massacres, et que la barbarie pure et simple a tout le loisir de prendre toujours plus d'ampleur, comme si on n'avait pas regarder défiler assez de génocides pour pouvoir enfin trouver mieux que de s'en faire nous-mêmes les complices de par notre propre inaction, et surtout notre propre aveuglement ?...

Les apparences et la réalité
Les Pakistanais seraient donc les premiers à demander à ce qu'on renforcisse leurs soins de santé tout comme leur lutte à la pauvreté, et ce précisément en vue de mieux pouvoir combattre le terrorisme. Pourrait-on pourtant concevoir quelque nation que ce soit qui puisse être mieux placée pour savoir exactement quels sont les besoins réels du moment que l'on doive réellement faire face à un tel fléau, et non pas à seulement sauver les apparences pour ensuite mieux pouvoir s'en aller sans avoir l'air de tout abandonner ?...

Vietnam, Russie, Afhganistan, etc.
Il semblerait donc que les U.S.A. n'aient jamais vraiment parvenu à imposer leur domination à qui que ce soit, du moins par la voie des armes, tandis que leurs adversaires auront pratiquement tous gagné leur "combat" devant mener à leur propre libération, et donc à leur émancipation. Et si ce n'était pas nécessairement un hasard ? Se pourrait-il donc que l'histoire aille en ce sens, tout simplement ?...

Dimanche 25 avril 2010
The ultimate abberation
Preventing Afgnanistan from becoming again a refuge for terrorists... That sounds just great, but how would that prevent terrorit refuges to appear all around the globe, anyway ?... And how could war actually prevent Afghanistan from becoming one, especially since all we could see so far was that it has hardly been able to do anything else than precisely feeding the very sort of resent and antipathy that actually fuels terrorism in the first place ?

And in that sense, isn't the rationale for this war at least as flawed as the one that was used to support the Vietnam war ?... Because whether the threat we are facing is a "real" or a "fake", what does it matter if what we are doing doesn't actually amount to reduce this threat in any significant way ?... And in both cases, doesn't it prove all the more absurd to send our youths to be killed, when it turns out that in the end, all that this actually succeeds to do is to reinforce the very threat that, be it real or fake, we are pretending to face in the first place ?...

Dimanche 18 avril 2010
Vietnam prise II
Mentir à la population sur la supposée nécessité d'une guerre... En ce sens, pourrait-on même penser reproduire plus clairement la guerre du Vietnam que n'on le fait en ce moment en Afghanistan ?...

Novembre 2009
Du moment que l'on parle d'empêcher l'Afghanistan de redevenir un foyer de terroristes, que se trouve-t-on à faire, sinon prouver que l'on n'entend gérer cette partie du monde que selon nos propres préoccupations, et tout simplement comme si cette partie du monde nous appartenait, justement ?... Et surtout, pense-t-on vraiment qu'une telle attitude aurait la moindre chance d'être tolérée, ou même envisagée, si elle était dirigée envers un géant comme la Chine ou la Russie ? Alors s'il semble considéré comme acceptable de diriger l'Afghanistan comme rien de moins que notre propre colonie, est-ce vraiment parce qu'il est plus acceptable de dominer l'Afghanistan qu'un autre pays ?... Ou cela ne serait-il plutôt du qu'au fait que l'Afghanistan est trop petit et faible, et n'a donc pas la capacité de se défendre face à la domination d'un plus gros État tel que le nôtre, justement ?

Et lorsqu'on parle du chaos qui risque de se produire si l'on vient à quitter le pays, ne se trouve-t-on pas à recourir précisément au même genre d'argument que les Anglais ont jadis invoqué pour défendre leur occupation de l'Inde face à Gandhi ?... Et comment peut-on donc penser que tout est normal quand on ne se trouve à raisonner avec d'autres arguments que ceux qui ont fait la marque de l'impérialisme ?...



Nous voilà maintenant rendus au point de demander des comptes au gouvernement de l'Afghanistan... Or, si cela peut paraître une avancée sur les plans techniques et pratiques, et notamment en ce qui concerne la lutte à la corruption, cela de démontre-t-il pas surtout que nous en sommes bel et bien venus au point de dicter la marche à suivre d'un gouvernement étranger ?... Pourrait-on pourtant fournir nous-mêmes une meilleur preuve que nous nous sommes laissés nous embourber dans la spirale de l'impérialisme ?... Et pourtant, s'il va de soi que nous n'apprécierions pas nécessairement la domination d'un État étranger, alors pourquoi une telle domination devrait-il être plus justifiée du moment que c'est nous-mêmes qui commettons ?... Y a-t-il pourtant quoi que ce soit dans cette question qui soit vraiment compliqué, en vérité ?...

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Peut-on encore prétendre sérieusement que la mission en Afghanistan puisse avoir quelque but que ce soit, quand aucun des dirigeants qui y prennent part ne semble en mesure de nous expliquer ce qu'on fait là, et encore moins ce qu'on devrait faire à partir de maintenant ?..
 
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Et si le postulat fondamental de la mission en Afghanistan se trouvait à être faussé à la base, justement ?... En effet, la guerre ne pouvait réellement permettre d'anihiler la "menace terroriste" et donc de "préparer le terrain" pour la reconstruction, et ne faisait plutôt que générer toujours plus de violence, et donc ne faire que nous enfoncer toujours davantage dans un bourbier sans issue ?... Et tiens donc, une telle description de la situation ne ressemble-t-elle pas mot pour mot à celle que font actuallement tous les spécialistes et les officiers qui sur le terrain se retrouvent eux-mêmes aux prises avec l'absurdité même d'une telle "mission" qui justement semble de moins en moins avoir un but ?....

Et au fond, si toute action ne pouvait qu'entraîner la réaction correspondante ?...

Comment au juste peut-on penser que l'on ne puisse répondre à la violence par la soumission inconditionnelle ?... Comment peut-on penser que d'autres réagiront gentiment là ou nous agissons de façon violente ?... Comment peut-on assumer que les autres réagiront de façon civilisée là ou n'avons pu démontrer que de la brutalité ?... Comment peut-on agir de façon inintelligente, en espérant pratiquement que ceux qui subissent une telle action sauront éventuellement y répondre d'une façon qui soit quand même un peu plus intelligente ?... Ne s'agirait-il pas précisément du comble de l'imbécilité ?...



Septembre 2009

Le principal défaut de la guerre en Afghanistan, n'est-ce pas surtout que c’est de la guerre, justement !?!...
Depuis quand, en effet, arrive-t-on à quoi que ce soit par ce moyen, en partant ?...
 
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Only 5 schools are thus built, out of the 50 that were supposed to be built by now...
So schools cannot be built, because of “security issues”, or in other words because of war... The war itself has thus become our first pretext not to do anything over there in terms of development... Isn’t it just as though it was precisely planned to be so ?... And in fact, isn’t not exactly what we are still doing, by making sure that war never ends ?... Because indeed, how could there be an easier way to keep a war going than to send more troops and get more people killed, just as we are doing now, actually ?...
 
So no more schools are being built anymore, since it’s war all the time !..
Now, what does that tell you ?... That your official goals are met in any real way ?... Or rather, that all you managed to do is war, and precisely nothing else ?...
 
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Et si on en parlait justement, des fameuses écoles pour les petites filles, en Afghanistan !...
Des écoles que les enfants se trouvent en fait à déserter par crainte d’être kidnappés... Sinon d’être carrément défigurés en se faisant jeter de l’acide en plein visage !... Des écoles qui ne sont presque plus fréquentées que par ceux des jeunes qui sont si pauvres qu’ils ne s’y rendent en fait que pour y toucher une ration quotidienne de nourriture, et qui sont si affamés que pour y arriver ils sont justement prêts à aller jusqu’à affronter pour cela le danger que se rendre à l’école peut représenter !... Des écoles qui, de toute façon, doivent encore maintenant être quittées par l’immense majorité des filles dès que celles-ci atteignent 15 ou 16 ans !...
 
Est-ce là l’immense progrès social qu’il pressait tant de leur apporter, quitte à les bombarder pour y arriver !?!... Peut-on encore prétendre sérieusement que cela en valait le coup, surtout dans la mesure où il semble de moins en moins crédible que ces bombardements puissent faire autrement que de s’éterniser indéfiniment ?... Et surtout, peut-on sincèrement penser qu’une nation puisse connaître quelque développement que ce soit, du moment qu’elle est bombardée ?... Penserions-nous seulement à autre chose qu’à nous cacher si une telle chose devait à nous-mêmes nous arriver ?... Pourquoi alors s’obstiner à faire que la guerre se perpétue la guerre toujours davantage, tout simplement en causant toujours plus de violence ?... Nous-mêmes penserions-nous seulement à autre chose qu’à riposter, si soudainement des étrangers arrivaient chez nous pour y faire la guerre, et donc que l’on voie nos proches perdre la vie, en plus bien sûr de voir notre pays n’être que toujours plus détruit ?...
 
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“Empêcher l’Afghanistan de redevenir un foyer de terroristes”, ou autrement dit, empêcher les gens de là-bas de venir nous tuer... Alors, dans ce cas, pourquoi eux-mêmes ne devraient-ils pas aussi nous empêcher d’aller chez eux pour les tuer, justement ?...
 
“Empêcher que l’Afghanistan ne redevienne un refuge de terroristes”...
 
Une petite question, en passant : quel est le rapport, au juste ?...
 
En effet, la question ne devrait-elle pas plutôt être : de quel droit pouvons nous décider de gérer ce pays comme si c’était le nôtre, et de l’occuper sans pourtant avoir pour cela d’autres prétextes que nos propres intérêts ?... De quel droit pouvons-nous donc décider d’imposer notre domination à un autre, et ce pourtant dans nul autre intérêt que le nôtre ?... Ou autrement dit, depuis quand occupe-t-on les autres pays simplement parce que c’est perçu comme étant dans notre intérêt ? À cela on pourra sans doute répondre que cela se fait justement depuis toujours, mais cela se justifie-t-il pourtant par une quelconque autre “philosophy” que celle de l’impérialisme ?...
 
In other words...
 
What is our ultimate pretext, now, for keeping war going ?... The notion that some groups in a foreign country might represent a threat for us ? What then if we start applying such a rationale for all potential threats in the world ? And most of all, how can we pretend that we are not actually making of ourselves a real threat to other people, by invading their country and bringing war upon them ?... And most of all, why would such an actual threat be more acceptable in Afghanistan than anywhere else ?... And if we respond to our own fears by actually invading another country, in the case of Afghanistan, is it only because it is easier to do so in a country that is both very poor and weak ?... And then, what line of reasoning are we following, truly ?... That it is ok to occupy another country when we are afraid of them, provided that this country is significantly weaker than ours ?... Or in other words, that we can occupy other countries as soon as it is made clear that it is actually possible for us to do so ?... Then, again, what “philosophy” can that be said to be, apart from that of imperialism ?...
 
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Et si l'on considérait pour un moment l'Iran et le Pakistan...
Un petit impérialiste en herbe pourrait peut-être demander : pourquoi donc les changements de régime et les combats seraient donc plus acceptables dans leur cas ?...
 
Et si l’on répondait à cela d’une façon aussi simple que possible ? Car si, dans leur cas, c’était peut-être déjà plus acceptable dans la mesure ces changements ont tout simplement été instigués et réalisées par ces nations elles-mêmes, et avec le support de leur propre population, qui percevait d’autant plus que ceux-ci étaient alors effectués dans leur propre intérêt ?...
 
Se pourrait-il donc, par ailleurs, que ce soit justement pour toutes ces raisons que cela fonctionne, dans leur cas ?...

 









LE DERNIER MOT SUR L'AFGHANISTAN

ou

« La violence est-elle vraiment la meilleure façon de régler ses problèmes ? »...

Imaginez-vous donc que, tout récemment, quelqu'un a dit la chose suivante, en parlant de la mission en Afghanistan : « on ne va pas gagner cette guerre ». On s'entend que ce n'est quand même pas la première fois qu'on l'entend, celle-là. Sauf que ce qui est intéressant, cette fois, c'est que c'est dit de la bouche même d'un des plus hauts responsable des opérations, donc de quelqu'un qui, en principe, pourrait difficilement être mieux placé pour parler. Qu'en est-il donc, exactement ? Et si nous réglions cette question une fois pour toutes, pour faire changement ?...

Il se trouve toujours des gens intéressants pour nous dire que les choses ne pourraient aller mieux en Afghanistan. Leurs incroyables arguments ? C'est qu'on y construit des écoles pour les petites filles. Félicitations. Ceci dit, la véritable question, du moins selon moi, serait plutôt celle-ci : pour une école de construite, combien de vies au juste avons-nous détruites ? Et à quoi peut bien servir une petite école quand, grâce à nous, le pays en entier ne peut plus fonctionner ? Quelle peut-être l’utilité d’une petite école où l’on ne peut enseigner sans craindre, à chaque instant, d’être bombardé ?...En d'autres termes : pourquoi dire qu'on fait deux pas par en avant quand on en fait dix par en arrière ?...

Il faut bien avouer, comme l’a si bien dit Rory Stewart dans l'édition du 28 juillet du Times de cette année, que c'est en effet certainement plus facile de construire une école que de reconstruire un pays... Alors, si on n'est pas capable de faire le vrai travail, n'est-ce pas pour le moins tentant de se rabattre sur le peu de réalisation qu'on a su faire et qui, aussi insignifiantes puissent-elles être, ont tout de même le mérite d'assurer le plus important, à savoir de donner l’impression qu’on avance, et ainsi de se donner bonne conscience... Car n'est-ce pas là tout ce qui compte, après tout ?...

Mais il faut bien les aider, tout de même ! Oui, mais débarquer de force chez quelqu'un, occuper son espace et décider pour lui, est-ce le genre d'aide qu'on aimerait soi-même se faire donner ? Est-ce là ce qu'on appelle de la démocratie ? Ou parle-t-on plutôt une invasion et un affront à la souveraineté d'une nation ?... Et de toute façon, tout faire à la place d'un autre, de sorte qu'il dépende ensuite de nous, est-ce vraiment la meilleure façon d'aider ? Et que dire d'exploiter la vulnérabilité d'un autre de façon à mieux faire valoir nos propres intérêts, si vraiment cela on peut appeler ainsi notre supposée “guerre au terrorisme” ?... Et en jettant tout notre argent dans la corruption, et donc en fin de compte dans le trafic de la drogue, qui aide-t-on vraiment ?... Et en prenant sous notre aile un gouvernement non seulement inefficace, mais qui en fait repose sur la torture, quelle cause contribuons-nous vraiment à faire avancer ?...

Mais qu'est-ce que ça change, pour nous, de toute façon ?... « Nous, on fabrique... des écoles ! »... La belle affaire... Mais, au passage, qui au juste voudrait d'une école si pour l'avoir il faut qu'on vienne faire la guerre chez vous ?...Qui voudrait d'un pareil « package deal », si bien sûr on oublie un instant qu'il nous est en fait imposé !Qui, en vérité, voudrait de quoi que ce soit, si en fait ça doit venir avec la guerre !

Pourtant, la question, du moins pour nous, semble bel et bien de « gagner une guerre », puisque c'est en fait pour cela qu'on s'est en fait invité dans ce pays pour commencer... Et de toute façon, comme on nous le répète si bien, il semble en effet qu'on ne puisse pas reconstruire grand chose tant qu'on a pas d'abord « assuré la sécurité »... Alors, justement, comment vont-donc les choses de ce côté ?... Le hic, c'est que, comme le haut responsable lui-même le dit si bien, s'il se trouve une chose qu'on est loin de gagner, c'est bien la guerre elle-même, justement. N'est-ce pas intéressant ?... Si la guerre est ce qui compte le plus dans tout ça, ne devrions-nous pas au moins être en voie de gagner au moins cela ?... Comment se fait-il donc que c'est exactement l'inverse qui semble être en train de se passer ?... Si la guerre est notre but, comment se fait-il donc que c'est là que semble plutôt se trouver le problème ?... Bonne question, en vérité !...

Pourquoi la guerre ne semble-t-elle pas aboutir à quoi que ce soit en Afghanistan ?... Au fait, la guerre peut-elle vraiment aboutir à quoi que ce soit ? Et dans le fond, pendant qu'on y est...

« La violence est-elle vraiment la meilleure façon de régler ses problèmes ? »

Maintenant qu'on y pense, qu'est-ce qui nous a amené dans ce bourbier en tout premier lieu ?... Tiens donc, c'est qu'on a été attaqués, il y a déjà de cela 7 années... Et en bon Américains, ou copains d'Américains que nous sommes, nous n'avons su trouver mieux à faire que de riposter, en attaquant à notre tour les copains de ceux qui nous ont attaqués... Mais juste comme ça, maintenant que ce sont nous qui attaquons, comment au juste pensons-nous qu'ils veuille réagir, eux, de leur côté ?... Pensons-nous vraiment que ça leur plaira plus qu'à nous, d'être attaqués ?... Ce qui nous a déplu pourrait-il vraiment plaire à d'autres ? Et si tout ce qu'on a pu trouver à faire, c'est de se venger, en faisant nous aussi subir la violence à ceux qui nous l'ont causé, pourquoi devrions-nous donc nous attendre à une autre réponse de leur côté ?... Autrement dit, faire subir la violence peut-il vraiment faire autre chose que d'encourager ceux qui la subissent à user de violence en retour ? Ainsi, la violence peut-elle vraiment faire autre chose que d'encourager l'usage de plus de violence ? Dans ce cas, répondre à la violence par la violence ne risque-t-il pas surtout de faire tout déraper dans ce qu'on appelle, en termes techniques, une « spirale de violence » ? En voulant « combattre le feu par le feu », ne nous trouvons-nous pas surtout à « jeter de l'huile sur le feu ? »... N'est-ce pas là exactement tout ce que nous faisons en Afghanistan, dans le fond ?...

Au fait, que se passe-t-il, en ce moment, en Afghanistan ? Il se passe que nous envoyons des soldats combattre, ou plutôt s'offrir comme appâts pour attirer des terroristes, par ailleurs tout puissants sur leur terrain, qui les feront ensuite exploser au moment où ils s'y s attendront le moins. On pourrait croire que la mission ne saurait sans doute s'avérer plus absurde, mais peut-être qu'alors on se tromperait. En effet, pour chaque soldat qu'on envoie, il semble surgir au moins un terroriste n'ayant pas de plus haute aspiration que de perdre sa vie pour prendre celle du nôtre. La seule réponse qu’on a pu trouver ? Envoyer toujours plus de soldats se faire tuer, en attirant ainsi toujours plus de terroristes, et sans jamais que cela mène donc à quoi que ce soit !... Des deux côtés on semble donc s’être résolu à un sacrifice assuré et délibéré, et qu’on ne fait qu’augmenter afin de répondre à la même chose de l’autre côté. Des deux côtés, on ne semble en effet avoir trouvé mieux à faire que d’imoler toujours plus de jeunes gens, même si cela ne fait qu’encourager la même réaction de l’autre côté. La vie n’a-t-elle pourtant pas plus d’importance pour nous qu’elle ne semble en avoir pour eux ?...

Donc, il semblerait que la violence soit loin de servir en ce moment à faire ce qu’on pourrait appeler réglers nos problèmes. Mais, au fond, est-ce vraiment si surprenant ? Comment la violence pourrait-elle donc s’arrêter si d’un côté comme de l’autre on ne lui répond qu’en en retournant toujours plus de l’autre côté ? Autrement dit, comment s’étonner qu’il y ait toujours plus d’ennemis qui affluent pour nous rencontrer, si en fait chacune de nos attaques ne fait que provoquer nos adversaires à nous les renvoyer ?... Et si la violence ne semble qu’inciter à la retourner, comment davantage de violence pourrait-il aboutir à autre chose que davantage de vengeance ?... Et si la haine est à l’origine de tout conflit, comment davantage de violence pourrait-il faire autrement que de l’attiser ?.. Y a-t-il vraiment quoi que ce soit dans tout cela qui soit si compliqué ?... Cela n’est-il pas le genre de vérités que les enfants eux-mêmes comprennent en premier ?... Où est le problème à comprendre des lois aussi simples que “Fais à autrui ce qui tu aimerais qu’on te fît” et que, d’une façon ou d’une autre, “on récolte ce que l’on sème ?”...

D’ailleurs, quel est donc en fait l’origine de ce conflit ? Jusqu’ici on s’entend que tant qu’on cause de la violence, on peut difficilement s’attendre à autre chose que d’en recevoir toujours plus en retour... Mais justement, qu’est-ce qui a bien pu nous faire causer de la violence à nos “ennemis” si on ne l’avait justement pas d’abord reçu de leur part ?... Mais, au fait, pourquoi donc nous a-t-on attaqués en tout premier lieu ? Ah ! Tiens donc ! C’est justement parce qu’on nous reprochait à nous aussi de traiter les autres pays avec violence, notamment en leur imposant notre volonté, ce qu’on a fait le plus clair du temps en fonction de nos seuls intérêts. Aurions-nous vraiment été la cible d’attentats terroristes le 11 septembre 2001 si nous n’avions pas toujours soutenu Israël dans son oppression, son obstination et son intransigeance, en plus de soutenir depuis des décennies les régimes les plus corrompus de la planète, du moment que c’était cependant perçu comme étant dans notre intérêt ?...Alors, au fond, qui a vraiment commencé ? Bonne question, mais en voici une meilleure encore : si la violence est la source du problème, plus de violence peut-il vraiment faire autre chose que plus de problèmes ?... Comment pouvons-nous penser régler ce problème en ajoutant à ce qui l’a d’abord causé ?...

Et de toutes façon, quand on y pense, si la violence avait été la solution, comment se fait-il donc qu’elle n’ait produit aucun résultat jusqu’ici ?... Voilà maintenant 7 ans que nous sommes enfoncés dans ce bourbier qui ne semble devoir qu’empirer... Si la violence était vraiment la meilleure des idées, n’y a-t-il as longtemps qu’elle aurait du nous faire gagner, ou du moins avancer ?... Et si justement la violence semble loin de nous avoir moindrement servis jusqu'ici, pourquoi cela devrait-elle donc se mettre à nous servir davantage maintenant qu’à n’importe quel autre moment ? Si une stratégie n’a jamais fonctionné, qu’est-ce qui nous permet de croire qu’il puisse soudainement en être autrement ?..

En fait, la meilleure blague qu’on entend sur l’Afghanistan, est sans doute cette question : comment peut-on partir avant que le travail ne soit fait, en sachant qu’ainsi tout le travail accompli jusqu’ici aura été en vain ? Bonne question ! Mais pour répondre, en voici une autre : si notre violence non seulement n’a rien donné jusqu’ici, mais ne semble plutôt qu’avoir empiré les choses, comment poursuivre cette violence pourrait-il faire autrement qu’empirer les choses encore davantage ?... Quel est donc l’objectif de rester là-bas si ça ne marche pas ?... Que gagne-t-on, au juste, à continuer de perdre ?... Et qu’est-ce que le fait qu’on ait pu perdre beaucoup jusqu’ici peut bien changer à cela, à part rendre d’autant plus débile le fait de vouloir persister à perdre encore davantage ?... Pensons-nous vraiment rendre justice aux vies qu’on a perdus jusqu’ici on continuant à en perdre davantage ?... Est-ce que de continuer à perdre nous rendra plus fier d’avoir jusqu’ici perdu sur toute la ligne ?... Le fait qu’on ait tout perdu là-bas veut-il vraiment dire qu’il nous faudrait perdre encore plus, ou plutôt qu’on aurait jamais du se rendre là au tout départ ?... Est-ce la faute à tous ceux qui sont morts jusqu’ici si on les a envoyés mourir pour rien ? Est-ce une raison pour continuer à en tuer d’autres ?...

Bon, j’admets. À continuer de perdre, on se paie au moins une chose : le luxe de ne pas avoir tout de suite à admettre notre défaite. Mais ce luxe nous coûte cher, très cher : on y sacrifie ce qu’on a de plus précieux : tout notre argent, et surtout, nos propres vies. Combien de temps allons-nous accepter de payer à ce prix pour se fermer les yeux ?...

Pour en revenir à la grande question, la violence est-elle vraiment la meilleure façon de régler ses problèmes ?... Il semblerait bien que non, comme la mission en Afghanistan, comme en Iraq, semble d’ailleurs être en train de le prouver mieux que jamais. Et pourtant, est-ce à dire que la force ne puisse JAMAIS s’avérer une façon de régler des problèmes ?... C’est sans doute à chacun d’en juger, mais il ne faudrait quand même pas oublier qu’en ce moment même, notre propre bien-être, qu’on démontre ne serait-ce qu’en pouvant lire ces lignes en toute quiétude, repose en fait sur la force, à savoir celle que peuvent exercer au besoin ceux qu’on a chargée d’assurer notre sécurité, et qu’on appelle tout simplement les policiers. Force nous est donc de constater que la force nous peut tout de même nous être parfois d’une certaine utilité. Quand peut-il en fait s’avérer une bonne idée de l’utiliser ? Bonne question ! Cependant, n’importe quel bon policier ne serait-il pas sensé pouvoir y répondre que ce ne doit être qu’en dernière nécessité ?.... Et c’est quoi, la dernière nécessité, sinon quand la vie elle-même est véritablement en danger ?...Et disons qu’il ne semble pourtant pas manquer d’endroits dans le monde où vraiment on peut parler d’une telle nécessité, alors qu’en ce moment même des familles entières sont passées au fil de l’épée, des femmes sont violées, et des enfants sont enrôlés de force dans l’armée de monstres débiles avides de pouvoir et de sang... N’est-ce pas exactement ce que la force devrait servir à arrêter ?... Oui, sauf que pour cela, encore faudrait-il d’abord que notre propre force soit libérée, en commençant donc par la retirer des endroits où elle n’a jamais été demandée, et où l’on poursuit en fait sa propre guerre, qui ne peut pourtant que récolter que toujours plus de la haine qu’elle a elle-même semée. Si pour commencer nous cessions nous-mêmes de perpétrer la violence, peut-être serions nous alors mieux placés pour empêcher les autres d’en faire de même ?... Qu’en dites-vous ?!...

Bon, tout cela c’est bien beau, mais que nous reste-il à faire au juste, avec l’Afghanistan ?... Allons-nous lâcher notre morceau si facilement ?... N’y a-t-il pas une quelconque justice qui puisse se faire aussi de ce côté là ?... Bonne question, en fait. Une bonne partie de l’absurdité de cette mission ne réside-t-elle pas dans le fait que nos “ennemis” ont tout le loisir de renouveler leurs rangs à volonté dans le pays voisin, où l’on se voit forcés de les laisser régner et préparer leurs attaques, puisque ce pays n’a simplement pas daigné nous accorder le droit de traverser sa frontière pour y mener notre petite guerre à nous, bien que rien n’empêche en rien nos “ennemis” d’être toujours plus nombreux à en déferler pour mieux venir nous assassiner?... C’est d’ailleurs ce qui fait qu’Obama lui-même a promis, croyez-le ou non, d’intervenir militairement au Pakistan (c’est lui, le pays voisin, en passant...), et cela qu’il en reçoive ou non l’autorisation. Il faut avouer que ça peut quand même être tentant de violer la souveraineté territoriale d’un autre état quand on sait que de cette façon, on pourrait rapidement court-circuiter un cycle de violence, en intervenant seulement et précisément à l’endroit où on peut l’interrompre, plutôt qu’en s’éparpillant de tout bord tous côtés et en bout de ligne ne faire que foncer vers un cul de sac et s’enfoncer toujours plus dans un trou sans fond. Travailler ainsi avec un scalpel plutôt qu’une hache, comme Obama dit si bien vouloir le faire... N’est-ce pas en soi une excellente idée ?!... Où est le problème, au juste ?...

En fait, c’est juste que... violer la souveraineté territoriale d’un état, n’est-ce pas ni plus ni moins qu’une autre forme de violence ? N’est-ce pas donc, ainsi, qu’une autre façon de susciter la haine, et donc de se retrouver à nouveau en confrontation ? Et une confrontation avec le Pakistan, qui est déjà la patrie du terrorisme anti-occidental, en plus de s’avérer un état des plus instables, et dont les réactions peuvent être aussi extrêmes qu’elles peuvent être difficiles à prévoir, ce qui ne l’empêche pourtant pas d’être une redoutable puissance nucléaire, appuyée de surcroît par plusieurs autres dans le monde arabe.... Est-ce vraiment la meilleure chose qui pourrait nous arriver ? L’Afghanistan semble nous avoir habitués à ce qu’on ne doive jamais payer sérieusement pour imposer à d'autres notre présence et notre violence, de même que notre volonté et la défense de nos seuls supposés intérêts, mais croyons-nous vraiment que le Pakistan nous laissera nous en tirer aussi facilement ?...À force de ne se préocupper que de ce petit caprice qu’on appelle la guerre au terrorisme, croyant ainsi défendre nos intérêts jusqu’au bout, irons-nous vraiment jusqu’à provoquer notre propre perte, en nous précipitant nous-mêmes dans un conflit dépassant tout ce qu’on pourrait jamais imaginer ?!... À-t-on déjà vu meilleure façon de se tirer dans le pied ?...

Pour en revenir à l'essentiel, la violence est-elle donc vraiment la meilleure façon de régler ses problèmes ? Bonne question. Une chose est claire, cependant : la violence semble bel et bien avoir une fâcheuse tendance à se retourner contre qui l'utilise, et d'une façon qui ne semble devoir aller qu'en s'intensifiant. D'ailleurs, cela n'a sans doute jamais été aussi bien démontré qu'en ce moment, de par nos missions ratées en Iraq et en Afghanistan. Ceci étant dit, il demeure pourtant presqu'aussi clair que l'ordre mondial en ce moment repose ultimement sur l'usage potentiel de la force; en bout de ligne, il s'avérerait donc plutôt hypocrite en un sens de le nier tout en continuant d'en profiter. Cela fait-il pour autant de l'usage de la force la meilleure des solutions ? Cela devrait-il s'avérer la première chose à faire, où plutôt la dernière, à laquelle on devrait n'avoir recours qu'une fois que tout le reste à échoué, et donc une fois qu'on a justement tout fait pour ne pas avoir à l'utiliser ? Cela devrait-il être la manière dont nous pensons régler tous nos problèmes, ou ne devrions-nous pas d'abord et avant tout nous demander quelle est la cause véritable de ces problèmes, afin de les régler directement et pour de vrai ?... Et si vraiment la force doit être utilisée, cela devrait-il se faire en nous imposant aux autres, et seulement là où cela semble d'abord faire avancer nos propres intérêts ? Ou la force ne devrait-elle être pas être utilisée que là où le besoin s'en impose de lui-même ?.. Cela ne devrait-il pas être fait que de façon à empêcher une violence plus grave d'être réellement perpétrée, et de permettre ainsi à des vies d'être réellement sauvées ? Cela devrait-il être fait contre la volonté des autres nations, ou d'abord et avant tout avec leur réel consentement, sinon leur collaboration ? Devrions-nous nous vanter d’être capables d'aller à l'encontre du reste du monde dans la défense de nos seuls intérêts, ou ne devrions-nous pas d'abord nous demander ce que signifie réellement défendre ses intérêts, et si s'attirer la violence et la haine du monde entier est vraiment la meilleure façon d'y arriver ?... La force devrait-elle pas n'être utilisée que si elle s'avère une façon de mettre fin à un conflit plutôt qu'une façon de l'encourager ? Et si vraiment la force doit être utilisée, cela devrait-il n'être fait qu'en attaquant tout le monde et n'importe comment ? Ou cela ne devrait-il pas plutôt être fait de la façon la plus stratégique qui puisse être proposée, et donc qui puisse sauver à tous l'effusion de sang, autant que cela puisse être espéré ? Bonnes questions, n'est-ce pas ?...

Pour conclure, la violence est-elle le mal ? Bonne question, mais si une chose semble certaine, c'est que la violence est toujours un mal. De là à la considérer comme un mal nécessaire, encore faudrait-il justement que cela soit démontré, et donc que l’on se pose soi-même sérieusement la question, pour commencer. Et en fait, on peut voir que ce ne sont pas les questions qui manquent à soulever avant qu’on ne vienne à décider de verser le sang des autres, en plus bien sûr du nôtre. Au fond, est-ce vraiment si compliqué ?... Qu’est-ce qui vraiment peut justifier le recours à la violence, si ce n’est de clairement empêcher une violence encore pire d’être réellement commise ?... Après tout, ne serions-nous pas les premiers à intervenir pour empêcher une femme d’être violée ?... Et si tel n’est pas le cas, si une violence réelle n’est pas réellement en train de se produire, pourquoi alors se charger soi-même d’en introduire ?... Si notre aide n’est pas clairement demandée, alors pourquoi l’imposer ?... Et plutôt que de nous obstiner à prétendre que notre violence est justifiée, pourquoi ne pas plutôt se demander là où justement elle est la plus clairement demandée ?.. Après tout, notre but n’est-il pas de sauver des vies ? Ou n’est-ce fait que de toujours chercher à améliorer la sienne, même si en se faisant on n’arrive en fait qu’à récolter la haine qu’on a ainsi semée, et donc à se tirer dans le pied ?... Pourquoi ne pas vouloir vraiment le bien de tous, en sachant que l’on ne peut ainsi qu’en être avantagé ?... Pourquoi ne pas réellement vouloir régler les problèmes, plutôt que de faire semblant ? Pourquoi ne pas abandonner les missions qui n’on pas de sens, parce qu’elles sont basées sur la violence, et pourquoi ne pas tout miser sur celles qui vraiment visent à l’arrêter ?... Pourquoi ne pas chercher à éteinde le feu de la violence, plutôt que l’encourager en jetant de l’huile dessus ?...

Pourquoi ne pas chercher à éradiquer la violence de toutes les façons possibles, d’abord en se donnant pour principe de ne jamais l’utiliser, puis, en y ayant recours que si vraiment cela peut sauver des vies, et en ayant d’autre considération pour intervenir que d’aller là où un maximum de vies peut être sauvé ?... Pourquoi ne pas traiter avec le plus grand soin, et le plus grand sérieux le choix le plus grave qui soit, celui de décider de la vie et de la mort ? Plutôt que d’utiliser ce choix d’une façon qui cause la mort, pourquoi ne pas le faire d’une façon qui sauve la vie ?

Après cette petite question, comme ça, je vous souhaite une bonne journée, et surtout, n’oublions pas l’essentiel : profitons de la vie !!!... Pendant que nous, au moins, avons encore cette chance là ! Ha ha ha !!!...


Ciao !...

 

Charles-Olivier Bolduc-Tremblay

 

 

Et pour en finir avec l’Afghanistan

a) Dommage pour la mission


Trouvez-vous que la mission en Afghanistan semble tourner en rond ? Si oui, vous n’êtes pas le seul, puisque c’est ce que semble penser pas mal toute la population, ah oui, ainsi qu’en fait la quasi-totalité des experts et des autorités présentes sur le terrain, à commencer par les chefs militaires eux-mêmes, tiens donc… En fait, cet état de fait semble constaté par pas mal tout le monde, hormis peut-être… ah, mais oui ! les politiciens…. Oui car à cette drôle d’impression, sans doute les plus honnêtes d’entre eux vous répondraient, de la bouche de Bush : « oui, mais une victoire est toujours possible ! »… Bon. Intéressante opinion. Voyons donc pourquoi ce n’est pas le cas, pas plus que ça ne l’a jamais été. Le fait est donc que la mission en Afghanistan ne va nulle part, et cela depuis le début, et cela en fait à jamais, et pour une raison très simple : c’est tout simplement une mauvaise mission. C’est en fait, du moins selon moi, une mission qui n’aurait sans doute jamais du être effectuée, ou du moins certainement pas sous cette forme-là, et qui maintenant devrait, pour avoir ne serait-ce qu’un minimum de chances de succès, être réorientée d’un bout à l’autre, ce qui d’ailleurs ne semble pas prêt d’être fait !...
 
Mais quels sont donc en fait les faits sur lesquels je me base pour avancer une théorie aussi « flyée » ? Voici. Peut-être qu’une des raisons pour lesquelles la mission piétine est qu’au départ presque tous les facteurs pouvant possiblement faire avorter une mission semblent ici tous réunis, et par là j’entends : corruption et inefficacité de l’État comme en fait de l’armée, et bien entendu une certaine division de la population qui, peut-être non sans raison, semble s’interroger sur le bien-fondé ou plutôt le but réel de notre intervention. Excellente question, en fait ? Remarquez, peut-être que si nous le savions nous-mêmes, ça aiderait peut-être un peu aussi en partant !...
 
Mais en plus de ça, il semble s’être installé, au cœur de cette mission, un mystère qui va même jusqu’à dépasser l’absurdité même d’une mission qui a choisi le pire endroit pour ne pas savoir où elle s’en va. En effet, nous avons choisi, et cela je ne me l’explique toujours pas, de faire de cette mission une mission de combat. D’accord, mais le fait est que, pour des raisons qu’on pourra sans doute assez bien comprendre, il se trouve justement là bas, comme on aurait sans doute pu s’y attendre, une partie assez significative de la population pour en fait protester contre le fait que nous nous installions chez eux pour décider de ce qui va leur arriver. Ces gens sont donc opposés fondamentalement au fait même que nous obstinions à rester là, du moins de cette façon là. Mais non contents d’omettre cette constatation, qui pourtant crève les yeux, on a été jusqu’à avoir la brillante idée d’en rajouter, et d’aller combattre ces « fâcheux dissidents » sur leur propre territoire…. Pensions-nous qu’ils allaient davantage nous aimer ainsi ? Qu’ils allaient alors jeter leurs armes, et nous ouvrir leurs bras ? Moi, je ne sais pas, mais en fait, ce qui je crois devait plutôt arriver est en fait arrivé : plus on est là, et plus ils semblent étrangement nous haïr, et plus on se bat, plus il y en a, des combattants, qui surgissent subitement d’on ne sait où pour venir nous combattre aveuglément, comme des mouches attirées par la lumière !... Et nous qui sommes assez fous pour rester là, de s’interroger sur le fait que la mission ne semble pas se régler, mais en fait empirer !....Haha !!... Non, mais mettons qu’elle est quand même bien bonne, celle-là !...
 
Mais ça ne s’arrête pas là !... Non, parce qu’en fait, l’absurdité semble décupler à mesure qu’on regarde davantage vers le côté strictement militaire de la mission. En effet, tout militaire, ou expert, ou esprit moindrement éclairé vous dira d’emblée que ces étranges combattants de la liberté, ils viennent en fait tous d’un même endroit : le Pakistan. Pas l’Afghanistan, non ! Le Pakistan !... C’est parce que c’est un autre pays !!... Ça c’est définitivement la meilleure : à force de ne rien comprendre, et d’aller imposer sa présence à un pays pour ensuite combattre sa résistance, on ne s’est trouvé en fait qu’à déplacer le problème, en le transférant dans le pays d’à côté !... Hahaha !!... Et le pire, dans tout cela, c’est qu’on espère toujours s’en tirer un jour, en ne trouvant pas pourtant pas mieux que de combattre les « ennemis » que nous avons crées, et ce à mesure qu’il s’en présente toujours plus, et sans pourtant ne jamais aller à la source d’où ils proviennent tous !... Non mais quand même, il faut le faire : il semble qu’on ne puisse en fait faire mieux qu’un plombier qui trouverait le moyen de passer son temps à éponger la maison, plutôt que d’aller voir la fuite à l’étage au dessus !...
 
En réalité, le petit hic, c’est que le Pakistan, lui, n’ouvre pas sa porte à n’importe qui, et cela même si sa frontière est une passoire pour nos ennemis… On le sait tout ça, en fait, mais ça, ça demande de la diplomatie, et nous, bien sûr, on n’est quand même pas assez intelligent pour cela !... Plus maintenant, en tout cas, non, puisque le Canada a justement décidé, avec cette guerre, qu’il allait jeter à la poubelle tout une glorieuse tradition d’intervention pacifique et diplomatique pour plutôt aller…jouer les gros bras !... Imaginez-moi ça !... Et ce n’est même pas là un euphémisme : le secrétaire d’État lui-même vous le dira !... Quand je vous dis que cette mission ne manque pas d’absurdité, mettons qu’il semble que ça ne finisse juste pas !... Et la meilleure dans tout cela : c’est qu’on espère ainsi justement restaurer la crédibilité du Canada, et montrer qu’il « tient ses engagements »…. En tentant de « stabiliser » un pays par la violence, et de neutraliser un ennemi qui n’est même pas là !... Autrement dit, en tenant de régler des problèmes qui ne se règlent pas !... Hahaha !!... Bonne chance, en tout cas !...
 
En fait, les choses auraient peut-être une chance ou deux d’aller mieux en Afghanistan si au départ on avait une idée de ce qu’on fait là, ou si on s’était sérieusement posé la question avant que d’être rendus là. Et le pire c’est que plusieurs hauts dirigeants semblent confirmer que ce soit en effet le problème depuis le début, ce qui, en fait, rappelle une autre histoire plus triste encore, celle de la guerre en Iraq… Ah, bien, tu parles d’un adon !... Non, mais c’est quand même fort. Aller ailleurs en prétendant sauver tout le monde et en ne sachant même pas où on s’en va et ce qu’on va faire là, de sorte que la première chose dont on se rend compte, c’est qu’on vient de s’enfarger dans ses lacets de souliers. Et prétendre sauver le monde sans même se demander vraiment comment s’y prendre, au fond, c’est quoi si ce n’est pas en fait surtout rire du monde !...
 
Mais dans le fond, il faut bien avouer que si on est allé en Afghanistan, justement, ce n’est quand même pas juste par pure stupidité : c’est aussi parce qu’en fait, à quelque part, on a voulu les aider, non ?... Parce qu’au fond, pourquoi une certaine partie de notre population n’appuierait pas toujours ce projet insensé, si ce n’est dans l’espoir aveugle de peut-être en arriver à aider des gens ?... Oui, très intéressant, mais, au fait, aider des gens, ça veut dire quoi ?!... Bonne question, justement, et il semble qu’en fait celle-là non plus on ne se la soit jamais vraiment posée. Ce qui ne nous a quand même jamais empêchés, en notre bonne qualité d’Occidentaux, d’être en fait passés maîtres dans l’art d’arriver partout en champion et prétendre qu’il va tout régler. Conséquence naturelle de cette super attitude ? Ou bien tout flope carrément parce qu’on a voulu appliquer des solutions qui sont en réalité sont faites sur mesure pour nous, ou bien ça semble marcher, puis hop! ça flope encore après quelques années et pourquoi ? Eh bien simplement parce que nous ne sommes plus là, pardi !!!... Parce que dans le fond : qu’est-ce les gens peuvent bien faire avec des infrastructures et des structures qu’on a pu leur donner, s’ils n’ont ni l’argent, ni l’expertise pour les faire fonctionner ?!... Rien. Et c’est d’ailleurs ce qui se passe en termes d’aide internationale depuis des années : un gros rien tout nu. Et ça semble en fait être le cas depuis le début, et ça ne semble en fait pas prêt de s’améliorer, et pourquoi ? Parce qu’il semble que nous soyons encore assez fous pour croire qu’il vaut mieux donner un poisson à un homme que de lui apprendre à pêcher.
 
Bon, je l’admets ; peut-être ne sommes-nous pas si fous que ça, oui, puisque dans le fond, quand on y pense, donner un poisson, ça fait bien plus BEAU qu’autre chose, et ça fait beau TOUT DE SUITE !... On a donc ainsi l’air pas mal plus gentil et intelligents, et, en un sens, c’est donc beaucoup plus dans NOTRE intérêt !... Wow !... Ce qui ramène donc une dernière fois à constater que, dans ce dossier comme dans un autre, une seule vraie vérité demeure : on pense à nous et à rien d’autre. Dommage, parce qu’en se faisant, il semble qu’on se tire surtout plus dans le pied qu’autre chose.
 
 
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b)…et dommage pour nous !...
 
Le fait est donc, en fait, que, tant que nous continuerons à ne gérer la politique internationale qu’en fonction de nos intérêts, dès lors il ne faudrait quand même pas s’étonner si l’on se retrouve toujours à soutenir des régimes dictatoriaux, brutaux et corrompus, avec le lot de problèmes réels que cela peut impliquer pour tous, et ce, à commencer par nous. Parce qu’en effet, il semble que de telles politiques soient de toute façon ultimement vouées à l’échec, parce que l’oppression et la violence ne semblent simplement pas de bonnes façons de traiter des êtres humains, et encore moins d’en arriver à un quelconque résultat. C’est quand même un peu ironique : à force de ne penser qu’à soi, il semble qu’en fait on arrive surtout à rien, si ce n’est à nous tirer dans le pied. Et cela peut-être encore bien plus qu’on a pu, du moins jusqu’ici, le penser. On pourrait pourtant penser, comme certains le font sans doute, « ah, et pis ce n’est pas notre maudit problème ! »… Oui, car au fond, qu’à-t-on à perdre dans des missions qui ne finissent pas et qui ne marchent pas, parce qu’ils sont fondés sur une approche qui ne marche pas ? Rien, en un sens, sauf peut-être notre propre crédibilité… En effet, comment pourrait finir autrement une mission qui ne semble respecter ni la réalité ni la volonté d’un pays qui ne nous a même pas invités, et qui pour cela et pour toutes sortes de raisons toutes plus flagrantes les unes que les autres s’enligne tout droit vers un échec total ?!... Et le pire dans toute cette comédie, c’est que notre échec ne semble qu’en être le point de départ, puisqu’il semble que nous soyons en fait incapables de justement admettre nos défaites, et préférons nous obstiner à essayer à tout prix de regagner avant tout notre crédibilité, et ce en s’obstinant à demeurer sur le terrain où on l’a perdu parce qu’on est en fait voué à la perdre, et ça y est, voilà-t-y pas que le cycle est reparti !... Yipee !!!...
 
Combien de temps devra-t-on au juste rester en Afghanistan ? Une décennie ? Mais en fait, si notre idée est de demeurer dans un pays où nous devons sans cesse recommencer un travail qui ne peut être accompli, dans le fond, qu’est-ce qui pourrait nous empêcher techniquement d’y rester pour l’éternité ? Et cela en continuant de voir les choses s’envenimer ! Mais au fond, a-t-on vraiment quoique ce soit d’autre à perdre, si ce n’est du temps ?... Rien, sans doute, sauf peut-être aussi de l’argent. Parce qu’on peut sans doute imaginer qu’une mission qui ne finit pas, en plus d’être militaire, ce n’est pas ce qui coûte le moins cher, et en fait, puisqu’elle semble techniquement ne jamais devoir finir, alors il semble qu’on puisse carrément appeler ça un trou noir dans notre budget. Est-ce tout ? Ah, mais suis-je fou ?!... J’oubliais aussi les vies ! Non, rassurez-vous, pas de celles de ces pauvres Afghans dont de toute façon on se fout totalement ! Non, je parle en fait des vies à nous : de nos frères, cousins et compatriotes qu’on envoie continuellement aller se faire tuer là-bas, et cela, rappelons-le, strictement pour… rien !... Avouez que c’est quand même la meilleure dans tout ça !...
 
Hormis peut-être une dernière considération : c’est que notre armée, pendant qu’on l’envoie se faire décimer là, et bien elle n’est pas ailleurs, justement. Et je ne voudrais quand même pas faire mon parano, mais de VÉRITABLES guerres, ça arrive, aussi !... Que faire en effet, si tout d’un coup on en venait, on ne sait jamais, à avoir besoin de nos militaires, et ce pour autre chose que de se battre au bout du monde sans aucune raison ?!... Demander à l’Oncle Sam ? Ah, mais c’est vrai, c’est qu’ils sont dans le même pétrin, eux-aussi !... Dommage !... Mais de toute façon, le monde est stable, maintenant, n’est-ce pas ?... Oui, certainement, pour nous en tout cas !... Et pourtant, il me semble donc que les véritables causes à défendre ne sont justement pas ce qui manque le plus, quand tu regardes ça !... Des endroits où EN CE MOMENT MÊME, des peuples sont annihilés, des femmes sont violées, des enfants enlevés et forcés à tuer, par des « seigneurs de la guerre » qui s’amusent en fait à faire régner la loi de la mort pas mal comme bon leur semblera… N’est-ce pas justement à cela que ça devrait servir, une armée ?!... Et si nous, nous avons justement la paix, et pourtant une armée, pourquoi celle-ci ne servirait-elle pas plutôt à justement aller faire régner la justice là où elle est RÉELLEMENT demandée ?... Ah ! Mais désolés : elle est occupée, notre armée, pour faire une mission que personne n’a en fait jamais demandée !... Ah, mais voyons, c’est que j’oubliais l’essentiel, fou que je suis !... C’est qu’en réalité, on s’en FOUT, et royalement, de ce qui peut se passer ailleurs sur la planète, sur cette planète-ci !... Bon, alors que voulez-vous que je vous dise ?... Ça a bien l’air que c’est ça qui est ça !...
 
En fait, le plus fou, c’est justement sans doute qu’on se fout de tout, malgré toutes les pertes et l’échec qu’on a à essuyer à cause de cela !... Et le pire, c’est que je gage qu’on s’en est toujours foutu en se disant qu’on ne pouvait sans doute pas mieux s’en tirer ainsi !... Il faut avouer que c’est quand même drôle : avoir pris tant de précautions pour protéger avant tout ce qu’on perçoit comme notre intérêt, et se retrouver en bout de ligne à avoir en fait tout perdu, et sur toute la ligne !... Où donc nous sommes nous gourés ?!... Il semble que ce soit en effet cela, la grande question. Poursuivre notre intérêt, cela ne veut-il pas dire de ne jamais faire que le minimum, ou ce qui nous ferait supposément sembler le plus fin et important, en ne faisant toujours qu’à notre tête, et en se foutant pourtant réellement de ce qui devrait être fait ?... N’est-ce pas là exactement ce qu’on appelle notre intérêt ?... Ou est-ce qu’une mission gagnante, vraiment, ne serait pas au fond ce qui pourrait nous arriver de mieux ?... Parce qu’après tout, qu’est-ce que ça nous donne, à nous, d’aller se faire haïr partout, en se disant qu’on gagne une crédibilité alors qu’en fait on ne fait que passer pour des fous ?... Et qu’est-ce que ça nous donne, nous, de nous saigner à blanc, et ce dans tous les sens de l’expression, pour s’obstiner à persister dans une mission qui ne marche même pas !... Pour maintenir un show d’apparence, et se donner bonne conscience qu’on fait quelque chose, alors qu’en fait on ne fait rien ?... Sommes-nous réellement fous à ce point ?...
 
Serait-il donc possible que, pour satisfaire ses meilleurs intérêts, il nous fasse en fait vraiment nous préoccuper sérieusement des autres, à un moment donné, dans tout cela ?
Après tout, serait-ce si absurde que de vouloir rechercher un monde où tout le monde, en fait, serait heureux ?... Ne serait-ce pas cela qui serait d’abord et avant tout dans le meilleur intérêt de tous, et à commencer de nous ?... En effet, quand on y pense, au fond, des voisins et des partenaires heureux, n’est-ce pas mieux ?... Et au fond, un monde où tout va vraiment bien, cela ne fait-il pas, justement, moins de conflits à régler, et plus de facilité à créer de bonnes ententes, et de la fraternité, et ainsi de suite, et le party est pogné !... Yé !... C’est donc dire qu’il serait, techniquement, dans notre meilleur intérêt de chercher avant tout à ce que tout se passe bien, et ce même si cela dépasse un peu notre petit bout de terrain !... Ah bien tiens !...
 
Mais n’est-pas au fond ce que nous essayons de faire depuis le début, avec cette mission ?!... Sans doute, seulement il se pourrait qu’il ne manque, pour avoir la recette parfaite, que quelques petits ingrédients, qui jusqu’ici semblent avoir été malheureusement absents… Oui, parce que si notre meilleur intérêt va de pair avec celui du voisin, pour cela, il faudrait justement être capable, comme on vient de le découvrir, de penser aussi RÉELLEMENT aux AUTRES, dans tout cela, et non pas juste faire semblant, en essayant improductivement de ne penser QU’À nous-mêmes, quand même !!!... Et oui, et un monde où tout va mieux, c’est sans doute réellement mieux, mais pour cela, il faut être capable de voir ne serait-ce qu’un petit peu À LONG TERME, et non à garocher une mission botchée pour ensuite espérer au plus vite sacrer son camp !... Oui, parce qu’en fait, comme on commence à le constater, il semble s’agir plutôt de la recette parfaite pour ne devoir jamais partir du tout, surtout quand, comme pour nous, ça semble si important de devoir partir la tête haute avant tout !... Et finalement, il semble qu’à un moment donné, il va bien nous falloir comprendre qu’aider les autres, ça veut justement dire les aider, et non les tuer. Il serait donc possible, croyez-le ou non, qu’aider, ça se doive se faire avant tout dans l’AMOUR, la PAIX et la FRATERNITÉ !!!... Wow, non, mais il fallait quand même y penser, hein ?!... « Mais ce sont des méchants ! », qu’on se dit ! Sauf qu’on ne réalise même pas qu’ils se disent exactement la même chose, eux, et donc qu’on n’est juste pas vraiment mieux qu’eux. Même qu’en fait, on est pire, parce qu’on pourrait justement faire mieux : et sacrer son camp, si on n’est tout simplement pas capable d’agir autrement.
 
Et agir autrement, ça pourrait être quoi ? Parce qu’à part de donner des poissons plutôt que d’apprendre à pêcher, sommes-nous capables de faire autre chose, dans tout ça ?... Certainement, puisque, comme l’armée elle-même vous le dira, le but premier de la mission, à l’heure qu’il est, est en fait de former l’armée des Afghans, afin qu’il puisse d’eux-mêmes prendre en main leur destin. Bravo ! Mais peut-on m’expliquer alors pourquoi on continue de se battre, nous, alors, si tout ce dont ils ont besoin, c’est d’être formés ? Et pourquoi alors engouffrer les milliards un après l’autre dans un gouvernement qui s’est en fait rendu célèbre pour sa corruption ?... Et pourquoi essaie-ton de supporter ce système comme si c’était notre meilleur ami, alors qu’on sait qu’il est en fait fondé sur la torture, à laquelle on semble d’ailleurs bien contents de participer ?!...
Autrement dit, pourquoi cette manie de s’immiscer dans leur vie et de tout faire avec eux ? Pourquoi s’obstiner à devoir ainsi à leur gaver la bouche de poisson d’abord et avant tout ?... Serait-ce pourtant si compliqué que de se contenter de leur apprendre à pêcher ?... Ou sont-ils vraiment si imbéciles que d’eux-mêmes ils ne peuvent apprendre à se prendre en main ?... Pensons-nous vraiment que c’est ce à quoi on va les amener à force de tout faire pour eux, quand ne décide pas pratiquement pour eux ?.... Sommes-nous si en mal de notre peau de devoir toujours prendre ça sur nous ?!...
 
Et d’abord, n’ont-ils jamais rien fait, eux-mêmes, sur quoi on pourrait se baser, et qu’on pourrait les aider à continuer, en se contentant en fait de l’essentiel, à savoir de les encourager et de les appuyer dans les démarches qu’eux-mêmes ont choisi pour eux ?...
On ne sait jamais, peut-être que si ça vient d’eux, ça risquerait de durer un peu plus longtemps, ou en fait durer tout court, et peut-être aurions-nous moins à sans cesse leur botter le derrière pour accomplir ce qu’on leur dit de faire ?... Serait-il donc possible d’en venir à travailler AVEC eux, plutôt que de toujours devoir travailler POUR eux ?...N’y a-t-il personne qui n’ait jamais pensé à travailler de cette façon ?... Euh, en réalité, il semble qu’il y ait déjà une pléthore d’organismes non-gouvernementaux, et cela même là-bas, sur le terrain, comme pratiquement partout dans le monde, et qui depuis toujours n’aspirent qu’à ça !... Seul hic ? L’argent, comme d’habitude, tout simplement parce qu’ils n’en ont pas ! Pourquoi ? Mais voyons, parce que c’est l’armée qui l’a, et qui est occupée à le gaspiller dans une guerre inutile qui semble devoir durer pour l’éternité, quand cet argent n’est carrément pas en train d’engraisser des fonctionnaires à Ottawa…
 
Serait-il donc possible, au fond, de faire quelque chose en ce monde, et cela même en Afghanistan ?!... Mais certainement !... Il ne suffirait pour cela que nous puissions faire deux simples petites choses : voir la réalité en face, et changer notre façon de faire. Mais malheureusement il semble que ce soit justement là deux choses que nous sommes virtuellement incapables d’accomplir, du moins pour le moment ; ou peut-être avons-nous juste trop PEUR pour aller jusque ouvrir nos yeux et oser se remette en question. Ce serait donc l’ultime façon dont nous avons pensé défendre ce qu’on a pu considérer comme notre intérêt : dans ce cas, de toujours sauver la face et par-dessus tout ne pas se bouger. Beaux intérêts, en vérité !... Dommage, parce que comme a pu le découvrir ensemble, ce n’est pas nécessairement la façon de penser qui soit la plus gagnante. En effet, ce qui semble surtout clair dans tout cela, c’est qu’à force de ne penser en fait qu’à soi, on ne semble en fait que tout perdre au bout du compte, en plus de tout bousiller autour de soi. Alors qu’il serait pourtant si simple de penser à tout le monde, et se rendre compte qu’on est les premiers à en profiter, dans ce temps là !... Oui, car il d’ailleurs a été dit que « Celui qui veut garder la vie la perdra. Celui qui la perd à cause moi la sauvera (Mt 16, 25) ». Merci Jésus !!!... Je te dis qu’en tout cas, tu as toujours le mot juste, toi !...
 
Allez donc en paix, mes frères et sœurs et fils de Dieu !!!...
 
…Yes Sir !
 
 
Ciao !...
 
 
 
Afghanistan : Foire Aux Questionnements
 
Pourquoi l’Afghanistan ?
 
Et en ce qui concerne la mission en Afghanistan, je dirais que, croyez-le ou non, je n’ai peut-être rien contre l’idée qu’on puisse faire du bien là-bas, mais en fait, la question selon moi est plutôt la suivante : pourquoi faire notre cheval de bataille de cette mission qui se révèle en elle-même, et ce depuis le début, plus que controversée ?
 
Sont-ce les causes clairement justes qui manquent à être défendues, si le Canada tient tant à se doter d’une image de combattant de la liberté et de la moralité ?... Manque-t-il, d’un côté, de situations parfaitement inacceptables, où les droits humains les plus fondamentaux sont systématiquement bafoués, et où la population vit constamment dans la peur d’une forme directe de violence ?... Manque-t-il, d’un autre côté, d’endroits où le travail à faire se limite justement et précisément à un travail de développement et de re-construction, quand il ne s’agit pas simplement de construction pure et simple ? Pourquoi ne pas agir là, à ces endroits, si nous tenons tant à rétablir la justice ? Avons-nous si peur des véritables enjeux, et du véritable travail à faire ?...
 
Je le répète : pourquoi concentrer tous nos efforts à défendre une cause qui s’avère des plus controversée, alors que tant d’autres, bien autrement plus claires et fondamentales, méritent d’être entendues ? Pourquoi s’acharner à tenter d’effectuer un travail qui ne peut être fait, parce qu’il est constamment à refaire ? Pourquoi s’acharner autant à maintenir une action qui s’avère aussi inefficace ?
 
Et si tel est le cas, et que la mission en Afghanistan s’avère en effet des plus insensées et impuissantes, force est de constater que la véritable motivation du gouvernement à rester dans ce pays ne peut qu’être AUTRE qu’un véritable souci d’aide et de reconstruction. Car si tel était le cas, il irait plutôt à des endroits où il pourrait accomplir ce but directement, où le besoin est bien autrement plus criant et fondamental, et où de réels progrès pourraient être réalisés, et ce souvent de par une intervention assez claire et simple. Combien d’organismes crédibles à l’heure actuelle ne font qu’attendre un soutien financier pour pouvoir pleinement réaliser la mission qu’ils savent plus que quiconque être des plus cruciales, et qu’ils savent surtout comment conduire de façon à faire une réelle différence sur le terrain?...
 
Autrement dit, quelle que soit la motivation nébuleuse qui nous pousse à demeurer dans ce bourbier qu’est l’Afghanistan (du moins à travers la présente mission), il serait sans doute difficile d’imaginer cette dernière autrement que comme étant sérieusement médiocre et indigne, qu’il s’agisse du souhait d’imposer sa volonté et sa domination à un autre peuple, ou simplement de la volonté bassement politique de sauver la face et pour cela d’éviter tout changement.
 
 
Et les filles qu’on envoie à l’école ?
 
Et alors ? Est-ce ainsi qu’on change les mentalités d’une nation ? En les lui imposant de l’extérieur ? Depuis quand l’imposition de mesures suscite subitement une totale adhésion de ceux qui se les voient imposées, plutôt que leur opposition ? Les gens sont-ils plus susceptibles de se convertir instantanément à ce qu’on leur impose, ou plutôt de simplement continuer de plus belle à perpétrer leurs coutumes, quelles qu’elles soient, seulement en se concentrant sur les façons « voilées » de le faire, qui seront alors d’autant plus difficiles à changer qu’elles le sont à observer ?!...
 
Et de toute façon, cela représente-t-il une solution définitive au problème dans son ensemble, de quelque façon que ce soit ? Ou cela ne fait-il que donner l’impression qu’il y a justement changement, et contribuer par le fait même à voiler le fait que rien n’avance en réalité, et surtout que jamais le véritable problème n’est attaqué ?
 
 
Et les sondages qui suggèrent que les Afghans eux-mêmes souhaitent la prolongation de notre mission là-bas ?
 
Peut-on vraiment s’attendre à autre chose d’un peuple qui n’a rien, qui n’a jamais rien eu, et qui a, pour la première fois, l’impression, si minime et infondée soit-elle, qu’on l’aide à se sortir de sa misère ? Que lui importe-t-il, au fond, que notre mission apporte vraiment l’aide qu’elle est sensée apporter ? Du moins, et c’est pour eux déjà beaucoup, elle semble s’y employer, ce à quoi elle est d’ailleurs passé experte, plus qu’à tout autre chose. Et surtout, surtout, pour les Afghans, un petit peu d’aide, aussi petit soit-il, est déjà mieux que rien du tout, et que le retour à la case départ, ou plutôt à la case néant, qui, comme ils le savent, est tout ce qui les attend autrement.
 
Peut-être se disent-ils que les résultats de cette mission se feront sentir dans l’avenir, comme on s’est si bien employé à leur faire croire. Peut-être aussi l’apparente absence de heurt majeur, qui semble caractériser cette mission, a-t-elle pour effet de camoufler le fait qu’en réalité, peu sinon pas de progrès réel est accompli, et que la mission nage totalement dans le surplace.
 
Il ne faudrait pas oublier que la situation d’un être ou d’un peuple dans la misère, et qui surtout ne voit pas d’espoir en sortir, est la condition parfaite ou première pour assujettir cet être ou ce peuple, et d’exercer un contrôle sur lui, en lui faisant miroiter l’illusion d’une porte de sortie. C’est ainsi que c’est par la peur, et le mensonge, que sont bâtis les systèmes de soumission et d’oppression qui gouvernent à l’heure actuelle cette planète, comme nous en sommes d’ailleurs le meilleur exemple à travers notre dépendance aveugle vis-à-vis du système capitaliste.


Charles-Olivier Tremblay

La démocratie du plus fort
 
De nos jours, on aime bien se targuer d’aller introduire la démocratie chez nos états voisins. Mais la grande question dans tout cela devrait surtout être : peut-on vraiment dire que de tels états ont alors une démocratie, quand ce sont en fait nous qui décidons pour eux ? Vous me direz sans doute qu’ils ont maintenant des chefs élus, mais s’agit-il vraiment de leurs chefs à eux, quand ces individus ne sont en fait responsables envers nul autre qu’à nos propres dirigeants? Quand ce qui empêche ces chefs d’être renversés n’est souvent ni plus ni moins que notre présence militaire ? Quand c’est nous qui détenons les cordons de la bourse ?
 
Mais peut-être nous disons-nous plutôt que c’est pour une bonne cause, et que c’est donc pour leur bien que nous leur imposons ce changement de système. Car après tout, ne sommes-nous pas là pour leur apporter la démocratie, et donc la liberté ? Mais c’est justement là qu’une question toute simple peut se poser : qu’est-ce au juste que la démocratie ? N’est-ce pas la capacité pour un peuple de pouvoir décider par et pour lui-même de son avenir ? Si tel est le cas, le peuple ne devrait-il pas alors commencer par décider de lui-même du système dans lequel il devrait évoluer ? Et si un tel système n’est pas une démocratie au sens où nous l’entendons, cela n’en est-il pas moins leur choix ?... Qu sommes-nous dès lors pour empêcher ce choix ? Et de quel droit irions nous leur imposer notre propre choix,, et qui plus est dans nos intérêts ?... Pas au nom de la démocratie, je l’espère, sinon de la démocratie du plus fort !...
 
Ce qui m’étonne le plus dans tout cela, c’est que justement on s’étonne après cela que le reste du monde nous haïsse. On va même jusqu’à s’étonner qu’ils nous veuillent du mal, au point d’être même prêts à pénétrer jusqu’à l’intérieur frontières pour nous le prouver. Que pouvons-nous donc faire pour changer une telle chose ? Eh bien, pourquoi ne commencerions-nous pas par arrêter de dominer, d’opprimer et d’occuper les autres états, et de décider à leur place du sort qui devrait être le leur ? Qui sait, peut-être alors nous aimeraient-ils un peu plus ?...
 
(Il faut avouer que nous sommes tout de même drôles, dans nos pays. Ici, nous sommes obsédés par l’idée de la liberté, et pourtant, nous sommes les premiers à imposer notre volonté aux autres par la force dès que nous en avons l’occasion. Nous sommes obsédés par le fait d’être libres de toute oppression, et pourtant nous ne la voyons même pas là où elle se produit, et, mystérieusement, nous la voyons encore moins lorsque c’est nous qui la commettons et la perpétrons. Ayant ainsi nous-mêmes disposé le monde à notre avantage, peut-on vraiment reprocher à certains de ces peuples que nous dominons de vouloir réagir à un tel ordre des choses ? Peut-on vraiment leur en vouloir, alors que nous sommes justement les premiers à prêcher une telle attitude, et qu’historiquement nous avons en fait étés les premiers à le faire ? Ne peut-on au moins comprendre que d’autres veuillent justement suivre la même voie ? Ne devrions-nous pas plutôt les encourager dans cette démarche ? Et pour ce faire, pourquoi ne pas commencer de la façon la plus simple et évidente qui soit, c’est-à-dire, dans les cas où nous sommes nous-mêmes les oppresseurs, en arrêtant, en s’excusant et en se retirant ?...)
 
Il y a pourtant quelque chose qui me semble fort intéressant dans toute cette histoire. C’est qu’en tentant ainsi d’imposer nos systèmes et nos valeurs à d’autres états, nous avons pu constater une fois pour toutes que cela ne marche tout simplement pas. Grâce à nous, la preuve est ainsi faite que les idéaux que nous avons tant prêchés étaient bien fondés : en effet, il semble qu’il faille laisser les peuples libres de décider eux-mêmes de leur avenir, et qu’autrement on ne fait que s’exposer à de graves problèmes. Il nous faut maintenant avouer que ce n’est pas en imposant un système ou une volonté, que l’on puisse faire changer et encore moins avancer les choses. En fait, nous voyons plutôt qu’en s’imposant, non seulement nous attirons à coup sûr le ressentiment et en fait l’opposition, mais en plus, cela s’avère tout bêtement inefficace, pour ne pas dire catastrophique. En effet, nous sommes maintenant en mesure de constater que cela risque plutôt de faire virtuellement éclater l’état qui fut la malheureuse victime de nos expérimentations, et donc de tout faire sombrer dans le chaos. Nous sommes donc arrivés à une grande conclusion : s’imposer ne mène à rien. Le seul regret qu’on puisse peut-être avoir dans cette histoire serait peut-être surtout d’avoir eu à payer un prix aussi atroce pour en arriver à cette simple constatation. Il faut croire que ce soit le seul petit inconvénient au fait d’ainsi mener ses expériences à l’échelle de la planète ! Peut-être sommes nous maintenant en mesure d’en arriver à cette seconde conclusion : il aurait peut-être été un peu plus avisé au départ croire pour de vrai au bien-fondé réel de ces idéaux que nous tenons tant à professer ; qui sait, peut-être cela nous aurait incité à les appliquer, et à sauver du mal à tous, à commencer par nous ?
 
Donc si on ne peut forcer le monde à changer, n’y a-t-il pas de façon que le changement se fasse ? N’est-ce pas le genre de noble perspective que nous font miroiter nos politiciens ? Bien entendu le changement est possible, mais pour le voir se produire pour de vrai, encore faut-il admettre qu’il ne réside pas dans la tête d’un autre, ni dans un simple système, et qu’il est encore moins probable qu’il puisse se réaliser du jour au lendemain. Il me semble que pour qu’un état en aide un autre, il ne faudrait surtout pas oublier que, et ce même en mettant à part la question de qui décide du changement, un autre état est nécessairement différent. Cela veut notamment dire qu’il a sans doute des structures et un fonctionnement qui soient différents des nôtres, à un degré plus ou moins grand. Notre propre ordre de fonctionnement ne pourrait donc forcément pas être parfaitement adapté à un autre état. Cela veut aussi et surtout dire qu’en imposant à un état un autre ordre de fonctionnement, quel qu’il soit, on se trouve à nier la réalité de cet état et de sa culture. Or non seulement cela est-il impossible à plus ou moins long terme, mais en plus, nous risquons à ce moment de nous retrouver face à de l’opposition, puisque telle est la réponse naturelle à l’imposition, quelle que soit les bonnes intentions de celui qui la commet, comme ceux qui ont été parents pourront sans doute le confirmer. Eh oui, il nous faudra sans doute tôt ou tard le constater de façon définitive : l’imposition, nous ne sommes pas seuls à ne pas aimer cela ! On ne peut qu’espérer que cette prise de conscience se fasse plus tôt que tard, et ce pour le bien être de tous, à commencer par le nôtre...
 
Charles-Olivier Tremblay